NOU KA SONJÉ
ESPIRITU Jean Serge Essous
Vign_okok-antre
Jean Serge ESSOUS est né en 1935 à Brazzaville

Jean-Serge Essous est mort mercredi 25 Novembre 2009
à 15 h à l'Hôpital des Armées à Brazzaville.

Décès de Jean Serge ESSOUS

Ne doit surprendre personne, car le 30 Juillet 2009
sous la plume de votre serviteur sur le site Starducongo, un S.O.S. a été lancé à toute personne de bonne volonté de venir au secours d’ESSOUS très malade, alors qu’il se trouvait sur le sol français, après un séjour artistique de trois mois, des Bantous de la capitale. Faute d’une prise en charge médicale pour le maintenir en France, ESSOUS a été contraint de rentrer à Brazzaville. Et depuis plus rien. Trébuchant à la clôture de la 7ème édition du FESPAM pour recevoir la décoration décerné à son orchestre Les Bantous, personne après n’a eu la présence d’esprit de se préoccuper de son état. Hélas ! Tout est consommé.Le dernier survivant des créateurs actifs de l’OK JAZZ, le 6 Juin 1956 est parti et avec lui toute une partie de l’histoire de la musique congolaise sur les deux rives du fleuve Congo.Musicien d’expérience, de souvenir, de synthèse, en un mot musicien de grand talent, Jean Serge ESSOUS occupe une place importante dans l’histoire de la musique congolaise. Arrangeur à la plume alerte et inspirée, il est demeuré un clarinettiste, flûtiste, saxophoniste et chanteur dont on appréciait le goût très sûr, la pensée remarquablement organisée et surtout la maîtrise instrumentale qui lui permettait d’improviser avec désinvolture dans le registre divertissant.Jean Serge ESSOUS est né en 1935 à Brazzaville. De l’école officielle de Poto-Poto, il passe au collège de Dolisie. De retour à Brazzaville, il est admis à l’école technique professionnelle (aujourd’hui Lycée du 1er Mai). Il adore les maths, ce qui lui vaudra la formation d’électricien. Il n’a donc pas beaucoup de peine a exercer ce métier en 1952 et 1953 à « IBM-France » (une des premières sociétés de mécanographie installée à Brazzaville) où il y trouve Marie Isidore DIABOUA et Jacques PELLA « Lamontha », tous deux grands mécanographes. Ces derniers sont également des musiciens de ballet et comme les musiciens l‘ont toujours attiré ESSOUS, il tient à tout pris d’être des leurs avant de s’initier à la flûte.C’est donc grâce à Marie Isidore DIABOUA que Jean Serge ESSOUS fréquente depuis 1951 Les Ballets Diaboua (à l’époque Ballet « Kongo dia Ntotela ») en compagnie de Liberlin de SHORIBA DIOP, Jacques PELLA « Lamontha », Albert LOUBELO « Beaufort », MBOTO Jocker, Yves MPOUA et tant d’autres. Les actions du groupe traditionnel rentrent en perpétuelle mutation. C’est ainsi que le mouvement des ballets était né au Congo.Janvier 1952, DIABOUA qui tient toujours à l’éclosion des nouveaux talents apporte un sang nouveau à son œuvre, par la création d’une nouvelle formation musicale moderne « C.D.J. » (les compagnons de joie). Cette formation fait appel à des chanteurs, percussionnistes, sansistes, mais surtout aux flûtistes : ESSOUS – PELLA « Lamontha » et MBOTO « Jocker » qui constituait le trio choc. Le CDJ aura surtout le mérite de graver son premier disque en 1953 aux éditions CEFA de Léopoldville. : « Kinialala tsula » et « Z’entendis la nuit »1954. C’est encore Marie Isidore DIABOUA qui donne l’occasion à Jean Serge ESSOUS de passer de la flûte à la clarinette. En très peu de temps ESSOUS maîtrise déjà si bien la clarinette que des sollicitations de quelques groupes lui sont destinées. Il choisi le NEGRO JAZZ dont il fait partie sous la direction du guitariste Joseph KABA et avec qui il fait en Janvier 1955 le voyage à Léopoldville. Voyage au cours duquel Henri BOWANE (ce grand impresario, de père congolais de Brazzaville-Sibiti- et de mère congolaise de Kinshasa-Bandaka -) assure donc au NEGRO JAZZ la gloire au Parc de Boeck et au grand dancing kinois « Air France ». ESSOUS y déploie une grande vitalité, car il se révèle dans une forme éblouissante, faisant scintiller les nombreuses facettes de son art.En 1956, ESSOUS est devenu un des musiciens des éditions LONINGISA qu’on ne présente plus. Son départ du NEGRO JAZZ au cours de l’année 1955, le place parmi les grands requins de studio, qui avec LUAMBO MAKIADI Franco et LANDO « Rossignol » vont travailler sur la recherche des sensibilités musicales dans le cadre d’un groupe expérimental basé dans le célèbre bar-dancing OK BAR de son propriétaire Oscar KASHAMA, lequel donne naissance le 6 juin 1956 à la formation de l’OK JAZZ..- ESSOUS en devient facilement le chef d’orchestre, et sous lui LUAMBO « Franco », LANDO « Rossignol », LONGOMBA « Vicky », LOUBELO « De la lune », Saturnin PANDI et BOSUMA « Dessoin » (pour ne pas citer DIABOUA, PELLA « Lamontha », Liberlin De SHORIBA DIOP, percussionnistes aux éditions Loningisa et qui ont pris une part active à la création de l’OK Jazz)Dans l’OK Jazz, on compte ESSOUS parmi les meilleurs compositeurs dont l’inspiration principale est demeurée sans conteste. Prodigieuses, des chansons comme « Se pamba », « Lina », etc qui ont défrayé la chronique à cette époque.
Décembre 1956, le travail de l’impresario et talentueux musicien Henri BOWANE aux éditions Loningisa, ne correspond plus à ses conceptions. Il pense qu’ESSOUS, LANDO Rossignol, Saturnin PANDI, Nino MALAPET sont les musiciens qui ont produit sur lui la plus forte impression, a tel point qu’ils éprouvent en 1957 la naissance de l’orchestre ROCK-A-MAMBO au sein des nouvelles éditions ESENGO. Le ROCK-A-MAMBO évoque à lui seul ce que nous avions connu d’admirable dans les arrangements des chansons congolaises que dans l’interprétation des rythmes afro-cubains. Une grande ouverture sur l’Amérique latine dont il avait réservé à l’espagnol une place importante dans les compositions. En effet, si le cha cha cha est né à Cuba en 1951 de son inventeur Enrique JORRIN, au Congo et en 1957, c’est à Jean Serge ESSOUS que nous devons les toutes premières interprétations : « Baila » et « Sérénade sentimentale » dont la sensation à cette époque était proche du vertige.
1959, ESSOUS quitte le ROCK-A-MAMBO, avec lui Saturnin PANDI, notamment à la faveur de la naissance, le 15 Août 1959. de l’Orchestre BANTOUS.- ESSOUS en assure la direction jusqu’au 11 Août 1966 avant de faire le relais à Nino MALAPET, précisément à Dakar, après le Festival mondial des arts nègres. Ici commence son grand parcours aux Antilles avec le RICO JAZZ, où il est le premier congolais à initier la musique congolaise dans cette contrée où seule la biguine régnait. Lui et son groupe sont pour quelque chose dans l’éclosion de KASAV.- ESSOUS fait également partie du célèbre groupe de Manu DIBANGO « l’AFRICAN TEAM » entre 1969 et 1970.
Le 22 Février 1970, ESSOUS, son épouse antillaise de la Martinique et leur fils né en Martinique sont de retour à Brazzaville. Peu de temps après et à la grande satisfaction du monde musical congolais, il est nommé conseiller artistique à la SOCODI (Société congolaise de disque). Naturellement, il rejoint Les Bantous, avant de repartir une fois de plus en exil en France, et à partir de Septembre 1989 jusqu’en 1992 année de son retour définitif au Congo. Cette fois, la présidence de la république, (sous LISSOUBA) qui lui reconnaît beaucoup de talent dans le domaine musical, le nomme conseiller culturel au cabinet du président de la république. En dépit de ses charges, ESSOUS n’abandonne pas pour autant la musique et son orchestre Les Bantous, qui après une période difficile (1997 2005) va se relancer en 2007, grâce aux efforts de Jean Martin MBEMBA, le sauveur qui a remis le groupe en activité et l’a propulsé sur la scène internationale.
