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Félix-Hilaire Fortuné
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Félix-Hilaire Fortuné


ANTILLES FRANÇAISES : DE LA NATURE ET DES HOMMES
Félix-Hilaire Fortuné
DIVERS MONDE CARAÏBES


Géologie, relief, hydrogéologie, risques naturels majeurs, faune, flore, cet ouvrage tente de présenter ce qui, dans l'arc des Petites Antilles, caractérise de manière intrinsèque, la nature physique, la géographie du peuplement, les espèces endémiques, présentes, disparues ou protégées de ces îles océanes qui ont " trop d'histoire et pas assez de géographie ". Des îles qui, dans leur Programme de Développement, intègrent désormais la dimension écologique et font, enfin, de la préservation du milieu naturel, la priorité des priorités.
 
LA FRANCE ET L'OUTRE-MER ANTILLAIS
Quatre siècles d'histoire économique et sociale
Félix-Hilaire Fortuné
DIVERS MONDE CARAÏBES


L'Outre-Mer antillais, pendant près de quatre siècles, a nourri l'économie française et a facilité le rayonnement de la France. Les îles sont pourtant toujours en attente d'un redressement que laisse enfin espérer de nouvelles mentalités et structures tournées vers le développement. Quant au dialogue social, il avance par soubresauts et affrontements épisodiques où ne sont pas absentes les séquelles héritées de l'Histoire. Une contribution à l'étude de l'évolution de l'économique et du social aux îles françaises d'Amérique, de 1635 à l'aube de l'an 2000.

LES ÎLES FRANÇAISES D'AMÉRIQUE
De la vision géopolitique de Richelieu à l'Union européenne
Félix-Hilaire Fortuné
DIVERS

En l'an de grâce 1627, Richelieu qui ambitionne de contrer l'Espagne, à la source même de sa puissance - Le Nouveau-Monde - saisit une occasion inespérée d'installer la première colonie du Royaume, à Saint-Christophe (St Kitts). De là, il parvient à convaincre Louis XII d'occuper deux îles sauvagement belles, deux rivages considérés comme simples aiguades et délaissés depuis 143 ans, par les Espagnols : La Guadeloupe et la Martinique.

Pour l’Enseignement de l’Esclavage
de Félix-Hilaire FORTUNÉ
Un petit Mulâtre, petit-fils du Maître

ANTILLA, l'hebdo de la Martinique - 3 janvier 2007



C’était l’anniversaire du fils cadet du Maître. Le seul garçon de la famille. Il en profita, pour demander à son père l’affranchissement du petit mulâtre né de ses œuvres avec une belle négresse dont la silhouette, l’allure et le regard lui avaient enflammé le cœur.

En grandissant, Isidore, le très beau garçon, dont «une moitié de la personnalité voudrait supprimer l’autre», vivait dangereusement dans sa grande famille blanche entre la gêne des uns, les sarcasmes des autres, la fierté des esclaves. Sous la surveillance ou la protection de «da», il criait sa joie de courir entre les jambes de son bienheureux père ou de se précipiter innocemment dans la jupe de la sœur, laquelle le repoussait violemment ou le rabrouait d’un geste de mépris accompagné d’insultes et d’injures. Quand le père du petit s’absentait, la «tante» l’enfermait dans une chambre pour éviter qu’il n’aille se mêler aux jeux ou goûter aux gourmandises des enfants des autres colons du voisinage, invités au Domaine. Il ne fallait pas que la marmaille des environs ait trop de contacts avec ce bâtard, «dont la couleur du sang, sous l’épiderme, ne trompe pas». Un déshonneur pour la famille.

Dans cet environnement délicat et l’âge aidant, Isidore trop puissant comme rejeton de Maître, mais trop vulnérable comme produit d’esclave, commençait à se sentir étranger partout, mal à l’aise dans sa double peau et mal équilibré dans ses idées et ses exigences contraires.

On en était là, les colons partagés sur la réalité des faits ou crispés, accrochés sur la «supériorité» de nature de la «sangle azur — le sang bleu –», quand, brusquement, la tante irascible, changea du tout au tout. Un matin on la vit, sans raison apparente, prendre le petit «ni noir, ni blanc», par la main, lui apprendre à monter à cheval, lui enseigner l’alphabet et la musique du clavecin. Une petite révolution de Palais. Puis, Isidore, devenu adolescent, la «tante» s’offrit le luxe de conduire elle-même son «petit café au lait»,au collège de Saint-Pierre.

