Jean Serge ESSOUS est né en 1935 à Brazzaville
Jean-Serge Essous est mort mercredi 25 Novembre 2009
à 15 h à l'Hôpital des Armées à Brazzaville.
Décès de Jean Serge ESSOUS Ne doit surprendre personne, car le 30 Juillet 2009
sous la plume de votre serviteur sur le site Starducongo, un S.O.S. a été lancé à toute personne de bonne volonté de venir au secours d’ESSOUS très malade, alors qu’il se trouvait sur le sol français, après un séjour artistique de trois mois, des Bantous de la capitale. Faute d’une prise en charge médicale pour le maintenir en France, ESSOUS a été contraint de rentrer à Brazzaville. Et depuis plus rien. Trébuchant à la clôture de la 7ème édition du FESPAM pour recevoir la décoration décerné à son orchestre Les Bantous, personne après n’a eu la présence d’esprit de se préoccuper de son état. Hélas ! Tout est consommé.Le dernier survivant des créateurs actifs de l’OK JAZZ, le 6 Juin 1956 est parti et avec lui toute une partie de l’histoire de la musique congolaise sur les deux rives du fleuve Congo.Musicien d’expérience, de souvenir, de synthèse, en un mot musicien de grand talent, Jean Serge ESSOUS occupe une place importante dans l’histoire de la musique congolaise. Arrangeur à la plume alerte et inspirée, il est demeuré un clarinettiste, flûtiste, saxophoniste et chanteur dont on appréciait le goût très sûr, la pensée remarquablement organisée et surtout la maîtrise instrumentale qui lui permettait d’improviser avec désinvolture dans le registre divertissant.
Jean Serge ESSOUS est né en 1935 à Brazzaville. De l’école officielle de Poto-Poto, il passe au collège de Dolisie. De retour à Brazzaville, il est admis à l’école technique professionnelle (aujourd’hui Lycée du 1er Mai). Il adore les maths, ce qui lui vaudra la formation d’électricien. Il n’a donc pas beaucoup de peine a exercer ce métier en 1952 et 1953 à « IBM-France » (une des premières sociétés de mécanographie installée à Brazzaville) où il y trouve Marie Isidore DIABOUA et Jacques PELLA « Lamontha », tous deux grands mécanographes. Ces derniers sont également des musiciens de ballet et comme les musiciens l‘ont toujours attiré ESSOUS, il tient à tout pris d’être des leurs avant de s’initier à la flûte.C’est donc grâce à Marie Isidore DIABOUA que Jean Serge ESSOUS fréquente depuis 1951 Les Ballets Diaboua (à l’époque Ballet « Kongo dia Ntotela ») en compagnie de Liberlin de SHORIBA DIOP, Jacques PELLA « Lamontha », Albert LOUBELO « Beaufort », MBOTO Jocker, Yves MPOUA et tant d’autres. Les actions du groupe traditionnel rentrent en perpétuelle mutation. C’est ainsi que le mouvement des ballets était né au Congo.Janvier 1952, DIABOUA qui tient toujours à l’éclosion des nouveaux talents apporte un sang nouveau à son œuvre, par la création d’une nouvelle formation musicale moderne « C.D.J. » (les compagnons de joie). Cette formation fait appel à des chanteurs, percussionnistes, sansistes, mais surtout aux flûtistes : ESSOUS – PELLA « Lamontha » et MBOTO « Jocker » qui constituait le trio choc. Le CDJ aura surtout le mérite de graver son premier disque en 1953 aux éditions CEFA de Léopoldville. : « Kinialala tsula » et « Z’entendis la nuit »1954. C’est encore Marie Isidore DIABOUA qui donne l’occasion à Jean Serge ESSOUS de passer de la flûte à la clarinette. En très peu de temps ESSOUS maîtrise déjà si bien la clarinette que des sollicitations de quelques groupes lui sont destinées. Il choisi le NEGRO JAZZ dont il fait partie sous la direction du guitariste Joseph KABA et avec qui il fait en Janvier 1955 le voyage à Léopoldville. Voyage au cours duquel Henri BOWANE (ce grand impresario, de père congolais de Brazzaville-Sibiti- et de mère congolaise de Kinshasa-Bandaka -) assure donc au NEGRO JAZZ la gloire au Parc de Boeck et au grand dancing kinois « Air France ». ESSOUS y déploie une grande vitalité, car il se révèle dans une forme éblouissante, faisant scintiller les nombreuses facettes de son art.En 1956, ESSOUS est devenu un des musiciens des éditions LONINGISA qu’on ne présente plus. Son départ du NEGRO JAZZ au cours de l’année 1955, le place parmi les grands requins de studio, qui avec LUAMBO MAKIADI Franco et LANDO « Rossignol » vont travailler sur la recherche des sensibilités musicales dans le cadre d’un groupe expérimental basé dans le célèbre bar-dancing OK BAR de son propriétaire Oscar KASHAMA, lequel donne naissance le 6 juin 1956 à la formation de l’OK JAZZ..- ESSOUS en devient facilement le chef d’orchestre, et sous lui LUAMBO « Franco », LANDO « Rossignol », LONGOMBA « Vicky », LOUBELO « De la lune », Saturnin PANDI et BOSUMA « Dessoin » (pour ne pas citer DIABOUA, PELLA « Lamontha », Liberlin De SHORIBA DIOP, percussionnistes aux éditions Loningisa et qui ont pris une part active à la création de l’OK Jazz)Dans l’OK Jazz, on compte ESSOUS parmi les meilleurs compositeurs dont l’inspiration principale est demeurée sans conteste. Prodigieuses, des chansons comme « Se pamba », « Lina », etc qui ont défrayé la chronique à cette époque.