Depuis 2006, sous la coupe de Jean Serge ESSOUS et Nino MALAPET, le chemin parcouru s’est enrichi de belles récoltes : 2007 Festival des musiques Métisses Angoulême – 2009 Babel Med Music – Marseille et Olympia Paris.
Enfin, voyageur infatigable, ESSOUS a sillonné pendant plusieurs années l’Europe, Cuba et Les Antilles. Partout il était capable de jouer avec des tas de gens différents en conservant toujours autant de qualités, c’est finalement un des critères les plus valables qui puissent exister, même si l’on ne s’en rendait pas compte. Pour Joseph KABASELLE qui avait longtemps joué avec ESSOUS aux éditions Esengo (Rock-Africa) et dans l’African Team, ESSOUS, c’était son grand amour.
ESSOUS, un novateur qui a ouvert à la clarinette, au saxo, à la flûte et au chant un registre nouveau. Impossible en un article de faire le contour de la vie musicale de Jean Serge ESSOUS, que MULAMBA « Mujos » avait prié de tous ses vœux, dans un sentiment généreux son retour au Congo, pendant qu’il était aux Antilles, et dans une célèbre chanson « ESSOUS SPIRITU » (African Team)
ADIEU ESSOUS, que la terre de nos ancêtres te soit légère.
Clément OSSINONDE Clement.ossinonde@sfr.fr
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Hexagone : Parlez-nous de votre vie avant de devenir musicien ?
Jean Serge Essous : Je suis né le 15 janvier 1935 à Mossendjo. J’ai fait mes études primaires à la grande école de Poto-Poto, à Brazzaville, jusqu’à l’obtention de mon certificat. En 1949, j’ai satisfait au concours pour poursuivre mes études à Mbounda, à Dolisie, qui fut l’école de formation des instituteurs. Beaucoup de gens y sont passés, parmi lesquels le président actuel du Congo. Après quelques temps, j’ai eu maille à partir avec ma mère qui, elle, s’est trouvée abandonnée par mon père, le feu Essous François. Cette situation difficile a fait que je renonce à mes études.
H : À quand remontent vos débuts en musique ?
JSE : J’ai eu un contact très tôt avec la musique, dès mon enfance, puisque j’étais scout, donc éclaireur. Le scoutisme à notre époque était de mise, et c’est dans ce monde que j’ai appris la musique grâce à mon encadreur, Diaboua Isidore, surnommé Chef Lièvre. Revenu à Brazzaville, après mon passage à Mbounda, j’ai commencé à jouer dans son orchestre en manipulant de la flûte. J’avais en ce moment-là, entre 14 et 16 ans. Quoi que je jouais au football dans l’équipe B de l’Etoile du Congo, aux côtés de Bamana l’enfant terrible, j’avais toujours une passion pour la musique. Et avec des amis, nous avons crée un groupe.
H : Quel a été votre premier orchestre ?
JSE : Mon premier orchestre s’appelait « Les compagnons de la loi », et appartenait à M.Diaboua. C’est là que tout a commencé. Mais on ne s’est pas arrêté là. En 1953, nous avions créé un groupe nommé Negro Jazz avec Ganga Edo, Nkouka Célestin, Nino Malapet, Bitsoukou Théo, avec pour chef d’orchestre Kaba Joseph. Après les répétitions, nous allions faire des essais chez Faignond, à Poto-Poto, qui était, à l’époque, le haut lieu de l’ambiance à brazzaville.
H : Comment le public a accueilli votre orchestre ?
JSE : Nous étions très appréciés. C’est ce qui a fait que nous obtenions un contrat pour jouer au Bar Faignond trois fois par semaine. Grâce à notre talent, nous avons rencontré le grand Kallé Jeff Kabasele qui, lors d’une de ses tournées à Brazzaville, va nous inviter à Léopoldville (Kinshasa)
H : Ainsi commence donc votre carrière à Léopoldville ?
JSE : Oui ! Nous avons joué dans cette ville plusieurs spectacles de haute facture. Cela nous a amené à signer un contrat de six mois avec un Camerounais qui était propriétaire d’un bar très célèbre à Léopoldville. Nous étions toujours basés à Brazzaville malgré ce contrat, et allions juste le week-end à Léopoldville. Un jour, Henri Bowane nous invite, moi et Nino, à accompagner un jeune artiste qui enregistrait au studio Loninguissa de Limété, et le jeune en question c’était Luambo alias Franco. C’est là que nous l’avions rencontré. On devrait donc travailler son disque qui s’intitulait « Ba petits mbongo luwo », c'est-à-dire les petits n’ont plus d’argent. Cette chanson a eu un grand succès.
H : À quel moment êtes-vous devenu sociétaire de l’Ok-Jazz après votre rencontre avec Franco ?
JSE : Quand je rencontre Franco, j’ai 21 ans, lui 18 ans. Il fallait donc créer un orchestre et lui trouver un nom surtout qu’un blanc nous avait proposé un contrat. Le nom de Ok-Jazz va être donné par Mr. Cassien, président de tous les métis du Congo-Léopoldville. Il avait un bar appelé OK Bar : on entre OK, on sort KO. Etant donné qu’on répétait dans son bar, il nous a proposé le nom de OK JAZZ. Voilà comment est né le nom de OK JAZZ. Comme Franco me faisait confiance, et surtout que j’avais découvert des erreurs sur le contrat que ce blanc nous avait proposé, Luambo m’a demandé d’apposer ma signature sur ledit contrat. Par là, je suis devenu le tout premier chef d’orchestre de l’OK JAZZ.
H : Pendant combien de temps êtes-vous resté à la tête de l’OK JAZZ ?
JSE : Un an seulement.
H : Pourquoi cette courte durée ?
JSE : (Sourire). La raison est simple. Je ne pouvais pas décevoir celui qui m’avait emmené à Léopoldville, c'est-à-dire Bowane. Lorsqu’il m’a proposé de jouer dorénavant dans une boite qui s’ouvrait, je ne pouvais pas refuser. Je suis donc parti avec Rossignol, et nous avons créé « Rocamambo ». Après, j’ai fait venir de Brazzaville Pandi et Nino Malapé avec lesquels nous avons animé Rocamanbo de 1957 à 1959. Pendant ce temps, Franco a fait venir de Brazzaville Ganga Edo, Nkouka Célestin et de
la Lune. Mais, en 1959, tous les artistes de Brazza décident de rentrer au pays, parce que le vent des indépendances faisait peur.
H : Qu’avez-vous fait à votre retour à Brazzaville ?
JSE : Nous avons créé l’orchestre « Bantous », avant qu’il ne devienne « Bantous de la capitale ». Cet orchestre fut donc créé par ceux qui revenaient de Léopoldville.
H : Parlez-nous de votre aventure africaine, notamment en Afrique de l’Ouest ?
JSE : J’ai quitté le pays avec les Bantous pour représenter le Congo au premier festival des arts nègres à Dakar organisé par le président Senghor. Nous sommes en 1960. Avant cette date, nous avons joué à Abidjan et dans d’autres villes en Afrique de l’Ouest. C’est ainsi que le président Houphouët Boigny va nous inviter pour se produire à la fête de l’indépendance de
la Côte d’Ivoire. Vu notre prestation, on va signer avec l’hôtel Ivoire, à Abidjan, un contrat de six mois. Malheureusement ce contrat va être interrompu par le ministre des affaires étrangères du Congo qui, lors de son voyage à Abidjan, nous contraint de rentrer au pays. J’ai refusé de rentrer, car je n’appréciais pas guère cette manière de couper de l’appétit aux gens. C’est ainsi que j’ai décidé de partir en Europe, à Paris, par bateau.
H : Comment ça s’est passé à Paris ?
JSE : À Paris, j’ai retrouvé mon frère Manu Dibango qui m’a bien reçu, que j’ai connu en 1960 par l’entremise de Kabasele, à Kinshasa. Il m’a sollicité pour jouer à sa place et m’a laissé toucher le cachet qui lui était destiné. Vous voyez !
H : Qu’est ce qu’il faut retenir de votre passage aux Antilles ?
JSE : Je suis allé aux Antilles accompagné de mes amis de l’Orchestre les Rico Jazz que nous avions créé à Paris. Nous animions les mariages des Congolais de deux rives à Paris. Mais
la Martinique nous a attirés grâce à Bayonne dont la famille disposait d’un site touristique là-bas. Nous y sommes restés pendant cinq ans au lieu de deux semaines prévues. Après
la Martinique, je suis rentré au pays, avec un enfant comme souvenir en 1971.

