NOU KA SONJÉ
Félix-Hilaire Fortuné
Vign_Felix_Hilaire_Fortune_1
Félix-Hilaire Fortuné


ANTILLES FRANÇAISES : DE LA NATURE ET DES HOMMES
Félix-Hilaire Fortuné
DIVERS MONDE CARAÏBES


Géologie, relief, hydrogéologie, risques naturels majeurs, faune, flore, cet ouvrage tente de présenter ce qui, dans l'arc des Petites Antilles, caractérise de manière intrinsèque, la nature physique, la géographie du peuplement, les espèces endémiques, présentes, disparues ou protégées de ces îles océanes qui ont " trop d'histoire et pas assez de géographie ". Des îles qui, dans leur Programme de Développement, intègrent désormais la dimension écologique et font, enfin, de la préservation du milieu naturel, la priorité des priorités.
 
LA FRANCE ET L'OUTRE-MER ANTILLAIS
Quatre siècles d'histoire économique et sociale
Félix-Hilaire Fortuné
DIVERS MONDE CARAÏBES


L'Outre-Mer antillais, pendant près de quatre siècles, a nourri l'économie française et a facilité le rayonnement de la France. Les îles sont pourtant toujours en attente d'un redressement que laisse enfin espérer de nouvelles mentalités et structures tournées vers le développement. Quant au dialogue social, il avance par soubresauts et affrontements épisodiques où ne sont pas absentes les séquelles héritées de l'Histoire. Une contribution à l'étude de l'évolution de l'économique et du social aux îles françaises d'Amérique, de 1635 à l'aube de l'an 2000.

LES ÎLES FRANÇAISES D'AMÉRIQUE
De la vision géopolitique de Richelieu à l'Union européenne
Félix-Hilaire Fortuné
DIVERS

En l'an de grâce 1627, Richelieu qui ambitionne de contrer l'Espagne, à la source même de sa puissance - Le Nouveau-Monde - saisit une occasion inespérée d'installer la première colonie du Royaume, à Saint-Christophe (St Kitts). De là, il parvient à convaincre Louis XII d'occuper deux îles sauvagement belles, deux rivages considérés comme simples aiguades et délaissés depuis 143 ans, par les Espagnols : La Guadeloupe et la Martinique.

Pour l’Enseignement de l’Esclavage
de Félix-Hilaire FORTUNÉ
Un petit Mulâtre, petit-fils du Maître

ANTILLA, l'hebdo de la Martinique - 3 janvier 2007



C’était l’anniversaire du fils cadet du Maître. Le seul garçon de la famille. Il en profita, pour demander à son père l’affranchissement du petit mulâtre né de ses œuvres avec une belle négresse dont la silhouette, l’allure et le regard lui avaient enflammé le cœur.

En grandissant, Isidore, le très beau garçon, dont «une moitié de la personnalité voudrait supprimer l’autre», vivait dangereusement dans sa grande famille blanche entre la gêne des uns, les sarcasmes des autres, la fierté des esclaves. Sous la surveillance ou la protection de «da», il criait sa joie de courir entre les jambes de son bienheureux père ou de se précipiter innocemment dans la jupe de la sœur, laquelle le repoussait violemment ou le rabrouait d’un geste de mépris accompagné d’insultes et d’injures. Quand le père du petit s’absentait, la «tante» l’enfermait dans une chambre pour éviter qu’il n’aille se mêler aux jeux ou goûter aux gourmandises des enfants des autres colons du voisinage, invités au Domaine. Il ne fallait pas que la marmaille des environs ait trop de contacts avec ce bâtard, «dont la couleur du sang, sous l’épiderme, ne trompe pas». Un déshonneur pour la famille.

Dans cet environnement délicat et l’âge aidant, Isidore trop puissant comme rejeton de Maître, mais trop vulnérable comme produit d’esclave, commençait à se sentir étranger partout, mal à l’aise dans sa double peau et mal équilibré dans ses idées et ses exigences contraires.

On en était là, les colons partagés sur la réalité des faits ou crispés, accrochés sur la «supériorité» de nature de la «sangle azur — le sang bleu –», quand, brusquement, la tante irascible, changea du tout au tout. Un matin on la vit, sans raison apparente, prendre le petit «ni noir, ni blanc», par la main, lui apprendre à monter à cheval, lui enseigner l’alphabet et la musique du clavecin. Une petite révolution de Palais. Puis, Isidore, devenu adolescent, la «tante» s’offrit le luxe de conduire elle-même son «petit café au lait»,au collège de Saint-Pierre.