Une heureuse évolution, qui apporta un peu de calme et de bonheur inespéré dans ce foyer désuni. C’est que Grand-père avait fait comprendre à la tante que les retombées négatives de la situation commençaient à se faire sentir sur les affaires. Il fallait en prendre son parti.

La chute d’audience de la famille dans l’opinion, avait entraîné en effet, la rareté des visites, la fermeture de quelques portes d’importance qui, auparavant, leur étaient largement ouvertes. Et surtout, la renommée de cette honorable Maison disparaissait peu à peu, et, avec elle, les relations de prestige ou la splendeur d’antan.

Le statut de personne libre fut alors donné par le Maître à son petit-fils devant notaire et la Caisse du Trésor Royal, perçut la taxe d’affranchissement. Des années plus tard, après son retour de France où il fit brillamment ses humanités, Isidore reçut de son grand-père, en pleine propriété, une des dépendances de l’Habitation. Grand-père inaugurait ainsi, à la Martinique, l’ère des grands mulâtres, propriétaires terriens, planteurs de cannes à sucre, distillateurs de tafia, producteurs de café, éleveurs. Ils deviendront au fil du temps, tantôt piliers prête-noms de la puissance parfois vacillante des Blancs, tantôt leurs plus farouches opposants, pour avoir leur place, une place de plus en plus importante au soleil de l’île. Les langues s’en donnèrent à cœur joie dans les salons et garden-party sur la famille bicolore du Maître, lorsqu’elles n’exprimèrent pas regrets et désapprobations.

En tout cas, à fleur de lit ou de grabat, mixage ou métissage, la naissance d’une classe moyenne, pluri ou multiraciale pointait dans la nuit de l’esclavage. Mais allait-elle pouvoir tenir ses promesses?

Félix-Hilaire FORTUNÉ


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Félix-Hilaire Fortuné

MANO RADIO CARAÏBES
EMISSION "CE NOU MINME"
Invité:Félix Hilaire FORTUNE
MANO RCI -1988
Vol: 01

 
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FELIX HILAIRE FORTUNE
Félix-Hilaire Fortuné
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Portrait

Félix-Hilaire Fortuné : « Je n'ai jamais été un chercheur de places »
Entretien Rudy Rabathaly & Adams Kwateh France-Antilles Martinique 01.09.2010 
 

En 1953, le concours d'entrée à l'Ecole nationale d'administration lui avait été refusé parce qu'il était communiste. Un arrêt du Conseil d'Etat le concernant fait jurisprudence*.


Tout au long de son parcours, il n'avait qu'une idée en tête : atteindre l'excellence pour placer la Martinique au sommet.

Quels souvenirs gardez-vous de votre enfance dans le Sud ?
Je suis né au Vauclin en 1921. C'est là que j'ai passé toute mon enfance dans une famille sans grands moyens. Ma mère cousait des sacs de sucre à l'usine du Vauclin. Elle m'avait élevé toute seule. Mon père était directeur d'école. Je suis allé à l'école au Vauclin et, chose que je ne m'explique pas, j'ai échoué à deux reprises à l'examen du certificat d'études. Un diplôme très important à l'époque, car il permettait aux gens de condition modeste d'envisager un meilleur avenir. J'ai fini par le décrocher la troisième fois. Et cela a été le début d'une réelle prise de conscience pour le reste de ma vie.Il s'agit d'abord essentiellement du sacrifice que ma mère faisait pour m'épargner la condition malheureuse qui était la sienne. Dès lors, la volonté de gagner ne m'a jamais quitté. Mon acharnement au travail et mon goût de la réussite, remontent à cette époque-là. J'ai redoublé d'effort, quand j'ai été admis au Marin pour suivre les cours moyens et complémentaires. Résultat : j'ai décroché le brevet élémentaire. De telle sorte que le conseil général m'avait octroyé une bourse pour le lycée Schoelcher, en 1939.

Vous n'étiez pas trop désorienté en arrivant en ville ?
J'habitais chez une tante paternelle dans une maison, non loin de l'actuel siège de la Mutualité. Sans son aide, je n'aurais jamais pu vivre à Fort-de-France, car je n'avais pas les revenus suffisants. Le réseau familial installé à Fort-de-France avait permis à de nombreuses générations de réussir loin de leur lieu de vie habituel.Animé toujours par la volonté de réussir, j'ai passé mon brevet supérieur en deux ans, au lieu de trois. J'ai gagné une année, mais sans qu'elle me serve en quoi que ce soit. Car j'ai passé une année entière sur les bancs du lycée à ne rien faire. Pourtant, j'avais demandé un poste d'instituteur. Il m'a été refusé. Fort heureusement, je me suis inscrit à l'Institut de droit Vizioz qui venait d'ouvrir ses portes. Par chance, j'ai obtenu ma licence en deux ans, au lieu de trois.