H : A votre retour, avez-vous créé un orchestre ?
JSE : Je’avais plus d’orchestre à créer, puisque l’orchestre « les Bantous de la capitale » existait et continuent d’exister. Je suis donc revenu dans mon orchestre, et j’y suis jusqu’à ce jour.
H : Quel souvenir a marqué votre vie d’artiste ?
JSE : L’un des moments les plus importants de ma carrière, sinon le souvenir que j’ai le plus gardé est un événement que j’ai vécu en Martinique à la fin du carnaval organisé en 1968 auquel les Rico Jazz avaient participé. A cette occasion, l’hymne national français,
la Marseillaise avait été chantée en l’honneur des Rico Jazz. Et quand je suis allé recevoir le trophée qui nous était destiné, j’ai pleuré, car pour moi le Congo était trop honoré. J’ai fondu en larmes, car je n’en revenais pas.
H : Quelles sont, selon vous, les meilleures chansons de votre carrière ?
JSE : Parmi mes meilleures chansons, il y a Sérénade sentimentale. Ce fut mon premier Tchatchatcha, en 1957. C’est cette chanson qui a été à l’origine du succès de l’orchestre Rocamanbo à Kinshasa.
H : Quel est l’artiste qui vous a le plus marqué ?
JSE : Il y a Manu Dibango et bien sur Kabesele Kallé.
H : Pourquoi ?
JSE : Avec ces deux artistes, nous avons fait une série de disques, allant jusqu’à créer l’orchestre Africa Team à Paris. Manu, c’est mon frère. Il s’intéresse à moi quand il arrive à Brazzaville.
H : Quel regard avez-vous sur la musique congolaise actuelle ?
JSE : Etant moi-même musicien, je ne peux pas être juge et partie. Néanmoins, si j’ai un conseil à donner aux jeunes, je leur demanderai de travailler s’ils veulent aller au bout de leurs ambitions.
H : Votre mot de la fin
JSE : Je remercie Hexagone d’avoir pensé à Essous.
Propos recueillis par Virlain OWA/Hexagone