Une heureuse évolution, qui apporta un peu de calme et de bonheur inespéré dans ce foyer désuni. C’est que Grand-père avait fait comprendre à la tante que les retombées négatives de la situation commençaient à se faire sentir sur les affaires. Il fallait en prendre son parti.

La chute d’audience de la famille dans l’opinion, avait entraîné en effet, la rareté des visites, la fermeture de quelques portes d’importance qui, auparavant, leur étaient largement ouvertes. Et surtout, la renommée de cette honorable Maison disparaissait peu à peu, et, avec elle, les relations de prestige ou la splendeur d’antan.

Le statut de personne libre fut alors donné par le Maître à son petit-fils devant notaire et la Caisse du Trésor Royal, perçut la taxe d’affranchissement. Des années plus tard, après son retour de France où il fit brillamment ses humanités, Isidore reçut de son grand-père, en pleine propriété, une des dépendances de l’Habitation. Grand-père inaugurait ainsi, à la Martinique, l’ère des grands mulâtres, propriétaires terriens, planteurs de cannes à sucre, distillateurs de tafia, producteurs de café, éleveurs. Ils deviendront au fil du temps, tantôt piliers prête-noms de la puissance parfois vacillante des Blancs, tantôt leurs plus farouches opposants, pour avoir leur place, une place de plus en plus importante au soleil de l’île. Les langues s’en donnèrent à cœur joie dans les salons et garden-party sur la famille bicolore du Maître, lorsqu’elles n’exprimèrent pas regrets et désapprobations.

En tout cas, à fleur de lit ou de grabat, mixage ou métissage, la naissance d’une classe moyenne, pluri ou multiraciale pointait dans la nuit de l’esclavage. Mais allait-elle pouvoir tenir ses promesses?

Félix-Hilaire FORTUNÉ


.MANO RCI 

http://manoretro.unblog.fr/  
http://emission.unblog.fr/  
martel.loutoby@orange.fr  
http://fr-fr.facebook.com/  
http://www.manoradiocaraibes.com  
Portable:0696919145
Portable:0696840553




Félix-Hilaire Fortuné
Vign_okokok
Portrait

Félix-Hilaire Fortuné : « Je n'ai jamais été un chercheur de places »
Entretien Rudy Rabathaly & Adams Kwateh France-Antilles Martinique 01.09.2010 
 

En 1953, le concours d'entrée à l'Ecole nationale d'administration lui avait été refusé parce qu'il était communiste. Un arrêt du Conseil d'Etat le concernant fait jurisprudence*.


Tout au long de son parcours, il n'avait qu'une idée en tête : atteindre l'excellence pour placer la Martinique au sommet.

Quels souvenirs gardez-vous de votre enfance dans le Sud ?
Je suis né au Vauclin en 1921. C'est là que j'ai passé toute mon enfance dans une famille sans grands moyens. Ma mère cousait des sacs de sucre à l'usine du Vauclin. Elle m'avait élevé toute seule. Mon père était directeur d'école. Je suis allé à l'école au Vauclin et, chose que je ne m'explique pas, j'ai échoué à deux reprises à l'examen du certificat d'études. Un diplôme très important à l'époque, car il permettait aux gens de condition modeste d'envisager un meilleur avenir. J'ai fini par le décrocher la troisième fois. Et cela a été le début d'une réelle prise de conscience pour le reste de ma vie.Il s'agit d'abord essentiellement du sacrifice que ma mère faisait pour m'épargner la condition malheureuse qui était la sienne. Dès lors, la volonté de gagner ne m'a jamais quitté. Mon acharnement au travail et mon goût de la réussite, remontent à cette époque-là. J'ai redoublé d'effort, quand j'ai été admis au Marin pour suivre les cours moyens et complémentaires. Résultat : j'ai décroché le brevet élémentaire. De telle sorte que le conseil général m'avait octroyé une bourse pour le lycée Schoelcher, en 1939.