Alors commence votre carrière d'enseignant...
Oui! Mon premier poste a été Ducos, ensuite au Marin. Et là, en 1951, je ramasse une coupure du journal « Lecture pour tous » qui annonçait la possibilité pour les fonctionnaires d'accéder aux plus hautes fonctions de l'administration par le biais de l'ENA (l'Ecole nationale d'administration).Alors, je décide de partir en France, en laissant en Martinique ma femme et nos cinq enfants. A ce stade, mon but est d'obtenir un congé spécial pour participer au concours de l'ENA. Un congé de quatre mois m'a été accordé avec mes appointements. J'ai travaillé dur à la préparation du pré-concours que j'ai réussi. Il me restait le concours proprement dit.
Etiez-vous le seul Noir de cette année-là ?

Oui! D'ailleurs, mon admission au pré concours avait suscité beaucoup d'émotion dans le milieu universitaire en France. Car il n'était pas courant de trouver des Noirs qui postulaient à cette grande école. Et je tiens à préciser que je n'ai jamais été victime du racisme à quelque niveau que ce soit. D'ailleurs, l'injustice que j'avais subie par la suite n'était nullement liée à ma couleur de peau.
Il s'agissait du refus de vous admettre au concours de l'ENA ?

Effectivement! J'ai attendu longtemps ma convocation pour me présenter au concours. En vain. Finalement, je découvre que quatre autres personnes qui avaient réussi le pré-concours n'avaient pas reçu non plus leur convocation. Nous étions interdits de concours, car nous étions communistes. Je me suis senti blessé. Tous les sacrifices humains et intellectuels que j'avais consentis sont devenus vains. N'empêche, le jour de l'examen, je m'étais rendu devant l'entrée de Sciences-Po où se déroulait l'examen. La police s'était déplacée sur les lieux, ainsi que l'huissier qui procéda aussitôt à l'appel des noms. Je vois entrer un à un tous ceux qui étaient dehors avec moi. A la fin, il actionne la grille d'entrée qui descend lentement et puis un énorme bruit marque la fermeture de la porte d'entrée. Je me suis trouvé seul sur le trottoir. J'étais séparé des autres qui n'avaient pas plus de mérite que moi. L'humiliation m'avait anéanti sur place. C'était un vendredi.
Qu'avez-vous fait par la suite ?

Dès le lundi, j'avais attaqué le refus du ministère de la Fonction publique devant le Conseil d'Etat. J'étais seul à me défendre devant cette injustice avec un jeune avocat. Le parti communiste français avait décidé de me soutenir. Mais je n'ai vu qu'un jeune journaliste qui n'était même pas resté longtemps avec moi devant la porte de Science Po. J'ai cependant eu le soutien de Léopold Bissol, député communiste de la Martinique, qui avait pu obtenir la réunion de l'Assemblée nationale devant l'implosion que l'affaire de l'ENA suscitait dans toute la France. D'autant plus j'avais fait entrer en France mon fils aîné que je devais protéger à tout moment. Je me suis fait pion au lycée Henry IV et je lavais des vaisselles ici et là en attendant le recours que j'ai fait moi-même et déposé au conseil d'Etat. En attendant, sa décision, je retourne en Martinique pour me lancer dans la création d'une entreprise de confiserie. Fort de l'arrêt du Conseil d'Etat, je suis reparti pour repasser le concours. Mais j'échoue à 1/13 de point près.Malgré tout, vous avez eu une carrière brillante...
Je n'ai jamais croisé les bras et le hasard me met toujours sur une piste nouvelle qui me permet de rebondir. Ainsi, à la veille de mon départ pour la Martinique, après l'échec au concours de l'ENA, je découvrais dans le journal « Le Monde » , une annonce concernant le premier concours de l'après-guerre pour le recrutement des inspecteurs du travail. Je n'avais que quatre jours pour le préparer, surtout la partie qui concerne la médecine du travail. Je réussis l'examen sans obstacle. J'ai été affecté au Havre. Ensuite, j'ai été directeur départemental du travail, puis directeur régional où, en fin de carrière, sept départements étaient confiés à ma vigilance.
Viviez-vous cela comme une revanche ?