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MANO  RCI

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RYCO-JAZZ à la MARTINIQUE
Vign_untitled
Jean Serge Essous -Mano RCI Ka Sonjé

COMPOSITEUR

L'ensemble RYCO-JAZZ à la MARTINIQUE-1969
FREDDY Chanteur-Chef d'orchestre,–ESPIRITU Jean Serge ESSOUS Saxo-Flûte-Chant,–JUSTIN Jerry Guitare Solo-Chant,–JACKY MICHELIN (alias MAWA) Tumba-Batterie-chant et compositeur,– Philippe COMBO GUITARE BASSE,–LUCIEN CHICO Orgue-Piano
MUSIQUE
KIBIBI SAMBO (D.R.)—HONEY ( Baddy RUSSEL)—BOTTOM BELLAY (D.R.)—WACHI WARA (D.R)—PARA FIFI (Joseph KABASELE)—SAUNSANA (D.R.)—N'GUBI-EXO (D.R.)— KALE KATO(D.R)—CE N'EST PAS LA PEINE DE SE MARIER (Joseph KABASELE)—AIME WA BOLINGO (D.R.)—MIMI (Iumbélé)Joseph KABASELLE—BANA BIAFRA (Boogaloo) N.K. FREDDY—NABENGA YO NANI (Bolero)KOUKA-MALAPET-ESSOUS—AN DROLE DI CHANCE (Biguine)—BLUS SUGAR (Calypso)N.K.FREDDY—BASI NA ANGOLA (Tumbele) Manuel D'OLIVIERA—DESARMEMENT (CADENCE RAMPAS) ESSOUS—N'DOTO KITOKO (BOLERO) ESSOUS—M'PULI MUA MUNIE (Biguine)WILLY LE PAPE—IVECIA (tumbele)N.K.FREDDY
ENREGISTRE AU: TAM-TAM 5km Route de Redoute-Fort de France-MARTINIQUE- (1969)
Editeur:HIT PARADE-8,RUE LAMARTINE FORT DE FRANCE-MARTINIQUE
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RYCO-JAZZ à la GUADELOUPE

RY-CO JAZZ–CHANT:FREDDY-ESSOUS-MAWA
(PRODUCTION GEORGES DEBS.
OU COMPRENN'OU A DANS ON TEMPS-COMP Jacques “Mawa”Michelin
RY-CO A YE-N.K Freddy–//–SE BAMBA-Essous Spiritu–//–GENE GENE-N.K Freddy–//–LA COMETE-andré Geneviève–//–5e DIMENSION-Essous Spiritu
–//–RY-CO EN PUISSANCE-Jacques “Mawa” Michelin–//–TUMBELE RY-CO JAZZ-Jacques “Mawa”Michelin–//–AIMEE B.S.-Jacques “Mawa”Michelin–//–SAPO PEPO-RY-CO JAZZ-Chant Jacques”Mawa”Michelin–//–OH MA MAMA -Comp et chant Essous Spiritu–//–PAUVRE VINCENT-Comp et chant Essous Spiritu–//–LA JUVENTUD-Comp R. Barreto Chant Freddy Mars & J. Michelin–//–ROKPOKPO (DR)-Chant Essous Spiritu–//–MAME-Comp (Franco) RY-CO JAZZ–//–TUMBA DIA N'LELE (NK Freddy) RYCO-JAZZ–//–THIMOTHE-(Essous Spiritu)RY-CO JAZZ–//–OH MA LILI-(Essous Spiritu) RYCO JAZZ–//–DIMA BOLANE-(M.Dibango) RYCO-JAZZ–//– OH MA LILI (ESSOUS)RYCO-JAZZ–//–VERONIQUE-(DR) RYCO JAZZ–//–SAPO PEPO-(DR) RYCO JAZZ–//–ZAFE RY-CO EPI THERESE-(ESSOUS Spiritu) RYCO JAZZ–//–MAMA ADELE-(D.R)RYCO JAZZ–//–SI I BON DI BON-(NK Freddy)RYCO JAZZ–//–DESARMEMENT-(Essou) RYCO JAZZ–//–CHIKIRI CUMBE-(Essous)RYCO JAZZ–//–TU BOIS BEAUCOUP-(Isaac Predro)RYCO JAZZ–//–LIWA YA WECH-(Franco)RYCO JAZZ–//–DO RIGHT WOMAN-DO RIGHT MAN-(D.R)RYCO JAZZ–//–EDOUA PAS VLE MORIE -(ED-LABOR)RYCO JAZZ-ETC ETC
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JACQUES MICHELIN
Vign_jacques
JACQUES MICHELIN


COMPOSITEUR

L'ensemble RYCO-JAZZ à la MARTINIQUE-1969

FREDDY Chanteur-Chef d'orchestre,–ESPIRITU Jean Serge ESSOUS Saxo-Flûte-Chant,–JUSTIN Jerry Guitare Solo-Chant,–JACKY MICHELIN (alias MAWA) Tumba-Batterie-chant et compositeur,– Philippe COMBO GUITARE BASSE,–LUCIEN CHICO Orgue-Piano—–

