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Victor Schoelcher
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Victor Schoelcher

Victor Schoelcher est un homme d'État français, né à Paris le 22 juillet 1804 et mort à Houilles le 25 décembre 1893. Il est connu pour avoir impulsé l'abolition définitive de l'esclavage en France, via le décret signé par Lamartine le 27 avril 1848.

Biographie
Enfance
Victor Schoelcher naît le 22 juillet 1804 à Paris dans une famille bourgeoise originaire de Fessenheim en Alsace. Son père est propriétaire d'une manufacture de porcelaine.

Il fait de courtes études au lycée Condorcet, côtoyant les milieux littéraires et artistiques parisiens, faisant connaissance avec George Sand, Hector Berlioz et Franz Liszt.

Son père l'envoie au Mexique, aux États-Unis et à Cuba en 1828-1830 en tant que représentant commercial de l'entreprise familiale. Lorsqu'il est à Cuba, il y est révolté par l'esclavage.

L'engagement
De retour en France, il devient journaliste et critique artistique, publiant des articles, des ouvrages, multipliant ses déplacements d'information. Il adhère à la franc-maçonnerie, à la loge « Les Amis de la Vérité » puis à « La Clémente Amitié ». En 1847 il rédige, pour le compte de la “Société pour l'abolition de l'esclavage” fondée en 1834, la “Pétition pour l’abolition complète et immédiate de l’esclavage” adressée à MM. les membres de la Chambre des pairs et de la Chambre des députés. Il revendra rapidement la manufacture dont il hérite en 1832 à la mort de son père pour se consacrer à sa carrière politique.

Le discours abolitionniste de Schoelcher évolue au cours de sa vie. En effet, au début de son engagement, il s'oppose à l'abolition immédiate de l'esclavage. En 1830, dans un article de la Revue de Paris, « Des Noirs », il demande ouvertement de laisser du temps aux choses. Cette vision de l'abolition se retrouve en 1833, dans son premier grand ouvrage sur les colonies : De l'esclavage des Noirs et de la législation coloniale. Pour lui, il serait dangereux de rendre instantanément la liberté aux noirs, parce que les esclaves ne sont pas préparés à la recevoir. Il souhaite même le maintien de la peine du fouet, sans laquelle les maîtres ne pourraient plus travailler dans les plantations. Il faut attendre un nouveau voyage dans les colonies pour qu'il se tourne vers une abolition immédiate.

Nommé sous-secrétaire d'État à la Marine et aux colonies dans le gouvernement provisoire de 1848 par le ministre François Arago, il contribue à faire adopter le décret sur l'abolition de l'esclavage dans les Colonies. Le décret signé par tous les membres du gouvernement paraît au Moniteur le 5 mars.

De 1848 à 1850, il siège à gauche comme député de la Martinique et de la Guadeloupe.

Article détaillé : Décret d'abolition de l'esclavage du 27 avril 1848.L'esclavage avait déjà été aboli en France à l'initiative de l'Abbé Henri Grégoire, pendant la Révolution française (4 février 1794, 16 pluviôse an II), puis rétabli par Napoléon Ier par la loi du 20 mai 1802. Victor Schoelcher, nommé par Lamartine président de la commission d'abolition de l'esclavage, il est l'initiateur du décret du 27 avril 1848 abolissant définitivement l'esclavage en France.

Lors du coup d'État du 2 décembre 1851, il fut un des députés présents aux côtés de Jean-Baptiste Baudin sur la barricade où celui-ci sera tué. Républicain, défenseur des droits de la femme, adversaire de la peine de mort, il est proscrit durant le Second Empire par le coup d'État de Louis Napoléon Bonaparte. Il s'exile en Angleterre où il rencontre fréquemment son ami Victor Hugo ; il y devient un spécialiste de l'œuvre du compositeur Georg Friedrich Haendel, rassemble une collection très importante de ses manuscrits et partitions et rédige une de ses premières biographies, mais celle-ci n'est éditée que dans sa traduction anglaise. En 1870, il revient en France suite à la défaite de Sedan. Après l'abdication de Napoléon III, il est réélu gràce aux réseaux maçonniques des Antilles député de la Martinique à l'Assemblée nationale (1871). Le 16 décembre 1875, il est élu sénateur inamovible.

En 1877, Victor Schoelcher dépose une proposition de loi pour interdire la bastonnade dans les bagnes. La commission d'initiatives refuse la proposition, mais les peines corporelles seront abolies en 1880. Sous la Troisième République, le gouvernement Ferry promulgua la loi du 30 juillet 1881, dite de « réparation nationale », qui allouait une pension ou rente viagère aux citoyens français victimes du coup d'Etat du 2 décembre 1851 et de la loi de sûreté générale. La Commission générale chargée d'examiner les dossiers, présidée par le Ministre de l'Intérieur, était composée de représentants du ministère, de conseillers d'État, et comprenait huit parlementaires, tous d'anciennes victimes : quatre sénateurs (Victor Hugo, Jean-Baptiste Massé, Elzéar Pin, Victor Schœlcher) et quatre députés (Louis Greppo, Noël Madier de Montjau, Martin Nadaud et Alexandre Dethou). En 1884 et 1885 il tente de s'opposer, sans succès, à l'institution de la relégation des forçats récidivistes en Guyane.

La fin de sa vie
À la fin de sa vie, comme il ne s'était jamais marié et qu'il n'avait pas eu d'enfant, il décida de donner tout ce qu'il possédait. Victor Schoelcher est mort le 25 décembre 1893 à l'âge de 89 ans dans sa maison au 24 rue d'Argenteuil, devenue depuis l'avenue Schoelcher, à Houilles dans les Yvelines. Enterré à Paris au cimetière du Père-Lachaise, ses cendres furent transférées par décision de l'Assemblée nationale et du Président du Conseil de la République, Gaston Monnerville au Panthéon le 20 mai 1949 en même temps que celles du Guyanais Félix Éboué (premier noir à y être inhumé).

Postérité

En hommage à son combat contre l'esclavage, la commune de Case-Navire (Martinique) prit le nom de Schœlcher en 1888.

En 1952, un billet de 5 000 francs à l'effigie de Victor Schoelcher est mis en circulation en Martinique.

La commune de Fessenheim a fait de la maison de la famille Schoelcher un musée qui porte son nom.

le 21 juillet : jour de Victor Schoelcher (commémoration de la naissance, le 22 juillet 1804 du député qui fut à l'origine de l'abolition de l'esclavage), en Guadeloupe et Martinique,
10 mai : Journée annuelle de la mémoire de l'esclavage, commémoration de la reconnaissance par le Parlement français de l'esclavage comme crime contre l'humanité ; elle s'ajoute à celles de l'abolition de l'esclavage dans les régions d'outremer
Œuvres
1830 : « Des Noirs », Revue de Paris, tome XX, 1830, pp. 71-83.
1833 : De l'esclavage des Noirs et de la législation coloniale 1833.
1840 : Abolition de l'esclavage. Examen critique du préjugé contre la couleur des africains et des sang-mélés, 1840
1842 : Des colonies françaises. Abolition immédiate de l'esclavage.- Publié par Pagnerre, 1842.- Exemplaire Université de Harvard.- Copie numérisée le 13 déc 2005.- Consulté le 11 avril 2009.
1843 : Colonies étrangères et Haïti. Résultats de l'émancipation anglaise : Colonies Danoises — Haïti — Du droit de visite — Coup d'œil sur l'état de la question d'affranchissement.- Tome second. Publié par Pagnerre, 1843.- Exemplaire la New York Public Library. Copie numérisée le 19 déc 2007.- Consulté le 12 avril 2009.
De la pétition des ouvriers pour l'abolition immédiate de l'esclavage. 1844
1847 : Histoire de l'esclavage pendant les deux dernières années.- Publié par Pagnerre, 1847.- Exemplaire de la Bibliothèque cantonale et universitaire de Lausanne, Copie numérisé le 7 fév 2008. Consulté le 11 avril 2009.
1857 : Life of Haendel, Londres : Trübner (traduction de son manuscrit français par James Lowe)
1874 : Le Deux décembre, les massacres dans Paris, Paris : Librairie de la Bibliothèque démocratique, 1874
Voir aussi
Bibliographie
Alexandre-Debray, Janine, Victor Schoelcher ou La mystique d'un athée, Perrin, 2006
Anne Girollet, Victor Schoelcher, abolitionniste et républicain : approche juridique et politique de l'œuvre d'un fondateur de la République, Éditions Karthala, 2000 www.girollet.com
Anne Girollet, Victor Schoelcher, républicain et Franc-Maçon, Paris, Éditions maçonniques de France, collection « Encyclopédie maçonnique », 2000 www.girollet.com
Schmidt Nelly, Victor Schoelcher et l’abolition de l’esclavage, Fayard, Paris, 1994
Federini Fabienne, L’abolition de l’esclavage 1848 : une lecture de Victor Schoelcher, L’Harmattan, Paris, 1998
Rodolphe Robo, L' Abolition de l'esclavage, la République et Victor Schoelcher, Cayenne, 1983
1995 : La correspondance de Victor Schoelcher. Présentée par Nelly Schmidt, Paris : Maisonneuve et Larose, 1995
1998 : Des colonies françaises. Abolition immédiate de l'esclavage, (1842).- Nouvelle édition, les Éditions du CTHS, 1998
Liens externes
Victor Schoelcher sur Commons
Dossier « Victor Schoelcher, sénateur philanthrope » sur le site du Sénat
Les tombeaux de Victor Schoelcher
Bicentenaire de la naissance de Victor Schoelcher
Transfert de Victor Schoelcher au Panthéon

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Cyrille Bissette
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Cyrille Bissette

Cyrille Charles Auguste Bissette est un homme politique Martiniquais, né à Fort-Royal (actuellement Fort-de-France) le 9 juillet 1795 et mort le 22 janvier 1858 à Paris. Il fut un des grands artisans de l'abolition de l'esclavage en France. Antiesclavagiste dès 1823 en Martinique, il a été élu député de la Martinique en 1848 et de 1849 à 1851.

Biographie
Son père, Charles Borromée Bissette, un mulâtre originaire du Marin épouse en 1794 une métisse libre Elizabeth Mélanie Bellaine, fille illégitime du béké Joseph-Gaspard de Tascher de La Pagerie, le père de Joséphine de Beauharnais. De cette union naîtra six enfants - neveux et nièces indirects de l'Impératrice, dont l'aîné Cyrille deviendra le plus célèbre.

En 1816, Cyrille Bissette épouse Augustine Séverin, ils auront ensemble quatre enfants. Bissette devient à partir de 1818 négociant à Fort de France. Il participe à la répression de la révolte d'esclaves du Carbet en 1822. A ce moment-là, il n'est pas encore engagé dans la lutte contre l'esclavage.




« L'affaire Bissette » 
Au début du mois de décembre 1823, circule à la Martinique un opuscule intitulé « De la situation des gens de couleur libres aux Antilles Françaises » écrit par Cyrille Bissette. L'objet de cette brochure est de dénoncer le système esclavagiste en exposant en détail les injustices dont sont victimes les esclaves. Outre l'obtention des droits civiques pour les Noirs libres des colonies antillaises, elle propose notamment le rachat progressif des esclaves, des écoles gratuites en faveur des nouveaux affranchis et la suppression des châtiments corporels à l'égard des esclaves.

Un certain Morando va dénoncer Bissette auprès du Procureur du Roi. La maison de Bissette est alors perquisitionnée et l'on découvre plusieurs pétitions à son domicile. Il est immédiatement arrêté et écroué à Fort-Royal, en compagnie de supposés complices parmi lesquels figurent Louis Fabien et Jean-Baptiste Volny. Lors du procès en première instance Bissette est condamné au bannissement à perpétuité du territoire français[2], il fait appel et la Cour Royale de Martinique, dont le procureur par intérim, Richard de Lucy, est un fervent partisan des thèses racistes, le condamne à la marque des lettres GAL et aux galères perpétuelles. Le jugement est appliqué et il est marqué au fer rouge et exposé. Bissette est alors transporté avec quarante-six autres condamnés pour le fort de Brest où il se pourvoit immédiatement en cassation. La Cour de Cassation casse l'assignation au territoire métropolitain de la Cour Royale de la Martinique et renvoie Bissette et ses complices devant la Cour Royale de la Guadeloupe. Cette même Cour le condamne à dix ans de bannissement des colonies françaises.

Sa lutte contre l'esclavage 
À Paris, la position de Bissette sur la question de l'abolition se radicalise. En 1832, il propose avec Louis Fabien et Mondésir Richard dans le Journal des débats une solution négociée qui éviterait toute effusion de sang[5]. Il fonde peu après une « Société des hommes de couleur » et, en 1834, la Revue des colonies dont il devient le directeur. Elle paraîtra jusqu'en 1843. Le but de la nouvelle revue est de combattre l'esclavage par une abolition immédiate dans les colonies françaises.

En 1844, il s'oppose au projet de loi Mackau sur l'esclavage, car il tend à violer la loi du 24 avril 1833 sur le régime législatif des colonies.

Carrière politique 
Quelques mois après l'application du décret d'abolition de l'esclavage du 27 avril 1848, Bissette se présente aux élections législatives d'août. Il est élu député avec 19 850 voix. Mais l'Assemblée nationale constituante invalide son élection pour cause d'incapacité personnelle, parce qu'il avait été condamné pour faillite. Pourtant, le 11 avril 1849, le Tribunal de Commerce de la Seine déclare nul et non avenu le jugement qui l'avait condamné en faillite, ce qui lui permet de briguer un nouveau mandat de député lors des législatives suivantes.

À partir de 1849, Bissette cesse de pourfendre la ploutocratie béké. Il se prononce pour la fusion des différentes composantes ethniques des Antilles, dont il est lui-même issu, et pour l'oubli du passé. Au mois de mars 1849, revenant de l'exil et de la guerre, il est accueilli à Saint-Pierre par une foule en liesse. Dans son discours il déclare : « Consentons donc à un mutuel oubli du passé et jetons loin de nous nos funestes divisions, nos préjugés d'un temps qui n'est plus, les vieilles récriminations qui ne font jamais l'affaire des partis et bien moins encore le bonheur du pays qui doit dominer et faire taire toutes les passions ».

Une alliance est conclue entre Bissette et le béké Auguste Pécoul en vue des élections législatives de juin. Les résultats consacrent l'écrasante victoire du tandem Bissette-Pécoul qui obtiennent respectivement 16 327 voix et 13 482 voix. Victor Schoelcher est battu et ne recueille que 3 617 voix.

L'association de Bissette et de Pécoul provoque la colère et l'indignation des gens de couleur libres qui accusent Bissette d'avoir trahi sa race et de s'être vendu aux blancs. Bissette fera l'objet d'une campagne de haine et de dénigrement de la part de la bourgeoisie mulâtre et plus particulièrement des partisans de Victor Schoelcher. Par contre, si l'on en croit sa popularité, le peuple continuait à lui faire confiance. Elu le 3 juin 1849, il occupe son siège jusqu'au 2 décembre 1851.

Rivalité entre Bissette et Victor Schoelcher 
La rivalité entre Bissette et Schoelcher commence véritablement après la parution du livre de Schoelcher[8] intitulé Des Colonies Françaises que Bissette avait sévèrement critiqué.

Jusqu'au coup d'État de décembre 1851, la lutte entre les partisans de Bissette et de Schoelcher est une constante du débat politique martiniquais. Après l'élection à la députation de Bissette les deux hommes s'affrontèrent encore plus violemment, soutenus chacun par des organes de presse. Bissette se sert du Courrier de la Martinique et Schoelcher et ses alliés du journal La Liberté dans lesquelles ils échangent réciproquement insultes et injures.

À partir de 1852, Bissette entame sa retraite sur le plan politique et l'antagonisme entre le Bissetisme et le Schoelchérisme s'estompe. De cette rivalité entre les deux abolitionnistes, c'est Victor Schoelcher en fin de compte qui sortira gagnant, car c'est à lui qu'on attribua l'abolition de l'esclavage dans les colonies françaises des Antilles.

Bibliographie 
Cyrille Bissette est le Martiniquais qui a le plus combattu l'esclavage et ses effets néfastes au XIXe siècle. Au lieu de la vengeance, il prôna la réconciliation entre les races. Victime de l'édification du schoelchérisme de la part d'une bourgeoisie intellectuelle assimilationniste, Cyrille Bissette a été banni de l'histoire en raison de son alliance avec le béké Auguste Pécoul, que les mulâtres à l'époque qualifiaient de trahison. Son histoire est traitée dans très peu d'ouvrage et beaucoup de Martiniquais ignorent son existence. Paradoxalement, son nom a été donnée en 2008 à un rond-point de la commune de Schœlcher.

Œuvres de Cyrille Bissette 
1831 : Cyrille-Charles-Auguste Bissette, Calomnies devenues vérités, ou Réponse au pamphlet de MM. Lacharière et Foignet,... par Bissette : XVIIIe ‑ XIXe siècle : 1795-1831, imprimerie de A. Mie, Paris, 1831 .(Notice BNF no FRBNF301081284)
1842 : Cyrille-Charles-Auguste Bissette, A M. Jollivet,... 6 juillet 1842 : XVIIIe ‑ XIXe siècle : 1795-1842, impr. de E.-J. Bailly, Paris, 1842 . (Notice BNF no FRBNF30108123d)
1844 : Cyrille-Charles-Auguste Bissette, Réfutation du livre de M. V. Schoelcher sur Haïti, par C.-A. Bissette : XVIIIe ‑ XIXe siècle : 1795-1844, Ébrard, Paris, 1844 .(Notice BNF no FRBNF30108165b)
1845 : Cyrille-Charles-Auguste Bissette, Colonies. Esclavage. Lettre à M. le ministre de la Marine et des colonies, ce 9 janvier 1845 : XVIIIe ‑ XIXe siècle : 1795-1845, imprimerie de Poussielgue, Paris, 1845 .(Notice BNF no FRBNF30108129g)
1850 : Cyrille-Charles-Auguste Bissette, A mes compatriotes. Lettre de C.-C.-A. Bissette sur la question de la liberté politique et civile dans les colonies : XVIIIe ‑ XIXe siècle : 1795-1850, imprimerie de Poussielgue, Paris, 1850 .(Notice BNF no FRBNF301081195)
Ouvrages biographiques [modifier]
Stella Pame, Cyrille Bissette, un martyre de la liberté, Editions Désormeaux, 1999, 279 p.www.crdp.ac-martinique.fr
Webgraphie [modifier]
1995 : Lawrence C. Jennings, « Cyrille Bissette, Radical Black French Abolitionist » sur OxFord Journals French History, Society for the Study of French History, 1995
2006 : Le Blog pourpre, « Cyrille Charles BISSETTE, un activiste de la liberté » sur Le Blog pourpre, recrutement.over-blog.com, s.d. 2006 ?
2008 : Gilles Gauvin, Il était une fois...Cyrille Charles Auguste Bissette "marqué aux fers rouges pour son combat anti-esclavagiste" : XIXe siècle, - Témoignages, Ile de la Réunion, mardi 27 mai 2008 .
2009 : Edouard De Lepine, Notes sur les paradoxes du néo-bissettisme(source MEETAW):XXIe siècle, Montray Kreyol, Martinique, samedi 11 avril 2009 .
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Auguste- François Perrinon
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Auguste-François Perrinon,
 député abolitionniste


Né à Saint-Pierre (Martinique) le 28 août 1812, il est le fils de Roise dite « Piquion », affranchie sous le Consulat. Il reçoit le nom de Perrinon suite au mariage de sa mère avec Pierre dit « Perrinon » en 1826. Certains (Pierre Dessalles), prétendraient que son père serait en réalité un Blanc. En outre sa marraine semblerait être Caroline Carrère, petite fille et épouse de gros négociant de la place de Saint-Pierre (ce qui s’avèrera à un moment un soutien non négligeable).

Envoyé en France, il devient élève de l’École polytechnique (promotion X 1832). Il se spécialise dans l’artillerie de Marine à l’Ecole d’application de Metz. . Il est nommé Capitaine en second le 31 janvier 1840 et en 1841, il est affecté au Service de l’Inspection générale du matériel de l’Artillerie de Marine à Paris.

En 1842, il est envoyé en Guadeloupe comme capitaine en second puis en premier. Son attitude « distante » au service du système esclavagiste provoque l’ire de Schœlcher (qui ne le connaissait pas d’ailleurs). L’Alsacien déplore dans un passage de son ouvrage Des Colonies françaises, abolition immédiate de l’esclavage l’attitude des gens de couleur élevés en France, qui « ne savent point se suffire avec l’élite de leurs semblables ( …) et peu à peu quittent leur pays pour ne plus y paraître (…) Ils désertent une cause sacrée. On nous a cité un officier d’artillerie sang-mêlé qui, envoyé à la Martinique demanda vite à permuter, ne pouvant tolérer la situation gênante que lui faisait sa couleur de peau. ». Perrinon se contentera d’une simple note technique en guise de réponse à Schœlcher.

On découvre qu’il est Franc-maçon et il est chargé par la loge abolitionniste de l’Union de Saint-Pierre d’obtenir à Paris la lettre de constitution auprès du Grand Orient de France.

En mission à Saint-Martin en 1844, il se lance dans des expériences innovantes pour démontrés que les esclaves et les affranchis pouvaient travailler avec des stimulants matériels. Il rédigera d’ailleurs en 1847 une brochure intitulée Résultats d’expérience sur le travail des esclaves où il s’emploie à démontrer que le travail libre est possible. De retour en France il est nommé à la tête d’une fonderie et reçoit la Légion d’Honneur.

La discrétion de sa réponse à Schœlcher, le succès de son expérience à Saint- Martin et son rôle actif auprès de la loge de l’Union ont étendu l’audience de Perrinon dans les hautes sphères. Lors de la Révolution de Février 1848, les Blancs propriétaires dans les cercles schœlcheristes à Paris appuient la candidature de Perrinon pour contrer Bissette. Il est au côté du comité des colons qui demande l’abolition immédiate à Arago. Schœlcher le fait entrer dans la Commission d’émancipation le 4 mars.

A la suite du décret d’abolition de l’esclavage, il est envoyé comme commissaire d’abolition, puis commissaire général à la Martinique (juin-novembre 1848). La Commission prévoit le versement aux propriétaires d’une indemnité destinée, non pas à compenser la perte des esclaves mais à payer le salaire des ouvriers et cultivateurs. En réalité, elle servira surtout à payer les dettes énormes des propriétaires. A cause du manque d’argent il faudra un autre moyen de retenir les travailleurs : c’est ainsi que l’on proposera le recours au système de l’Association.

Le système de l’Association visait à intéresser les travailleurs au produit de la terre, la crainte étant que ceux-ci aillent monnayer leur talent au plus offrant créant une instabilité pour les petits propriétaires. Il évitait en outre le déblocage de fonds. Il est donc évident que ce système le soutien des propriétaires et surtout de Perrinon.

« Art. III. La mise de fonds du propriétaire consiste dans la terre de l’habitation(…), les bâtiments et manufactures, les animaux attachés à l’exploitation, les plantations, les ustensiles(…),
La mise de fonds des travailleurs consiste dans le travail de l’industrie de chacun d’eux sur ladite habitation.
Art. IV. (…) La durée de la société est annuelle.
Art. V. (…) Les travailleurs conserveront la jouissance des cases qu’ils habitent et des jardins qu’ils cultivent pour leur compte, sur l’habitation.
La journée de samedi est affectée à la culture desdits jardins et à la vente des produits appartenant aux travailleurs.
Art.VII. La journée sera de 9 heures. Elle commencera au lever du soleil et se terminera à son coucher.
Art. VIII. Les travailleurs malades sont soignés au frais de la société.
Art. IX. Les produits de toute nature du fonds spécial seront partagés en trois portions égales, dont l’une ira au propriétaire, l’autre pour les dépenses et la dernière pour les travailleurs.
Art. X. Le partage entre travailleurs se fera après la fabrication ou la vente des denrées. Chaque associé recevant une part proportionnelle au nombre de journées de travail effectuées.
Art. XI. Le partage ne pouvant se faire qu’après la vente, chaque travailleur pourra demander une avance sur salaire de deux francs. ».

Sa compagne en faveur de l’Association est mal perçue par la population, surtout chez les noirs. Malgré tout il est élu député de la Constituante pour la Guadeloupe en novembre. Il préfère néanmoins conserver le poste de Commissaire Général de la République à la Martinique. Il siègera en compagnie de Schœlcher le montagnard, Pory Papy et Louisy Mathieu à l’Assemblée Constituante. Schœlcher et lui sont élus en Guadeloupe pour la première assemblée de la IInde République. L’élection est invalidée à cause d’un climat de terreur oblige à convoquer de nouveau les électeurs en 1850.
Le Coup d’Etat du 2 décembre 1851 de Louis Napoléon Bonaparte provoque la dissolution de l’Assemblée. Bonaparte demande à Perrinon de prêter serment au régime qui refuse. Il se réfugie à Saint Martin où le double statut de l’île et surtout sa fortune personnelle lui permettent de finir ses jours paisiblement. Il meurt le 2 janvier 1861.
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Marius Hurard
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Marius Hurard (14 octobre 1848 à Saint-Pierre - 8 mai 1902 à Saint-Pierre)
 est un avocat et homme politique martiniquais.
 Il fut député de la Martinique de 1881 à 1893.

Marius Hurard, le républicain 
Marius Hurard, membre du Parti républicain est une figure politique marquante de la Martinique à la fin du XIXe siècle. Il fut à la fois député de la première circonscription de 1881 à 1893 et président du Conseil Général en 1880. À partir de 1848, date de l’abolition de l’esclavage, le parti républicain animé par la petite et moyenne bourgeoisie de couleur alliée à quelques républicains blancs, eut donc la prépondérance dans les affaires politiques de la Martinique et plus particulièrement à Saint-Pierre. L’objectif du parti républicain consistait à transformer le statut de la Martinique de colonie en département français. En effet, les Martiniquais devaient jouir des mêmes droits et devoirs que les Français et être soumis aux même lois. À cette époque l’idéologie politique dominante en Martinique est l’assimilation complète et totale à la France. En janvier 1878, Marius Hurard fonde Les Colonies, organe de presse au service des idées républicaines.