Jamais! Je me suis toujours battu contre les injustices faites aux autres. Ainsi, au poste de directeur du travail, je faisais comprendre aux préfets qu'ils devaient appliquer les décisions du représentant du ministère du Travail que j'étais sur le terrain.Je suis fier d'avoir créé un comité d'accueil pour les travailleurs étrangers et leurs familles dans l'Eure-et-Loire. C'était une première. Ces structures, au nombre de 10 centres, fonctionnent toujours. Par ailleurs, en 1975, au titre de l'ONU, le gouvernement me désignait pour une mission de six mois au Cameroun pour former les inspecteurs au droit du travail de 15 pays africains. J'étais d'autres spécialistes du droit du travail européen.
A votre retour en Martinique après la retraite en 1984, vous vous lancez en politique...

Je n'envisageais nullement une carrière politique à mon retour en Martinique. J'étais tout simplement animé par les idéaux de liberté et de soutien aux plus démunis. J'avais été élu conseiller régional en 1988 sur une liste conduite par Guy Lordinot, puis conseiller municipal à Fort-de-France aux côtés de Miguel Laventure pour la défense du GET (Groupement des entreprises de transports), le transport en commun à Fort-de-France. Je n'ai jamais été un chercheur de places. La défense des plus faibles était les seules raisons de mon combat.
Vous n'êtes pas déçu par l'évolution de votre pays ?

Pas du tout! Je dis toujours que la Martinique est un joyau des cieux. Mais il est temps d'inventer de nouveaux fondamentaux qui participent au développement réel du pays. Je pense à Absalon pour le thermalisme ou le port qui serait doté de la Maison du marin avec fenêtre sur la ville. Et pourquoi pas une usine hydroélectrique au Lorrain ?En août 1953, le secrétaire d'Etat à la Fonction publique avait refusé l'accès au concours de l'ENA à cinq candidats : Barel, Guyader, Fortuné, Langlois et Beddjaoni. L'arrêt Barel, prononcé par le Conseil d'Etat le 28 mai 1954, les a rétablis dans leurs droits et fait jurisprudence.
- Le vainqueur de l'impossible
De l'idéologie communiste qui a un temps éclairé sa jeunesse, Félix-Hilaire Fortuné a sans doute gardé au moins deux fondamentaux : le combat et la force des idées. Ce sont ces piliers qui soutiennent toujours aujourd'hui sa volonté de réduire, par exemple, sa maladie en une péripétie sur la route d'un engagement qui, pour lui, ne peut être qu'éternel.
Cette culture du non-renoncement, Félix-Hilaire l'a d'abord apprise de sa mère, Thélucie, qui cousait des sacs de sucre à l'usine du Marin. « Ti-manmay travay lékol! Ou pa ni ayen pou fè an plis! » lui a t-elle mille fois répété. Aussi, avec son frère Henry et sa soeur George, ils se sont donnés pour devise de « sortir de l'impossible » .
Sur les bancs de l'école communale du Vauclin, puis du Marin, Félix-Hilaire avait pourtant bien mal commencé son désir d'ascension. Trois fois, il buta sur la marche ô combien salutaire du certificat d'études. Il venait là, sans le savoir, de monter sur le ring du monde pour son premier round contre « l'impossible » . Il réussira son brevet supérieur en deux ans au lieu de trois, il fera sa licence de droit à la première promotion de l'Institut Vizioz en deux ans au lieu de trois. Entre-temps, il occupe son premier poste d'instituteur à Ducos en 1944 et se marie la même année.
Pas suffisant pour sédentariser cet assoiffé de connaissance qui s'attaque alors ni plus ni moins à l'Everest de l'Ecole nationale de l'administration (ENA). Il y échoue d'un treizième de point non sans avoir vaincu l'injustice institutionnalisée par ses idéaux communistes plutôt que par sa couleur de peau. Une épopée mémorable dans l'histoire de l'administration et de la justice qui conforta Félix-Hilaire Fortuné sur sa croyance en l'inexistence de l'impossible et encore moins des miracles. Seul le hasard trouve place dans son espace occupé par la seule volonté de l'engagement.
Rentré au pays en 1984, après une carrière comme directeur général du Travail à Limoges, la jouissance de Félix-Hilaire face au combat perdu d'avance pour tous sauf pour lui ne molira pas.
Retenons entre autres, son insolente résistance face à la machine municipale de Fort-de-France décidée à laisser sur le carreau les chauffeurs impopulaires du GET. Il ne finira pas lapidé, on ne sait trop comment, encore aujourd'hui... En défenseur de l'importateur de farine René Lancry ou au Club Méditerrannée... A l'impossible, Félix-Hilaire Fortuné n'est pas tenu.
Ce rôle d'avocat toujours bien choisi, il n'a pas manqué de vouloir aussi l'exploiter (avec moins de réussite) sur les bancs de la cour politique. Il s'en défend aujourd'hui, par une phrase qu'aurait très bien pu clamer Robespierre à son procès : « mon ambition politique, c'était de ne pas laisser faire un coup fourré à des gens qui ne pouvaient se défendre » .
La tête de Robespierre a fini coupée dans un panier sous l'échafaud, celle de Fortuné est encore pleine d'engagements qu'il ne cesse d'exposer dans une écriture de patte de mouche.
Sans doute, le plus prolixe auteur de « Tribunes » de l'histoire de la presse martiniquaise, Félix-Hilaire Fortuné continuera à traquer l'impossible tant qu'il lui restera un bout de papier et un stylo. Parce qu'il croit, comme malheureusement peu d'autres, que « beaucoup de choses en Martinique ne montent pas assez à la surface du connu » .