Vous n'étiez pas trop désorienté en arrivant en ville ?
J'habitais chez une tante paternelle dans une maison, non loin de l'actuel siège de la Mutualité. Sans son aide, je n'aurais jamais pu vivre à Fort-de-France, car je n'avais pas les revenus suffisants. Le réseau familial installé à Fort-de-France avait permis à de nombreuses générations de réussir loin de leur lieu de vie habituel.Animé toujours par la volonté de réussir, j'ai passé mon brevet supérieur en deux ans, au lieu de trois. J'ai gagné une année, mais sans qu'elle me serve en quoi que ce soit. Car j'ai passé une année entière sur les bancs du lycée à ne rien faire. Pourtant, j'avais demandé un poste d'instituteur. Il m'a été refusé. Fort heureusement, je me suis inscrit à l'Institut de droit Vizioz qui venait d'ouvrir ses portes. Par chance, j'ai obtenu ma licence en deux ans, au lieu de trois.

Alors commence votre carrière d'enseignant...
Oui! Mon premier poste a été Ducos, ensuite au Marin. Et là, en 1951, je ramasse une coupure du journal « Lecture pour tous » qui annonçait la possibilité pour les fonctionnaires d'accéder aux plus hautes fonctions de l'administration par le biais de l'ENA (l'Ecole nationale d'administration).Alors, je décide de partir en France, en laissant en Martinique ma femme et nos cinq enfants. A ce stade, mon but est d'obtenir un congé spécial pour participer au concours de l'ENA. Un congé de quatre mois m'a été accordé avec mes appointements. J'ai travaillé dur à la préparation du pré-concours que j'ai réussi. Il me restait le concours proprement dit.
Etiez-vous le seul Noir de cette année-là ?

Oui! D'ailleurs, mon admission au pré concours avait suscité beaucoup d'émotion dans le milieu universitaire en France. Car il n'était pas courant de trouver des Noirs qui postulaient à cette grande école. Et je tiens à préciser que je n'ai jamais été victime du racisme à quelque niveau que ce soit. D'ailleurs, l'injustice que j'avais subie par la suite n'était nullement liée à ma couleur de peau.
Il s'agissait du refus de vous admettre au concours de l'ENA ?

Effectivement! J'ai attendu longtemps ma convocation pour me présenter au concours. En vain. Finalement, je découvre que quatre autres personnes qui avaient réussi le pré-concours n'avaient pas reçu non plus leur convocation. Nous étions interdits de concours, car nous étions communistes. Je me suis senti blessé. Tous les sacrifices humains et intellectuels que j'avais consentis sont devenus vains. N'empêche, le jour de l'examen, je m'étais rendu devant l'entrée de Sciences-Po où se déroulait l'examen. La police s'était déplacée sur les lieux, ainsi que l'huissier qui procéda aussitôt à l'appel des noms. Je vois entrer un à un tous ceux qui étaient dehors avec moi. A la fin, il actionne la grille d'entrée qui descend lentement et puis un énorme bruit marque la fermeture de la porte d'entrée. Je me suis trouvé seul sur le trottoir. J'étais séparé des autres qui n'avaient pas plus de mérite que moi. L'humiliation m'avait anéanti sur place. C'était un vendredi.
Qu'avez-vous fait par la suite ?

Dès le lundi, j'avais attaqué le refus du ministère de la Fonction publique devant le Conseil d'Etat. J'étais seul à me défendre devant cette injustice avec un jeune avocat. Le parti communiste français avait décidé de me soutenir. Mais je n'ai vu qu'un jeune journaliste qui n'était même pas resté longtemps avec moi devant la porte de Science Po. J'ai cependant eu le soutien de Léopold Bissol, député communiste de la Martinique, qui avait pu obtenir la réunion de l'Assemblée nationale devant l'implosion que l'affaire de l'ENA suscitait dans toute la France. D'autant plus j'avais fait entrer en France mon fils aîné que je devais protéger à tout moment. Je me suis fait pion au lycée Henry IV et je lavais des vaisselles ici et là en attendant le recours que j'ai fait moi-même et déposé au conseil d'Etat. En attendant, sa décision, je retourne en Martinique pour me lancer dans la création d'une entreprise de confiserie. Fort de l'arrêt du Conseil d'Etat, je suis reparti pour repasser le concours. Mais j'échoue à 1/13 de point près.Malgré tout, vous avez eu une carrière brillante...
Je n'ai jamais croisé les bras et le hasard me met toujours sur une piste nouvelle qui me permet de rebondir. Ainsi, à la veille de mon départ pour la Martinique, après l'échec au concours de l'ENA, je découvrais dans le journal « Le Monde » , une annonce concernant le premier concours de l'après-guerre pour le recrutement des inspecteurs du travail. Je n'avais que quatre jours pour le préparer, surtout la partie qui concerne la médecine du travail. Je réussis l'examen sans obstacle. J'ai été affecté au Havre. Ensuite, j'ai été directeur départemental du travail, puis directeur régional où, en fin de carrière, sept départements étaient confiés à ma vigilance.
Viviez-vous cela comme une revanche ?