Son combat pour l’école laïque en Martinique 
Marius Hurard comme la plupart des républicains de l’époque étaient animés de l’idéal d’une société laïque. Leurs adversaires, les conservateurs, les descendants des anciens colons blancs haïssaient la République et rêvaient du rétablissement de l’ancien ordre esclavagiste. La question de l’école laïque fut l'une des principales pommes de discorde entre républicains et conservateurs. Pour les républicains, l’instruction était un levier de promotion sociale et d’émancipation humaine. Elle devait donc être publique, laïque, accessible à tous et indépendante de toute religion. En revanche, pour les conservateurs de l’aristocratie blanche, l’école devait être l’apanage des couches aisées et être sous la houlette du clergé. Jusqu’alors en Martinique, les écoles étaient tenues par des religieux, les frères Ploërmel pour les garçons et par les sœurs de Saint Joseph pour les filles. Mais Marius Hurard et les républicains, qui étaient majoritaire au Conseil Général votèrent des crédits pour que des écoles laïques soient ouverte dans la plupart des communes de l’île et ce avant l'application de la loi Ferry sur l'école laïque, publique et obligatoire. Le 21 juillet 1881, le lycée de Saint-Pierre fut inauguré. En 1884, un pensionnat colonial de jeunes filles ouvrit ses portes à Saint-Pierre. Face aux réticences du pouvoir central, Marius Hurard va à ses frais en France, recruter des enseignants pour le nouveau lycée de Saint-Pierre. Malgré la résistance des conservateurs et d’une partie de la population, l’école laïque s’imposait sur toute la Martinique. L'ouverture d'écoles laïques en Martinique fut possible grâce à l’opiniâtreté de Marius Hurard et de quelques élus du Conseil Général de l'époque tels que, Ernest Deproge, Clavius Marius, Eugène Agricole et Auguste Waddy.

Marius Hurard et l’autonomie 
En 1885, en pleine campagne des législatives, une scission est intervenue au sein du parti républicain entre ses deux grandes figures, le député Ernest Deproge et Marius Hurard. La raison de la rupture portait sur une question importante : fallait-il poursuivre ou non la politique d’assimilation complète de la Martinique à la France ? Ernest Deproge et ses partisans étaient favorables. En revanche, le clan de Marius Hurard était contre. Chaque tendance créa son journal L’Indépendant de Marius Hurard et La Petite France, favorable à Ernest Deproge.

La position d’Hurard suscitait l’intérêt du clan Béké qui voyait là l’occasion rêvée de refaire surface sur le plan politique depuis son éviction en 1848. Marius Hurard, ses partisans et un groupe de Békés républicains créaient un nouveau parti politique, le Parti Républicain Progressiste ou Parti nouveau. Alors que l’idéologie politique dominante à la fin du XIXe siècle est l’assimilation complète, ce nouveau parti va prôner l’autonomie pour défendre les intérêts économiques de l'oligarchie Béké en Martinique. Pour Marius Hurard et ses partisans, l’assimilation complète entraînerait l’application des lois sociales métropolitaines en Martinique. Ce qui entraînerait un surcoût financier pour les usines et les plantations. Ils étaient également hostiles au fait que l’assimilation complète réduirait les pouvoirs du Conseil Général, qu'ils contrôlaient. En conséquence, elle renforcerait la centralisation des pouvoirs et les tutelles ministérielles à Paris. Pour certains historiens, la conception que Marius Hurard avait de l’autonomie était très différente de celle d’Aimé Césaire lorsqu’il créa en 1958 le Parti progressiste martiniquais. Chez Marius Hurard, l’autonomie était un instrument qui permettait de préserver les intérêts économiques et politiques de la ploutocratie Béké et de la bourgeoisie mulâtre de l’époque et non un moyen permettant l’émancipation du peuple martiniquais. Contrairement à Césaire, l'affirmation de l'identité martiniquaise est quasiment inexistante dans les discours et écrits de Marius Hurard, à l'époque. C’est la grande différence entre l’autonomie revendiquée par Marius Hurard à la fin du XIXe siècle et celle revendiquée par Aimé Césaire. (Je crois que nous martiniquais nous avons une personnalité, une personnalité qui n'est pas absolument une personnalité française, qui n'est pas non plus la personnalité africaine, une personnalité qui est une personnalité propre, une personnalité martiniquaise et je crois que cette personnalité, il nous faut la préserver, il nous faut la cultiver, il nous faut la développer... déclarait Aimé Césaire .[1]

La déchéance politique 
Marius Hurard parallèlement à son métier d'Avocat était aussi négociant. Versé dans le commerce il devient l'un des négociants les plus aisés de Saint-Pierre. Son origine prolétarienne lui vaut une grande popularité dans sa ville, Saint-Pierre. Mais en 1895, Marius Hurard, à la suite d’une faillite commerciale, fut condamné à de la prison et son recours en grâce fut rejeté. Ses amis lancèrent en vain une pétition pour éviter son emprisonnement. Celui à qui tout semblait réussir, sa carrière politique, ses activités professionnelles connu la déchéance. En 1896, ce fut la déroute électorale pour les hurardistes qui obtinrent seulement 10 sièges sur 36 au Conseil Général. Aux municipales, ils perdaient les deux principales villes de l'île, Saint-Pierre et Fort-de-France.

Après s’être retiré de la vie politique, Marius Hurard meurt le 8 mai 1902 à 54 ans lors de l’éruption de la Montagne Pelée à Saint-Pierre.

Depuis 2008, l'école élémentaire de la Pointe des Nègres (ex IUFM) à Fort de France porte le nom de Marius Hurard en hommage à son combat.
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Osman Duquesnay
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Osman Duquesnay 

Parlementaire français
Date de naissance 7 janvier 1846
Date de décès 8 décembre 1923
Mandat Député (1898-1902
1906-1910)
Circonscription Martinique
Groupe parlementaire Groupe Méline
Groupe des socialistes indépendants
IIIe République 

Osman Duquesnay (7 janvier 1846 au Marin - 8 décembre 1923 au Marin) était médecin et homme politique martiniquais. Il fut député de la Martinique de 1898 à 1902 et de 1906 à 1910.

Biographie 
Osman Duquesnay appartient à une des principales familles mulâtres aisées du Marin en Martinique. Son père Jules Duquesnay fut Maire du Marin de 1851 à 1853 et de 1868 à 1874. Osman Duquesnay effectue ses études au séminaire-collège de Saint-Pierre. Après l'obtention de son baccalauréat, il part en France faire des études de médecine à l'Université de Montpellier. Titulaire de son Doctorat de Médecine, il retourne en Martinique et exerce la profession de médecin.

Osman Duquesnay, sur le plan politique se range aux côtés des républicains et devient auprès de Marius Hurard et Ernest Deproge l'un des pilers de ce mouvement en Martinique. Mais sa carrière politique débute vraiment le 21 mai 1882 date de son élection comme conseiller municipal à Fort-de-France. Puis il est élu conseiller général du canton de Saint-Pierre-Mouillage.

Sa notoriété grandit et en 1884 il devient vice-président du Conseil Général. A cette époque, il est très proche du député Ernest Deproge et de ses idées assimilationnistes. De 1885 à 1890, il abandonne Saint-Pierre et s'intéresse désormais à deux communes : le Marin, sa commune natale et Fort-de-France, la commune où il exerce sa profession de médecin. En 1887, il est élu conseiller général du Marin et en 1888, il devient à 44 ans Maire du chef-lieu, Fort-de-France. Osman Duquesnay sera Maire de Fort-de-France de 1888 à 1896. En 1890, il est élu Président du Conseil général de la Martinique, fonction qu'il occupera jusqu'en 1893.

Entre 1890 et 1898, le parti républicain jusque là très uni connaît une scission entre ses deux grandes figures Marius Hurard et Ernest Deproge. Osman Duquesnay se rapproche des hurardistes et des békés qui progressivement reviennent dans l'arène politique. Une des conséquences de ce changement de camp est la défaite d'Osman Duquesnay aux municipales de 1898 à Fort-de-France par le candidat hurardiste, Henri Audemar. Malgré sa défaite aux municipales, Osman Duquesnay demeure toujours actif et ambitieux sur le plan politique. En 1898, Osman Duquesnay se présente aux législatives face à son ex ami de parti, Ernest Deproge et lui inflige une cinglante défaite. A la Chambre des Député à Paris, il fait partie du groupe Méline.

Mais aux législatives de 1902, il est battu dans le sud par le candidat Homère Clément. En 1906, il se présente une nouvelle fois aux législatives et l'emporte face à Henri Lémery et siège dans le groupe des socialistes indépendants de Viviani. En 1910, il est battu à l'élection des députés par Victor Sévère dans la circonscription du sud. Cet échec met un terme à son ambition politique. Désormais, Osman Duquesnay se consacre à sa commune le Marin dont il est le maire de 1908 à 1923.

En 1914, lors de la première guerre mondiale, Osman Duquesnay s'engage avec dévouement comme médecin dans un hôpital de Salonique en Grèce puis à l'hôpital du Val-de-Grâce à Paris. Son action humanitaire durant la guerre de 1914-1918 lui a valu des distinctions : la médaille militaire avec palmes et celle de chevalier de la légion d'honneur reçue le 20 janvier 1919. Osman Duquesnay fut incontestablement une figure politique marquante de la Martinique à la fin du 19eme et début du XXe siècle.

Osman Duquesnay meurt au Marin, le 8 décembre 1923 à l'âge de 77 ans.

Parcours politique [modifier]
Maire de Fort-de-France de 1888 à 1896
Maire du Marin de 1908 à 1923
Président du Conseil général de 1890 à 1893
Député de la Martinique de 1898 à 1902 et 1906 à 1910
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Ernest Deproge
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Louis-Joseph Ernest Deproge, né le 15 août 1850 à Fort-de-France (Martinique),
 et décédé le 15 décembre 1921 à Sanvic (Seine-Maritime), était un avocat et député de la Martinique de 1882 à 1898.


Biographie
Après sa scolarité primaire effectuée à Fort-de-France, Ernest Deproge part pour la France et s'inscrit au lycée de Rouen où il obtient son baccalauréat. Il entame alors des études de droit à Paris. La guerre de 1870 le contraint à abandonner ses études momentanément pour prendre part aux combats. La guerre terminée, il reprend ses études universitaires et obtient sa licence en droit. Son diplôme en poche, Ernest Deproge regagne la Martinique et exerce son métier d'avocat. Dès ses débuts, il s'impose comme un maître incontesté de la parole et assoit sa popularité dans le chef-lieu et dans le sud de la Martinique.

Il s'intéresse à la politique et débute sa carrière en 1882 en se faisant élire député de la Martinique. Il siège à la Chambre des Députés dans les rangs de l'extrême gauche dont le chef de file est Georges Clemenceau. À partir de 1882, Ernest Deproge est avec Marius Hurard, chef de file du parti républicain en Martinique. Ils font partie de la classe des mulâtres qui représente la bourgeoisie intellectuelle de la colonie. C'est la république, à partir de 1870, qui leur a octroyé de nouveaux droits dont le suffrage universel, la liberté de la presse, l'école laïque, publique et obligatoire. Désormais, il y a une identification de ces hommes à la république. Ils se fixent un but : prouver leur capacité à gérer, à être des citoyens comme les autres qui connaissent les mêmes droits et les mêmes devoirs que les citoyens de la la France. C'est une assimilation totale à la France qu'Ernest Deproge et Marius Hurard revendiquent désormais. Ils s'opposeront notamment aux Békés ou blancs créoles qui sont eux partisans de l'autonomie par rapport à la France.

En 1885, des dissensions profondes et des rivalités en deprogistes et hurardistes provoquent l'éclatement du parti républicain. Le camp d'Ernest Deproge accuse Marius Hurard de collusion avec le clan Béké. Désormais, les deux grandes figures de la vie politique de la Martinique de la fin du XIXe siècle vont chacun créer leur propre parti politique. Ernest Deproge fonde le Parti Radical Socialiste Martiniquais ou Union Républicaine et Marius Hurard crée le Parti Républicain Progressiste et opère un rapprochement avec les autonomistes békés.

Ernest Deproge contrairement à Marius Hurard restera un farouche défenseur de l'assimilation totale à la France. Il crée un journal la Petite France pour diffuser ses idées assimilationnistes. En 1898, Ernest Deproge se présente aux législatives et est battu par Osman Duquesnay.

À 48 ans, Ernest Deproge quitte définitivement la vie politique et la Martinique. Il devient directeur de la Banque de la Réunion puis de différentes perceptions de France. Mais une cruelle maladie l'afflige et une paralysie le condamne à une quasi immobilité. Il meurt le 15 décembre 1921 à Sanvic (Seine-Maritime) à l'âge 71 de ans.

En hommage à Ernest Deproge, une rue du centre-ville de Fort de France porte le nom de cette grande figure politique martiniquaise.

Parcours politique 
Député de la Martinique de 1882 à 1896
Président du Conseil général en 1881
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Victor SÉVÈRE
(1867 - 1957)


Informations générales
M. Victor SÉVÈRE


Né le 01/11/1867 à CASE-PILOTE (MARTINIQUE - FRANCE)
Décédé le 02/10/1957 à FORT-DE-FRANCE (MARTINIQUE - FRANCE)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés
20/05/1906 - 31/05/1910 : Martinique - Gauche radicale-socialiste
24/04/1910 - 31/05/1914 : Martinique - Républicains radicaux-socialistes
11/05/1924 - 31/05/1928 : Martinique - Radical et radical-socialiste
03/05/1936 - 31/05/1942* : Martinique - Républicain radical et radical-socialiste

BIOGRAPHIE
Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1889 à 1940 (J.Joly)

Né le 1er novembre 1867 à Case Pilote (Martinique).

Député de la Martinique de 1906 à 1914, de 1924 à 1928 et de 1936 à 1942.

Avocat à la Guyane, puis à Fort-de-France, conseiller général de la Guyane de 1893 à 1896, puis de la Martinique en 1889, maire de Fort-de-France en 1900, Victor Sévère se présenta aux élections de 1906 dans la 2e circonscription de la Martinique. Sur 13.972 inscrits et 7.112 votants, il n'obtient au premier tour que 3.311 voix contre 3.476 à Clerc, mais devancera ce dernier au deuxième tour par 4.773 voix contre 4.223, sur 9.030 votants.

Inscrit au groupe des radicaux-socialistes de la Chambre, il participe aux travaux de diverses commissions.

En 1907, il dépose un ordre du jour motivé à la suite de l'interpellation de M. Puech sur les scandales de la Guinée française. En 1909, il demande à interpeller le ministre des Colonies sur l'instruction du meurtre de M. Siger, maire de Fort-de-France. Il prend part à la discussion du projet et des propositions de loi concernant les conseils de guerre. La même année, il demande à interpeller le ministre des Colonies sur l'administration de la justice dans les colonies. Il adresse une question écrite à ce même ministre sur l'application outre-mer de la loi sur les accidents du travail et une seconde sur les faits relevés à la charge de l'administration du Congo.

Victor Sévère interviendra également dans la discussion des budgets des exercices 1907, 1908 et 1909.

Aux élections de 1910, Victor Sévère retrouve son siège à la Chambre des députés, obtenant 9.158 voix contre 5.450 à Duquesnoy et 33 à Dorléans, sur 25.266 inscrits et 14.409 votants. Secrétaire du 8e bureau et membre de diverses commissions, il dépose une proposition de loi tendant à dégrever les cafés et cacaos des colonies françaises soumis au tarif général des douanes (1911) ; il est également l'auteur d'une proposition de loi relative au régime bancaire de la Martinique, de la Guadeloupe, de la Réunion et de la Guyane.

Pendant cette même législature, Victor Sévère rapportera un projet de loi relatif à l'établissement du régime douanier colonial. Il sera entendu dans la discussion du projet de loi concernant l'exploitation des services maritimes postaux entre la France, les Antilles et l'Amérique centrale. Il prend part également à la discussion du projet de loi portant fixation du budget général de l'exercice 1912 et à la discussion du projet de loi portant prorogation du privilège des banques coloniales. Il intervient dans la discussion de la proposition de loi adoptée par le Sénat ayant pour objet d'assurer le secret et la liberté du vote (1912). Il demande, comme rapporteur, la déclaration de l'urgence du projet de loi relatif à l'établissement du régime douanier colonial et participe à la discussion du projet de loi portant fixation du budget général de l'exercice 1913.

Victor Sévère ne sollicitera à nouveau les suffrages de ses concitoyens que dix ans plus tard, aux élections de 1924. Il est élu sur la liste de l'union républicaine avec Alcide Delmont, par 24.444 voix sur 51.833 inscrits, 39.994 votants et 11.839 abstentions (majorité absolue : 19.971), battant la liste du parti de l'entente républicaine.

Victor Sévère concentre son activité sur les travaux de la commission des comptes définitifs et des économies et de la commission de la marine militaire. Les électeurs de la 1re circonscription de la Martinique apportent à nouveau leurs suffrages à Victor Sévère aux élections de 1936. Le maire de Fort-de-France obtient au premier tour, sur 24.967 inscrits et 7.316 6 votants, 5.456 voix contre 1.355 à Lapompe. Il est élu au deuxième tour de scrutin par 7.888 voix sur 8.376 votants.

A la Chambre des députés, le représentant de la Martinique siège sur les bancs de la commission de l'Algérie, des colonies et des pays de protectorat.

En 1936, il rapporte le projet de loi rendant applicable à la Guadeloupe, à la Martinique et à la Réunion les deux lois du 4 juillet 1908 sur la liberté de la presse. L'année suivante, il signe une proposition de loi tendant à l'établissement de l'inscription maritime à la Martinique. Il rapporte le projet de loi modifiant la loi du 10 juillet 1931 autorisant les gouvernements de la Réunion, de la Martinique, de la Guadeloupe et de la Guyane à contracter des emprunts. En 1936 encore, il demande à interpeller le Gouvernement sur la politique sociale qu'il entend suivre aux colonies et sur les dispositions qu'il se propose de prendre pour y appliquer les lois sur les conventions collectives du travail, la limitation de la durée du travail et les congés payés. Il prend part à la discussion du projet de loi relatif à l'exécution du plan de grands travaux destiné à lutter contre le chômage et à la discussion du projet de loi portant fixation du budget général de l'exercice 1937 et 1938.

Sévère ne prit pas part au vote du 10 juillet 1940 sur l'attribution des pouvoirs constituants au maréchal Pétain.


* : Un décret de juillet 1939 a prorogé jusqu'au 31 mai 1942 le mandat des députés élus en mai 1936

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Alcide Delmont
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Alcide Delmont 

 Alcide Delmont est un avocat et homme politique français né le 2 octobre 1874 à Saint-Pierre en Martinique et décédé le 10 octobre 1959 à Brannay dans l'Yonne.

Titulaire d'un doctorat en droit, Alcide Delmont est admis au Barreau de Paris le 11 février 1904 comme avocat. Secrétaire de la conférence du stage des avocats à la cour d'appel de Paris dans la promotion de Pierre Masse (1906-1907), il mène pendant près de 50 ans une double carrière politique et judiciaire. Il est également membre du comité central de la Ligue des droits de l'homme.

De 1924 à 1936 il est député de la Martinique comme républicain-socialiste puis comme indépendant de gauche.

Il est sous-secrétaire d'État aux Colonies du 3 novembre 1929 au 21 février 1930 et du 2 mars au 30 décembre 1930, dans les Gouvernements André Tardieu (1) et André Tardieu (2). Alcide Delmont est le deuxième Martiniquais de l'histoire après Henri Lémery à être membre d'un Gouvernement français.
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Joseph Lagrosillière
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Joseph, Samuel LAGROSILLIÈRE
(1872 - 1950)

M. Joseph, Samuel LAGROSILLIÈRE

Né le 02/11/1872 à SAINTE-MARIE (MARTINIQUE - FRANCE)
Décédé le 06/01/1950 à PARIS (PARIS - FRANCE)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés
24/04/1910 - 31/05/1914 : Martinique - Parti socialiste
26/04/1914 - 07/12/1919 : Martinique - Non inscrit
14/12/1919 - 31/05/1924 : Martinique
01/05/1932 - 31/05/1936 : Martinique - Parti socialiste de France
03/05/1936 - 31/05/1942* : Martinique - Union socialiste et républicaine

BIOGRAPHIE
Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1889 à 1940 (J.Joly)

Né le 2 novembre 1872 à Sainte-Marie (Martinique).

Député de la Martinique de 1910 à 1924 et de 1932 à 1942.

Négociant-agriculteur, Joseph Lagrosillière fut également publiciste, avocat à la Cour d'appel de la Martinique, puis bâtonnier.

Le 24 avril 1910, il se présente aux élections législatives, dans la 2e circonscription de la Martinique. Il est élu au premier tour par 5.760 voix (sur 15.406 inscrits et 10.579 votants) contre Clerc qui, lui, n'en obtient que 4.185. Il s'inscrit au groupe parlementaire des indépendants. Réélu dès le premier tour, le 26 avril 1914, il bat, avec 7.480 voix (sur 16.248 inscrits et 13.504 votants) Sainte-Luce qui recueille 6.024 suffrages. Durant cette législature, il fait partie des députés non inscrits. Le 14 décembre 1919, il est de nouveau élu, au scrutin de liste avec représentation proportionnelle. Mais il ne l'emporte qu'au second tour avec 19.657 voix sur 53.020 votants, contre Clerc (19.384 voix) et Lemery (13.499 voix). Il appartient alors au groupe socialiste.

Il interrompt son activité politique de 1924 à 1932. Le 16 janvier 1931, il est d'ailleurs arrêté et écroué au Havre, sous l'accusation de trafic d'influence et de corruption de fonctionnaires. Malgré les attaques dont il est l'objet, Joseph Lagrosillière se porte de nouveau candidat aux élections de 1932. Dès le premier tour, il remporte 6.226 voix (sur 8.778 votants) contre 2.541 à Julienne-Caffic. Il siège de nouveau au groupe socialiste. Son mandat est renouvelé le 3 mai 1936. Il triomphe en effet, au deuxième tour, avec 8.717 voix.

Au cours de son activité parlementaire, il fut membre des commissions de la marine militaire, de la législation civile et criminelle, des comptes définitifs et des économies, des affaires extérieures des protectorats et des colonies, du budget, du suffrage universel, de l'Algérie, colonies et pays de protectorat.

Joseph Lagrosillière s'est toujours vivement intéressé aux questions coloniales. En 1916, il avait d'ailleurs été nommé secrétaire général des Amitiés musulmanes. Il étudia notamment le problème de la taxation des denrées, celui du sucre, du rhum, de l'alcool, des chemins de fer de l'A.O.F. ainsi que de la marine marchande.

Il se préoccupa aussi de la lutte contre l'insécurité du travail, contre l'ignorance, l'injustice, l'anarchie de la production ainsi que des problèmes locaux de la Martinique. Il a d'ailleurs publié un ouvrage, en 1903, intitulé La question de la Martinique.

Le 10 juillet 1940 au Congrès de Vichy, il ne prit pas part au vote sur les pouvoirs constituants demandés par le maréchal Pétain.


Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1940 à 1958 (La documentation française)


Né le 2 novembre 1872 à Sainte-Marie (Martinique)
Décédé le 6 janvier 1950 à Paris

Député de la Martinique de 1910 à 1924 et de 1932 à 1942

(Voir première partie de la biographie dans le Dictionnaire des parlementaires français 1889-1940, Tome VI, p. 2102)

Pendant la seconde guerre mondiale, Joseph Lagrosillière sera membre du comité clandestin du parti socialiste, qui se réunit chez lui, rue de Vaugirard à Paris, deux mois durant. Il est toutefois exclu de la SFIO en 1944.

Après la Libération, il écrit quelques articles, notamment dans la revue L’Union Française.

Joseph Lagrosillière livre sa dernière bataille politique aux municipales de 1945 à Fort de France. Il est sévèrement battu par le jeune candidat communiste Aimé Césaire qui le distance de plus de 5000 voix.

Il est réintégré à la SFIO au 40e Congrès national de juillet 1948.

Il meurt à Paris, dans le 15e arrondissement, le 6 janvier 1950, à l'âge de 77 ans.

* : Un décret de juillet 1939 a prorogé jusqu'au 31 mai 1942 le mandat des députés élus en mai 1936
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Henry Lémery
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LEMERY Henry

Ancien sénateur de la Martinique


Henry Lémery- est un homme politique martiniquais né le 9 décembre 1874 à Saint-Pierre et décédé le 26 avril 1972. Il est en 1917 le premier martiniquais à devenir membre d'un gouvernement en France.

Biographie[modifier]

Henry Lémery entame des études supérieures au lycée Louis-le-Grand à Paris, après il poursuit des études de droit. En 1902, il s'inscrit au barreau et devient avocat. Mais un drame marque cette période : le 8 mai 1902, il perd toute sa famille au cours de la catastrophe de Saint-Pierre (l'éruption de la montagne Pelée).
Il est élu député de la Martinique de 1914 à 1919.

Du 16 novembre 1917 à janvier 1920, Henry Lémery est nommé successivement sous-secrétaire d'État au Commerce, à l'Industrie, aux Postes et Télégraphes, aux Transports maritimes et à la Marine marchande au sein du Gouvernement de Georges Clemenceau. Il est au début du XXe siècle le premier originaire de l'outre-mer à être nommé dans un Gouvernement français.
Il est élu sénateur de la Martinique en 1920 à 1941.