/////- MUSIQUE-/////

KIBIBI SAMBO (D.R.)—HONEY ( Baddy RUSSEL)—BOTTOM BELLAY (D.R.)—WACHI WARA (D.R)—PARA FIFI (Joseph KABASELE)—SAUNSANA (D.R.)—N'GUBI-EXO (D.R.)— KALE KATO(D.R)—CE N'EST PAS LA PEINE DE SE MARIER (Joseph KABASELE)—AIME WA BOLINGO (D.R.)—MIMI (Iumbélé)Joseph KABASELLE—BANA BIAFRA (Boogaloo) N.K. FREDDY—NABENGA YO NANI (Bolero)KOUKA-MALAPET-ESSOUS—AN DROLE DI CHANCE (Biguine)—BLUS SUGAR (Calypso)N.K.FREDDY—BASI NA ANGOLA (Tumbele) Manuel D'OLIVIERA—DESARMEMENT (CADENCE RAMPAS) ESSOUS—N'DOTO KITOKO (BOLERO) ESSOUS—M'PULI MUA MUNIE (Biguine)WILLY LE PAPE—IVECIA (tumbele)N.K.FREDDY——————////——————-ENREGISTRE AU: TAM-TAM 5km Route de Redoute-Fort de France-MARTINIQUE- (1969)————————-Editeur:HIT PARADE-8,RUE LAMARTINE FORT DE FRANCE-MARTINIQUE





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RY-CO JAZZ–CHANT:FREDDY-ESSOUS-MAWA

(PRODUCTION GEORGES DEBS.

OU COMPRENN'OU A DANS ON TEMPS-COMP Jacques “Mawa”Michelin

RY-CO A YE-N.K Freddy–//–SE BAMBA-Essous Spiritu–//–GENE GENE-N.K Freddy–//–LA COMETE-andré Geneviève–//–5e DIMENSION-Essous Spiritu

–//–RY-CO EN PUISSANCE-Jacques “Mawa” Michelin–//–TUMBELE RY-CO JAZZ-Jacques “Mawa”Michelin–//–AIMEE B.S.-Jacques “Mawa”Michelin–//–SAPO PEPO-RY-CO JAZZ-Chant Jacques”Mawa”Michelin–//–OH MA MAMA -Comp et chant Essous Spiritu–//–PAUVRE VINCENT-Comp et chant Essous Spiritu–//–LA JUVENTUD-Comp R. Barreto Chant Freddy Mars & J. Michelin–//–ROKPOKPO (DR)-Chant Essous Spiritu–//–MAME-Comp (Franco) RY-CO JAZZ–//–TUMBA DIA N'LELE (NK Freddy) RYCO-JAZZ–//–THIMOTHE-(Essous Spiritu)RY-CO JAZZ–//–OH MA LILI-(Essous Spiritu) RYCO JAZZ–//–DIMA BOLANE-(M.Dibango) RYCO-JAZZ–//– OH MA LILI (ESSOUS)RYCO-JAZZ–//–VERONIQUE-(DR) RYCO JAZZ–//–SAPO PEPO-(DR) RYCO JAZZ–//–ZAFE RY-CO EPI THERESE-(ESSOUS Spiritu) RYCO JAZZ–//–MAMA ADELE-(D.R)RYCO JAZZ–//–SI I BON DI BON-(NK Freddy)RYCO JAZZ–//–DESARMEMENT-(Essou) RYCO JAZZ–//–CHIKIRI CUMBE-(Essous)RYCO JAZZ–//–TU BOIS BEAUCOUP-(Isaac Predro)RYCO JAZZ–//–LIWA YA WECH-(Franco)RYCO JAZZ–//–DO RIGHT WOMAN-DO RIGHT MAN-(D.R)RYCO JAZZ–//–EDOUA PAS VLE MORIE -(ED-LABOR)RYCO JAZZ-ETC ETC———————————/////////////////////////
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L'ensemble RYCO-JAZZ à la MARTINIQUE-1969

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KIBIBI SAMBO (D.R.)—HONEY ( Baddy RUSSEL)—BOTTOM BELLAY (D.R.)—WACHI WARA (D.R)—PARA FIFI (Joseph KABASELE)—SAUNSANA (D.R.)—N'GUBI-EXO (D.R.)— KALE KATO(D.R)—CE N'EST PAS LA PEINE DE SE MARIER (Joseph KABASELE)—AIME WA BOLINGO (D.R.)—MIMI (Iumbélé)Joseph KABASELLE—BANA BIAFRA (Boogaloo) N.K. FREDDY—NABENGA YO NANI (Bolero)KOUKA-MALAPET-ESSOUS—AN DROLE DI CHANCE (Biguine)—BLUS SUGAR (Calypso)N.K.FREDDY—BASI NA ANGOLA (Tumbele) Manuel D'OLIVIERA—DESARMEMENT (CADENCE RAMPAS) ESSOUS—N'DOTO KITOKO (BOLERO) ESSOUS—M'PULI MUA MUNIE (Biguine)WILLY LE PAPE—IVECIA (tumbele)N.K.FREDDY——————////——————-ENREGISTRE AU: TAM-TAM 5km Route de Redoute-Fort de France-MARTINIQUE- (1969)————————-Editeur:HIT PARADE-8,RUE LAMARTINE FORT DE FRANCE-MARTINIQUE





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RY-CO JAZZ–CHANT:FREDDY-ESSOUS-MAWA

(PRODUCTION GEORGES DEBS.

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RY-CO A YE-N.K Freddy–//–SE BAMBA-Essous Spiritu–//–GENE GENE-N.K Freddy–//–LA COMETE-andré Geneviève–//–5e DIMENSION-Essous Spiritu