Décembre 1956, le travail de l’impresario et talentueux musicien Henri BOWANE aux éditions Loningisa, ne correspond plus à ses conceptions. Il pense qu’ESSOUS, LANDO Rossignol, Saturnin PANDI, Nino MALAPET sont les musiciens qui ont produit sur lui la plus forte impression, a tel point qu’ils éprouvent en 1957 la naissance de l’orchestre ROCK-A-MAMBO au sein des nouvelles éditions ESENGO. Le ROCK-A-MAMBO évoque à lui seul ce que nous avions connu d’admirable dans les arrangements des chansons congolaises que dans l’interprétation des rythmes afro-cubains. Une grande ouverture sur l’Amérique latine dont il avait réservé à l’espagnol une place importante dans les compositions. En effet, si le cha cha cha est né à Cuba en 1951 de son inventeur Enrique JORRIN, au Congo et en 1957, c’est à Jean Serge ESSOUS que nous devons les toutes premières interprétations : « Baila » et « Sérénade sentimentale » dont la sensation à cette époque était proche du vertige.
1959, ESSOUS quitte le ROCK-A-MAMBO, avec lui Saturnin PANDI, notamment à la faveur de la naissance, le 15 Août 1959. de l’Orchestre BANTOUS.- ESSOUS en assure la direction jusqu’au 11 Août 1966 avant de faire le relais à Nino MALAPET, précisément à Dakar, après le Festival mondial des arts nègres. Ici commence son grand parcours aux Antilles avec le RICO JAZZ, où il est le premier congolais à initier la musique congolaise dans cette contrée où seule la biguine régnait. Lui et son groupe sont pour quelque chose dans l’éclosion de KASAV.- ESSOUS fait également partie du célèbre groupe de Manu DIBANGO « l’AFRICAN TEAM » entre 1969 et 1970.
Le 22 Février 1970, ESSOUS, son épouse antillaise de la Martinique et leur fils né en Martinique sont de retour à Brazzaville. Peu de temps après et à la grande satisfaction du monde musical congolais, il est nommé conseiller artistique à la SOCODI (Société congolaise de disque). Naturellement, il rejoint Les Bantous, avant de repartir une fois de plus en exil en France, et à partir de Septembre 1989 jusqu’en 1992 année de son retour définitif au Congo. Cette fois, la présidence de la république, (sous LISSOUBA) qui lui reconnaît beaucoup de talent dans le domaine musical, le nomme conseiller culturel au cabinet du président de la république. En dépit de ses charges, ESSOUS n’abandonne pas pour autant la musique et son orchestre Les Bantous, qui après une période difficile (1997 2005) va se relancer en 2007, grâce aux efforts de Jean Martin MBEMBA, le sauveur qui a remis le groupe en activité et l’a propulsé sur la scène internationale.
Depuis 2006, sous la coupe de Jean Serge ESSOUS et Nino MALAPET, le chemin parcouru s’est enrichi de belles récoltes : 2007 Festival des musiques Métisses Angoulême – 2009 Babel Med Music – Marseille et Olympia Paris.
Enfin, voyageur infatigable, ESSOUS a sillonné pendant plusieurs années l’Europe, Cuba et Les Antilles. Partout il était capable de jouer avec des tas de gens différents en conservant toujours autant de qualités, c’est finalement un des critères les plus valables qui puissent exister, même si l’on ne s’en rendait pas compte. Pour Joseph KABASELLE qui avait longtemps joué avec ESSOUS aux éditions Esengo (Rock-Africa) et dans l’African Team, ESSOUS, c’était son grand amour.
ESSOUS, un novateur qui a ouvert à la clarinette, au saxo, à la flûte et au chant un registre nouveau. Impossible en un article de faire le contour de la vie musicale de Jean Serge ESSOUS, que MULAMBA « Mujos » avait prié de tous ses vœux, dans un sentiment généreux son retour au Congo, pendant qu’il était aux Antilles, et dans une célèbre chanson « ESSOUS SPIRITU » (African Team)
ADIEU ESSOUS, que la terre de nos ancêtres te soit légère.