Partisan de l'assimilation de la Martinique à la France, le 7 août 1919, Henry Lémery propose au Sénat une loi visant au classement des colonies antillaises en départements français.

Henry Lémery est nommé garde des Sceaux par Gaston Doumergue le 15 octobre 1934, mais il démissionne le 7 novembre. En 1937, il fonde une association anticommuniste, la « Société des Amis de la Russie nationale », en compagnie du journaliste franco-russe François de Romainville (Arsène de Goulevitch, dit).

Sous le régime de Vichy, Henry Lémery est très brièvement ministre des Colonies du gouvernement Laval (du 12 juillet au 6 septembre). Apprenant qu'Hitler aurait, à son sujet, dit que la France était en train de se « négrifier », il lui écrivit : « non, monsieur Hitler, c'est l'Afrique qui est en train de franciser »2. Germanophobe, il restera l'une des personnes les plus proches du maréchal Pétain, qu'il avait connu dans des gouvernements précédents, mais sera expulsé de Vichy par Pierre Laval en 19433, probablement pour des motifs racistes4. Il est arrêté et emprisonné à la prison de Fresnes pour son soutien au régime de Vichy, mais est libéré peu de temps après, puis acquitté par la Haute Cour de Justice en 1947 pour faits de résistance5. Il fera plus tard partie de l'Association pour défendre la mémoire du maréchal Pétain6.

Henry Lémery meurt le 26 avril 1972 à Paris à l'âge de 98 ans.

Ouvrages[modifier]
De la guerre totale à la paix mutilée, Alcan, 1931.
La Révolution française à la Martinique, Larose, 1936.
La Justice du Frente popular en Espagne, Éditions de France, 1937.
La Tragédie espagnole, ACIP, 1938.
La Russie et la France, Amis de la Russie nationale, 1938.
L'Heure de la Russie nationale, Amis de la Russie nationale, 1940.
De la paix de Briand à la guerre de Hitler, Vigneau, 1949.
D'une république à l'autre – Souvenirs de la mêlée politique 1894-1944, La Table Ronde, 1964.

POUR LA SUITE CLIQUE ICI
http://fr.wikipedia.org/wiki/Henry_L%C3%A9mery  
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Etat-civil Né le 9 décembre 1874
Décédé le 27 avril 1972
Profession Avocat Département Martinique



Ancien sénateur de la
IIIe République




Election
Elu du 18 janvier 1920 au 5 janvier 1924

Réélu le 27 avril 1924
Réélu le 10 janvier 1933
Fin de mandat le 31 décembre 1941


Extraits de la table nominative :

1918 à 1920 , 1921 , 1922 , 1923 , 1924 à 1926 , 1927 , 1928 , 1929 , 1930 , 1931 , 1932 , 1933 , 1934 , 1935 , 1936 , 1937 , 1938 , 1939 , 1940


Biographie

1889-1940 (Extrait du «Jean Jolly»)
1940-1958 (Extrait du Dictionnaire des parlementaires français)




1889-1940

LÉMERY (HENRY), né le 9 décembre 1874 à Saint-Pierre de la Martinique.

Député de la Martinique de 1914 à 1919.

Sénateur de la Martinique de 1920 à 1941.

Sous-secrétaire d'Etat aux Transports et à la Marine marchande du 17 novembre 1917 au 5 décembre 1918. Ministre de la Justice du 15 octobre au 8 novembre 1934.

Issu d'une famille française fixée à la Martinique depuis le milieu du dix-septième siècle, Henry Lémery, commença ses études secondaires au lycée de Saint-Pierre, puis les poursuivit à Paris, au lycée Louis-le-Grand où il fut, en rhétorique, le condisciple de Charles Peguy, de Paul Acker, des frères Tharaud et de Laurentie. Il pensa d'abord s'orienter vers l'Ecole normale, mais s'inscrivit à la Sorbonne, puis à la Faculté de droit. Il prit passionnément parti sur les principales affaires de l'époque, notamment en faveur de l'innocence de Dreyfus. Devenu avocat en 1898, il s'inscrivit au barreau de Paris où il succéda dès 1899 à Paul-Boncour comme secrétaire de la Conférence. En cette qualité, il fut chargé de prononcer l'éloge de Jules Grevy, étude qu'il fera éditer et dans laquelle il révèle un remarquable talent oratoire qui lui assurera une brillante carrière au barreau.

Très tôt attiré par la politique, il entra en 1902 - année où il eut la douleur de perdre toute sa famille dans la catastrophe du Mont-Pelé - au cabinet du Garde des Sceaux, M. Vallé, comme chef-adjoint, sous l'autorité de Henry de Jouvenel. Adhérant en 1906 au parti socialiste, il brigua aussitôt les suffrages de ses concitoyens martiniquais pour la députation, mais échoua, de même qu'à Paris en 1909, dans le XIIe arrondissement. Ce n'est qu'en janvier 1914 que son île l'envoya enfin au Palais Bourbon. Bien que son origine coloniale l'exemptât à cette époque de la conscription, il s'engagea dès la déclaration de guerre comme simple soldat et gagna en Champagne, à Verdun et sur la Somme ses galons d'officier, la croix de la Légion d'honneur et la Croix de guerre.

En 1917, il décida de reprendre sa place à la Chambre où il se signala aussitôt par la vigueur de ses interventions. Il réclama sans cesse une conduite plus rationnelle et hardie de la guerre dans les domaines aussi bien économiques que militaires déposant divers ordres du jour et interpellant le gouvernement à plusieurs reprises.

Une telle énergie le désignait tout naturellement pour les fonctions exécutives. Il refusa cependant d'entrer dans le ministère Painlevé, qu'il avait si durement critiqué et où lui était offert le portefeuille de « ministre de la Guerre aux Armées ». Mais le 16 novembre 1917, il accepta le sous-secrétariat d'Etat aux transports maritimes et à la marine marchande dans le 2e cabinet Clemenceau. Il se consacra ainsi jusqu'à l'armistice à une oeuvre peut-être obscure mais efficace. Le 28 novembre 1918, estimant avoir achevé sa tâche, il démissionna malgré l'insistance de Clemenceau qui désirait le retenir comme ministre des stocks.

Il reprit alors ses plaidoiries et une activité parlementaire extrêmement prolifique à la Chambre des députés, puis au Sénat. Elu à la Haute Assemblée le 18 janvier 1920 en remplacement de Knight, sénateur de la Martinique, décédé, il fut battu au premier renouvellement partiel le 6 janvier 1924 par Clerc. Mais il retrouva son siège dès le 27 avril après l'invalidation de son concurrent et conservera son mandat jusqu'à la fin de la IIIe République.

Inscrit au groupe de la gauche démocratique, radicale et radicale socialiste, il sera simultanément ou successivement membre de nombreuses commissions : marine, initiative parlementaire, archives hypothécaires, législation civile et criminelle, affaires étrangères et politique générale des protectorats (dont il devint vice-président en 1930), armée.

Son action fut très éclectique. Ses préoccupations locales se traduisirent par le dépôt à la Chambre des députés, puis au Sénat d'une proposition de loi tendant à transformer en départements français les colonies de la Martinique, de la Guadeloupe et de la Réunion, réforme qu'il n'aura pu faire aboutir lui-même. Sur le plan général, ses efforts s'orientèrent autour de trois pôles d'attraction : justice, affaires économiques et sociales, politique extérieure.

En matière juridique, sa compétence professionnelle l'amènera à s'occuper de divorce, de successions, de droit maritime, de législation sur les sociétés, de loyers, de brevets d'invention et d'amnistie. Il deviendra même un éphémère ministre de la Justice dans le 2e cabinet Gaston Doumergue succédant à Cheron le 15 octobre 1934 jusqu'à la chute du gouvernement, le 8 novembre suivant. Sur le plan économique, il s'intéressa aux transports, aux questions financières et monétaires et suivit de fort près l'évolution sociale après 1936. Il s'inquiéta des conséquences de mesures, telles que la semaine de quarante heures, sur la position de la France dans la concurrence internationale et aurait souhaité en différer l'application jusqu'à leur adoption par le Bureau international du travail et les autres nations. Il manifesta ainsi dans l'étude des données intérieures l'intérêt majeur qu'il portait aux relations extérieures.

Car son nom demeurera attaché à la critique intransigeante de la politique étrangère menée par les principales grandes puissances entre les deux guerres mondiales. Il harcela les ministres par des interpellations multiples, s'opposant particulièrement, en des joutes oratoires restées célèbres, à Aristide Briand. Il lui reprochait inlassablement de remplacer les garanties matérielles des traités par des actes de foi n'offrant que des promesses illusoires, telles que le pacte Briand-Kellog. Il réunit, du reste, ses discours les plus percutants dans un ouvrage intitulé : De la guerre totale à la paix mutilée (1931).

Ses principales thèses s'orientaient vers l'établissement de la sécurité française sur la base d'une cohésion de l'Europe occidentale et de l'autorité de la Société des Nations. Il refusa la ratification des accords de Locarno en raison de la signature du traité germano-soviétique de Rapallo, dénonça la liaison de fait entre les réparations allemandes et le paiement des dettes françaises envers les Etats-Unis, fut hostile à l'évacuation de la Rhénanie, aux sanctions contre l'Italie et à tout pacte franco-soviétique. Par contre, il approuva le plan Dawes de commercialisation des réparations allemandes, la non intervention en Espagne et les accords de Munich qu'il jugeait comme un moindre mal dans une optique de nécessaires négociations franco-allemandes.

Le 10 juillet 1940 il vote, au Congrès de Vichy, les pouvoirs constituants demandés par le maréchal Pétain.

On lui doit La révolution française à la Martinique (1936).

Extrait du « Dictionnaire des Parlementaires français », Jean Jolly (1960/1977)  



1940-1958

LÉMERY (Henri)

Né le 9 décembre 1874 à Saint-Pierre-de-la-Martinique (Martinique)

Décédé le 27 avril 1972 à Paris

Député de La Martinique de 1914 à 1919

Sénateur de La Martinique de 1920 à 1941

Sous-secrétaire d'Etat aux transports et à la marine marchande du 17 novembre 1917 au 5 décembre 1918

Ministre de la justice du 15 octobre au 8 novembre 1934

Ministre-secrétaire d'Etat aux colonies du 12 juillet au 5 septembre 1940

(Voir première partie de la biographie dans le Dictionnaire des parlementaires français 1889-1940, Tome VI p. 2229)

Le 10 juillet 1940, Henri Lémery vote en faveur du projet de loi constitutionnelle, misant sur le gouvernement de Vichy pour protéger les populations de couleur contre le racisme nazi. Il est nommé ministre des Colonies le 12 juillet 1940 dans le gouvernement du maréchal Pétain. Mais, constatant la fragilité de ses espérances, il rompt avec le régime de Vichy le 5 septembre 1940 et s'engage dans la résistance.

Déféré en Haute Cour et frappé pour cinq ans d'indignité nationale, il est cependant relevé de son inéligibilité pour Résistance.

En 1965, âgé de 90 ans et ayant quitté la vie politique, il se défend debout à la barre alors qu'il est poursuivi au tribunal correctionnel pour offense envers le chef de l'Etat dans son ouvrage intitulé D'une République à l'autre.

Il meurt le 27 avril 1972 à Paris à l'âge de 97 ans.
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http://www.senat.fr/senateur-3eme-republique/lemery_henry0701r3.html  

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Sur le précédent document, nous avons parlé d'un homme politique tel que Joseph Victor SEVERE et d'Amédée KNIGHT. Aujourd'hui, je vais vous fournir quelques informations non exhaustives sur l'homme politique que fut Henri LEMERY
Henry LEMERY est né à St Pierre, le 09 décembre 1874 et est mort à Paris le 27 Avril 1972. Après des classes secondaires à la Martinique, Henri LEMERY fait des études de droit à Paris où il s'inscrit au Barreau, en 1898, et fait, très vite bonne carrière. Il se présente, en 1906 à la députation, dans le Sud contre Osman DUQUESNAY, qui le bat.

Il tente, sans plus de succès en 1909, une législative, dans le 12 ème arrondissement de Paris. Élu député de la circonscription du Sud de la MARTINIQUE, en 1914, il est sous-secrétaire d'État aux transports et à la Marine marchande, dans le cabinet CLEMENCEAU, du 17 Novembre 1917 au 28 novembre 1918.

Battu aux élections législatives de 1919, qu'il affronta avec le colistier SAINTE-LUCE, contre le tandem LAGROSILLIERE-CLERC, il est élu sénateur, en janvier 1920, et va le demeurer jusqu'à la deuxième guerre mondiale. il occupera le poste de Ministre de la Justice, Garde des Sceaux, dans le cabinet Gaston DOUMERGUE, du 15 Octobre au 08 novembre 1934: se signalera par ses positions favorables à l'invasion de l'ETHIOPIE par MUSSOLINI qui lui en saura gré en le faisant, le 19 juillet 1940 Grand Croix de l'Ordre de la Couronne d'Italie.

Il sera le 12 juillet 1940, Ministre des Colonies dans le cabinet LAVAL, nommé par PETAIN. Les membres de ce gouvernement sont invités, à donner, tous leur démission. Il ne sera pas du cabinet suivant ni des autres de la Révolution Nationale


Le 22 septembre 1944, Henri LEMERY est arrêté et à la prison de Fresnes, accusé d'atteinte à la sûreté extérieure et intérieure de l' État, et de haute trahison. Libéré en février 1945, il comparait, le 21 mars 1947, à Versailles,

devant la Haute-Cour de Justice qui le condamne à 5 ans d'indignité nationale. Mais il en est immédiatement relevé pour faits de résistance.

Il faut noter la grande hauteur de vue de LAGROSILLIERE qui, quoique ayant été toute sa vie politique en vive opposition, et, parfois, hargneuse avec LEMERY, écrivit dans son journal "l'Union Française", paraissant à la MARTINIQUE, un très bel article "Vœux ardent patriotique", en lequel il dit des raisons pour lesquelles il souhaitait "son acquittement pur et simple".

La Conférence de l'Ordre du Barreau de Paris

Pour apprécier la valeur du jeune avocat qu'est Henry Lemery, il com:prendre ce qu'est l'institution dénommée Conférence de l'Ordre. Pour les IIIè IVè Républiques ce sera une sorte d'ENA avant l'heure. De là sortiront, de Raymond Poicaré à Paul Reynaud, les leaders politiques gouvernementaux, de la réépublique parlementaire française. Mais qu'est-ce donc ?. La Conférence du stage est une institution où l'on entend des discours appris par coeur et prononcés par de jeunes avocat davant un jury de douze "secrétaires". Depuis deux siècles, c'est la première école d'éloqunce du monde. Voilà un concours dont les lauréats (12 chaque année) accèdent au poste de secrétaire Secrétaire de la Conférence du Barreau. Henry Lemery (deuxième de sa promotion ) sera le premier antillais à occuper ce poste prestigieux. Quelques années plus tard, en 1921 lui succédera un autre Ultra-marin, Gaston Monnerville. Mais c'était au beau de Toulouse.
(Note le Mag du 29/01 au 4/02/2011)


Toutefois, il est à noter que Georges MAUVOIS a écrit un ouvrage sur Henry LEMERY, ce "zappé" de notre histoire contemporaine

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http://karaibes.free.fr/limery.html  
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Henry Lémery, 1874-1972
homme politique français, premier Martiniquais à devenir membre
d'un gouvernement en France


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Henry Lémery (1) est un homme politique martiniquais né le 9 décembre 1874 à Saint-Pierre, décèdé le 26 avril 1972. Il est en 1917 le premier martiniquais à devenir membre d'un gouvernement en France.

Biographie
Henry Lémery entame des études supérieures au lycée Louis-le-Grand à Paris, après il poursuit des études de droit. En 1902, il s'inscrit au barreau et devient Avocat. Un drame marque cette période : il perd toute sa famille au cours de la catastrophe de Saint-Pierre (l'éruption de la Montagne Pelée).

Il est élu député de la Martinique de 1914 à 1919.

Du 16 novembre 1917 à janvier 1920, Henry Lémery est nommé successivement sous-secrétaire d'État au Commerce, à l'Industrie, aux Postes et Télégraphes, aux Transports Maritimes et à la Marine Marchande au sein du gouvernement de Georges Clemenceau. Il est au début du xxe siècle le premier originaire de l'outre-mer à être nommé dans un gouvernement français.

Il est élu sénateur de la Martinique en 1920 à 1941.

Partisan de l'assimilation de la Martinique à la France, le 7 août 1919, Henry Lémery propose au Sénat une loi visant au classement des colonies antillaises en départements français.

Henry Lémery est nommé Garde des Sceaux par Gaston Doumergue le 15 octobre 1934, mais il démissionne le 7 novembre. En 1937, il fonda une association anticommuniste, la «Société des Amis de la Russie nationale», en compagnie du journaliste franco-russe François de Romainville (Arsène de Goulevitch, dit).

Sous le régime de Vichy, Henry Lémery est très brièvement ministre des colonies du gouvernement Laval (du 12 juillet au 6 septembre). Apprenant qu'Hitler aurait à son sujet la France est en train de se «négrifier», il lui écrivit: «non, monsieur Hitler, c'est l'Afrique qui est en train de franciser» (2). Germanophobe, il restera l'une des personnes les plus proches du maréchal Pétain, qu'il avait connu dans des gouvernements précédents, mais sera expulsé de Vichy par Pierre Laval en 1943 (3), probablement pour des motifs racistes (4). Il est arrêté et emprisonné à la prison de Fresnes pour son soutien au Régime de Vichy, mais est libéré peu de temps après, puis acquitté par la Haute Cour de Justice en 1947 pour faits de résistance (5). Il fera plus tard partie de l'Association pour défendre la mémoire du maréchal Pétain (6).

Henry Lémery meurt le 26 avril 1972 à Paris à l'âge de 98 ans.




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1. Parfois orthographié Henri Lémery.
2. Cité in Raymond Tournoux, Pétain et la France, Plon, 1980, p.35.
3. op.cit., p.192.
4. «Les Antilles de 1940 à 1944: Vichy vaincu par la pression populaire», L'Express, 27 septembre 2004.
5. Quid 98, p.680.
6. Site internet de l'ADMP.

Source: Wikipédia, l'encyclopédie libre. [EN LIGNE] Page consultée le 19 décembre 2008 .
http://classiques.uqac.ca/classiques/lemery_henry/lemery_henry_photo/lemery_henry_photo.html  
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Henry Lémery est un homme politique martiniquais né le 9 décembre 1874 à Saint-Pierre et décédé le 26 avril 1972. Il est en 1917 le premier martiniquais à devenir membre d'un gouvernement en France.


Biographie


Henry Lémery entame des études supérieures au lycée Louis-le-Grand à Paris, après il poursuit des études de droit. En 1902, il s'inscrit au barreau et devient avocat. Un drame marque cette période : il perd toute sa famille au cours de la catastrophe de Saint-Pierre (l'éruption de la montagne Pelée). Il est élu député de la Martinique de 1914 à 1919.
Du 16 novembre 1917 à janvier 1920, Henry Lémery est nommé successivement sous-secrétaire d'État au Commerce, à l'Industrie, aux Postes et Télégraphes, aux Transports maritimes et à la Marine marchande au sein du Gouvernement de Georges Clemenceau. Il est au début du XXe siècle le premier originaire de l'outre-mer à être nommé dans un Gouvernement français.

Il est élu sénateur de la Martinique en 1920 à 1941.
Partisan de l'assimilation de la Martinique à la France, le 7 août 1919, Henry Lémery propose au Sénat une loi visant au classement des colonies antillaises en départements français.

Henry Lémery est nommé garde des Sceaux par Gaston Doumergue le 15 octobre 1934, mais il démissionne le 7 novembre. En 1937, il fonde une association anticommuniste, la « Société des Amis de la Russie nationale », en compagnie du journaliste franco-russe François de Romainville (Arsène de Goulevitch, dit).

Sous le régime de Vichy, Henry Lémery est très brièvement ministre des Colonies du gouvernement Laval (du 12 juillet au 6 septembre). Apprenant qu'Hitler aurait, à son sujet, dit que la France était en train de se « négrifier », il lui écrivit : « non, monsieur Hitler, c'est l'Afrique qui est en train de franciser ». Germanophobe, il restera l'une des personnes les plus proches du maréchal Pétain, qu'il avait connu dans des gouvernements précédents, mais sera expulsé de Vichy par Pierre Laval en 1943, probablement pour des motifs racistes. Il est arrêté et emprisonné à la prison de Fresnes pour son soutien au régime de Vichy, mais est libéré peu de temps après, puis acquitté par la Haute Cour de Justice en 1947 pour faits de résistance. Il fera plus tard partie de l'Association pour défendre la mémoire du maréchal Pétain.

Henry Lémery meurt le 26 avril 1972 à Paris à l'âge de 98 ans.


Ouvrages


De la guerre totale à la paix mutilée, Alcan, 1931.
La Révolution française à la Martinique, Larose, 1936.
La Justice du Frente popular en Espagne, Éditions de France, 1937.
La Tragédie espagnole, ACIP, 1938.
La Russie et la France, Amis de la Russie nationale, 1938.
L'Heure de la Russie nationale, Amis de la Russie nationale, 1940.
De la paix de Briand à la guerre de Hitler, Vigneau, 1949.
D'une république à l'autre – Souvenirs de la mêlée politique 1894-1944, La Table Ronde, 1964.


Infos pratiques

Nom Henry LEMERY

Naissance -9 décembre 1874 à Saint-Pierre

DECEDE le 26 avril 1972

A retenir

Premier martiniquais à devenir membre d'un gouvernement en France.
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http://www.madipedia.com/index.php?option=com_content&view=article&id=671%3Ahenry-lemery&catid=59%3Ahommespo&Itemid=59  

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LEMERY

LEMERY Henri
9 décembre 1874 à Saint- Pierre - 26 avril 1972

Société(s)
>Académie des sciences d'outre-mer  
membre (1939)


Biographie
homme politique martiniquais; avocat, il a perdu toute sa famille dans l'éruption de la montagne pelée.
Il est en 1917 le premier martiniquais à devenir membre d'un gouvernement en France. député de la Martinique de 1914 à 1919., u 16 novembre 1917 à janvier 1920, Henry Lémery est nommé successivement sous-secrétaire d'État au Commerce, à l'Industrie, aux Postes et Télégraphes, aux Transports maritimes et à la Marine marchande au sein du Gouvernement de Georges Clemenceau.
sénateur de la Martinique en 1920 à 1941
Henry Lémery est nommé garde des Sceaux par Gaston Doumergue le 15 octobre 1934, mais il démissionne le 7 novembre.

Sous le régime de Vichy, Henry Lémery est très brièvement ministre des Colonies du gouvernement Laval (du 12 juillet au 6 septembre). Apprenant qu'Hitler aurait, à son sujet, dit que la France était en train de se « négrifier », il lui écrivit : « non, monsieur Hitler, c'est l'Afrique qui est en train de franciser "


Publications
De la guerre totale à la paix mutilée, 1931
La Révolution française à la Martinique,, 1936
La Tragédie espagnole, 1938
L'Heure de la Russie nationale, 1940
De la paix de Briand à la guerre de Hitle, 1949
D'une république à l'autre – Souvenirs de la mêlée politique 1894-1944, 1964


Rédacteur(s) de la notice : Martine François
Fiche créée le 24/03/2011 - Dernière mise à jour le 24/03/2011

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Aimé Césaire
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Aimé Césaire, de son nom complet Aimé Fernand David Césaire, est un poète et homme politique français de Martinique, né le 26 juin 1913 à Basse-Pointe et mort le 17 avril 2008 à Fort-de-France. Il est l'un des fondateurs du mouvement littéraire de la négritude et un anticolonialiste résolu

Biographie 
Les jeunes années 
Aimé Césaire faisait partie d'une famille de sept enfants ; son père était fonctionnaire et sa mère couturière. Son grand-père fut le premier enseignant noir en Martinique et sa grand-mère, contrairement à beaucoup de femmes de sa génération, savait lire et écrire ; elle enseigna très tôt à ses petits-enfants la lecture et l'écriture[2]. De 1919 à 1924, Aimé Césaire fréquente l'école primaire de Basse-Pointe, dont son père est contrôleur des contributions, puis obtient une bourse pour le lycée Victor Schoelcher à Fort-de-France. En septembre 1931, il arrive à Paris en tant que boursier pour entrer en classe d'hypokhâgne au lycée Louis-le-Grand où, dès le premier jour, il rencontre Léopold Sédar Senghor, avec qui il noue une amitié qui durera jusqu'à la mort de ce dernier.

Émergence du concept de négritude
Au contact des jeunes africains étudiant à Paris, notamment lors des rencontres au salon littéraire de Paulette Nardal, Aimé Césaire et son ami guyanais Léon Gontran Damas, qu’il connaît depuis la Martinique, découvrent progressivement une part refoulée de leur identité, la composante africaine, victime de l'aliénation culturelle caractérisant les sociétés coloniales de Martinique et de Guyane.

En septembre 1934, Césaire fonde, avec d’autres étudiants antillo-guyanais et africains (parmi lesquels Léon Gontran Damas, le Guadeloupéen Guy Tirolien, les Sénégalais Léopold Sédar Senghor et Birago Diop), le journal L'Étudiant noir. C’est dans les pages de cette revue qu’apparaîtra pour la première fois le terme de « Négritude ». Ce concept, forgé par Aimé Césaire en réaction à l’oppression culturelle du système colonial français, vise à rejeter d’une part le projet français d’assimilation culturelle et à promouvoir l’Afrique et sa culture, dévalorisées par le racisme issu de l'idéologie colonialiste.