- BIO-EXPRESS
Né le 14 janvier 1921 au Vauclin.
1927 : il entre à l'école primaire. 1937 : réussit le certificat d'études après deux échecs. 1939 : brevet scolaire, il entre la même année au lycée Schoelcher. 1941 : brevet supérieur. 1943 : licence à l'Institut Vizioz. 18 juillet 1944 : Mariage avec Firma, née Ponsar. De 1944 à 1953 : enseignant. 1945 : naissance de son fils Fernand puis de Michel, Jacqueline, Lucien et Martine. 1953 : admis au pré concours de l'ENA, mais interdit de concours. 1956 : Inspecteur du travail. 1977 : Directeur départemental du travail à Chartres. 1988 : Elu conseiller régional sur la liste dirigée par Guy Lordinot
Auteur d'ouvrages sur l'histoire et les lieux célèbres de la Martinique, il est membre de l'ordre des Palmes académiques, officier de l'Ordre national du Mérite et membre de la Légion d'Honneur.

Le « Firmament » et le fils aîné
Sur cette photo, deux des personnes qui ont partagé aux premières loges les souffrances de Félix-Hilaire Fortuné.
D'abord, son épouse Firma (née Ponsar) que Félix-Hilaire Fortuné appelle « Firmament » . Ils se sont rencontrés sur les bancs de l'école au Marin. Elle avait 12 ans, lui 14. Ils se sont mariés plus tard en 1944.
A leurs côtés, Fernand, le fils aîné, directeur de la Sécurité sociale à la retraite. A 10 ans, son père l'a fait venir à ses côtés en France alors qu'il n'avait pas d'emploi fixe.
Roger ALBERT
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ALBERT Roger
Homme d'affaires martiniquais (François -1921).

Ses grands-parents ayant tout perdu dans l'éruption de la montagne Pelée en 1902, c'est avec des moyens relativement modestes que R. Albert se lança, dans les années 50, en choisissant un créneau commercial particulièrement porteur, dans la distribution de cigarettes et de parfums «made in France». Installé à Fort-de-France, sur la savane, à l'entrée de la rue Victor Hugo, dont il allait faire un lieu privilégié des touristes (américains pour la plupart à l'époque), son établissement leur pro¬posa une certaine image de la France à travers ses produits de luxe: porcelaine de Limoges, cristal de Baccarat, montres et vêtements de grandes marques, etc. Peu à peu les points de vente se sont multipliés dans des lieux fréquentés par les touristes ou par la clientèle locale aisée, non seulement à la Martinique mais dans toute la zone francophone de la Caraibe. Cette réussite a été reconnue par les professionnels du commerce et par les autorités qui, en 1986 puis en 1988 ont nommé Roger Albert consultant du commerce extérieur français. Professionnellement très intéressé par le tourisme, Roger Albert a par ailleurs œuvré au développement de l'Office du Tourisme de la Martinique. En 1953-54, alors qu'il fallait à tout prix faire revenir dans l'île les touristes américains qui s'en étaient détournés à la suite d'une épidémie de fièvre aphteuse, il eut l'idée d'organiser à bord des navires des spectacles folkloriques et fit appel au groupe de Loulou Boislaville qu'il contribua par ce moyen à renflouer. Pour les touristes étrangers le nom de Roger Albert est inséparable des souvenirs qu'ils peuvent conserver de leur escale aux Antilles françaises. J. C.