Jamais! Je me suis toujours battu contre les injustices faites aux autres. Ainsi, au poste de directeur du travail, je faisais comprendre aux préfets qu'ils devaient appliquer les décisions du représentant du ministère du Travail que j'étais sur le terrain.Je suis fier d'avoir créé un comité d'accueil pour les travailleurs étrangers et leurs familles dans l'Eure-et-Loire. C'était une première. Ces structures, au nombre de 10 centres, fonctionnent toujours. Par ailleurs, en 1975, au titre de l'ONU, le gouvernement me désignait pour une mission de six mois au Cameroun pour former les inspecteurs au droit du travail de 15 pays africains. J'étais d'autres spécialistes du droit du travail européen.
A votre retour en Martinique après la retraite en 1984, vous vous lancez en politique...

Je n'envisageais nullement une carrière politique à mon retour en Martinique. J'étais tout simplement animé par les idéaux de liberté et de soutien aux plus démunis. J'avais été élu conseiller régional en 1988 sur une liste conduite par Guy Lordinot, puis conseiller municipal à Fort-de-France aux côtés de Miguel Laventure pour la défense du GET (Groupement des entreprises de transports), le transport en commun à Fort-de-France. Je n'ai jamais été un chercheur de places. La défense des plus faibles était les seules raisons de mon combat.
Vous n'êtes pas déçu par l'évolution de votre pays ?

Pas du tout! Je dis toujours que la Martinique est un joyau des cieux. Mais il est temps d'inventer de nouveaux fondamentaux qui participent au développement réel du pays. Je pense à Absalon pour le thermalisme ou le port qui serait doté de la Maison du marin avec fenêtre sur la ville. Et pourquoi pas une usine hydroélectrique au Lorrain ?En août 1953, le secrétaire d'Etat à la Fonction publique avait refusé l'accès au concours de l'ENA à cinq candidats : Barel, Guyader, Fortuné, Langlois et Beddjaoni. L'arrêt Barel, prononcé par le Conseil d'Etat le 28 mai 1954, les a rétablis dans leurs droits et fait jurisprudence.
- Le vainqueur de l'impossible
De l'idéologie communiste qui a un temps éclairé sa jeunesse, Félix-Hilaire Fortuné a sans doute gardé au moins deux fondamentaux : le combat et la force des idées. Ce sont ces piliers qui soutiennent toujours aujourd'hui sa volonté de réduire, par exemple, sa maladie en une péripétie sur la route d'un engagement qui, pour lui, ne peut être qu'éternel.
Cette culture du non-renoncement, Félix-Hilaire l'a d'abord apprise de sa mère, Thélucie, qui cousait des sacs de sucre à l'usine du Marin. « Ti-manmay travay lékol! Ou pa ni ayen pou fè an plis! » lui a t-elle mille fois répété. Aussi, avec son frère Henry et sa soeur George, ils se sont donnés pour devise de « sortir de l'impossible » .
Sur les bancs de l'école communale du Vauclin, puis du Marin, Félix-Hilaire avait pourtant bien mal commencé son désir d'ascension. Trois fois, il buta sur la marche ô combien salutaire du certificat d'études. Il venait là, sans le savoir, de monter sur le ring du monde pour son premier round contre « l'impossible » . Il réussira son brevet supérieur en deux ans au lieu de trois, il fera sa licence de droit à la première promotion de l'Institut Vizioz en deux ans au lieu de trois. Entre-temps, il occupe son premier poste d'instituteur à Ducos en 1944 et se marie la même année.
Pas suffisant pour sédentariser cet assoiffé de connaissance qui s'attaque alors ni plus ni moins à l'Everest de l'Ecole nationale de l'administration (ENA). Il y échoue d'un treizième de point non sans avoir vaincu l'injustice institutionnalisée par ses idéaux communistes plutôt que par sa couleur de peau. Une épopée mémorable dans l'histoire de l'administration et de la justice qui conforta Félix-Hilaire Fortuné sur sa croyance en l'inexistence de l'impossible et encore moins des miracles. Seul le hasard trouve place dans son espace occupé par la seule volonté de l'engagement.
Rentré au pays en 1984, après une carrière comme directeur général du Travail à Limoges, la jouissance de Félix-Hilaire face au combat perdu d'avance pour tous sauf pour lui ne molira pas.
Retenons entre autres, son insolente résistance face à la machine municipale de Fort-de-France décidée à laisser sur le carreau les chauffeurs impopulaires du GET. Il ne finira pas lapidé, on ne sait trop comment, encore aujourd'hui... En défenseur de l'importateur de farine René Lancry ou au Club Méditerrannée... A l'impossible, Félix-Hilaire Fortuné n'est pas tenu.
Ce rôle d'avocat toujours bien choisi, il n'a pas manqué de vouloir aussi l'exploiter (avec moins de réussite) sur les bancs de la cour politique. Il s'en défend aujourd'hui, par une phrase qu'aurait très bien pu clamer Robespierre à son procès : « mon ambition politique, c'était de ne pas laisser faire un coup fourré à des gens qui ne pouvaient se défendre » .
La tête de Robespierre a fini coupée dans un panier sous l'échafaud, celle de Fortuné est encore pleine d'engagements qu'il ne cesse d'exposer dans une écriture de patte de mouche.
Sans doute, le plus prolixe auteur de « Tribunes » de l'histoire de la presse martiniquaise, Félix-Hilaire Fortuné continuera à traquer l'impossible tant qu'il lui restera un bout de papier et un stylo. Parce qu'il croit, comme malheureusement peu d'autres, que « beaucoup de choses en Martinique ne montent pas assez à la surface du connu » .