–//–RY-CO EN PUISSANCE-Jacques “Mawa” Michelin–//–TUMBELE RY-CO JAZZ-Jacques “Mawa”Michelin–//–AIMEE B.S.-Jacques “Mawa”Michelin–//–SAPO PEPO-RY-CO JAZZ-Chant Jacques”Mawa”Michelin–//–OH MA MAMA -Comp et chant Essous Spiritu–//–PAUVRE VINCENT-Comp et chant Essous Spiritu–//–LA JUVENTUD-Comp R. Barreto Chant Freddy Mars & J. Michelin–//–ROKPOKPO (DR)-Chant Essous Spiritu–//–MAME-Comp (Franco) RY-CO JAZZ–//–TUMBA DIA N'LELE (NK Freddy) RYCO-JAZZ–//–THIMOTHE-(Essous Spiritu)RY-CO JAZZ–//–OH MA LILI-(Essous Spiritu) RYCO JAZZ–//–DIMA BOLANE-(M.Dibango) RYCO-JAZZ–//– OH MA LILI (ESSOUS)RYCO-JAZZ–//–VERONIQUE-(DR) RYCO JAZZ–//–SAPO PEPO-(DR) RYCO JAZZ–//–ZAFE RY-CO EPI THERESE-(ESSOUS Spiritu) RYCO JAZZ–//–MAMA ADELE-(D.R)RYCO JAZZ–//–SI I BON DI BON-(NK Freddy)RYCO JAZZ–//–DESARMEMENT-(Essou) RYCO JAZZ–//–CHIKIRI CUMBE-(Essous)RYCO JAZZ–//–TU BOIS BEAUCOUP-(Isaac Predro)RYCO JAZZ–//–LIWA YA WECH-(Franco)RYCO JAZZ–//–DO RIGHT WOMAN-DO RIGHT MAN-(D.R)RYCO JAZZ–//–EDOUA PAS VLE MORIE -(ED-LABOR)RYCO JAZZ-ETC ETC———————————/////////////////////////
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Jean-Serge Essous
Vign_bantous-1963
30 Novembre 2009.
In Memoriam Jean-Serge Essous

Un autre monument de la musique africaine est décédé. Jean-Serge Essous (né le 15 janvier 1935) est décédé à Brazzaville le 25 novembre 2009. Il était présent à la Fondation de la O.K. Jazz, de Rock-a-Mamboet de 'son' orchestre Bantous et ryco Jazz. Sa musique et ses orchestres ont eu une énorme influence sur la musique africaine et peut-être même sur la musique à l'extérieur de son continent.

Pendant son séjour en France plus tôt cette année, il était gravement malade et devait être hospitalisé. Malheureusement, il n'était pas assuré et a été obligé de retourner à Brazzaville, où il meurt à l'Hôpital des Armées.

Commencé d'Essous sa carrière musicale en 1951 comme un flutiste, mais après quelques années à l'instrument qui lui apporta la célébrité : la clarinette. Comme un clarinettiste il bientôt fait un nom et rejoint un groupe appelé Negro Jazz. Avec cette bande, il a traversé la rivière à jouer à Léopoldville et a été « découverte » par Henri bowane, qui, en 1955, l'invita à enregistrer à l'étiquette Loningisa . Essous par la suite joué sur une série de titres enregistrés en 1956 et a été présent quand le Jazz O.K. a été fondée en juin. Non confirmée la légende veut qu'il avait signé le premier contrat pour la création de la O.K. Jazz à la place de l'époque moins de Franco.
Mais convaincu à nouveau par Bowane, bientôt décide de rejoindre la chanteuse Rossignol et autres artistes de Loningisa dans leur déménagement - le 1er janvier 1957 - à un tout nouveau label : Esengo.

Au Esengo Essous a joué avec les stars de l'ancien label Opika (qui avait fermé en 1956), Kabasélé (le Grand Kallé), guitaristes Nico, Dechaud et tino barozaet star female lucie eyenga. Tout d'abord les noms de ces « ensembles » variaient selon qui étaient présents aux séances d'enregistrement, mais bientôt les noyaux de ces séances a pris sur une forme plus permanente. Essous était le chef de l'un d'entre eux : orchestre Rock-a-Mambo. Avec les talents de compositeur énormes d'un joueur sax, qui étaient venus l'étiquette de Ngoma, Nino malapetet Rossignol comme chanteur principal, Rock-a-Mambo bouleversés par hit après coup, offrant une vive concurrence pour le Jazz O.K. qui ont fait de même à Loningisa.

Comme exemples de ces jours glorieux, je voudrais partager neuf pistes avec vous du label Esengo.
Les deux premiers de ces « Jalousie » et « Amigo », sont depuis le début de l'étiquette et ont été composées par Nino Malapet. Les chansons en vedette non seulement la combinaison de Rock-a-Mambo typique de Essous (clarinette) et Nino (sax), mais aussi la grande Baroza de Tino à la guitare, plus Kabasélé et Rossignol sur chant !
Sur le second dossier, avec deux compositions par Essous appelé « bolingo Na ngai gigi » et « Bolingo Etumbu », l'orchestre est désigné comme « Rock africaine ». Jouer de la guitare est Nico et chants sont Kabasélé avec Lucie Eyenga (sur "...Gigi") et Rossignol soutenue modestement par Kabasélé (le"... Etumbu").
Le troisième enregistrement est une date un peu plus tard (probablement en 1958). Encore une fois les compositions sont par Essous, évoluant sur « calu Wa Essous » flute, et sur « Mi paralitico » est le chanteur. Il s'agit d'un des premiers exemples que ma connaissance de la Essous typique chantant style. Je ne sais pas sur les autres chanteurs ou le guitariste sur ces pistes (hormis le Rossignol).
Le dernier des pistes Esengo est un autre exemple de ces compositions de Nino supérieures et intemporels: "Comité Rock-a-Mambo". À mon avis Essous est particulièrement grand dans cette voie.

Essous sur Esengo

Avec l'instabilité politique de 1959 qui mènerait finalement à l'indépendance du Congo belge, les musiciens de Brazzaville a décidé qu'il serait préférable de « regrouper » de l'autre côté du fleuve. Ainsi Essous et le batteur Pandi (qui avait aussi une histoire avec le label Loningisa) fondent un orchestre qui a été nommé "bantou Jazz", mais bientôt a changé son nom pour les bantous de la capitale. Leur premier concert public de retour à Brazza était le 15 août 1959.

Il est impossible d'écrire la biographie complète des Essous à ce poste. Je suis certain qu'il y autres sites où vous pouvez lire un aperçu plus concis de son impressionnante carrière.
Je peux vous promettre, cependant, j'y reviendrai avec plus de Bantous dans un poste plus tard.
Pour l'instant, j'aimerais vous donner un exemple de la brillante qui était Bantous avec le grand Jean-Serge Essous, sous la forme de ce dossier de 1963, sorti sur le label Stenco. Je vous conseille de lire la description sur le dos de la pochette de ce dossier (la qualité de l'analyse est malheureusement assez pauvre ; mais vous pouvez trouver les mêmes renseignements sur cette manche).

Stenco B 25421

Peut-être son âme reposer en paix.