Construit contre l'idéologie coloniale française de l'époque, le projet de la Négritude est plus culturel que politique. Il s’agit, au-delà d’une vision partisane et raciale du monde, d’un humanisme actif et concret, à destination de tous les opprimés de la planète. Césaire déclare en effet : « Je suis de la race de ceux qu’on opprime ».

Ayant réussi en 1935 le concours d'entrée à l'École normale supérieure, Césaire passe l'été en Dalmatie chez son ami Petar Guberina et commence à y écrire le Cahier d'un retour au pays natal, qu'il achèvera en 1938. Il lit en 1936 la traduction de l’Histoire de la civilisation africaine de Frobenius. Il prépare sa sortie en 1938 de l'École normale supérieure avec un mémoire : Le Thème du Sud dans la littérature noire-américaine des USA. Épousant en 1937 une étudiante martiniquaise, Suzanne Roussi, Aimé Césaire, agrégé de lettres, rentre en Martinique en 1939, pour enseigner, tout comme son épouse, au lycée Schœlcher.

Le combat culturel sous le régime de Vichy 
La situation martiniquaise à la fin des années 1930 est celle d'un pays en proie à une aliénation culturelle profonde, les élites privilégiant avant tout les références arrivant de la France, métropole coloniale. En matière de littérature, les rares ouvrages martiniquais de l'époque vont jusqu'à revêtir un exotisme de bon aloi, pastichant le regard extérieur manifeste dans les quelques livres français mentionnant la Martinique. Ce doudouisme, dont des auteurs tels que Mayotte Capécia sont les tenants, allait nettement alimenter les clichés frappant la population martiniquaise.

C'est en réaction à cette situation que le couple Césaire, épaulé par d'autres intellectuels martiniquais comme René Ménil, Georges Gratiant et Aristide Maugée, fonde en 1941 la revue Tropiques. Alors que la Seconde Guerre mondiale provoque le blocus de la Martinique par les États-Unis (qui ne font pas confiance au régime de collaboration de Vichy), les conditions de vie sur place se dégradent. Le régime instauré par l’Amiral Robert, envoyé spécial du gouvernement de Vichy, est répressif. Dans ce contexte, la censure vise directement la revue Tropiques, qui paraîtra, avec difficulté, jusqu’en 1943.

Le conflit mondial marque également le passage en Martinique du poète surréaliste André Breton (qui relate ses péripéties dans un bref ouvrage, Martinique, charmeuse de serpents). Breton découvre la poésie de Césaire à travers le Cahier d'un retour au pays natal et le rencontre en 1941. En 1943 il rédige la préface de l'édition bilingue du Cahier d'un retour au pays natal, publiée dans la revue Fontaine (n° 35) dirigée par Max-Pol Fouchet et en 1944 celle du recueil Les Armes miraculeuses, qui marque le ralliement de Césaire au surréalisme.

Surnommé « le nègre fondamental », il influencera des auteurs tels que Frantz Fanon, Édouard Glissant (qui ont été élèves de Césaire au lycée Schoelcher), le guadeloupéen Daniel Maximin et bien d'autres. Sa pensée et sa poésie ont également nettement marqué les intellectuels africains et noirs américains en lutte contre la colonisation et l'acculturation.

Après guerre, le combat politique [modifier]
En 1945, Aimé Césaire, coopté par les élites communistes qui voient en lui le symbole d'un renouveau, est élu maire de Fort-de-France. Dans la foulée, il est également élu député, mandat qu'il conservera sans interruption jusqu'en 1993. Son mandat, compte tenu de la situation économique et sociale d'une Martinique exsangue après des années de blocus et l'effondrement de l'industrie sucrière, est d'obtenir la départementalisation de la Martinique en 1946.

Il s'agit là d'une revendication qui remonte aux dernières années du XIXe siècle et qui avait pris corps en 1935, année du tricentenaire du rattachement de la Martinique à la France par Belain d'Esnambuc. Peu comprise par de nombreux mouvements de gauche en Martinique déjà proches de l'indépendantisme, à contre-courant des mouvements de libération survenant déjà en Indochine, en Inde ou au Maghreb, cette mesure vise, selon Césaire, à lutter contre l'emprise béké sur la politique martiniquaise, son clientélisme, sa corruption et le conservatisme structurel qui s'y attache. C'est, selon Césaire, par mesure d'assainissement, de modernisation, et pour permettre le développement économique et social de la Martinique, que le jeune député prend cette décision.

En 1947 Césaire crée avec Alioune Diop la revue Présence africaine. En 1948 paraît l'Anthologie de la nouvelle poésie nègre et malgache, préfacée par Jean-Paul Sartre, qui consacre le mouvement de la « négritude ».

En 1950, il publie le Discours sur le colonialisme, où il met en exergue l'étroite parenté qui existe selon lui entre nazisme et colonialisme. Il y écrit entre autres choses :

« Oui, il vaudrait la peine d'étudier, cliniquement, dans le détail, les démarches d'Hitler et de l'hitlérisme et de révéler au très distingué, très humaniste, très chrétien bourgeois du XXe siècle qu'il porte en lui un Hitler qui s'ignore, qu'Hitler l'habite, qu'Hitler est son démon, que s'il le vitupère, c'est par manque de logique, et qu'au fond, ce qu'il ne pardonne pas à Hitler, ce n'est pas le crime en soi, le crime contre l'homme, ce n'est pas l'humiliation de l'homme en soi, c'est le crime contre l'homme blanc, c'est l'humiliation contre l'homme blanc, et d'avoir appliqué à l'Europe des procédés colonialistes dont ne relevaient jusqu'ici que les arabes d'Algérie, les colonies de l'Inde et les nègres d'Afrique [...] »
S'opposant au Parti communiste français sur la question de la déstalinisation[3], Aimé Césaire quitte le PC en 1956, s'inscrit au Parti du regroupement africain et des fédéralistes, puis fonde deux ans plus tard le Parti progressiste martiniquais (PPM), au sein duquel il va revendiquer l'autonomie de la Martinique. Il siège à l'Assemblée nationale comme non inscrit de 1958 à 1978, puis comme apparenté socialiste de 1978 à 1993.

Aimé Césaire restera maire de Fort-de-France jusqu'en 2001. Le développement de la capitale de la Martinique depuis la Seconde Guerre mondiale est caractérisé par un exode rural massif, provoqué par le déclin de l'industrie sucrière et l'explosion démographique créée par l'amélioration des conditions sanitaires de la population. L'émergence de quartiers populaires constituant une base électorale stable pour le PPM, et la création d'emplois pléthoriques à la mairie de Fort-de-France furent les solutions trouvées pour parer à court terme aux urgences sociales de l'époque.

La politique culturelle d'Aimé Césaire est incarnée par sa volonté de mettre la culture à la portée du peuple et de valoriser les artistes du terroir. Elle est marquée par la mise en place des premiers festivals annuels de Fort-de-France en 1972, avec la collaboration de Jean-Marie Serreau et Yvan Labéjof, puis la mise en place d'une structure culturelle permanente grâce à l'installation au Parc Floral de Fort-de-France et dans les quartiers, pour la première fois en Martinique d'une équipe professionnelle autour de Yves Marie Séraline missionné pour cette tâche, à partir de août 1974. En 1976, à partir des fondations de l'équipe de l'office de la culture provisoire, ce sera la création officielle du Service Municipal d'Action Culturelle (SERMAC) dirigé par Jean-Paul Césaire, qui par le biais d'ateliers d'arts populaires (danse, artisanat, musique) et du prestigieux Festival de Fort-de-France, met en avant des parts jusqu'alors méprisées de la culture martiniquaise.Le Sermac est dirigé depuis quelques années par Lydie Bétis.

Son Discours du colonialisme fut pour la première fois au programme du baccalauréat littéraire français en 1994, avec le Cahier d'un retour au pays natal.

Aimé Césaire s'est retiré de la vie politique (et notamment de la mairie de Fort-de-France en 2001, au profit de Serge Letchimy), mais reste un personnage incontournable de l'histoire martiniquaise jusqu'à sa mort. Après le décès de son camarade Senghor, il est resté l'un des derniers fondateurs de la pensée négritudiste.

Jusqu'à sa mort, Aimé Césaire a toujours été sollicité et influent. On notera sa réaction à la loi française du 23 février 2005 sur les aspects positifs de la colonisation qu'il faudrait évoquer dans les programmes scolaires, loi dont il dénonce la lettre et l'esprit et qui l'amène à refuser de recevoir Nicolas Sarkozy. En mars 2006, Aimé Césaire revient sur sa décision et reçoit Nicolas Sarkozy puisque l'un des articles les plus controversés de la loi du 23 février 2005 a été abrogé. Il commente ainsi sa rencontre : « C'est un homme nouveau. On sent en lui une force, une volonté, des idées. C'est sur cette base-là que nous le jugerons. »

Durant la campagne de l'élection présidentielle française de 2007, il soutient activement Ségolène Royal, en l'accompagnant lors du dernier rassemblement de sa vie publique. « Vous nous apportez la confiance et permettez-moi de vous dire aussi l'espérance ».

Rétrospectivement, le cheminement politique d'Aimé Césaire apparaît étrangement contourné, en contraste avec la pensée de la négritude qu'il a développée par ailleurs. Tour à tour assimilationniste (départementaliste), indépendantiste et autonomiste (sans que l'on sache précisément ce qu'il entendait par là), Césaire semble avoir été davantage à la remorque des initiatives prises par les gouvernements métropolitains (en matière de décentralisation tout particulièrement) qu'un élément moteur de l'émancipation de son peuple. Il restera sans doute dans les mémoires comme le "nègre fondamental" et comme l'un des plus grands poètes en langue française du XXe siècle, peut-être le plus grand, mais non comme un chef politique ayant véritablement influencé son époque.

Décès 
Le 9 avril 2008, il est hospitalisé au CHU Pierre Zobda Quitman de Fort-de-France pour des problèmes cardiaques. Son état de santé s'y aggrave et il décède le 17 avril 2008 au matin.

Dès l'annonce de sa mort, de nombreuses personnalités politiques et littéraires lui ont rendu hommage comme le président Nicolas Sarkozy, l'ancien président sénégalais Abdou Diouf ou l'écrivain René Depestre.

Reprenant une initiative de l'écrivain Claude Ribbe, Ségolène Royal, Jean-Christophe Lagarde, Christine Albanel, appuyés par d'autres élus, ont demandé son entrée au Panthéon et une pétition a été mise en ligne pour qu'il soit inhumé au Panthéon le 10 mai 2008[7].

Des obsèques nationales[8] ont été célébrées le 20 avril 2008 à Fort-de-France, en présence du chef de l'État. Un grand discours a été prononcé par Pierre Aliker, son ancien premier adjoint à la mairie de Fort-de-France, âgé de 101 ans. Le président de la République n'a pas donné de discours mais s'est incliné devant la dépouille, devant plusieurs milliers de personnes réunies au stade de Dillon[9]. Il est inhumé au cimetière La Joyaux près de Fort-de-France. Sur sa tombe sont inscrits des mots choisis par Aimé Césaire lui-même et extraits de son Calendrier lagunaire :

« La pression atmosphérique ou plutôt l'historique
Agrandit démesurément mes maux
Même si elle rend somptueux certains de mes mots »
D'autres personnalités se sont déplacées, telles Dominique de Villepin, Laurent Fabius, Pierre Mauroy, Lionel Jospin, Yves Jégo, Rama Yade, Bernard Kouchner, François Hollande, François Fillon, Lucette Michaux-Chevry,Victorin Lurel, Michèle Alliot-Marie, Patrick Devedjian, Serge Letchimy…

Plusieurs nouveaux édifices ont pris son nom depuis son décès. Une station de la Ligne 12 du métro de Paris devrait prendre son nom[11].

Son parcours politique 
De 1945 à 2001 : maire de Fort-de-France (durant 56 ans)
De 1945 à 1993 : député de la Martinique (durant 48 ans)
De 1983 à 1986 : président du conseil régional de la Martinique
De 1945 à 1949 et 1955 à 1970 : conseiller général de Fort-de-France
Œuvres 
1939 Cahier d'un retour au pays natal, Revue Volontés n°20, 1939, Pierre Bordas 1947, Présence africaine, Paris, 1956.
1946 Les Armes miraculeuses, 1946, Gallimard, Paris, 1970
1947 Soleil cou coupé, 1947, Éditions K., Paris, 1948
1950 Corps perdu (gravures de Picasso), Éditions Fragrance, Paris, 1950
1960 Ferrements, Seuil, Paris, 1960, 1991
1961 Cadastre, Seuil, Paris, 1961
1976 Œuvres complètes (trois volumes), Desormeaux, Fort-de-France, 1976
Poésie
1982 Moi, laminaire, Seuil, Paris, 1982
1994 La Poésie, Seuil, Paris, 1994. (Ce volume, qui compile toute l'œuvre poétique de l'auteur, figure au programme de l'agrégation de lettres modernes de 2009 à 2011, au sein du thème de littérature comparée intitulé "Permanence de la poésie épique au XXe siècle").
2010 Sept poèmes reniés suivi de La Voix de la Martinique, édition bibliophilique (David Alliot éditeur), Paris, 2010
Théâtre
1958 Et les chiens se taisaient, Présence Africaine, Paris, 1958, 1997
1963 La Tragédie du roi Christophe, Présence Africaine, Paris, 1963, 1993
Une saison au Congo, Seuil, Paris, 1966, 2001
1969 Une Tempête, d'après La Tempête de William Shakespeare : adaptation pour un théâtre nègre, Seuil, Paris, 1969, 1997
Essais
1948 Esclavage et colonisation, Presses Universitaires de France, Paris, 1948, réédition : Victor Schoelcher et l'abolition de l'esclavage, Éditions Le Capucin, Lectoure, 2004
1950 Discours sur le colonialisme, éditions Réclames, Paris, 1950 ; éditions Présence africaine, 1955
1987 Discours sur la négritude, 1987, Paris, Présence Africaine, 2004 (avec le Discours sur le colonialisme).
Histoire
1962 Toussaint Louverture, La révolution Française et le problème colonial, Présence Africaine, Paris
Entretiens
2004 Rencontre avec un nègre fondamental, Entretiens avec Patrice Louis, Arléa, Paris
2005 Nègre je suis, nègre je resterai, Entretiens avec Françoise Vergès, Albin Michel, Paris
Enregistrement audio
1994 Aimé Césaire, Hatier, Paris, Les Voix de l'écriture
Monographies 
Alliot, David, Aimé Césaire le nègre universel, Gollion (Suisse), Infolio, 2008.
Alliot David, Le tapuscrit du Cahier d'un retour au pays natal d'Aimé Césaire, Paris, Assemblée nationale, 2008.
Cailler, Bernadette, Proposition poétique * une lecture de l'œuvre d'Aimé Césaire, Naaman, Sherbrooke, (Québec), 1976 ; Nouvelles du Sud, Paris, 2000.
Carpentier, Gilles, Scandale de bronze * lettre à Aimé Césaire, Seuil, Paris, 1994.
Confiant, Raphaël, Aimé Césaire. Une traversée paradoxale du siècle, Paris, Stock, 1994.
Delas, Daniel, Portrait littéraire, Hachette, Paris, 1991.
Diop, Papa Samba, La poésie d'Aimé Césaire. Propositions de lecture, Honoré Champion, 2011
Fonkoua, Romuald, Aimé Césaire, Perrin, Paris, 2010.
Hale, Thomas A., « Les écrits d'Aimé Césaire, Bibliographie commentée », dans Études françaises, t. XIV, n° 3-4, Les Presses de l'Université de Montréal, Montréal, 1978.
Henane, René, Aimé Césaire, le chant blessé * biologie et poétique, Jean-Michel Place, Paris, 2000.
Horn, Michael E., La plurivocalité dans le Cahier d'un retour au pays natal d'Aimé Césaire, Thèses de McGill (Université McGill), Montréal, 1999.
Hountondji, Victor M., Le Cahier d'Aimé Césaire. Éléments littéraires et facteurs de révolution, L'Harmattan, Paris, 1993.
Kesteloot, Lilyan, Aimé Césaire, Seghers, Paris, 1979.
Lebrun, Annie, Pour Aimé Césaire, Jean-Michel Place, Paris, 1994.
Leiner, Jacqueline, Aimé Césaire * le terreau primordial, G. Narr, Tübingen, 1993.
Louis, Patrice, ABC ...ésaire, Ibis Rouge, Guyane, 2003
Malela, Buata, « Le rebelle ou la quête de la liberté chez Aimé Césaire », Revue Frontenac Review, 16-17, Queen’s University, Kingston (Ontario), 2003, p. 125-148.
Malela, Buata, « Les enjeux de la figuration de Lumumba. Débat postcolonial et discours en contrepoint chez Césaire et Sartre », Mouvements, n° 51, 2007/3, p. 130-141.
Malela, Buata B., Les écrivains afro-antillais à Paris (1920-1960). Stratégies et postures identitaires, Paris, Karthala, coll. Lettres du Sud, 2008.
Malela, Buata B., Aimé Césaire. "Le fil et la trame". Critique et figurations de la colonialité du pouvoir, Paris, Anibwe, 2009.
Mbom, Clément, Le Théâtre d'Aimé Césaire ou La primauté de l'universalité humaine, Nathan, Paris, 1979.
Moutoussamy, Ernest, Aimé Césaire * député à l'Assemblée nationale, 1945-1993, L'Harmattan, Paris, 1993.
Ngal, Georges, Aimé Césaire, un homme à la recherche d'une patrie, Présence Africaine, Paris, 1994.
Nne Onyeoziri, Gloria, La Parole poétique d'Aimé Césaire * essai de sémantique littéraire, L'Harmattan, Paris, 1992.
Owusu-Sarpong, Albert, Le Temps historique dans l'œuvre théâtrale d'Aimé Césaire, Naaman, Sherbrooke (Québec), 1986 ; L'Harmattan, Paris, 2002.
Paviot Christian, "Césaire autrement Le mysticisme du Cahier d'un retour au pays natal", L'Harmattan, Paris 2009.
Ribbe, Claude, Le Nègre vous emmerde, Buchet-Chastel, Paris, 2008.
Songolo, Aliko, Aimé Césaire * une poétique de la découverte, L'Harmattan, Paris, 1985.
Toumson, Roger et Henry-Valmore, Simonne, Aimé Césaire, le nègre inconsolé, Syros, Paris, 1994. Rééditions augmentées : Vents d'ailleurs, La Roque d'Anthéron, 2002 et 2004.
Torabully, Khal, Chair corail, fragments coolies, Ibis Rouge, Guyane, 1998.
Towa, Marcien, Poésie de la négritude * approche structuraliste, Naaman, Sherbrooke (Québec), 1983.
Vilar, Pierre, Les Armes miraculeuses d’Aimé Césaire, ACEL – Ed. Zoé, Bienne – Genève, coll. Le cippe, 2008.
Ouvrages collectifs
Tshitenge Lubabu Muitibile K. (éd.), Césaire et Nous. Une rencontre entre l'Afrique et les Amériques au XXIe siècle , Cauris Éditions, Bamako, 2004.
Centre césairien d'études et de recherches, Aimé Césaire. Une pensée pour le XXIe siècle , Présence Africaine, Paris, 2003.
Aimé Césaire ou l'Athanor d'un alchimiste * Actes du premier colloque international sur l'œuvre littéraire d'Aimé Césaire, Paris, 21-23 novembre 1985, Éditions caribéennes, Paris, 1987.
Aimé Césaire, n° spécial 832-833, Europe, Paris, septembre 1998.
Césaire 70, travaux réunis et présentés par Mbwil a Mpaang et Martin Steins, Silex, Paris, 2004.
Leiner, Jacqueline (éd.), Soleil éclaté * mélanges offerts à Aimé Césaire à l'occasion de son soixante-dixième anniversaire, G. Narr, Tübingen, 1985.
Thebia-Melsan, Annick et Lamoureux, Gérard (éd.), Aimé Césaire, pour regarder le siècle en face, Maisonneuve et Larose, Paris, 2000.
Toumson, Roger et Leier, Jacqueline (éd.), Aimé Césaire, du singulier à l'universel (Actes du colloque international de Fort-de-France, 28-30 juin 1993), n° spécial d'Œuvres et Critiques, 1994.
L'aéroport Martinique - Aimé Césaire 
Par arrêté du ministre des Transports, de l'Équipement, du Tourisme et de la Mer, Dominique Perben, en date du 15 janvier 2007, l'aéroport de Fort-de-France - Le Lamentin a été rebaptisé « Aéroport Martinique - Aimé Césaire ».

Filmographie
1976 : Martinique, Aimé Césaire, un homme une terre, (52 mn), documentaire de Sarah Maldoror avec la participation de Michel Leiris, CRS, « Les amphis de la cinquième »
1986 : Miami, Martinique, Aimé Césaire, le masque des mots, (52 mn), documentaire de Sarah Maldoror
1991 : La Manière Nègre ou Aimé Césaire, chemin faisant, (80 mn), documentaire de Jean Daniel Lafond, Québec
1994 : Aimé Césaire, une voix pour l'histoire, réalisé par Euzhan Palcy. Ce documentaire se divise en 3 parties :
L'île veilleuse[12]: Le premier volet retrace, à travers des témoignages d'hommes politiques et d'intellectuels, d'images d'archives et de photos, l'engagement du poète Aimé Cesaire au service de la négritude.
Au rendez-vous de la conquête[13] : Le deuxième volet débute par les années de formation intellectuelle du poète et finit avec les années 1950. Témoignages, archives et lectures de textes du poète et de l'homme engagé.
La force de regarder demain[14] : Le dernier volet aborde les problèmes actuels du « grand cri nègre ». Archives, témoignages et lectures d'extraits des œuvres du poète et de l'homme de théâtre émaillent les interviews.
2006 : Césaire raconte Césaire, DVD, par Patrice Louis, LivresAntilles.com
2007 : Aimé Césaire, Un nègre fondamental, (52 mn), écrit par François Fèvre, réalisé par Laurent Chevallier et Laurent Hasse, Production : 2f Productions, France 5, RFO, diffusé sur France 5 le 9 novembre 2007 à 20 h 40 et le 11 novembre 2007 à 9 h 45.
Léopold Bissol
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Léopold Bissol, né le 8 octobre 1889 au Robert en Martinique
Et mort le 10 septembre 1982 est un homme politique martiniquais.
Il fut député de la Martinique de 1945 à 1958.

Biographie
Le jeune Léopold Bissol après des études primaires, commence son apprentissage du métier d'ébéniste. Il demeure salarié quelques années avant de s'installer à son compte. Issu d'un milieu modeste et conscient de la misère qui régnait au début du siècle dans les campagnes martiniquaises, Léopold Bissol est très vite séduit par les idées propagées par Joseph Lagrosillière, pionnier du socialisme en Martinique. Il décide de s'engager auprès de Lagrosillière comme militant socialiste. Mais en 1919, il est déçu par le pacte de Sainte-Marie entre Joseph Lagrosillière et le béké Fernand Clerc, l'un des hommes les plus riche en Martinique au début du siècle. Homme de conviction, Léopold Bissol refuse de cautionner ce qu'il considère comme une trahison vise à vis de la classe ouvrière.

Le 19 décembre 1919, il fonde avec Jules Monnerot, Juvénal Linval et Joseph Del le groupe "Jean Jaurès" qui plus tard sera à l'origine du mouvement communiste en Martinique. Il parcourt les campagnes de l'île du nord au sud, participe aux meetings, conférences et à l'organisation de grèves. Il explique aux ouvriers agricoles et du bâtiment la nécessité de l'organisation des travailleurs pour mieux lutter contre leurs conditions précaires. En 1936, il est élu conseiller général à Fort-de-France et en 1945, conseiller municipal de la capitale. Il prendra une part active auprès de Victor Lamon à la création du syndicat ouvrier la CGT-Martinique. Durant la Seconde Guerre mondiale, Bissol participe au soulèvement qui conduit au départ de l'amiral Robert, en juin 1943.

Le 4 novembre 1945, Bissol est élu député de la deuxième circonscription et occupe cette fonction jusqu'en 1958. Au Parlement, il sera avec Aimé Césaire, Gaston Monnerville et Raymond Vergès l'un des défenseurs et signataires de la loi du 19 mars 1946 qui transformera la Martinique, la Guyane, la Guadeloupe et la Réunion en départements français d'outre-mer. Au sein de son parti, il sera secrétaire-général de la fédération communiste de la Martinique et directeur du journal "Justice". En septembre 1957, il est avec René Ménil, Georges Gratiant et Victor Lamon l'un des fondateurs du Parti Communiste Martiniquais. Membre du comité central du PCM, il devient en 1968 son président d'honneur.

Léopold Bissol, malade, s'éteint le 10 septembre 1982 à l'âge de 93 ans.