Clément OSSINONDE Clement.ossinonde@sfr.fr
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Hexagone : Parlez-nous de votre vie avant de devenir musicien ? Jean Serge Essous : Je suis né le 15 janvier 1935 à Mossendjo. J’ai fait mes études primaires à la grande école de Poto-Poto, à Brazzaville, jusqu’à l’obtention de mon certificat. En 1949, j’ai satisfait au concours pour poursuivre mes études à Mbounda, à Dolisie, qui fut l’école de formation des instituteurs. Beaucoup de gens y sont passés, parmi lesquels le président actuel du Congo. Après quelques temps, j’ai eu maille à partir avec ma mère qui, elle, s’est trouvée abandonnée par mon père, le feu Essous François. Cette situation difficile a fait que je renonce à mes études.
H : À quand remontent vos débuts en musique ?
JSE : J’ai eu un contact très tôt avec la musique, dès mon enfance, puisque j’étais scout, donc éclaireur. Le scoutisme à notre époque était de mise, et c’est dans ce monde que j’ai appris la musique grâce à mon encadreur, Diaboua Isidore, surnommé Chef Lièvre. Revenu à Brazzaville, après mon passage à Mbounda, j’ai commencé à jouer dans son orchestre en manipulant de la flûte. J’avais en ce moment-là, entre 14 et 16 ans. Quoi que je jouais au football dans l’équipe B de l’Etoile du Congo, aux côtés de Bamana l’enfant terrible, j’avais toujours une passion pour la musique. Et avec des amis, nous avons crée un groupe.
H : Quel a été votre premier orchestre ? JSE : Mon premier orchestre s’appelait « Les compagnons de la loi », et appartenait à M.Diaboua. C’est là que tout a commencé. Mais on ne s’est pas arrêté là. En 1953, nous avions créé un groupe nommé Negro Jazz avec Ganga Edo, Nkouka Célestin, Nino Malapet, Bitsoukou Théo, avec pour chef d’orchestre Kaba Joseph. Après les répétitions, nous allions faire des essais chez Faignond, à Poto-Poto, qui était, à l’époque, le haut lieu de l’ambiance à brazzaville.
H : Comment le public a accueilli votre orchestre ? JSE : Nous étions très appréciés. C’est ce qui a fait que nous obtenions un contrat pour jouer au Bar Faignond trois fois par semaine. Grâce à notre talent, nous avons rencontré le grand Kallé Jeff Kabasele qui, lors d’une de ses tournées à Brazzaville, va nous inviter à Léopoldville (Kinshasa)
H : Ainsi commence donc votre carrière à Léopoldville ?
JSE : Oui ! Nous avons joué dans cette ville plusieurs spectacles de haute facture. Cela nous a amené à signer un contrat de six mois avec un Camerounais qui était propriétaire d’un bar très célèbre à Léopoldville. Nous étions toujours basés à Brazzaville malgré ce contrat, et allions juste le week-end à Léopoldville. Un jour, Henri Bowane nous invite, moi et Nino, à accompagner un jeune artiste qui enregistrait au studio Loninguissa de Limété, et le jeune en question c’était Luambo alias Franco. C’est là que nous l’avions rencontré. On devrait donc travailler son disque qui s’intitulait « Ba petits mbongo luwo », c'est-à-dire les petits n’ont plus d’argent. Cette chanson a eu un grand succès.
H : À quel moment êtes-vous devenu sociétaire de l’Ok-Jazz après votre rencontre avec Franco ? JSE : Quand je rencontre Franco, j’ai 21 ans, lui 18 ans. Il fallait donc créer un orchestre et lui trouver un nom surtout qu’un blanc nous avait proposé un contrat. Le nom de Ok-Jazz va être donné par Mr. Cassien, président de tous les métis du Congo-Léopoldville. Il avait un bar appelé OK Bar : on entre OK, on sort KO. Etant donné qu’on répétait dans son bar, il nous a proposé le nom de OK JAZZ. Voilà comment est né le nom de OK JAZZ. Comme Franco me faisait confiance, et surtout que j’avais découvert des erreurs sur le contrat que ce blanc nous avait proposé, Luambo m’a demandé d’apposer ma signature sur ledit contrat. Par là, je suis devenu le tout premier chef d’orchestre de l’OK JAZZ.
H : Pendant combien de temps êtes-vous resté à la tête de l’OK JAZZ ? JSE : Un an seulement.
H : Pourquoi cette courte durée ?