PS: La photo en haut de ce poste Essous est celui avec la chemise blanche (et la clarinette révélateur dans sa main...).
Posté par WrldServ à 12 : 52.
Étiquettes : african jazz, congo-brazzaville, esengo, jean-serge essous, kabasele, ok jazz, rock-a-mambo, stenco
7 Commentaires :
sanctionnent dit...
Merci de plus du Trésor étonnamment rare habituel. Je me sens très privilégié d'être exposés à ce genre d'attitude, qui et l'autre. MERCI !

30 Novembre 2009 16 : 29.
Jonah a dit...
les circonstances du son de ce grand musicien mort si tristement familier. y a-t-il une sorte de fonds pour les musiciens retraités du congo ? --comme ils ne sont pas susceptibles de mettre toutes les redevances des merveilleuses enregistrements plus âgés qui nous ont donné tellement plaisir.

30 Novembre 2009 20 : 05.
Anonyme dit...
Merci pour l'image et les grandes chansons
peut il reposent en paix

k wuod

1Er décembre 2009 07 : 14.
Anonyme dit...
Essous est un musicien important et d'inspiration - une grande corniste et chef d'orchestre. Il est triste de penser que des pionniers musicales lui et d'autres dépenses leur dernière années unrewarded pour le plaisir qu'ils ont donné aux générations. Merci pour le partage de ces enregistrements qui nous aident à mémoriser et à apprécie lui...

1Er décembre 2009 16 : 21.
poltroon dit...
merveilleux post, Stefan. Yours est le blog haut de la page, par un mile.

Alastair

3 Décembre 2009 20 : 48.
Joe dit...
Wonderfult o ehar ces enregistrements--merci.

Je pense qu'il est incontestable que les orchestres des Essous avaient influence à l'extérieur de l'Afrique--Ry-Co Jazz a passé un an en Martinique et en Guadeloupe, où ils ont eu un impact énorme sur la musique locale.

4 Décembre 2009 13 : 29.
Pieter dit...
Espérant Congo lui donne des funérailles nationales. Un trésor national (et Afrique) a disparu.

4 Décembre 2009 21 : 27. 
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http://wrldsrv.blogspot.com/2009/11/in-memoriam-jean-serge-essous.html
ESSOUS JEAN-SERGE
Vign_essoust
ET L’HERITAGE ANTILLAIS

I – MUSIQUES VENUES D’AFRIQUE.

Les Antilles ont exercé depuis l’enfance d’ESSOUS le plus puissant attrait sur l’imagination des musiques divers venus d’Afrique au 16 ème siècle, par le canal de l’esclavage, et qui se sont métissées avec les apports hispaniques ou français pour donner naissance à la Salsa ou à la biguine.


Le déploiement de l’incomparable beauté des chants, la chaleur rythmique de la Salsa et de la Biguine avaient longtemps excité l’enthousiasme de Jean Serge ESSOUS. Au point où dès sa descente à Fort-de-France (Martinique) en 1966, son exaltation a été d’une violence inouïe.



De toute façon, il ne pouvait pas rester indifférent à l’égard de ce qu’il avait découvert sur cette terre d’asile à laquelle la métropole avait fait don des « meilleures qualités de son génie »



C’est d’abord dans la sphère « Rumba-Soukous » que Jean Serge ESSOUS s’est taillé une solide réputation de chanteur soliste et saxophoniste-clarinettiste-flutiste.



Très intelligent, toujours en avance sur son temps, la plus grande et remarquable réussite, d’ESSOUS - longtemps ignoré – c’est d’avoir été le véritable génie créateur du « Zouk ». Et l’on ne résiste pas au plaisir d’écouter, les premiers morceaux qui ont façonné l’assemblage de la « Rumba-Soukous » avec « la biguine » pour élaborer avec une éthique de travail sans équivalent, le genre rythmique auquel l’on a attribué le nom « ZOUK ». Un vrai défi, ESSOUS avait gagné son pari. Laisser son nom pour la prospérité dans cette contrée des « Iles » de façon à obliger les gens à tirer ce qu’il y avait de plus enrichissant dans l’expérience africaine.



II - CARNET DE BORD D’ESSOUS POUR ATTEINDRE LES ANTILLES




1 - 1966 – PREMIER FESTIVAL MONDIAL DES ARTS NEGRES – DAKAR



Du 1er au 24 Avril 1966, Les Bantous ont l’honneur de représenter la musique congolaise au 1er Festival mondial des arts nègres à Dakar. L’enthousiasme avait caractérisé cette rencontre de toute la diaspora noire du monde. La reconquête de son identité en fût l’objectif à long terme.



Après le festival, L’orchestre sillonne le Sénégal, la Gambie et particulièrement la Côte d’Ivoire où il participe brillamment au 6ème anniversaire de l’Indépendance à Abidjan. Il surclasse tous les locaux, il est retenu pour la circonstance à imprimer le disque commémoratif intitulé « Le 6ème Sillon » suivi de la signature d’un contrat de 6 mois de production à l’Hôtel Ivoire d’Abidjan.



La signature à l’hôtel Ivoire ne sera pas honoré par Les Bantous, qui pour des raisons d’état sont tenus à regagner Brazzaville. Une décision qui va manifestement déplaire au chef d’orchestre, ESSOUS, qui refuse de rentrer à Brazzaville. Naturellement, il laisse Nino MALAPET prendre les destinés de l’orchestre.



D’Abidjan, ESSOUS prend la direction de Paris où il rejoint Joseph KABASELLE, Jeannot BOBENGA, Casimir MBILIA « Casino » et autres musiciens pour une série d’enregistrements sur disques, sous l’étiquette African Jazz. (Avant de participer plus tard à quelques enregistrements de l’African Team de Manu DIBANGO, KABASELLE, MUJOS, KWAMY, GONZALO et autres)



A Paris, ESSOUS rencontre également Freddy NKOUKOU. Il est à la tête de l’orchestre RYCO JAZZ qui après une longue tournée en Afrique, se trouve baser à Paris. ESSOUS intègre le groupe, sa venue est d’ailleurs vivement saluée.



2- 1966 – VOYAGE ET SEJOUR AUX ANTILLES


L’arrivée d’ESSOUS dans le RYCO JAZZ tombe à point nommé : l’invitation faite à l’orchestre à se rendre à la Martinique pour une semaine.