Parcours politique 
De 1945 à 1957 : Conseiller municipal de Fort-de-France et adjoint au maire
De 1936 à 1940 et 1945 à 1949 : Conseiller général de Fort-de-France
De 1945 à 1958 : Député de la Martinique
Mano Radio Caraïbes
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Emmanuel VÉRY-HERMENCE
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Emmanuel VÉRY-HERMENCE
(1904 - 1966)

Informations générales
Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés
Biographie

Informations générales
M. Emmanuel VÉRY-HERMENCE

Né le 31/03/1904 à SAINTE-MARIE (MARTINIQUE - FRANCE)
Décédé le 19/06/1966 à PARIS (PARIS - FRANCE)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés
10/11/1946 - 04/07/1951 : Martinique - Socialiste
17/06/1951 - 01/12/1955 : Martinique - Socialiste
02/01/1956 - 08/12/1958 : Martinique - Socialiste
30/11/1958 - 09/10/1962 : Martinique - Socialiste
18/11/1962 - 19/06/1966 : Martinique - Socialiste

BIOGRAPHIE


Biographie de la IVe République

VÉRY (Emmanuel, Auguste, Irénée, dit Hermence)
Né le 31 mars 1904 à Sainte-Marie (Martinique)
Décédé le 19 juin 1966 à Paris XVIIème (Seine)

Député de la Martinique de 1946 à 1958

Hermence Véry fait ses études à la faculté de médecine de Toulouse et y obtient son diplôme de médecine coloniale. Il exerce au début des années trente à la Martinique. En 1936, il adhère à la fédération socialiste qui vient d’être réorganisée et est élu conseiller général SFIO du canton de Trinité. L’année suivante, il devient président de l’assemblée départementale et le demeure jusqu’à la guerre. Depuis 1940, le haut-commissaire nommé par Pétain, l’amiral Robert, maintient les Antilles françaises dans l’obédience du gouvernement de Vichy. Au début de l’année 1943, Hermence Very entre au Comité de Libération de la Martinique, constitué par le député-maire de Fort-de-France, Victor Sévère, et participe à la libération de l’île par une population en liesse en juin 1943. Il s’engage alors dans les Forces françaises libres (FFL), et combat en France, ce qui lui vaut la croix de guerre.
Vice-président du Comité de Libération et réélu conseiller général de la Martinique en septembre, Hermence Véry est tout désigné pour mener la liste SFIO lors des élections à l’Assemblée nationale constituante, en octobre 1945. Mais avec 5 091 voix, soit 35 % des suffrages exprimés, il est battu par le candidat communiste Léopold Bissol (56,4 %), dans la deuxième circonscription. S’il ne se représente pas en juin 1946 à la seconde Assemblée nationale constituante, il tente à nouveau sa chance en novembre. Le département de la Martinique ne constitue plus qu’une seule circonscription. Hermence Véry a pour principal adversaire la liste communiste menée par le député-maire sortant de Fort-de-France, Aimé Césaire. Il est élu avec 12 647 voix, soit 22,9 % des suffrages exprimés, mais est devancé par les deux communistes, Césaire et Bissol, qui remportent 63 % des suffrages. En février 1947, il entre à la commission de la famille, de la population et de la santé publique et y siège jusqu’en 1951. Il appartient à celle des moyens de communication (1948-1950), à celle du ravitaillement (1949-1950), enfin à celle de l’intérieur (1950-1951), commission dont il est le secrétaire en 1950 et 1951. Il est également nommé juré à la Haute Cour de Justice en 1948. Il est également élu secrétaire de l’Assemblée nationale, le 11 janvier 1949.
Son activité législative est importante. Au cours de cette première législature de la Quatrième République, il dépose trois propositions de loi, deux propositions de résolution, trois rapports et trois rapports supplémentaires. Ces initiatives parlementaires portent, en particulier, sur les sinistres de la Martinique frappée par diverses catastrophes naturelles (novembre 1948 et novembre 1950) et sur le statut des personnels des services de conditionnement dans les Antilles, qu’il souhaite voir aligné sur celui de la métropole (juin et décembre 1950, février 1951). Il intervient régulièrement dans les débats sur l’Outre-mer, dans le but d’éviter les inconvénients de l’assimilation, tels que les impôts, mais qu’ils bénéficient aussi d’une législation sociale de progrès. Le 16 mars 1951, il déclare : « Je vous dit en toute liberté, en toute indépendance, que le gouvernement a parfois manqué de sollicitude à l’égard de nos départements d’Outre-mer. Il est même exact que, lors de certains votes, ma conscience a pu hésiter. Mais j’ai toujours voté pour le gouvernement (…) parce que au-dessus de notre département, il y avait la mère patrie. (…) Il est probable que les populations subiraient cet état de chose sans maugréer si elles avaient seulement le sentiment qu’on leur applique les mesures sociales métropolitaines parallèlement aux charges, mêmes accrues. Mais elles se rendent compte, au contraire, que rien n’est fait, semble-t-il, pour leur épargner l’humiliation et la suprême injure d’être considérées comme des Français de seconde zone, alors qu’elles ont toujours revendiqué la première place au moment des devoirs périlleux. Je dis bien Français de seconde zone, car pour tous les avantages résultant des lois sociales, on invoque je ne sais quel particularisme pour les restreindre et même les supprimer ». Il intervient à l’occasion de huit débats différents, défend deux amendements et, le 17 mai 1950, remplit les fonctions de rapporteur d’une proposition de résolution relative à la situation des fonctionnaires des territoires d’Outre-mer, à la suite des grèves. En séance, il vote avec le groupe socialiste le départ des ministres communistes du gouvernement Ramadier (4 mai 1947), le statut de l’Algérie (août 1947), la ratification du plan Marshall (juillet 1948), la création du Conseil de l’Europe et le Pacte atlantique (juillet 1949) et refuse un statut particulier aux écoles privées des houillères nationalisées (mai 1948). En revanche, il est autorisé par son groupe à ne pas accorder sa confiance au gouvernement Queuille, parce que ce dernier n’a toujours pas promulgué l’instauration du collège unique Outre-mer pour les prochaines élections (12 mai 1951).
En juin 1951, Hermence Véry, bien que battu aux cantonales de 1949, mène à nouveau la liste socialiste en Martinique. Dans sa profession de foi, il proclame son attachement à la République et propose des réformes économiques et sociales immédiates. Avec 11 062 voix, soit 16,8 % des suffrages exprimés, il est réélu. Mais, en comparaison avec l’année 1946, l’écart se creuse avec ses adversaires communistes, Césaire et Bissol, qui se maintiennent avec 62,8 %, alors que lui-même perd des voix au profit de la nouvelle liste du Rassemblement du peuple français (RPF). Il est membre de la commission de la justice et de la législation (1951-1955) et retrouve celle de l’intérieur (1951-1954), dont il est à nouveau le secrétaire. Il continue à œuvrer en faveur des départements ultramarins, notamment en défendant la rémunération de leurs fonctionnaires (septembre 1951, avril 1952 et juillet 1953) et en réclamant l’application du crédit agricole mutuel prévu en 1947. Pour ce faire, il dépose six propositions de loi, trois propositions de résolution et deux rapports. Il intervient à dix reprises en séance pour dénoncer, notamment, la discrimination raciale dans le traitement des fonctionnaires en poste Outre Mer (10 juin 1953), pour interpeller le gouvernement sur la situation sociale après les grèves d’août 1953, lui reprochant de ne pas tenir ses promesses. Et il met en garde l’Assemblée en ces termes : « N’abusez ni de notre patience, ni même de notre patriotisme. A défaut de révolte ou de toute idée séparatiste, vous obtiendrez la désaffection, le dégoût et le mépris pour ceux qui ne continuent la belle tradition de la France » (6 janvier 1954). Au cours de son second mandat, il défend quatre amendements et remplit les fonctions de rapporteur d’une proposition de loi concernant la rémunération des fonctionnaires des départements d’Outre-mer, combat qui lui est cher. Membre du Grand Orient de France, appartenant à la loge Tradition maçonnique de Paris, il soutient le combat laïque des socialistes et s’oppose à la loi Marie-Barangé favorable à l’enseignement privé. Avec le reste de son groupe, il approuve la création de la Communauté européenne du charbon et de l’acier (CECA, décembre 1951), et investit le gouvernement de Pierre Mendès France (17 juin 1954). Alors que le projet d’une Communauté européenne de défense (CED) déchire le parti socialiste, et que lui-même le désapprouve en signant Contre la petite Europe cléricale et réactionnaire avec d’autres camarades, il se montre discipliné et vote avec Guy Mollet la ratification du traité, qui est néanmoins rejetée (10 août 1954).
En janvier 1956, Hermence Véry, qui a été élu maire de Sainte-Marie en 1953, conduit une liste d’Union républicaine, apparentée au Front républicain de Pierre Mendès France et de Guy Mollet. Dénonçant « la politique réactionnaire et l’immobilisme des partis de droite », et « la démagogie » du PCF qu’il qualifie de « parti national étranger », il réclame le relèvement du salaire minimum, une réforme fiscale et l’ouverture de grands travaux, entre autres. Avec 22 017 voix, soit 29,3 % des suffrages exprimés, il est élu et réduit l’écart avec ses éternels adversaires communistes (62,4 %), Césaire et Bissol, qui ont mené contre lui une campagne calomnieuse qui semble avoir choqué certains électeurs. Il revient à la commission de la justice et de la législation (1956-1957), et à celle de l’intérieur (1956-1958) où il retrouve son poste de secrétaire. Le 14 février 1956, il est nommé secrétaire de l’Assemblée nationale, poste qu’il a déjà occupé de 1949 à 1951. Et il entre également à la commission des boissons en octobre 1957, parce qu’une grave crise du rhum se fait sentir dans les Antilles et qu’il veut suivre son projet de loi autorisant le service des alcools à en acheter (mars 1956). Durant la dernière législature de la Quatrième République, il dépose deux propositions de loi et un rapport. Il intervient en séance, le 13 mars 1956, pour dénoncer les quotas qui frappent les productions de canne à sucre et de rhum, « sous prétexte » de défendre les productions métropolitaines, et qui provoquent une hausse du chômage au moment même où la Martinique connaît une importante poussée démographique. Il reprend aussi sa lutte pour améliorer le régime d’assurances sociales (février 1956) et les salaires des fonctionnaires (novembre 1956) dans les départements d’Outre-mer. Il défend un amendement tendant à fixer dans les départements d’Outre-mer, un fonds national de solidarité au même taux que dans la métropole et à l’étendre aux non-salariés (3 mai 1956). Avec son groupe, il investit le gouvernement socialiste de Guy Mollet le 5 février 1956, et soutient sa politique algérienne en lui accordant les pouvoirs spéciaux (mars 1956), qu’il renouvelle d’ailleurs au gouvernement de Félix Gaillard (novembre 1957). Il ratifie le traité de Rome instaurant la Communauté économique européenne (CEE) et l’Euratom (juillet 1957). Lors de la crise de mai 1958, qui entraîne la chute de la Quatrième République, il est retenu dans son département. Les 1er et 2 juin, alors que le groupe socialiste se divise, il s’abstient de participer aux votes sur l’investiture du général de Gaulle et sur les pleins pouvoirs que celui-ci réclame. Néanmoins, ce même 2 juin, il vote la révision constitutionnelle avec Guy Mollet et les partisans du Général.
Hermence Véry est réélu député socialiste de la Martinique en novembre 1958, au second tour, avec 10 673 voix, soit 47,1 % des suffrages exprimés. Il en est de même en novembre 1962, dès le premier tour, avec 13 278 voix, soit 62,1 % des suffrages exprimés. Dans ses campagnes électorales, il lutte contre les velléités indépendantistes des progressistes et des communistes, et préconise une véritable assimilation, grâce à la départementalisation. Le député-maire de Sainte-Marie décède en cours de mandat, le 19 juin 1966, à l’âge de soixante-deux ans.
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Joseph PERNOCK
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Marie-Joseph PERNOCK
(1897 - 1975)

M. Marie-Joseph PERNOCK


Né le 04/06/1897 à LE LORRAIN (MARTINIQUE - FRANCE)
Décédé le 01/06/1975 à LE LORRAIN (MARTINIQUE - FRANCE)

Profession : Instituteur
Groupe politique : Socialiste
Circonscription d'élection : Martinique (1ère circonscription)
Date de début de mandat : 21.06.1966 (remplacement de M. Emmanuel Very, décédé)
Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés
20/06/1966 - 02/04/1967 : Martinique - Socialiste

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Victor SABLÉ
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Victor Sablé, né le 30 novembre 1911 à Fort-de-France (Martinique)
Mort le 24 août 1997, était avocat, et député de la Martinique de 1958 à 1986.

Victor Sablé était le porte-parole de la droite martiniquaise dans les instances politiques parisiennes et un farouche adversaire de toute idée d’autonomie ou d’indépendance de la Martinique.

Assimilationniste et départementaliste convaincu, Victor Sablé déclarait[1] : « C'est ce statut (DOM), malgré ses ambiguïtés et ses imperfections, qui a le mieux assurer la défense des libertés et des droits individuels, grâce à la sécurité des crédits qui nous reviennent par le jeu automatique des mécanismes du budget de l'État et nous a fait profiter des fruits de l'expansion d'une des premières puissances économiques européennes...C'est enfin ce statut qui a pu nous permettre de porter notre jeunesse au plus haut niveau culturel, grâce au prestige d'une langue mondialement parlée et admirée, aux facilités d'accès aux grandes écoles, aux contacts de civilisation et aux carrières ouvertes sur un large éventail de possibilités...C'est la langue française qui nous a élevés des bas-fonds de l'obscurantisme aux lumières de la culture universelle...Les Antilles ne veulent pas suivre le sort du tiers monde, dont elles encouragent le combat contre toutes les formes d'impérialisme, mais elles veulent rester avec la France à l'heure de l'occident. »

Victor Sablé était radical-socialiste puis membre de l'UDF.

A l'Assemblée nationale, il fut un défenseur opiniâtre des dossiers concernant la banane antillaise. Victor Sablé, alors qu'il n'a jamais été maire d'une grosse commune, a réussi l'exploit d'être député du sud pendant 28 ans, grâce certainement à son charisme et au soutien des békés.


Parcours politique
Député de la Martinique de 1958 à 1986
Sénateur de la Martinique de 1946 à 1948
Député européen de 1979 à 1984
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SABLE Victor
Ancien sénateur de la Martinique
Ancien sénateur de la
IVe République
.Election
Elu le 15 décembre 1946
Fin de mandat le 7 novembre 1948 (Non réélu(e))
Extraits de la table nominative :
1946 à 1947 , 1948 Biographie
1940-1958 (Extrait du Dictionnaire des parlementaires français) 1940-1958
SABLE (Victor)

Né le 30 novembre 1911 à Fort de France (Martinique)

Décédé le 24 août 1997 à Nice (Alpes-Maritimes)

Conseiller de la République de la Martinique de 1946 à 1948

Fils d'un clerc d'avoué, Victor Sablé part pour Paris après des études au lycée de Fort-de-France. Suivant les pas de son père, il entreprend des études de droit, passe son doctorat de droit et devient avocat à la Cour. Il sera secrétaire de la conférence des avocats au barreau de Paris.

Pendant la seconde guerre mondiale, Victor Sablé collabore au journal intitulé Libération au lendemain du ralliement des Antilles à la France combattante. Il découvre après la guerre les responsabilités politiques. En 1945, et jusqu'en 1949, il est conseiller général de la Martinique et entre également au conseil municipal de Rivière Pilote.

En 1946, Victor Sablé se présente aux élections sénatoriales et est élu au Conseil de la République pour y représenter le département de la Martinique. Attaché dans un premier temps aux valeurs communistes, Victor Sablé s'en éloigne pour rejoindre le groupe du rassemblement des gauches en 1948.

A son arrivée au Conseil de la République en 1946, Victor Sablé devient membre de la commission de l'intérieur et de la commission de la justice et de la législation civile, criminelle et commerciale. En 1947, il rédige son premier rapport au nom de la commission de la justice sur la nullité des actes de spoliation des biens effectués par l'ennemi et sur les conditions de leur restitution. Plus tard il écrira un rapport au nom de la commission de la justice sur la répression des crimes de guerre.

Néanmoins l'activité de Victor Sablé au Palais du Luxembourg est davantage consacrée à la défense des intérêts des populations des départements et territoires d'outre-mer. Il soumet ainsi en 1947 un rapport visant la création de postes préfectoraux pour les DOM et l'ouverture des crédits correspondants. Il présente par ailleurs une proposition de résolution invitant le Gouvernement à nationaliser l'industrie sucrière à la Martinique et dépose enfin un amendement tendant à abaisser le droit sur les rhums.

En 1948, Victor Sablé rédige une proposition de résolution invitant le gouvernement à maintenir le franc Antilles-Guyane au taux fixé par la réforme monétaire de décembre 1945 et dépose une proposition de loi pour rendre applicable aux DOM la loi sur le statut du fermage et du métayage. Une autre proposition de loi dans le domaine agricole vise à rendre applicables aux travaux agricoles des DOM les dispositions relatives aux congés payés. Il s'élève enfin contre la situation particulière faite aux fonctionnaires et agents en service dans les départements d'outre-mer.

Représentant des valeurs et des intérêts des territoires rattachés à la métropole pendant deux années, Victor Sablé quitte le Sénat en 1948, battu aux élections du 7 novembre 1948 alors qu'il se présentait sur la liste du RGR qui n'obtint aucun élu. Il échoua à nouveau lors du scrutin de juin 1955.

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Interview de M. Victor SABLÉ, Député de la MARTINIQUE Député au PARLEMENT EUROPÉEN
par
M. Philippe de BALEINE. Rédacteur en Chef de l'hebdomadaire PARIS-MATCH 25 Juillet 1979
QUESTION: 

y a 80.000 voitures à la Martinique soit à peu près une par famille de 4 personnes. Or à en croire les chiffres officiels il y a près de 20% de chômeurs et les salaires du secteur privé sont très faibles. Comment expliquer cette contradiction:
RÉPONSE:
Des experts prétendent qu'il y a plus de voitures par tête•d'habitants dans ce petit département de 330.000 habitants que dans certains pays d'Europe et même qu'en Italie qui est le cinquième pro¬ducteur mondial d'automobiles. Il n'y a pas de transport en commun organisé dans ce pays. Et pour ne pas marcher sous la pluie ou le soleil, tout le monde cherche à rouler en voiture.
Comme en métropole, la voiture est un signe extérieur de réussite sociale. La solidarité familiale s'efforce de concourir à l'ascension de chacun. Il arrive même que les prestations sociales, allocations familiales, etc ... sont en partie détournées de leur objet dans ce but, etparfois au détriment du confort du foyer.
Si le taux du chômage y est bien plus élevé par suite de la fragilité de l'économie, les revenus individuels grâce à l'extension progressive de la législation sociale sont globalement assez voisins de ceux de la métropole. Pour ceux qui travaillent, les salaires sont aussi ies plus élevés de la Caraïbe à l'exception de Porto Rico qui est d'obédience américaine.
QUESTION:
Les Antillais désertent de plus en plus la terre. Pourtant tout le monde est bien d'accord, l'une des conditions du redressement économique est le développement des cultures vivrières et de l'élevage. Comment ramener les Antillais aux champs? Quelles mesures concrètes immédiates peut-on envisager, comme par exemple le contingentement progressif des importations alimentaires?
RÉPONSE:
On a laissé se développer trop longtemps l'idée que les travaux des champs étaient liés au souvenir de l'esclavage. Pourtant dans nombre de pays d'Europe Centrale, par exemple, le servage a duré plus longtemps que l'esclavage aux Antilles. Mais aucun poête antillais n'a jamais chanté les louanges du paysan. Il n'y a pas eu de réformes agraires et la génération nouvelle n'a trouvé ni crédits ni terres disponibles pour travailler à son compte. Avec le développement de l'enseignement public, les jeunes qui fréquentent les écoles ne veulent plus revenir à la terre et aux métiers qui étaient jusqu'alors le lot des personnes peu instruites. Les analphabètes d'il y a 50 ans ont complètement disparu. Le taux de scolarisation est pratiquement de 100%. Ces jeunes voués traditionnellement aux travaux des champs sont, aujourd'hui, avec leurs diplômes, à la recherche d'un emploi dans les villes et, plus particulièrement, dans les carrières libérales, dans les carrières administratives ou commerciales où, pensent-ils, le travail est mieux rémunéré et, surtout, mieux considéré .. Désir comme partout de gagner plus d'argent, mais aussi goût très prononcé de la considération publique. On trouve des gens qui préfèrent gagner moins d'argent à condition d'être mieux considérés. Enfin, pour beaucoup, la migration, avec ses possibilités d'évasion, a donné l'espoir d'une vie' meilleure ailleurs ... Du fait que les salaires et les charges sociales ont augmenté considérablement, la production locale est devenue extrêmement onéreuse surtout pour les petites exploitations. Il est exact qu'avant la guerre les légumes du pays étaient produits en abondance. La facilité des communications internationales a complètement changé les habitudes alimentaires. On s'est mis à consommer énormément de pain, de viande, de pommes de terre, des carottes, des navets, des petits pois, etc ... Il suffit de comparer les statistiques d'importation au cours des trente dernières années pour comprendre l'importance de cette transformation alimentaire.
Autrefois, on mangeait à l'européenne dans les classes aisées ou en l'honneur des métropolitains de passa.ge. les denrées alimentaires locales coûtent de plus en plus cher, plus cher même que la pomme de terre qui nous vient d'Europe. Et en l'absence d'une organisation du marché de consom¬mation locale tous les efforts tendent à l'exportation des productions agricoles vers la métropole, où leur caractère exotique fait prime.


QUESTION:
On peut poser les mêmes questions à propos du développement souhaité des petites industries.
Comment valoriser le travail manuel ?
RËPONSE:
Aux Antilles, il n'y a pas de traditions industrielles, à l'exception de l'industrie sucrière qui ~st actuellement en régression. Dans le passé, les îles n'étaient que des ports de relâche pour la manne à voile et des comptoirs commerciaux d'import-export. Depuis quelques années, de jeunes chefs d'entreprises ont décidé de faire des tentatives d'industrialisation et réussissent fort bien. Ce sont surtout des industries agro-alimentaires. Ils ont fait une percée dans les pâtes alimentaires, dans les jus de fruits, la brasserie et aussi dans la cimenterie, dans les matières plastiques, dans la tréfilerie et dans l'électronique aussi. Nous espérons pouvoir créer un courant de réexportation soit vers la métropole, la Caraïbe ou l'Amérique. C'est en tout cas l'idée de M. Jean-François Deniau qui est venu récemment à la Martinique et qui souhaite vivement que certaines petites industries soient aidées ainsi que l'arti¬sanat. 1\ faudrait évidemment une personnalisation et une souplesse plus grande du crédit. Il y a, là-bas, des gens qui ne manquent pas d'imagination et de talent.
QUESTION:
Comment expliquer le mauvais niveau de l'enseignement aux Antilles et ses médiocres résultats?
RÉPONSE:
Après guerre, il ya eu une explosion démographique. La population scolaire a décuplé subitement sans augmentation corrélative du personnel enseignant. On a vu des bacheliers donner des cours parce qu'on ne pouvait laisser des élèves sans maître.
Avant la guerre, nos étudiants Antillais étaient réputés de très haut niveau. Les professeurs de l'unique Lycée Schœlcher de Fort-de-France étaient presque tous métropolitains ou martiniquais de tout premier ordre. Les élèves étaient peu nombreux et étonnaient par leurs résultats dans les facultés et les grandes écoles. L'ambition de ces étudiants, le plus souvent boursiers de la colonie sélectionnés par la conception élitiste qui prévalait alors, était de prouver dans toutes les disciplines universitaires ce qu'on appelait alors les possibilités intellectuelles de la race antillaise. Ils étaient plus soucieux d'acquérir une place de choix dans la société et donnaient plus d'importance à l'ap-profondissement des connaissances dans la lutte pour la vie qu'à la contestation et la propagande politique. La priorité des priorités étaient de s'arracher au paupérisme colonial. Mai 68 était encore bien loin. Avec les années, en dépit des dépenses considérables du Ministère de l'Education Nationale, dépenses qui ont surtout servi à de somptueuses constructions scolaires, la qualité de l'enseigf1ement est généralement critiquée.
Un Inspecteur en mission s'écriait: «C'est très beau d'avoir construit des cathédrales, mais s'il y a beaucoup d'élèves assoiffés de savoir, il y a bien peu de maîtres de haut niveau pour satisfaire leurs exigences !».
La cascade des réformes universitaires, sans adaptation, a provoqué juste au moment où la démocratisation de l'enseignement se réalisait enfin, plus de troubles que d'effets positifs. On entend couramment dire que les «V.A.T.» qui viennent donner des cours pendant la durée de leur service militaire, malgré leurs diplômes et leur bonne volonté, manquent souvent d'expérience pédagogique et de la foi nécessaire à leur mission. 1\ faut dire aussi qu'un certain nombre de professeurs antillais hautement qualifiés choisissent d'exercer en métropole pour des raisons personnelles et, à cause du chômage, une pression politique et syndicale se fait sentir pour le recrutement sur place d'enseignants qui, souvent, n'ont pas pu aller au bout de leurs études.
QUESTION:
Est-ce en voie d'amélioration?
RÉPONSE:
Les données du problème de l'enseignement ont été bouleversées. Un des excès de la départementalisation a consisté à ne pas tenir compte, dans la méthode pédagogique, des différences socio¬logiques qui existent forcément entre un grand pays industrialisé comme la France et un petit pays sous développé dans la Caraïbe. Le niveau culturel poursuivi dans l'égalité des droits d'une même république devait être approché par des voies plus appropriées aux structures mentales, à l'environ¬nement social et, surtout, aux besoins de la collectivité.
En France, on entend souvent regretter que la classe ouvrière et paysanne ne soit représentée que dans la proportion de 15 ou 20% dans les Universités. En 1958 à l'avènement de la Ve République, cette proportion n'était que de 5% seulement. A la Martinique où la bourgeoisie est numériquement très réduite et les masses populaires beaucoup plus nombreuses, la proportion est naturellement  inversée. Une plus grande proportion d'enfants des classes défavorisées profitent de la gratuité de l'enseignement. Une partie de la bourgeoisie en dehors des écoles privées locales, va faire des études à l'extérieur, au Canada, aux Etats-Unis et en France. Le désir d'ascension sociale conduit des familles modestes à suivre cet exemple. De même que dans les régions industrielles de France les enfants ne