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Emission "Exploration" Volume 01

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Emission "Exploration"
Invité: ROGER ALBERT
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MAI-1989
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ALBERT Roger
Homme d'affaires martiniquais (François - 1921).
Ses grands-parents ayant tout perdu dans l'éruption de la montagne Pelée en 1902, c'est avec des moyens relativement modestes que R. Albert se lança, dans les années 50, en choisissant un créneau commercial particulièrement porteur, dans la distribution de cigarettes et de parfums «made in France». Installé à Fort-de-France, sur la savane, à l'entrée de la rue Victor Hugo, dont il allait faire un lieu privilégié des touristes (américains pour la plupart à l'époque), son établissement leur proposa une certaine image de la France à travers ses produits de luxe: porcelaine de Limoges, cristal de Baccarat, montres et vêtements de grandes marques, etc. Peu à peu les points de vente se sont multipliés dans des lieux fréquentés par les touristes ou par la clientèle locale aisée, non seulement à la Martinique mais dans toute la zone francophone de la Caraibe. Cette réussite a été reconnue par les professionnels du commerce et par les autorités qui, en 1986 puis en 1988 ont nommé Roger Albert consultant du commerce extérieur français. Professionnellement très intéressé par le tourisme, Roger Albert a par ailleurs œuvré au développement de l'Office du Tourisme de la Martinique. En 1953-54, alors qu'il fallait à tout prix faire revenir dans l'île les touristes américains qui s'en étaient détournés à la suite d'une épidémie de fièvre aphteuse, il eut l'idée d'organiser à bord des navires des spectacles folkloriques et fit appel au groupe de Loulou Boislaville qu'il contribua par ce moyen à renflouer. Pour les touristes étrangers le nom de Roger Albert est inséparable des souvenirs qu'ils peuvent conserver de leur escale aux Antilles françaises. J. C.
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ALBERT Roger
Homme d'affaires martiniquais (François - 1921).
Ses grands-parents ayant tout perdu dans l'éruption de la montagne Pelée en 1902, c'est avec des moyens relativement modestes que R. Albert se lança, dans les années 50, en choisissant un créneau commercial particulièrement porteur, dans la distribution de cigarettes et de parfums «made in France». Installé à Fort-de-France, sur la savane, à l'entrée de la rue Victor Hugo, dont il allait faire un lieu privilégié des touristes (américains pour la plupart à l'époque), son établissement leur proposa une certaine image de la France à travers ses produits de luxe: porcelaine de Limoges, cristal de Baccarat, montres et vêtements de grandes marques, etc. Peu à peu les points de vente se sont multipliés dans des lieux fréquentés par les touristes ou par la clientèle locale aisée, non seulement à la Martinique mais dans toute la zone francophone de la Caraibe. Cette réussite a été reconnue par les professionnels du commerce et par les autorités qui, en 1986 puis en 1988 ont nommé Roger Albert consultant du commerce extérieur français. Professionnellement très intéressé par le tourisme, Roger Albert a par ailleurs œuvré au développement de l'Office du Tourisme de la Martinique. En 1953-54, alors qu'il fallait à tout prix faire revenir dans l'île les touristes américains qui s'en étaient détournés à la suite d'une épidémie de fièvre aphteuse, il eut l'idée d'organiser à bord des navires des spectacles folkloriques et fit appel au groupe de Loulou Boislaville qu'il contribua par ce moyen à renflouer. Pour les touristes étrangers le nom de Roger Albert est inséparable des souvenirs qu'ils peuvent conserver de leur escale aux Antilles françaises. J. C.
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MAX ELIZE
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Max Elizé-1928-1998

Né en 1928. Fils de Maxence ELIZE, exploitant de salle de spectacle et de cinéma à Saint-Pierre, Max fait des études de droit et d'économie avant de prendre la succession de son père à la tête de l'entreprise qu'il développe à la Martinique, la Guadeloupe, la Guyane et Haïti.

En 1970, il préside avec rigueur et créativité, la Chambre de Commerce et d'Industrie de la Martinique. Conseiller économique et social de 1974 à 1984, Max ELIZE fut aussi membre du comité de surveillance de l'Institut d'Emission des Départements d'Outre-mer.

Max F. ELIZE est le concepteur du Palais des Congrès de Madiana à Schœlcher, qu'il ne connaîtra pas puisqu'il meurt en février 1998, quelques mois avant l'ouverture de ce complexe moderne d'une capacité de près de 3000 personnes

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