Le 25 Décembre 1966, l’orchestre RYCO JAZZ atterrit à Fort –de-France (Martinique) et on compte dans ses rangs les tous premiers musiciens ci-après renforcés par quelques autres intégrés en 1967 :



NKOUNKOU Freddy (chant)

ESSOUS Jean-Serge (saxo)
MALEKANI Gerry (guitare solo)
NEVEU Philippe (guitare basse)

GENEVRARD Jean-Jacques (orgue)
MBILIA Casimir « Casino » (tumba et chant)

CAVLA Jojo batterie (antillais)

ABDALLAH Bernard (guitariste rythmique)

Dès son arrivée, ESSOUS se préoccupe aussitôt de connaître l’histoire des Antilles. Il visite la commune des 3 Ilets en Martinique. Aussi sa surprise est grande de découvrir une stèle élevée en mémoire des résistants « marrons » de l’époque des colons français. Ils sont vraisemblablement d’origine congolaise : NGUELA- BOUANGA – NGOMA… Ces premiers témoignages très significatifs incitent ESSOUS à chercher davantage les moindres indices liés à l’esclavage. C’est ainsi qu’il va s’appesantir sur l’origine de la Biguine. Il tombe effectivement, sur un ouvrage datant du 17ème siècle et qui justifie l’origine congolaise de la biguine, (comme d’ailleurs celle de la Rumba à Cuba). ESSOUS aura ainsi produit tout un répertoire des faits liés à l’esclavage et particulièrement ceux concernant le golfe de guinée, entre le Sénégal et le Congo. Lieux de localisation de « matières premières » qui avaient été reconnus par les colonisateurs français entre le XIVe et le XVIIe siècle.



Invité pour un nombre de concerts précis à l’occasion des fêtes de Noël et de Nouvel an,(1966/67) le séjour d’ESSOUS et l’orchestre RYCO JAZZ va se tirer en longueur, jusqu’à cinq ans. Le groupe est réclamé dans toutes les îles antillaises françaises, anglaises, hollandaises et à Trinidad et Tobago. La tournée va changer la vie d’ESSOUS. Un impact énorme sur son cheminement personnel. ESSOUS reconnais n’avoir jamais eu autant de succès dans sa carrière musicale. Sa réputation d’indispensable expert du rythme en dit long. Pour ne citer que ces quelques faits non négligeables :


a) - FEVRIER 1968, ESSOUS est primé meilleur artiste du carnaval antillais pour la chanson « Timothée » qui devient l'hymne du carnaval. A cette occasion, comme à l’accoutumée la Marseillaise est jouée à son honneur sur la place de l'impératrice

Joséphine DE BEAUHARNAIS.



b)- Toujours plus fort, ESSOUS marque davantage les points avec la
La chanson "Désarmement" chanté en créole, certes, mais dans laquelle ESSOUS distille son impressionnant savoir faire, excite le monde et remporte un succès énorme.



c)- Matériellement, ESSOUS n’avais jamais obtenu autant d’acquis, au point de défier bon nombre d’opérateurs économiques locaux. Il roulait Simca 1300 ensuite DS, D19, logé dans un confort de luxe.



d)- Musicalement, ESSOUS est à une période où nos grandes vedettes antillaises d’aujourd’hui, (DEVARIEUX- DECIMUS – NEMBRO- Claude VAMUR…étaient les jeunes cadets et les fans d’ESSOUS.



Autre privilège, encore plus rare, il faisait partie de ces musiciens de la biguine connus et appréciés d’un public qui s’étendait au de-là de la Martinique. Tout le monde connaissait le saxophoniste-chanteur à la technique acrobatique et au saxophone coudé. ESSOUS était devenu pour bon nombre de jeunes musiciens, une référence. Tellement que l’on admirait en lui, son placement rythmique incroyable, son feeling, son spectre harmonique large et son improvisation facile…Et l’on sentait chez lui une grosse culture de l’histoire de la musique afro-caribéenne.



ESSOUS, avait aussi gravé quelques uns des chefs d’œuvre qui ont donné au « Zouk » ses lettres de noblesse. C’est ainsi qu’on reconnaît toujours en lui, celui dont les œuvres avaient su concentrer en elles l’évidente rayonnante et le mystère troublant de la grande Musique ZOUK dans son style initial. ESSOUS et son groupe le RYCO JAZZ, auront été aussi ceux qui ont ouvert le chemin aux musiques africaines ou aux orchestres africains de nouer leurs rapports autour des influences croisées de la « Rumba-Soukous+Biguine = Zouk »



e)- Familialement, ESSOUS a eu l’occasion à la Martinique de former un foyer stable, grâce à son union avec une martiniquaise avec laquelle il a eu un enfant.



3 – 1971 RETOUR D’ESSOUS AU CONGO



FEVRIER 1971 - ESSOUS, son épouse antillaise de la Martinique et leur fils né à Fort-de-France (Martinique) sont de retour à Brazzaville, après cinq années passées en France et aux Antilles. Peu de temps après, et à la grande satisfaction de la famille musicale congolaise, ESSOUS est employé à la SOCODI (Société congolaise de disque) en qualité de Conseiller artistique. Le commandant Alfred RAOUL (Vice-président du Conseil d’Etat et chef du département de l’Industrie) l’investit de toute sa confiance. Lui-même mélomane très averti. ESSOUS apporte tout son savoir faire à Félix TATHY, directeur général de la SOCODI, cumulativement avec ses activités au sein de l’orchestre Les Bantous de la Capitale.



Clément OSSINONDE

Clement.ossinonde@sfr.fr



Pour de plus amples informations sur le séjour d’ESSOUS aux Antilles, un film en DVD réalisé par Denis MALANDA et produit par Cyriaque BASSOKA (www.bassoka.fr) est en vente dans les FNAC. « Qui est ESSOUS ? » - d’Afrique aux Caraïbes -

Essous et le Ryco-Jazz
POUR EN SAVOIR PLUS CLIQUE ICI
http://www.mbokamosika.com/article-j-s-essous-et-l-heritage-antillais-66144341.html
 
 
 
 
 
 
 
 

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