veulent plus descendre dans la mine comme leurs parents, aux Antilles les fils de cultivateurs ne veulent plus retourner aux champs couper la canne. Les réactions mentales sont semblables mais dans un contexte économique fondamentalement différent.
QUESTION:
Les rémunérations excessives des fonctionnaires n'ont-elles pas déstabilisé la société. Que faire pour supprimer ce fléau?
RÉPONSE:
Autrefois, une prime d'e)Çpatriation était comptée aux seuls fonctionnaires d'Etat pour les encou¬rager à aller servir loin de chez eux, dans les colonies.
Les fonctionnaires d'Etat Antillais y avaient également droit. Ils en profitaient dans tout le reste de l'empire colonial, plutôt que dans leur pays d'origine.
Une des grandes revendications de ce temps-là a été de demander l'égalité de traitement entre tous les fonctionnaires servant dans les colonies, sans aucune distinction. A force de protestations ~t de grèves, cet avantage a été accordé à tous. Et plus tard même des avantages équivalents ont été étendus par assimilation à un certain nombre de personnes n'appartenant pas à la fonction publique.
Après la loi du 19 mars 1946 transformant les vieilles colonies en départements français, certains services ministériels ont voulu supprimer cet avantage considéré comme une survivance d'ancien régime mais M. Robert SHUMANN alors Ministre des Finances, le maintint. Il est devenu «un droit acquis». Ce n'est plus une prime d'expatriation appelée aussi «supplément colonial» mais une indemnité de vie chère. L'opinion publique s'est farhiliarisée avec cette conception égalitaire de la fonction publique dans les départements d'Outre-Mer et avec l'idée que la vie y est plus chère pour les fonctionnaires qu'en métropole. Depuis quelque temps les syndicats ouvriers déclarent, non sans logique, que le coût de la vie est aussi élevé pour eux. C'est devenu un argument sérieux dans les négociations avec le patronat.
QUESTION:
N'y a-t-il pas là un phénomène inflationniste?
RÉPONSE:
En l'absence d'un système rigoureux de contrôle des prix on observe une tendance à la hausse du coût de la vie.
1 ~
Comme partout, le commerce prend ses dispositions pour absorber les augmentations de salaires escomptées. Ceci explique la suractivation de la consommation et aussi le niveau de vie très supérieur de nos départements antillais à celui des autres îles de la région sous développée des Caraïbes. La circulation monétaire y est plus fluide et le commerce d'importation beaucoup plus diversifié.
QUESTION:
On dit que cette situation privilégiée des fonctionnaires ne favorise pas l'entreprise dans le secteur privé puisque ce sont les fonctionnaires qui gagnent le plus?
RÉPONSE:
Dans les conditions actuelles, les jeunes gens se dirigent tout naturellement vers les carrières administratives. Et les Antillais qui exercent en Métropole, surtout dans les petits emplois, demandent leur mutation pour profiter des avantages de la fonction publique dans leur département d'origine. D'où l'engorgement des administrations.
QUESTION:
Cette situation sociale est préjudiciable à l'économie des Antilles. Elle ne changera donc jamais?
J'ai entendu soutenir cette idée qu'un gouvernement sinon autonomiste, tout au moins un gouverne-ment local disposant de larges moyens de décentralisation et s'appuyant sur une assemblée locale élue (c'était une idée du Général de Gaulle à un certain moment. Ce n'est pas forcément une idée indépen¬dantiste), un tel gouvernement devrait être assez fort et avoir assez d'autorité pour prendre des mesures en vue de réduire cette inégalité des salaires entre le secteur public et le secteur privé,. inégalité qui, comme on dit, a des effets pervers.
RÉPONSE:
La classe des fonctionnaires constitue l'élite du pays. Ils ont le savoir, les diplômes, l'indépendance et un certain poids syndical. Ils sont proportionnellement plus nombreux qu'ailleurs et c'est parmi eux que se recrutent la plupart des élus locaux. En France métropolitaine, c'est le secteur privé qui offre les meilleurs salaires. Certains commencent à penser qu'une des solutions envisageables consisteraità obteDir de la puissante fédération des syndicats de fonctionnaires son consentement sur une réduction progressive de cette indemnité sur 10 ans, par exemple, pour ne pas perturber leurs con¬ditions d'existence ou leurs engagements individuels, mais, à la condition formelle qu'une loi de finance affecte les crédits dégagés en supplément des dotations budgétaires à un plan de développe-

ment et de modernisation de l'économie régionale. Ces mêmes personnes pensent que cela mettrait un terme à l'afflux de fonctionnaires métropolitains que l'on appelle aussi des chasseurs de primes et faciliterait ainsi le recrutement des fonctionnaires antillais dans leur propre pays. Mais aucun gou¬vernement ne peut aborder ce problème sans risquer de graves conflits sociaux car il faudrait affronter l'hostilité des syndicats et faire face à l'abaissement du pouvoir d'achat qui modifierait profondément les mécanismes de la vie économique. De nombreux fonctionnaires sont partisans, en esprit, de l'au¬tonomie mais restent attachés à ce système de rémunération tout comme leurs adversaires politiques. Ils veulent l'autonomie mais sans perdre les avantages de la départementalisation.
QUESTION:
Mais, dans votre livre, «LES ANTILLES SANS COMPLEXES» vous avez soutenu qu'il serait souhaitable de nationaliser les grandes plantations de canne à sucre?
RÉPONSE:
Oui, cela avait été un de mes projets au lendemain de la guerre à une époque où cette réforme était possible et entrait dans le cadre du programme du Conseil National de la Résistance. Mais, l'opinion publique n'y était pas préparée et l'idée fit scandale. Pour le public, l'industrie sucrière était si prospère que rien ne pouvait entamer sa puissance. Patrons et ouvriers s'épuisaient en conflits rituels pour en tirer le maximum ; mais, aucun plan rationnel et concerté ne fut jamais envisagé par les intéressés eux-mêmes, pour développer cet outil de production.
Un syndicaliste m'a dit un jour que les «békés» fermaient leurs usines par pure scélératesse pour mettre les travailleurs à genoux. Des patrons nostalgiques et trop sûrs d'eux-mêmes ne pres¬sentaient ni les lois sociales, conséquence de la départementalisation, ni les grandes mutations du commerce international conséquence des progrès technologiques, et de la montée du tiers monde. Ce problème fut livré aux technocrates et aux démagogues. L'industrie sucrière fut une industrie clé. On fabriquait 92.000 tonnes de sucre mais avec des salaires anormalement bas alors qu'aujourd'hui on ne dépasse pas 10.000 tonnes avec des salaires beaucoup plus élevés. Les statistiques officielles du chômage s'enflent artificiellement car il n'y a pas de demandeurs d'emploi dans le secteur agricole. Ce que l'on appelait jadis l'aristocratie sucrière des Îles, c'est bien fini. La départementalisation, avec son cortège de lois sociales, lui a réglé son compte.
Des industriels se sont reconvertis dans le commerce. Le Ministère des Finances, à un certain moment, était disposé à consentir des aides pour une relance rationnelle de cette production tradi¬tionnelle. Je doute qu'il en soit de même aujourd'hui. Il faudrait créer une usine nouvelle car les anciennes tombent de vétusté. D'après les experts pour qu'une usine soit rentable il lui faudrait fabri¬quer au moins 60.000 tonnes de sucre et notre quota a été ramené à 30.000 tonnes tout récemment au profit de la Réunion. Les conditions d'exploitations locales, l'évolution du commerce international, la signature de la Convention de Lomé, les difficultés internes de la Communauté Economique Européenne dans ce secteur, l'annonce de la création d'une nation martiniquaise, ont radicalement modifié les données du problème. Il faut retenir aussi que l'industrie réunionnaise bénéficie de deux avantages dont les effets se cumulent:
1) le rendement atteint jusqu'à 13% alors qu'il ne dépasse pas 7,5% à la Martinique et que
2) les salaires y sont encore inférieurs de 28% à ceux des Antilles.
QUESTION:
Que faire alors de toutes ces terres anciennement consacrées à la canne à sucre?
RÉPONSE:
La culture de la banane a pris la relève, elle était surtout destinée à fai re obstacle aux effets nocifs de la monoculture de la canne. C'est un certain nombre de petits planteurs qui n'avaient pas de contingent de rhum et de sucre qui s'y sont lancés les premiers. Socialement, ce fut une révolution; des milliers de petits paysans qui vivaient dans la misère et dans la subordination des usines ont pu, après la guerre, se tirer d'affaires. Les pouvoirs publics ont aidé l'encadrement et soutenu financièrement cette culture qui était nouvelle et démocratique. Il faudrait maintenant en faire autant pour l'élevage et les cultures maraîchères ou fruitières qui se prêtent mieux aux exploitations familiales:
Beaucoup de jeunes sont actuellement compétents et sont prêts à jouer le jeu. Mais il faut d'abord organiser la distribution et le marché de la consommation locale pour les habitants et pour les touristes.
QUESTION:
Quand les associations d'étudiants Antillais, tous très à gauche, parlent de colonialisme, d'ac-caparement des terres par les «Békés», c'est donc très exagéré?
RÉPONSE:
Globalement les «Békés» n'ont plus la même puissance qu'à l'époque coloniale, mais ils cons¬tituent encore une classe prépondérante, comme il en existe, d'ailleurs, dans ous les pays, en Europe comme dans le tiers monde. Mais cette prépondérance ne peut s'analyser de la ê e manière qu'au¬trefois. Beaucoup des critiques dont vous parlez traduisent une volonté d'éma ci a ion sociale, mais
aussi d'une grande ignorance des complexités de la vie économique.
L'aversion qu'inspire à l'intelligentsia autonomiste les problèmes économiques est une véritable tragédie.
QUESTION:
Des affrontements raciaux éclatent depuis quelque temps. Pourquoi?
RËPONSE :
A la Martinique, il y a des gens de couleurs différentes souvent d'ailleurs dans la même famille mais, ayant la même religion, la même histoire, la même langue, la même culture, les mêmes habitudes de vie. Ils connaissent les deux branches de leur ascendance ou descendance génétique. C'est un «melting pot racial» et culturel auquel échappe en réalité une infime minorité. Un psychologue averti y verrait, non un conflit de races, comme dans les pays de ségrégation, mais plutôt, en se référant aux schémas marxistes, une lutte de classes, mais de classes sociales hétéroclites et de couleurs dï'fférentes. Sortie de la logomachie politicienne, le racisme aux Antilles relève plutôt de l'opportunisme social et du compte en banque. Il suscite plus de frustrations individuelles que de drames collectifs. A ma connaissance, seule une poignée de gauchiste prônant le nationalisme réclame le droit d'être raciste en vertu du principe de l'égalité. Puisqu'il y a des racistes en Métropole, pourquoi n'yen aurait-il pas à la Martinique? Bel exemple de perversion de mentalité assimilationniste !
Le micronationalisme, né de la petite bourgeoisie, lance plus de flèches contre les métropolitains qui incarnent, à leurs yeux, le colonialisme que contre les «békés» qu'elle considère comme des Martiniquais, mais des Martiniquais privilégiés. L'électoralisme des politiciens cache cet aspect de la réalité quotidienne qui annonce la fin de l'héritage spirituel de Schœlcher.
QUESTION:
Mais ces affrontements dans les lycées sont-ils le fait d'une propagande particulière?
RÉPONSE:
Le mouvement indépendantiste qui est nouveau s'est superposé au mouvement autonomiste qui, à l'origine, n'était pas idéologiquement anti-français. Les autonomistes réclamaient alors la décentra¬lisation des pouvoirs sans mettre en cause l'unité de la République. Tout au plus, ils invoquaient l'exemple de la constitution italienne. Beaucoup des dirigeants de la majorité actuelle ont été inscrits au parti de Césaire, séduits par la nouveauté de ses idées. Ils ont été ses lieutenants dans la lutte qu'il
. • menait alors contre le parti communiste dont il avait démissionné avec fracas en 1956, après les évè¬nements de Budapest. La rupture entre eux vint quand apparut le spectre du séparatisme. Aujourd'hui, la réforme régionale, imparfaite d'ailleurs, n'est qu'un commencement d'autonomie ou peut être interprétée de cette manière. Mais c'est une réforme qui se fait dans le cadre de la constitution française. Tous les partis de gauche ont radicalisé leurs positions et les mots d'ordre de ce front anti-colonialiste ne peuvent avoir qu'une tonalité anti-française en dépit de leurs rivalités.
QUESTION:
Pourquoi alors ces affrontements dans les lycées?
RÉPONSE:
Paradoxalement, ce sont souvent de jeunes enseignants métropolitains tout imbus de la révolution de mai 68 qui ont nourri la propagande contre le pouvoir français qui en supportent aujourd'hui les premiers contre-coups. Les militants locaux se sont servis de leur prestige pour accentuer leur mou¬vement nationaliste auprès des élèves tandis que les familles martiniquaises sentimentalement attachées à la France leur marquent de plus en plus leur hostilité.
Quand on s'aperçoit qu'il y a plus de métropolitains que de Martiniquais dans le personnel en¬seignant dans certaines cités scolaires, les syndicats s'enflamment et l'opinion publique, toujours aux aguets, s'émeut. L'exploitation politique du chômage persistant n'a pas de peine à provoquer des affrontements.
QUESTION:
On dit que l'influence cubaine est assez forte à la Martinique et que M. Césaire, lui-même, n'est pas sans avoir de rapports avec Fidel Castro ?
RÉPONSE:
Peu influençable, Césaire me paraît plutôt prédisposé à la réflexion solitaire, même si des mouvements politiques étrangers se servent de sa notoriété pour pousser leurs pions en direction des Antilles. Césaire n'est pas un suiveur. Les ressentiments qu'il a contre les gouvernements français successifs ne l'ont pas empêché de décliner récemment une invitation de Fidel Castro à partiCiper à un festival politico-culturel à la Havane. Mais ceux qui se réclament de lui n'ont probablement pas les mêmes scrupules. Mal à l'aise avec la gauche française qui leur a enseigné le nationalisme, ils pourraient subir l'influence intellectuelle des leaders étrangers pour compenser les frustrations que leur fait endurer leur échec politique dans leur pays natal.

QUESTION:
Les fonctionnaires métropolitains disent qu'ils sont là parce que les fonctionnaires antillais ne sont pas compétents à la Martinique. Ils sont 6.000 ou 7.000 métropolitains qui auraient plus de compétences techniques que n'en ont les Martiniquais. C'est quand même difficile à croire!
RÉPONSE:
Pourquoi les Martiniquais seraient-ils compétents hors de leur pays et cesseraient-ils de l'être chez eux-mêmes ? On ne peut tout de même pas demander à un petit département de 330.000 habitants de produire chaque année assez de lauréats de grands concours susceptibles d'occuper des postes qui dans une démocratie. moderne exigent de très hautes qualifications. Si l'on veut maintenir dans les diverses administrations le niveau compatible avec la complexité de la vie moderne, on ne peut éviter la présence d'un certain nombre de métropolitains à côté des fonctionnaires antillais. Ce n'est pas ce qui provoque les protestations.
QUESTION:
Oui, mais ils répondent et je les ai entendu dire qu'il y avait des Antillais fort compétents dans presque tous les domaines?
RÉPONSE:
C'est exact. Beaucoup occupent dans toutes les régions de France de fo 0 orables situations
et n'expriment pas le désir de retourner travailler dans leur pays. Il y vont en \IClcances ou pour leur retraite. Certains, d'ailleurs, craignent de subir contre leur conviction, les infl e ces ou pressions locales. Le principal sujet .de mécontentement, c'est la venue aux Antilles de pe i~s fonctionnaires sans compétence particulière qui prennent les emplois que les Antillais pourraient 'isi le ent occuper eux-mêmes.
QUESTION:
Si vous lisez la littérature des étudiants antillais, des mouvements indépendantistes, vous remar-querez qu'il y a un surgissement de nationalisme local, d'une culture qui se dit guadeloupéenne ou martiniquaise, d'une langue nationale créole et qui, au fond, refoulent tout ce qui est français.
RÉPONSE:
C'est aussi un phénomène absolument nouveau qui date du traumatisme provoqué par la déco¬lonisation où, pour la première fois peut-être dans l'histoire, les étudiants antillais en Métropole ont eu des contacts avec des étudiants africains.
QUESTION:
Sauf alors les fonctionnaires Antillais qui allaient servir dans les colonies françaises d'Afrique.
RÉPONSE:
Oui, mais ces Antillais étaient considérés comme des métropolitains parce qu'ils étaient des ci¬toyens français. Ils étaient Procureurs généraux, Présidents de cour d'appel, Administrateurs ou Gou¬verneurs des Colonies. L'ancienne élite antillaise était bénéficiaire de la colonisation. Elle n'en était pas, on l'a dit, victime. Les Africains eux restaient encore soumis au régime de l'indigénat. Plusieurs chefs d'Etats n'étaient ni électeurs, ni éligibles en 1939 dans leur propre pays, tandis que, depuis la révo¬lution de 1848, ce sont des Antillais qui représentent leur pays au Parlem2nt français. Cet état de chose a fait d'ailleurs apparaître une certaine animosité des Africains contre les Antillais au moment de la décolonisation. Pendant plus d'un siècle et demi les Antillais se considéraient eux-mêmes comme faisant partie de la civilisation française. Ils étaient les seuls hommes de couleur à participer à la vie démocratique occidentale. Ce n'était pas le cas dans les autres colonies françaises, ni pour les ressortis¬sants des autres empires coloniaux. M. Césaire est une brillante. émanation de la culture européenne, ainsi que M. Senghor qui était alors considéré comme une exception pour l'Afriq e. Ce sont des européens de culture mais non de race. Et c'est le grand ethnologue allemand Frobeni s qui' leur a fait découvrir les mystères de l'Afrique.
Avant la guerre, il n'y avait pratiquement pas d'étudiants africains à Paris. Il y e avait 2 ou 3 qui étaient bien connus. Tandis qu'aujourd'hui les étudiants Antillais en rencontren beaucoup d'Afrique et du Tiers Monde. Et pour la ptupart ceux-ci sont nationalistes. Avec la guerre d' Igérie, nos étudiants se sont sentis brusquement une sorte de solidarité avec les peuples colonisés; mais l'idée ne leur était jamais venue de demander l'indépendance pour les Antilles. Ils se contentai t de combattre l'impérialisme français comme beaucoup d'hommes de gauche en France. Et puis 1s se sont mis à penser que, si des Gabonais, des Guinéens, des Sénégalais, etc ... qu'ils connaissaient ien au quartier latin, étaient jugés dignes, par la France elle-même, d'exercer la souveraineté chez e le rs camarades étudiants allaient devenir rapidement députés, minitres, ambassadeurs, hauts fonet" naires c;,ez ex-mêmes), qu'il n'y avait pas de raison qu'eux, qui étaient politiquement évolués e "s 1 s 10 e s, conti¬nuent à être tenus sous la tutelle du colonialisme français. Mais il y a mcmdle i' a e la valeur intellectuelle des hommes et l'importance économique de leurs pays respect"


QUESTION:
Le mot colonialisme est employé dans toutes les pages de votre livre. Comment cela se fait-il?
RËPONSE:
Le mot n'était pas en usage avant la guerre; il a agi comme un détonateur à la Libération et depuis, il a été au centre de tous les débats idéologiques et politiques. Il est vrai qu'aujourd'hui le mot s'est banalisé et que l'on parle aussi de colonialisme même dans les rapports entre Paris et la province.
QUESTION:
M. Césaire réclame sur un ton exagérément polémique une forme d'autonomie locale, de gouver¬nement local, l'élection d'une Assemblée locale. Est-ce que cette revendication, si elle était satisfaite assez vite, ne court-circuiterait pas toutes les revendications d'indépendance?
RËPONSE:
On pourrait se demander si, à une certaine époque, cela n'a pas été son raisonnement. Mais il a été débordé sur sa gauche et ses jeunes admirateurs, n'y tenant plus, en sont arrivés à l'insulter et à le com¬battre parce qu'il refusait d'aller au-delà d'une certaine limite. Ils en appellent encore à ses discours et à ses écrits pour réclamer non plus l'autonomie dans le cadre français, mais l'autonomie pour la nation Martiniquaise. Ils regardent, comble d'aberration, du côté des petites îles de la Cara ïbe qui ont accédé à l'indépendance parce que l'Angleterre les a complètement abandonnées à leur misérable sort. Quand on pense que Bermuda, 1.400 habitants, est en train de faire sécession de l'Ile d'Antigua qui en compte à peine 45.000 ... C'est avec cette poussière d'états que les indépendantistes espèrent constituer un jour une confédération qui ne serait qu'une proie facile pour les puissances extra européennes en lutte pour l'hégémonie mondiale.
QUESTION:
J'ai entendu dire aussi que ces f'les indépendantes, comme la Dominique et Sainte-Lucie, lou-chaient sur le régime des départements antillais et qu'elles seraient bien contentes d'en profiter aussi.
RËPONSE:
C'est vrai et je peux vous le confirmer. Mais aucune suite n'a été donnée à cette démarche pour ne pas provoquer un tohu-bohu général dans la Caraïbe et dans le tiers monde. La Martinique et la Guadeloupe ont toujours été, même en régime colonial, un pôle d'attraction et un point de mire pour les îles environnantes. Mais je crois que M. Fidel Castro aura un jour moins de scrupule que le Gou¬vernement de Paris.
De toutes manières, chaque peuple, si petit soit-il, est responsable de son destin. Mais peut-il réellement échapper dans un contexte géopolitique donné, à l'influence d'une puissance dominante?
QUESTION:
Pour l'avenir, quelle est la solution pour les Antilles? Y a-t-il une nouvelle politique qui se dessine au sein de la majorité?
RËPONSE:
Avec son esprit de synthèse et son regard d'expert, le Président de la République, lors de sa visite en décembre 1974, a saisi les causes profondes de nos difficultés. Il faut bien reconnaître que l'Etat, en raison de la crise mondiale, n'a plus pour y remédier les moyens dont il disposait au cours de la précédente décennie.
Beaucoup de réformes pouvaient être réalisées facilement et durablement quand le problème cul¬turel ne se posait pas, quand l'ensemble du peuple se sentait comme un prolongement de la civilisation française dans l'hémisphère américain avec l'originalité des apports de l'ascendance africaine et de l'en¬vironnement Caraïbe. Aujourd'hui, la dimension culturelle marque de plus en plus la vie politique antillaise. Les autonomistes sont battus électoralement sur les thèmes qu'ils défendent. Mais, en l'ab¬sence d'élections, ils donnent l'impression, grâce à leurs relais de propagande, d'être les seuls porte¬parole du peuple martiniquais. Et la presse qui se dit favorable à la majorité, sans ramifications exté¬rieures, confinée dans les faits divers, dans les problèmes quotidiens ponctuels et dans les rivalités de clans politiques, ne mord pas sur le nombre grandissant des jeunes èn état de disponibilité. Le micro nationalisme fondé sur l'ethnie est en train de dissoudre le syncrétisme qui constitue le fond des tra¬ditions antillaises. L'anti-colonialisme qui est une cause juste est devenu le faux prétexte d'une résur¬gence des théories racistes de Gobineau et Goebbels. Le seul résultat perceptible de la lutte contre le racisme, telle qu'elle est menée aujourd'hui, est d'étendre à toutes les races les ravages de ce fléau.
QUEST/ON:
Le climat a changé à cause de cette propagande anti-française et aussi peut-être à cause de cette question de nationalisme appuyée sur le créole. Est-ce qu'on peut prendre au sérieux cette histoire de langue nationale des Antilles?
RËPONSE:
Le créole est une langue qui a pris corps au début du 18e siècle. Elle est née de la nécessité de com¬munication entre les colons européens installés àla Martinique et à la Guadeloupe et des esclaves venus d'Afrique. Elle ne remonte donc pas à la nuit des temps, comme dans certaines provinces d'Europe, celles qui préexistaient aux invasions, aux guerres d'extermination. Le créole a été parlé le plus natu-
rellement du monde dans une sorte de complicité générale. C'est une très jolie langue spontanée, colorée, chantante, très suggestive et, pour reprendre un vers d'Aimé Césaire, «belle comme l'oxigène à l'état naissant». Elle se prête aux chansons, aux proverbes, aux maximes et des auteurs de talent en ont tiré des contes et des fables qui sont dignes de la Fontaine et de Perrault.
QUE:STlON:
Oui, mais ce qu'ils disent, c'est que le créole est une langue nationale?
RÉPONSE:
Qui a dit qu'une langue est un dialecte qui a réussi? Mais j'ai peine à croire que cette langue à la¬quelle la population est fort attachée, qui exprime ses joies et ses souffrances, ses besoins et ses espé¬rances de tous les jours, puisse supporter le poids immense des connaissances encyclopédiques de notre société technicienne d'aujourd'hui. Elle n'est comprise que par 330.000 habitants qui n'aspirent qu'à s'arracher à leur ghetto insulaire. Chaque île a son dialecte. Si demain le créole devait devenir une lan¬gue nationale, les Martiniquais qui voud.raient accéder à la culture seraient en quelque sorte obligés de la trahir pour se servir d'une langue étraÎîgère, qui serait alors, le français, l'anglais et l'espagnol. Cette langue devenue nationale de gré ou de force serait complètement désadaptée à une époque où toute la vie des hommes se ramène essentiellement à des problèmes scientifiques, technologiques, économiques, et puis enfin, du point de vue de la culture au sens classique du mot, que donnerait, par exemple, une traduction en créole des œuvres de Shakespeare, de Racine, de Stendhal, de Tolstoï ou de Karl Marx? Je crois que les nations africaines et bien avant elles, Haïti, après leur indépendance, l'ont très bien compris. La langue est aussi un facteur de développement, de progrès, d'échanges internationaux. Et toutes ces nations qui ont lutté contre les anciens colonisateurs, parfois les armes à la main, ont adopté finalement la langue de ces derniers, tout comme d'ailleurs les Gaulois s'étaient mis à apprendre celle des Romains après le départ de Jules César. Ce que je redoute le plus, pour ma part, c'est le retour aux mentalités primitives qui permettrait à une élite de dominer la masse du peuple. Avec les sorbonnards qui s'en sont fait un cheval de bataille, le créole devient de plus en plus une traduction très imparfaite du français.
QUESTION:
Il y a un festival des arts nègres quise tient actuellement à la Martinique. Il est animé par M.
Césaire qui a fait un discours inaugural remarquable. Qu'en pensez-vous, Monsieur SABLE?
RÉPONSE:
Quel que soit le sujet qu'il traite, les discours de Césaire sont toujours remarquables. Il a fait venir des artistes noirs américains qui sont assez proches de ses vues politiques, mais qui ne sont pas du tout prêts à renoncer à l'American Way of Life pour retourner à l'africanité. Les insuffisances de la politique culturelle aux Antilles si elles se prolongent risquent de faire basculer ces dernières dans le camp des adversaires de la culture française. Je le répète, les autonomistes ne peuvent pas gagner les élections parce que même ceux qui sont séduits intellectuellement par leurs idées votent contre l'autonomie au moment de mettre leurs bulletins dans l'urne. Ils sont alors envahis par le sentiment qu'ils risquent de perdre leur citoyenneté française, le niveau de vie le plus élevé de la Caraïbe et la part de culture euro¬péenne qui est un des aspects essentiels de ce qui les distingue du reste de l'archipel.
Si on n'y prend pas garde, les autonomistes et indépendantistes qui piétinent sur le plan politique pourraient gagner la bataille culturelle il la Martinique. L'homme ne vit pas seulement de pain et de passions politiques. Toute une partie de la jeunesse sans emploi perdant le goût du travail est progressi¬vement dirigée vers une culture qui ne recherche pas à enrichir la culture française mais à y substituer une autre en se servant du créole comme d'une arme secrète du nationalisme ethnique avec toutes les tentations racistes que cela comporte. A une époque, même si l'autonomie avait été choisie comme système général de Gouvernement aux Antilles, cela aurait pu se faire sans miracle et sans heurts nos populations profondément pénétrées de la pensée française et du sentiment de solidarité politique avec la France n'auraient pas eu l'idée de s'en séparer. Ce n'est plus le cas aujourd'hui puisque l'autonomie n'est plus un système de gouvernement mais le premier pas vers le séparatisme. Nos populations comme au Brésil tendaient spontanément à un métissage des cultures. La crise actuelle ne dérive pas d'un con¬flit de races mais d'une psychologie collective perturbée, d'un véritÇlble écartellement de t'âme mar-tiniquaise.
QUESTION:
Mais n'y a-t-il pas aussi des raisons économiques sérieuses?
RÉPONSE:
Sans aucun doute. Mais l'indépendance nationale qui a libéré les jeunes générations de leurs com¬plexes d'infériorité a aggravé la situation économique de bien des pays. Les questions économiques sont peut-être les plus importantes, car comme partout dans le monde, depuis que le matérialisme l'a em¬porté sur toutes les autres considérations, le plus obscur des citoyens a découvert les vertus et le pou¬voir de l'argent. Il y a encore 25 ans, si vous faisiez semblant de douter de la qualité de Français des Martiniquais, ils considéraient cela comme une offense à une certaine idée de l'homme qu.'ils croyaient incarner. L'esprit public donnait encore à la culture la primauté sur la race. Aujourd'hur-, la nouvelle école d'ethnologie leur a appris à en douter. Mais politiquement, les Martiniquais restent au fond d'eux-mêmes des légitimistes. Si dans un mois, dans un an, il y avait un référendum d'autodétermination, ils resteraient aux côtés de la France.