JSE : (Sourire). La raison est simple. Je ne pouvais pas décevoir celui qui m’avait emmené à Léopoldville, c'est-à-dire Bowane. Lorsqu’il m’a proposé de jouer dorénavant dans une boite qui s’ouvrait, je ne pouvais pas refuser. Je suis donc parti avec Rossignol, et nous avons créé « Rocamambo ». Après, j’ai fait venir de Brazzaville Pandi et Nino Malapé avec lesquels nous avons animé Rocamanbo de 1957 à 1959. Pendant ce temps, Franco a fait venir de Brazzaville Ganga Edo, Nkouka Célestin et de
la Lune. Mais, en 1959, tous les artistes de Brazza décident de rentrer au pays, parce que le vent des indépendances faisait peur.
H : Qu’avez-vous fait à votre retour à Brazzaville ? JSE : Nous avons créé l’orchestre « Bantous », avant qu’il ne devienne « Bantous de la capitale ». Cet orchestre fut donc créé par ceux qui revenaient de Léopoldville.
H : Parlez-nous de votre aventure africaine, notamment en Afrique de l’Ouest ?
JSE : J’ai quitté le pays avec les Bantous pour représenter le Congo au premier festival des arts nègres à Dakar organisé par le président Senghor. Nous sommes en 1960. Avant cette date, nous avons joué à Abidjan et dans d’autres villes en Afrique de l’Ouest. C’est ainsi que le président Houphouët Boigny va nous inviter pour se produire à la fête de l’indépendance de
la Côte d’Ivoire. Vu notre prestation, on va signer avec l’hôtel Ivoire, à Abidjan, un contrat de six mois. Malheureusement ce contrat va être interrompu par le ministre des affaires étrangères du Congo qui, lors de son voyage à Abidjan, nous contraint de rentrer au pays. J’ai refusé de rentrer, car je n’appréciais pas guère cette manière de couper de l’appétit aux gens. C’est ainsi que j’ai décidé de partir en Europe, à Paris, par bateau.
H : Comment ça s’est passé à Paris ?
JSE : À Paris, j’ai retrouvé mon frère Manu Dibango qui m’a bien reçu, que j’ai connu en 1960 par l’entremise de Kabasele, à Kinshasa. Il m’a sollicité pour jouer à sa place et m’a laissé toucher le cachet qui lui était destiné. Vous voyez !
H : Qu’est ce qu’il faut retenir de votre passage aux Antilles ? JSE : Je suis allé aux Antilles accompagné de mes amis de l’Orchestre les Rico Jazz que nous avions créé à Paris. Nous animions les mariages des Congolais de deux rives à Paris. Mais
la Martinique nous a attirés grâce à Bayonne dont la famille disposait d’un site touristique là-bas. Nous y sommes restés pendant cinq ans au lieu de deux semaines prévues. Après
la Martinique, je suis rentré au pays, avec un enfant comme souvenir en 1971. H : A votre retour, avez-vous créé un orchestre ? JSE : Je’avais plus d’orchestre à créer, puisque l’orchestre « les Bantous de la capitale » existait et continuent d’exister. Je suis donc revenu dans mon orchestre, et j’y suis jusqu’à ce jour.
H : Quel souvenir a marqué votre vie d’artiste ? JSE : L’un des moments les plus importants de ma carrière, sinon le souvenir que j’ai le plus gardé est un événement que j’ai vécu en Martinique à la fin du carnaval organisé en 1968 auquel les Rico Jazz avaient participé. A cette occasion, l’hymne national français,
la Marseillaise avait été chantée en l’honneur des Rico Jazz. Et quand je suis allé recevoir le trophée qui nous était destiné, j’ai pleuré, car pour moi le Congo était trop honoré. J’ai fondu en larmes, car je n’en revenais pas.
H : Quelles sont, selon vous, les meilleures chansons de votre carrière ? JSE : Parmi mes meilleures chansons, il y a Sérénade sentimentale. Ce fut mon premier Tchatchatcha, en 1957. C’est cette chanson qui a été à l’origine du succès de l’orchestre Rocamanbo à Kinshasa.
H : Quel est l’artiste qui vous a le plus marqué ?
JSE : Il y a Manu Dibango et bien sur Kabesele Kallé.
H : Pourquoi ? JSE : Avec ces deux artistes, nous avons fait une série de disques, allant jusqu’à créer l’orchestre Africa Team à Paris. Manu, c’est mon frère. Il s’intéresse à moi quand il arrive à Brazzaville.
H : Quel regard avez-vous sur la musique congolaise actuelle ? JSE : Etant moi-même musicien, je ne peux pas être juge et partie. Néanmoins, si j’ai un conseil à donner aux jeunes, je leur demanderai de travailler s’ils veulent aller au bout de leurs ambitions.
H : Votre mot de la fin JSE : Je remercie Hexagone d’avoir pensé à Essous.
Propos recueillis par Virlain OWA/Hexagone
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