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AVIS- DE DECES
De Paris .. Fort-de -France – Nice
Mme Victor SABLE
Mr et Mme Serge SABLE et leurs
enfants Laurent et Sophie
Toute leur famille
ont la douleur de faire part du etécèl de :
Monsieur Victor SABLE
Chevalier de La Légion d'Honneur
Ancien Sénateur 'de la Martinique
Membre Honoraire du Parlement
Ancien Député Européen
survenu à Nice dans sa 86ème année.
Les obsèques seront célébrées en la Cathédral
Saint-Louis de Fort-de-France ce Samedi 30-Août 1997 
à 15h30,suivies de l’inhumation dans le caveau de la famille au cimetière de la levée de Fort-de-France
Cet avis tient lieu de faire-part.

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Camille Petit
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Camille Petit
Camille Petit (Né le 12 avril 1912 au Saint-Esprit en Martinique
 et décédé le 2 août 1993) est un homme politique et pionnier du mouvement gaulliste en Martinique.
Il fut député à l'Assemblée nationale de 1967 à 1986.

Biographie
Camille Petit est médecin de profession. Sur le plan politique, il est le pionnier du mouvement gaulliste en Martinique. En 1958, il participe à la création officielle de la fédération de l'Union pour la nouvelle République (UNR) de la Martinique dont il deviendra le secrétaire départemental de 1958 à 1965. L'UNR de la Martinique va dès sa création défendre avec acharnement l'assimilation complète de la Martinique à la France et le statut de département d'outre-mer.

Camille Petit, grand admirateur du général de Gaulle et assimilationniste convaincu va notamment s'opposer aux autonomistes et indépendantistes, favorables à une évolution statutaire. Il montra durant toute sa carrière politique son attachement indéfectible à la nation française et aux valeurs républicaines.

Il occupa des fonctions politiques importantes en Martinique et fut notamment maire de Sainte-Marie et député de la 1re circonscription durant 19 ans.

Camille Petit, malade, meurt à l'âge 81 ans.

Parcours politique [modifier]
Conseiller général du canton 1 de Fort de France de 1959 à 1967
Maire de Grand'Rivière de 1959 à 1965
Maire de Sainte-Marie de 1967 à 1983
Député de la Martinique de 1967 à 1986
Président du Conseil régional de 1974 à 1983

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Maurice Louis-Joseph-Dogué

Né le 15.01.1927 à Ducos (Martinique)
Profession : Instituteur
Groupe politique : Socialiste
Département d'élection : Martinique
Date de début de mandat : 16.03.1986
Date de fin de mandat : 14.05.1988 (fin de législature 
 (Député-1986 - 1988: , Maurice Louis-Joseph-Dogué
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Jean Maran
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Jean Maran 
 
Né le 08.05.1920 à Rivière Pilote (Martinique)
Profession : Professeur de collège
Groupe politique : Union pour la démocratie française
Département d'élection : Martinique 
Député 1986 - 1988
Date de fin de mandat : 14.05.1988 (fin de législature)
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Michel Renard
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Michel Renard


Michel Renard (né le 24 septembre 1924 au Marigot en Martinique)
 est un homme politique martiniquais, grande figure de la droite locale.
Maire du Marigot de 1947 à 1995 et Député de la Martinique 1986 à 1988.

Biographie 
Michel Renard est enseignant de profession et a été élu maire du Marigot en 1947 à l'âge de 23 ans. C'est à l'époque le plus jeune maire de France et de l'histoire de la Martinique. Sur le plan politique, la personnalité de Michel Renard, a profondément marqué la vie politique martiniquaise et plus particulièrement sa commune, le Marigot. D'ailleurs, ses opposants politiques le surnommait " le Shérif " en raison de son fort caractère.

Il est, en outre, le précurseur du SIATNO, devenu SIVMANO en 1975 puis la Communauté de communes du Nord Martinique en 1995. Il sera le président du SIVMANO durant plusieurs années. De plus, Michel Renard est à l'origine de la création du Parc naturel de la Martinique et du syndicat des Eaux du Nord Atlantique (S.C.N.A.). Au niveau du Département de la Martinique, il a mis sur pied la commission F.I.R. (Fonds d'Intervention Routier) qui a structuré l'ensemble du réseau routier du Département et la Direction Départementale des Services Techniques (D.D.S.T.).

Pendant de nombreuses années il occupa également un rôle de tout premier plan au sein du mouvement gaulliste local. Il est secrétaire départemental de la fédération RPR de la Martinique de 1977 à 1987. Aux élections Législatives de 1978, Michel Renard se présente contre Aimé Césaire, le Député sortant. Mais la campagne électorale est émaillée de violences. Le 9 mars 1978, lors d'un meeting électoral, une rixe éclate sur la Place de la Savane à Fort de France entre les partisans des deux camps, et un homme, Théolien Jalta, membre du service d'ordre de Michel Renard est tué à coups de rasoir. Cette campagne électorale fut l'une des plus violentes de l'histoire de la Martinique. Aux premières élections Régionales de 1983, Michel Renard est tête de liste de "L'union départementale" (union RPR,UDF et DVD) et obtient 52147 voix.

Aux Législatives de 1986, Michel Renard est élu député de la Martinique, poste qu'il occupera jusqu'en 1988. Il siégera dans le groupe RPR à l'Assemblée Nationale. Mais déçu par le comportement de certains élus de Droite, Michel Renard prend ses distances avec le RPR et fonde le 7 avril 1991 son propre parti politique le mouvement "La Martinique Avant Tout". Aux Municipales de 1995, il perd les élections municipales face au candidat de gauche, Ange Lavenaire. Après avoir été Maire du Marigot pendant 48 ans, Michel Renard met fin à sa carrière politique. Actuellement, il vit une retraite tranquille dans sa ville natale, le Marigot.

Mandats électifs 
Maire du Marigot de 1947 à 1995 (48 ans)
Conseiller Général du canton du Marigot de 1949 à 1998 (49 ans)
Conseiller Régional de 1983 à 1992
Député de la Martinique de 1986 à 1988

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Claude Lise
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Claude Lise
Claude Lise, né le 31 janvier 1941 à Fort-de-France, est un homme politique français. Il est le président du Conseil général de la Martinique depuis 1992 et Sénateur depuis 1995.

Biographie 
Claude Lise effectue ses études secondaires au lycée Schoelcher et obtient son baccalauréat en 1959. Il entame de 1960 à 1970 des études de médecine à la faculté de Bordeaux. Titulaire d'un doctorat en médecine et du diplôme de "médecine tropicale", Claude Lise retourne en Martinique et ouvre son cabinet de médecin. En 1974, il est élu au conseil départemental de la Martinique de l'Ordre des médecins. Sa carrière politique débute en 1972 lorsque, avec quelques militants socialistes, il participe à la création de la Fédération socialiste de la Martinique (FSM). Puis, il se présente sans succès aux cantonales de 1973 et aux municipales de 1977 au Marigot (Nord-Atlantique). Ensuite, il crée le Parti socialiste martiniquais en 1976 et en est le secrétaire-général jusqu'en 1978, date à laquelle le Parti socialiste martiniquais fusionne avec le Parti progressiste martiniquais d'Aimé Césaire.

Le 13 octobre 2001, Claude Lise créé l'Espace d'action démocratique pour la Martinique (EADM). Selon Claude Lise, l'EADM n'est pas un nouveau parti politique, mais un instrument à côté des partis traditionnels permettant la réflexion, l'échange et un espace de propositions sur tous les grands sujets en prenant en compte l'intérêt général de la Martinique. Suite à des désaccords avec le PPM et son actuel président Serge Letchimy, Claude Lise a quitté son ancien parti avec d'autres élus comme Madeleine de Grandmaison, Claude Cayol, Pierre Suédile, Marie-Elise Nébon, Alexandre Mouriesse, Maxence Deluge, Geneviève Chanteur et fonde le 26 mars 2006 un nouveau parti politique de gauche, le RDM (Le Rassemblement démocratique martiniquais).

Le 21 novembre 2007, au Sénat, Claude Lise, Sénateur et Président du Conseil général de la Martinique a reçu des mains de Christian Poncelet, Président du Sénat, le Prix Territoria d’Or attribué le 7 novembre 2007 au Conseil général de la Martinique et consacrant les collectivités territoriales (régions, départements, communes) dont les travaux novateurs, capables d’être transposés à d’autres collectivités et faisant un bon usage des deniers publics.

Le 20 mars 2008, Claude Lise est réélu pour la sixième fois Président du Conseil général de la Martinique. Il obtient au 1er tour 27 voix contre 16 à Maurice Antiste, conseiller général du François.

Parcours politique
1980 : conseiller municipal de Fort-de-France et 5e adjoint au maire.
Conseiller général du 4e canton de Fort-de-France.
1983 à 1986 : conseiller régional sur la liste de l'union de la gauche, Pacte global d'unité.
1985 : conseiller général du 10e canton de Fort de France.
1988 à 1992 : 1er vice-président du conseil général sous la présidence d'Émile Maurice.
1988 à 1993 : député de la circonscription Nord Caraïbe et membre de la Commission des Finances à l'Assemblée nationale.
1993 : lors des législatives, Claude Lise est battu dans le Nord Caraïbe par Pierre Petit (Martinique) (RPR).
1992 : Claude Lise est élu président du Conseil général de la Martinique et réélu en 1994,1998, 2001, 2004 et 2008.
1995 : Claude Lise est élu sénateur de la Martinique le 24 septembre.
Il est élu membre du bureau de Association des présidents de conseils généraux de France lors 65e congrès à Tours. Aux municipales, il est élu conseiller municipal et 3e adjoint au maire de Fort de France.

1999 : le secrétaire d'État à l'Outre-Mer Jean-Jack Queyranne propose aux parlementaires Claude Lise et Michel Tamaya de préparer un rapport sur les quatre départements d'Outre-Mer qui servira de base de travail à la futur Loi d'orientation pour les DOM.
2001 : le 18 mars, Claude Lise est réélu conseiller général du canton 10 de Fort-de-France au 1er tour. Le 23 mars, Claude Lise est réélu pour la quatrième fois président du conseil général en obtenant 25 voix contre 17 à Rodolphe Désiré et 2 à Garcin Malsa.
Mandats en cours 
À jour au 17 juin 2007

Président du Conseil général depuis 1992
Sénateur de la Martinique depuis 1995
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Guy LORDINOT
Marié, père de 5 enfants, Guy LORDINOT naît le 30 Janvier 1944 à Pain de Sucre, quartier de Sainte Marie. Son enfance paisible se déroule dans cette campagne entre son père, instituteur -fils d'ouvrier agricole-, et sa mère -fille d'un propriétaire terrien gérant de l'habitation Saint Jacques-, ses sept frères et sœurs. Sa scolarité débute à l'école de son quartier natal, se poursuit au lycée Schœlcher. A 17 ans, il part à Montpellier pour ses études supérieures. Depuis son retour en Martinique, il participe à la vie de sa commune. Il exerce depuis 1969 la profession de pharmacien.Le 13 Mars 1983, il devient Maire de Sainte Marie après une campagne intensive menée par une vigoureuse équipe de jeunes, qui avait créé en juillet 1982 l’Union pour le Renouveau de Sainte Marie. Le 12 Juin 1988, il entre à l'Assemblée Nationale en qualité de Député de la première circonscription de la Martinique. Le 19 Février 1991, il démissionne du Conseil Régional. En 1993, 1998 et 2003, Guy LORDINOT cherche sans succès à retrouver son fauteuil de Député du Nord Atlantique. En revanche, les samaritains le reconduisent successivement au poste de Maire en 1989, 1995 et 2001.
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M. Camille Darsières
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M. Camille Darsières


Camille Darsières (né le 19 mai1932 à Fort-de-France (Martinique),
 décédé le 14 décembre 2006) à Fort-de-France, est un avocat et homme politique martiniquais, partisan de l'autonomie. Camille Darsières fut député de la Martinique de 1993 à 2002 .

Né dans une famille de la bourgeoisie foyalaise (sa mère, Renée Daniel, était bijoutière et son père, Louis Appoline Darsières, était inspecteur des contributions à Fort-de-France), on lui a souvent reproché ses origines, précisément parce qu'il était l'avocat des plus humbles. Cadet d'une famille de trois enfants, son frère aîné Maurice Darsières a été Docteur en chirurgie dentaire à Paris (7ème) et sa soeur Simone Darsières mourut à 13 ans de maladie, ce qui le marqua énormément. Camille Darsières épousa en première noce Julotte Sylvestre dont il n'eut pas d'enfants, puis en seconde noces, Henrie Wiltord avec qui il eut deux fils, Olivier et Youri, et en troisième noce Jeannie Pied, avec qui il n'eut pas d'enfants, mais qui partagea avec lui sa passion de la politique et l'accompagna jusqu'à la mort. Son fils Olivier mourut 1 an avant lui, de maladie.

Sommaire
1 Formation universitaire et profession
2 Parcours politique
3 L'existence de la « nation martiniquaise » selon Camille Darsières
4 Ses œuvres
5 Sources et références
5.1 Liens externes

Formation universitaire et profession 
Brillant étudiant, il effectue ses études supérieures à l’université de Toulouse. Titulaire d'un doctorat en droit, à son retour dans son île natale, il s'inscrit comme avocat au barreau de Fort-de-France. Il est également ancien bâtonnier de l'Ordre des avocats de la Martinique et président du conseil d'administration du Centre Hospitalier Universitaire de Fort de France.

Parcours politique
Camille Darsières s'engage en politique en 1959 et adhère au Parti progressiste martiniquais (PPM) parti fondé par Aimé Césaire et en devient Secrétaire général de 1970 à 1999.

Conseiller général du 6e canton de Fort-de-France de 1961 à 1992.
Conseiller municipal de Fort-de-France de 1965 à 2001 et 2e adjoint au maire.
Conseiller régional de 1983 à 2004.
Premier vice-président du conseil régional de la Martinique de 1983 à 1986.
Président du conseil régional de la Martinique de 1986 à 1992.
Député de la 3e troisième circonscription de la Martinique de 1993 à 2002.
L'existence de la « nation martiniquaise » selon Camille Darsières 
Camille Darsières est l'auteur d'un essai politique monumental intitulé Des origines de la nation martiniquaise publié en 1974 dans lequel il développe une argumentation tendant à prouver l'existence d'une nation martiniquaise :

Que nous soyons Martiniquais nous paraît d'évidence... Martiniquais nous le sommes par la géographie... Martiniquais nous le sommes par l'histoire... Martiniquais nous le sommes par les composantes de notre peuple... Martiniquais nous le sommes parce que nos intérêts économiques sont distincts des intérêts économiques de la France... Martiniquais nous le sommes jusque dans ce parler Créole... Et tous ces facteurs divers ont, nécessairement, forgé une culture qui, pour être fortement influencée par la culture européenne, culture imposée, enseignée, vulgarisée officiellement, n'en est pas moins une culture originale, dans laquelle entrent aussi des composantes africaines et indiennes... En vérité que nous manque-t-il, dès lors, pour être la « nation martiniquaise » ? Rien, absolument rien. Si ce n'est de cesser d'avoir peur des mots.
S'il est une donnée, à mon sens insusceptible de discussion sérieuse, c'est bien que « le peuple martiniquais forme une nation » ...En sorte notre chance, à nous Martiniquais, c'est de n'être tout à fait, ni de culture européenne, ni de culture africaine, ni de culture indienne, mais d'une culture qui résulte d'un mixage de plusieurs, chacune, de façon délibérée ou inconsciente, reçue et digérée à notre manière... Pour tout dire : nous ne sommes pas, ou ne sommes plus, un peu de ceci, un peu de cela, un peu de cet autre encore... Nous sommes des êtres nouveaux, des Martiniquais, vivant, que l'État français le conçoive ou pas, dans un ensemble français plurinational... Il n'est pas question de revendiquer, par ce biais l'indépendance de notre pays qui livrerait notre peuple, nu, table rase de tout acquis, sans la moindre protection ni le moindre atout, à un néo-colonialisme d'autant plus tenace que nous l'aurions, objectivement, mis en place, sans possibilité d'un retour en arrière. C'est d'une région Martinique autonome, dans une France décentralisée qu'il est question, d'une nation martiniquaise se développant librement dans une France fédérée plurinationale
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Pierre Petit
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Pierre Petit (né le 22 janvier 1930 au Morne-Rouge en Martinique) est une figure de la droite martiniquaise. Il était maire du Morne-Rouge et député de la Martinique de 1993 à 2002.


Biographie
Pierre Petit est médecin à la retraite et ancien chef de service de l'Hôpital de la Meynard à Fort de France. Membre du R.P.R, il devient Conseiller Général du canton du Morne-Rouge en 1982. Puis, Pierre Petit est élu maire du Morne-Rouge en 1983. La même année il est élu Conseiller Régional sur la liste conduite par Michel Renard.

En 1990, Pierre Petit est co-fondateur de l'Union pour une Martinique de progrès (union des partis de droite). En 1993, Pierre Petit est élu député de la 2e circonscription (Nord Caraïbe) après avoir battu le sortant Claude Lise, de surcroît Président du Conseil général. En 1995, il publie un manifeste politique intitulé "Osons Oser" dans lequel il donne sa vision politique de la Martinique pour les années futures, et développe l'idée d'un projet politique global pour sortir l'île de la crise. La même année, il crée un club politique qu'il appelle "Osons Oser".

Aux législatives de 1997, il est réélu député de la Martinique et siègera au sein du groupe R.P.R à l'Assemblée Nationale. En 1992 et 1998, il est tête de liste de "l'Union" aux élections régionales. En 1998, Pierre Petit recueille 28 245 voix et obtient 14 sièges au conseil régional, mais c'est l'indépendantiste, Alfred Marie-Jeanne qui est élu président. Conséquence de la politique d'ouverture du nouveau président, il devient 2e Vice-président de l'Assemblée régionale et préside la commission du développement économique et de l'emploi.

Le 27 février 2000, Pierre Petit fonde son propre parti politique Osons Oser, doté de statut et d'un comité directeur. Son objectif est que tous les partis politiques de gauche et de droite travaillent de concert pour élaborer un projet politique et économique pour sortir la Martinique de l'ornière. Favorable à une évolution institutionnelle, Pierre Petit rejette en revanche toute idée d'indépendance et inscrit sa démarche dans le cadre juridique français et européen. Il considère que son parti représente la droite progressiste martiniquaise.

En 1999, il se prononce en faveur de la Déclaration de Basse-Terre (manifeste pour l'autonomie) et s'allie (alliance de gestion et vote du budget) avec le Mouvement indépendantiste martiniquais au conseil régional. Cette alliance que les élus de gauche qualifiaient de contre-nature était très critiquée dans son propre camp, voire par les instances nationales du RPR. Mais cette alliance a eu le mérite d'éviter le blocage de l'institution régionale, puisque le MIM avec seulement 13 élus n'avait pas de majorité pour diriger la Région en 1998. Lors de la consultation du 7 décembre 2003, Pierre Petit appelle à voter oui au projet d'évolution institutionnelle, mais c'est le non qui l'emportera.

Pierre Petit a par son esprit d'ouverture et ses prises de position révolutionné la droite assimilationniste en Martinique, indéfectiblement attaché au statut départemental. Aux élections régionales de mars 2004, Pierre Petit présente une liste d'ouverture intitulée "Énergies nouvelles" et constituée en grande partie de personnalités de la société civile. Mais l'électorat de droite, désorienté par le nouveau discours de Pierre Petit, va rejeter la révolution de la droite proposée par ce dernier. En effet, sa liste obtiendra 8367 voix, soit 6,78% des suffrages, et ne parviendra pas à se maintenir au second tour.

Très déçu par son faible score sur toute la Martinique, Pierre Petit se retire peu à peu de la scène politique pour se consacrer exclusivement à sa commune, le Morne-Rouge. En 2006, Pierre Petit annonce qu'il ne briguera pas en mars 2008 un nouveau mandat à la mairie du Morne-Rouge et soutiendra la candidature de sa première adjointe, Jenny Dulys.

Le 9 mars 2008, Jenny Dulys la candidate soutenue par Pierre Petit aux municipales est élue maire du Morne-Rouge dès le premier tour avec 1 760 voix soit 62,54% des suffrages recueillis.

Pierre Petit, prend sa retraite sur le plan politique après avoir passer le flambeau à Jenny Dulys.

Le samedi 10 janvier 2009, Pierre Petit âgé de 79 ans épouse Jenny Dulys, maire du Morne-Rouge.

Mandats électifs
Maire du Morne-Rouge de 1983 à 2008
Conseiller général du canton du Morne-Rouge de 1982 à 1993
Conseiller régional de 1983 à 2004, 2e vice-président du conseil régional de la Martinique de 1998 à 2004
Député de la Martinique de 1993 à 2002
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Alfred Almont
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Alfred Almont
Informations générales
M. Alfred Almont
Né le 15 septembre 1944 à Schoelcher (Martinique)
Circonscription d'élection : Martinique (2ème)
Groupe politique : Union pour un Mouvement Populaire
Commission : Membre de la commission des affaires économiques
Profession : Chargé de mission à la Chambre de Commerce et d'Industrie de la Martinique
Suppléant : Mme Jenny Dulys


Travaux parlementaires
Questions

Propositions de loi et de résolution

Rapports

Séances publiques contenant au moins une intervention de Alfred Almont

Réunions de commissions contenant au moins une intervention de Alfred Almont



Mandats et fonctions à l'Assemblée nationale
Mandat : Réélu le 16/06/2007 (Date de début de mandat : 20/06/2007 (élections générales))
Commission :
Membre de la commission des affaires économiques
Membre de la commission des affaires européennes
Groupe d'études :
Vice-Président : - Fruits et légumes
Membre : - Adoption - Emergents - Inondations, risques naturels et calamités agricoles - Internet, audiovisuel et société de l'information - Portuaire - Tibet - Tourisme
Groupe d'amitié :
Président : - Cuba

Anciens mandats et fonctions à l'Assemblée nationale
Élu le 16/06/2002 - Mandat du 19/06/2002 (élections générales) au 19/06/2007 (Fin de législature)

Mandats locaux en cours
Membre du Conseil municipal de Schoelcher, Martinique (20845 habitants)

Anciens mandats locaux
Conseil municipal de Schoelcher (Martinique)
du 14/03/1983 au 19/03/1989 (Membre)
du 20/03/1989 au 18/06/1995 (Adjoint au Maire)
du 19/06/1995 au 18/03/2001 (Maire)
du 19/03/2001 au 16/03/2008 (Maire)
Conseil général de la Martinique
du 01/06/1991 au 29/03/1992 (Membre du conseil général)
du 30/03/1992 au 22/03/1998 (Membre du conseil général)
du 23/03/1998 au 01/08/2002 (Membre du conseil général)

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Anicet Turinay
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Anicet Turinay

INFORMATIONS GÉNÉRALES

MANDAT À L'ASSEMBLÉE NATIONALE

ANCIENS MANDATS ET FONCTIONS A L'ASSEMBLÉE NATIONALE
MANDAT DE DÉPUTÉ CLOS


ÉTAT CIVIL


M. Anicet Turinay

Né le 18 avril 1945 à Gros-Morne ( Martinique )


Question(s) posée(s) par le député

INFORMATIONS GÉNÉRALES


Circonscription d'élection : Martinique (1ère)

Profession : Instituteur

MANDAT À L'ASSEMBLÉE NATIONALE


RÉÉLU le 01/06/1997

Date de début de mandat : 01/06/1997 ( élections générales )

Fin du mandat au : 18/06/2002 ( Fin de législature )

ANCIENS MANDATS ET FONCTIONS A L'ASSEMBLÉE NATIONALE


ÉLU le 28/03/1993

Mandat du 02/04/1993 ( élections générales ) au 21/04/1997 ( Fin de législature )

RÉÉLU le 01/06/1997

Mandat du 01/06/1997 ( élections générales ) au 18/06/2002 ( Fin de législature )

Commission des affaires culturelles, familiales et sociales

Membre (13/06/1997 - 18/06/2002)

Commission des finances, de l'économie générale et du Plan

Membre (08/04/1993 - 21/04/1997)

Commission d'enquête sur les agissements, l'organisation, le fonctionnement, les objectifs du groupement de fait dit "département protection sécurité" et les soutiens dont il bénéficierait

Membre (15/12/1998 - 26/05/1999)

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André Lesueur
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André Lesueur
Député
Né le 26.10.1947 à Rivière-Salée (Martinique)
Profession : Cadre de caisse d'allocations familiales
Groupe politique : Rassemblement pour la République
Circonscription d'élection : Martinique (4ème circonscription)
Date de début de mandat : 28.03.1993
Date de fin de mandat : 21.04.1997 (fin de législature)
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Pierre Samot
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Pierre Samot

Pierre-Jean Samot, homme politique martiniquais, né le 21 août 1934 à Fort-de-France en Martinique. Il est maire du Lamentin depuis 1989.


Carrière politique 
Pierre Samot est un artisan maçon à la retraite et ancien membre du Parti communiste martiniquais (PCM). Il débute sa carrière politique auprès de l'ancien maire du Lamentin, Georges Gratiant, dont il devient le 1er adjoint de 1983 à 1989. En 1987, il est élu conseiller général puis en 1989, maire du Lamentin.

En 1998, suite à des désaccords avec Georges Erichot, secrétaire-général du PCM, il fonde avec quelques dissidents son propre parti politique Bâtir le pays Martinique. En 1995, Pierre Samot est mis en examen pour favoritisme, corruption et trafic d'influences dans le cadre de l'affaire "des marchés publics" de la mairie du Lamentin. Mais malgré ses démêlés judiciaires, il parvient à se faire réélire avec panache maire du Lamentin avec 84,66% des voix.

Aux élections régionales de 1998, la liste dissidente "Bâtir le pays Martinique" conduite par Pierre Samot obtient 4 sièges au Conseil régional. Les 4 élus de la liste votent en bloc en faveur d'Alfred Marie-Jeanne lors de l'élection du Président.

Le 16 juin 2002, Pierre Samot a été élu député dans la 3e circonscription de la Martinique, en battant le député sortant, Camille Darsières. Mais son élection a été invalidée par le Conseil constitutionnel le 27 février 2003 et il a été remplacé par son suppléant Philippe Edmond-Mariette.

Aux élections régionales de mars 2004, sa liste "Alliance pour le pays Martinique" obtient 19 994 voix et elle fusionne au second tour avec celle conduite par Madeleine de Grandmaison du PPM. Il sera à nouveau élu conseiller régional sur la liste de l'union de la gauche "convergences martiniquaises" conduite par Madeleine de Grandmaison. Pierre Samot, entrepreneur en bâtiment de son état fut aussi président de la Chambre des métiers de la Martinique durant plusieurs années.

Lors des élections municipales des 9 et 16 mars 2008, Pierre Samot se présente pour la 4e fois à la mairie du Lamentin en présentant sa liste rajeunie intitulée "Lamentin passionnément". Le 9 mars 2008, Pierre Samot est réélu à 74 ans maire du Lamentin dès le premier tour avec 8 319 voix soit 76,40% des suffrages exprimés.

Pierre Samot a été élu Président de la CACEM (Communauté d'agglomération du Centre de la Martinique), le 11 avril 2008.

Aux élections régionales de mars 2010, Pierre Samot connaît un revers électoral, sa liste "Croire en nous-mêmes" obtient un faible score 5131 voix soit 3,97% des suffrages et ne parvient pas à se maintenir au second tour.

Mandats électifs 
Conseiller régional de la Martinique de 1998 à 2002 et de 2004 à 2010
Conseiller général du 2e canton du Lamentin de 1987 à 1993
Député de la Martinique du 16 juin 2002 au 27 février 2003
Maire du Lamentin, depuis 1989
1er vice-président de la CACEM (Communauté d'agglomération du Centre de la Martinique) de 2001 à 2008
Mandats en cours

Président de la CACEM (Communauté d'agglomération du Centre de la Martinique) depuis le 11 avril 2008
Maire du Lamentin (Martinique), réélu le 9 mars 2008
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Philippe Edmond-Mariette
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Philippe Edmond-Mariette

Philippe Edmond-Mariette est une personnalité politique française, née le 15 octobre 1955 à Fort-de-France en Martinique. Il est depuis le 15 mars 2008, le premier adjoint au maire du Lamentin.

Philippe Edmond-Mariette est membre de Bâtir le Pays Martinique, parti politique créé par Pierre Samot, maire du Lamentin.

Avocat de profession, il a été député de la Martinique du 1er juin 2003 au 16 juin 2007. Il avait succédé en 2003 à Pierre Samot dont l'élection avait été invalidée par le Conseil constitutionnel. Philippe Edmond-Mariette a été de 2001 à 2008, 11e adjoint au maire du Lamentin, chargé de la prévention de la délinquance, des affaires juridiques et contentieux.

Aux élections législatives de 2007, Philippe Edmond-Mariette avec 32,23% (7 636 voix) est battu au second tour par Serge Letchimy (PPM), maire de Fort de France, 67,77% (16 055 voix) avec une abstention de plus de 59% des inscrits.

Lors des élections municipales des 9 et 16 mars 2008, Pierre Samot est réélu maire du Lamentin et Philippe Edmond-Mariette figurait en 5eme position sur sa liste intitulée "Lamentin passionnément". Le 15 mars 2008, il est élu par le conseil municipal 1er adjoint au maire du Lamentin.

Mandats électifs
11/03/01 - 09/03/08 : 11e adjoint au maire du Lamentin
01/06/2003 - 16/06/2007 : Député de la troisième circonscription de la Martinique
Depuis le 15/03/08 : 1er adjoint au maire du Lamentin
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Louis-Joseph Manscour
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Louis-Joseph Manscour  

Louis-Joseph Manscour est un homme politique français né le 20 mars 1945 à La Trinité en Martinique. Il est maire de La Trinité depuis 1988 et député de la Martinique depuis 2002.

Il est élu député le 16 juin 2002, pour la XIIe législature (2002-2007), dans la première circonscription de la Martinique. Il fait partie du groupe socialiste. Aux élections législatives de juin 2007, Louis-Joseph Manscour est réélu député de la première circonscription de la Martinique en obtenant 14151 voix (55,02%).

Le 9 mars 2008, Louis-Joseph Manscour est réélu maire de Trinité avec 3926 voix soit 77,36% des suffrages exprimés.

Louis-Joseph Manscour est depuis le 20/11/08, le 1er secrétaire fédérale de la FSM (Fédération Socialiste de la Martinique).

Synthèse des mandats locaux 
13/03/1977 - 13/03/1983 : Adjoint au Maire de La Trinité (Martinique)
14/03/1983 - 19/03/1989 : Membre du conseil municipal de La Trinité (Martinique)
14/03/1983 - 10/06/1988 : Adjoint au Maire de La Trinité (Martinique)
18/03/1985 - 29/03/1992 : Membre du Conseil général de la Martinique
11/06/1988 - 19/03/1989 : Maire de La Trinité (Martinique)
20/03/1989 - 18/06/1995 : Maire de La Trinité (Martinique)
30/03/1992 - 22/03/1998 : Membre du Conseil général de la Martinique
19/06/1995 - 18/03/2001 : Maire de La Trinité (Martinique)
09/03/2008 : Maire de La Trinité
15/03/1998 - 19/03/2001 : Membre du Conseil régional de Martinique
23/03/1998 - 05/12/2002 : 1er Vice-Président du Conseil général de la Martinique
Mandats en cours 
Maire de La Trinité, Martinique depuis 1989.
député de la première circonscription de la Martinique depuis 2002
Parcours politique
Louis-Joseph Manscour est né en 1945 à l’époque où le précurseur de l’idéologie socialiste en Joseph Lagrosillière quitte la vie politique et où le socialiste Emmanuel Very et le poète philosophe Aimé Césaire sont élus députés de la Martinique. Il s’inscrit, dans la voie tracée par ces trois hommes en portant les valeurs de solidarité, d’humanisme, d’égalité et de justice sociale.

Fortement attaché à ses racines, on ne peut le dissocier de sa ville natale et de ses origines modestes. Il aime, à ce titre, rappeler un proverbe togolais selon lequel « Si quelquefois, il t’arrive de ne pas savoir où tu vas, alors surtout, n’oublie jamais d’où tu viens ».

Il grandit à La Trinité, commune du Nord Atlantique, auprès d’un père charpentier, d’une mère au foyer, d’un frère et d’une sœur dont il est le benjamin, dans une maison discrète au milieu de la campagne trinitéenne. C’est donc à pied, que tous les jours, il parcourt les 6 kilomètres qui le séparent du bourg et de l’école communale. Il quitte La Trinité pour suivre ses études à Fort-de-France. Puis, devenu instituteur, il rejoint le Nord Atlantique, où il enseigne, plus tard, l’histoire-géographie en tant que professeur de collège.

Marié et père de deux enfants, il s’investit pleinement dans la vie associative et citoyenne. Président d’une association omnisports pendant 15 ans, il a toujours su développer et entretenir la cordialité et l’amitié des rapports humains. C’est cette proximité avec la Chose Publique qui le conduit tout naturellement à participer activement à la vie politique de la Martinique.

Dans les années 1960, de nombreux élus de la SFIO rejoignent le camp du gaullisme et le socialisme en Martinique traverse une grave crise d’identité. C’est alors que Louis-Joseph Manscour avec des hommes de conviction, tels, Serge Jean-Louis, Emmanuel Serbin, Siméon Salpetrier, Casimir Banglidor et bien d’autres, fondent en 1972 la Fédération Socialiste de la Martinique (FSM) à l’issue du Congrès d'Épinay.

En 1974, Louis-Joseph Manscour, Secrétaire de Section et Secrétaire Fédéral à la Formation, organise la visite de François Mitterrand, candidat à l’élection présidentielle, à La Trinité. À croire que le futur Président de la République en gardera un bon souvenir, puisqu’il ne manquera jamais ses rendez-vous avec cette ville, bastion socialiste depuis 1945, lors de ses différents voyages en Martinique.

Premier Adjoint au Maire de La Trinité depuis 1977, il en devient le Maire en 1988. Élu au Conseil Général en 1985, il en sera le premier Vice-Président de 1998 à 2002. Il exerça aussi, entre 1998 et 2001, le mandat de Conseiller Régional. Homme de consensus et fort de ses expériences d’élu local, on lui confie la Présidence de la SEM départementale de développement et d’équipement de la Martinique ; fonction qu’il exerça de 1992 à 1998.

C’est après ce parcours riche en rencontres et en responsabilités que Louis-Joseph Manscour, homme de dialogue et d’expériences, se présente aux élections législatives de juin 2002. Contre toute attente, alors que la France connaît une « vague bleue », il remporte la circonscription du Nord-Atlantique face au député RPR sortant. À l’Assemblée nationale, il devient ainsi membre de la Commission des Affaires Economiques, de la Délégation pour l’Union Européenne, du FEDOM, et préside le Groupe d’Amitié France-Panama.

Depuis, il exerce son mandat de député de la Nation, sans oublier de défendre les intérêts vitaux de la Martinique et les valeurs de tolérance, de respect et d’égalité défendues par Jean Jaurès et Léon Blum. À ce titre, lors de la Convention nationale du Parti Socialiste pour l’Outre-mer, le 28 avril 2006, il appela à « une révolution des esprits » nécessaire à une France fière de sa diversité au sein d’une Europe unie.

S’investissant pleinement dans l’exercice de ses mandats, il profite de ses rares moments de détente pour se livrer à ses deux passions : le jeu d’échecs, pour lequel il a été champion de la Martinique en 1980, et la pétanque.

Alfred Marie-Jeanne
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Alfred Marie-Jeanne
Alfred Marie-Jeanne, né le 15 novembre 1936 à Rivière-Pilote (Martinique), est un homme politique français. Leader du Mouvement indépendantiste martiniquais (MIM), il est actuellement député de la 4e circonscription (Sud) de la Martinique.

Biographie 
Alfred Marie-Jeanne est issu d'une famille modeste. Il effectue ses études primaires à Rivière-Pilote. Puis il réussit au concours des bourses ce qui lui permet de poursuivre ses études secondaires au lycée Schoelcher de Fort-de-France. Après l'obtention de son baccalauréat (série mathématiques), Alfred Marie-Jeanne s'inscrit à l'École normale pour suivre les deux années de formation nécessaires pour devenir instituteur. Il est nommé pour son premier poste d'instituteur aux Terres-Sainville (Fort-de-France). Dans les années 70, il obtient à l'Université Antilles-Guyane une maîtrise en sciences économiques. Puis, Alfred Marie-Jeanne se présente au concours de PEGC, il réussit et reçoit son affectation comme professeur de mathématiques dans sa commune au collège Jacques-Roumain.

Alfred Marie-Jeanne s'engage en politique en 1971 en se présentant pour la première fois aux élections municipales à Rivière-Pilote, il n'appartient à ce moment-là à aucun parti politique mais est proche des idées de gauche. Aux municipales de 1971, Alfred Marie-Jeanne est élu pour la première fois, Maire de Rivière-Pilote, en obtenant 2102 voix contre 1519 à son adversaire de Droite, Jules Sauphanor. Puis, aux élections cantonales de 1973, il est élu conseiller général du canton de Rivière-Pilote avec 2 470 voix soit 61,08%.

En 1973, Il crée avec d'autres militants dont Garcin Malsa, le mouvement "La Parole au peuple" qu'il transforme le 1er juillet 1978 en Mouvement indépendantiste martiniquais. Aux législatives de 1973, Alfred Marie-Jeanne conclu une alliance politique avec le Parti progressiste martiniquais. Il est candidat dans la circonscription du sud et son suppléant est un militant PPM, Rodolphe Désiré. La base de cette alliance politique a pour objectif : la lutte pour la reconnaissance par les autorités françaises, du droit à l'autodétermination de la Martinique. Mais cette entente politique entre Alfred Marie-Jeanne et le PPM est un échec, il obtiendra un faible score 1920 voix et sera éliminé dès le premier tour.

Alfred Marie-Jeanne après avoir créé "La Parole au peuple" radicalise son discours nationaliste. En 1974, il adresse au candidat socialiste François Mitterrand un document présentant ses grandes orientations pour la Martinique: Il considère que la Martinique est une nation et revendique: le droit à l'autodétermination, un protocole d'accession à l'indépendance, des relations basées sur la coopération avec l'Europe etc. Alfred Marie-Jeanne grâce à son charisme et son franc-parler devient incontestablement le leader de la mouvance nationaliste en Martinique.

Au début des années 90, Alfred Marie-Jeanne change de stratégie et assouplit sa position. Le MIM décide de participer aux élections nationales, de participer à la gestion des affaires politiques locales et prend part dans le débat sur l'assemblée unique en proposant l'ARU (l'Assemblée régionale unifiée), c'est-à-dire une fusion du conseil régional et du conseil général. L'assemblée régionale unifiée qu'il propose sera dotée de pouvoirs législatifs et réglementaires. En 1990, aux élections régionales sa liste obtient 7 sièges au conseil régional, puis en 1992, 9 sièges. En 1993, Alfred Marie-Jeanne se présente 20 ans après aux élections Législatives et obtient au deuxième tour 17 912 voix, mais c'est le candidat de droite, André Lesueur qui l'emporte.

En 1997, aux élections législatives, Alfred Marie-Jeanne est élu au second tour, député de la Martinique avec 28 916 voix (64,08%) face au candidat de droite, André Lesueur. Aux élections régionales de 1998, la liste conduite par Alfred Marie-Jeanne obtient 24,6 % des voix et gagne 13 sièges au conseil régional. Il est élu président du conseil régional grâce au soutien de quelques élus de gauche avec 18 voix face au candidat de droite, Pierre Petit. Le 19 décembre 1999, il signe avec Antoine Karam, président du conseil régional de la Guyane et Lucette Michaux-Chevry, présidente du conseil régional de la Guadeloupe, "La déclaration de Basse-Terre". Dans cette déclaration, les trois présidents de régions réclamaient un statut de région autonome pour la Guyane, la Guadeloupe et la Martinique.

En octobre et novembre 2000, Alfred Marie-Jeanne, lance le "Projet Martinique". Ce projet doit permettre à la Martinique de se doter d'un nouveau statut de "région d'Outre-Mer" (ROM) autonome et prévoir un régime fiscal et social adapté aux spécificités de l'île. En 2001, lors des élections municipales, il tenta sans succès de conquérir la mairie de Fort-de-France, bastion historique du PPM (Parti progressiste martiniquais), mais le MIM gagne néanmoins 10 sièges dans l'opposition au Conseil Municipal de Fort de France. En 2002, aux Législatives, il obtient 16 194 voix au 2e tour et est réélu député de la Martinique. En 2004, il est triomphalement réélu président du conseil Régional. La liste des « Patriotes » MIM - CNCP a obtenue 74 860 voix et dispose 28 sièges sur 41 au conseil régional, une majorité confortable pour diriger la région de Martinique. Alfred Marie-Jeanne a annoncé plusieurs chantiers prioritaires comme la mise en place du haut débit avec l'ADSL, la dépollution des sols agricoles infectés par les pesticides et la construction d'un institut des métiers du sport.

En mai 2006, six ans après le "Projet Martinique", Alfred Marie-Jeanne lance le SMDE (Schéma martiniquais de développement économique). Le SMDE sera conçu comme un outil de développement pour la Martinique de demain. Défini dans une dynamique globale, ce schéma permettra d'affirmer les priorités en matière économique et dans tous les domaines contribuant au développement économique de l'île tels que : Emploi et formation professionnelle - Environnement, aménagement du territoire et développement durable - Mise en valeur des ressources naturelles - Coopération régionale et internationale - Recherche et innovation.

Aux élections législatives de juin 2007, Alfred Marie-Jeanne est réélu confortablement Député de la 4e circonscription de la Martinique avec 26 673 voix (68,46%). Il arrive en tête dans les 13 communes que compte la circonscription et distance son adversaire de l'UMP, André Lesueur de 14 384 voix. Alfred Marie-Jeanne siège à l'Assemblée nationale depuis le 26 juin 2007, dans le groupe de la gauche démocrate et républicaine.

Le 10 janvier 2010, une consultation de la population martiniquaise a eu lieu sur un éventuel changement de statut de leur département en une collectivité d'outre mer régie par l'article 74 de la constitution française et dotée d'un juste degré d'autonomie. Une majorité d'électeurs, 79,3 %, a répondu « non » à ce changement de statut. Le rejet du statut d'autonomie par le peuple est un revers pour Alfred Marie-Jeanne puisqu'il avait appelé à voter "oui". Après cet échec, il a appelé à voter "oui" le 24 janvier 2010 pour la fusion du conseil régional et du conseil général en une collectivité unique régie par l'article 73 de la constitution française. Les électeurs Martiniquais ont approuvé ce choix à 68,4%.

Aux élections régionales des 14 et 21 mars 2010, la liste "Les patriotes martiniquais et sympathisants" conduite par Alfred Marie-Jeanne arrive au second tour en deuxième position avec 66309 voix et obtient 12 sièges. Alfred Marie-Jeanne est battu par le candidat du PPM, Serge Letchimy. Le 23 mars 2010, Alfred Marie-Jeanne dans une lettre adressée à la population, annonce qu'il renonce à son siège de conseiller régional dans l'opposition, il est remplacé par le 13ème de sa liste, Sylvain Bolinois.

Synthèse des mandats électifs 
Maire de Rivière-Pilote (Martinique) de 1971 à 2000
Conseiller général de Rivière-Pilote (Martinique) de 1973 à 1997
Conseiller régional de la Martinique de 1990 à 2010
2e vice-président du conseil régional de la Martinique de 1992 à 1998
Président du Conseil régional de la Martinique de 1998 à 2010 (réélu en 2004).
Député de la Martinique depuis 1997 (réélu en 2002 et 2007)
Mandats en cours 
À jour au 24 mars 2010

Député de la 4e circonscription (Sud) de la Martinique
 
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Serge Letchimy
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Serge Letchimy
Serge Letchimy (né le 13 janvier 1953 au Gros-Morne en Martinique) est un homme politique français partisan de l'autonomie martiniquaise. Maire de Fort de France de 2001 à 2010. Il est actuellement député de la Martinique et président du Conseil régional de la Martinique depuis le 26 mars 2010.

Formation et profession 
Il est titulaire d'une licence de géographie et depuis 1984 d'un doctorat en urbanisme et aménagement obtenu à la Sorbonne à Paris.

Serge Letchimy est urbaniste de profession et ancien directeur général de la société d'économie mixte d'aménagement de Fort-de-France (SEMAFF). Il a dirigé cette société d'économie mixte de 1988 à 2000. En 1999, alors qu'il est directeur, la SEMAFF reçoit à Paris un SEM d'Or récompensant cette structure.

Carrière politique
Sous l'étiquette du PPM, il est élu maire de Fort-de-France le 18 mars 2001 et succède à Aimé Césaire.

Il est conseiller général du canton 6 de Fort-de-France de 1992 à 2004.

Serge Letchimy est président de la Communauté d'agglomération du Centre de la Martinique (CACEM) du 20 avril 2001 au 11 avril 2008.

Serge Letchimy a été aussi conseiller régional du 21 au 24 mars 2004, mais il a dû démissionner pour respecter la loi sur le cumul des mandats.

Le 23 octobre 2005, il est élu président du PPM, lors du 17e Congrès du parti.

Aux élections législatives de juin 2007, Serge Letchimy est élu député de la troisième circonscription de la Martinique en obtenant 16 055 voix (67,77%) face au député sortant, Philippe Edmond-Mariette. Serge Letchimy est à l'Assemblée Nationale, apparenté au Groupe socialiste, radical, citoyen et apparentés depuis le 26 juin 2007.

Le 9 mars 2008, Serge Letchimy est réélu dès le premier tour maire de Fort-de-France en recueillant 23 227 voix soit 82,62% des suffrages exprimés. C'est le maire le mieux élu de la Martinique lors des élections municipales de 2008.

Le 10 janvier 2010, une consultation de la population martiniquaise a eu lieu sur un éventuel changement de statut de leur département en une collectivité d'outre mer régie par l'article 74 de la constitution française et dotée d'un juste degré d'autonomie. Serge Letchimy pourtant autonomiste avait fait le choix de voter "non" à cette consultation. Une majorité d'électeurs, 79,3 %, avait répondu « non » à ce changement de statut. Puis, il avait appelé à voter "oui" le 24 janvier 2010 pour la fusion du conseil régional et du conseil général en une collectivité unique régie par l'article 73 de la constitution française. Les électeurs Martiniquais ont approuvé ce choix à 68,4%. Lors des débats autour de cette consultation, Serge Letchimy proposait "la troisième voie", c'est-à-dire une autonomie constitutionnalisée.

Lors des élections régionales des 14 et 21 mars 2010, la liste « Ensemble, pour une Martinique nouvelle » conduite par Serge Letchimy arrive en tête au second tour avec 78 193 voix. Il dispose d'une majorité de 26 élus sur 41 pour diriger le conseil régional de la Martinique.

Serge Letchimy a été élu officiellement président du conseil régional, le vendredi 26 mars 2010 en recueillant 26 voix sur 41. Il a démissionné du conseil municipal de Fort-de-France pour se mettre en conformité avec la loi limitant le cumul des mandats. C'est son ancien 1er adjoint, Raymond Saint-Louis-Augustin qui a été élu le 7 avril 2010, par le conseil municipal, nouveau maire de Fort-de-France.

Parcours politique 
Conseiller général du 6e canton de Fort de France de 1992 à 2004
Maire de Fort de France du 18/03/2001 au 26/03/2010
Conseiller régional du 21 au 24 mars 2004 et depuis le 21 mars 2010
Président de la Communauté d'Agglomération du Centre de la Martinique (CACEM) du 20/04/01 au 11/04/08
Député de la troisième circonscription de la Martinique depuis 16/06/2007
Président du Conseil régional de la Martinique, depuis le 26 mars 2010
Mandats en cours
Député de la troisième circonscription de la Martinique depuis 16/06/2007
Président du Conseil régional de la Martinique, élu le 26 mars 2010.
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LEMERY Henry
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