- BIO-EXPRESS
Né le 14 janvier 1921 au Vauclin.
1927 : il entre à l'école primaire. 1937 : réussit le certificat d'études après deux échecs. 1939 : brevet scolaire, il entre la même année au lycée Schoelcher. 1941 : brevet supérieur. 1943 : licence à l'Institut Vizioz. 18 juillet 1944 : Mariage avec Firma, née Ponsar. De 1944 à 1953 : enseignant. 1945 : naissance de son fils Fernand puis de Michel, Jacqueline, Lucien et Martine. 1953 : admis au pré concours de l'ENA, mais interdit de concours. 1956 : Inspecteur du travail. 1977 : Directeur départemental du travail à Chartres. 1988 : Elu conseiller régional sur la liste dirigée par Guy Lordinot
Auteur d'ouvrages sur l'histoire et les lieux célèbres de la Martinique, il est membre de l'ordre des Palmes académiques, officier de l'Ordre national du Mérite et membre de la Légion d'Honneur.

Le « Firmament » et le fils aîné
Sur cette photo, deux des personnes qui ont partagé aux premières loges les souffrances de Félix-Hilaire Fortuné.
D'abord, son épouse Firma (née Ponsar) que Félix-Hilaire Fortuné appelle « Firmament » . Ils se sont rencontrés sur les bancs de l'école au Marin. Elle avait 12 ans, lui 14. Ils se sont mariés plus tard en 1944.
A leurs côtés, Fernand, le fils aîné, directeur de la Sécurité sociale à la retraite. A 10 ans, son père l'a fait venir à ses côtés en France alors qu'il n'avait pas d'emploi fixe.
 SOURCE : Entretien Rudy Rabathaly & Adams KwatehFrance-Antilles Martinique- 01.09.2010
http://www.martinique.franceantilles.fr/regions/departement/felix-hilaire-fortune-je-n-ai-jamais-ete-un-chercheur-de-places-01-09-2010-84270.php
Roger ALBERT
Vign_roger-12
ALBERT Roger
Homme d'affaires martiniquais (François -1921).

Ses grands-parents ayant tout perdu dans l'éruption de la montagne Pelée en 1902, c'est avec des moyens relativement modestes que R. Albert se lança, dans les années 50, en choisissant un créneau commercial particulièrement porteur, dans la distribution de cigarettes et de parfums «made in France». Installé à Fort-de-France, sur la savane, à l'entrée de la rue Victor Hugo, dont il allait faire un lieu privilégié des touristes (américains pour la plupart à l'époque), son établissement leur pro¬posa une certaine image de la France à travers ses produits de luxe: porcelaine de Limoges, cristal de Baccarat, montres et vêtements de grandes marques, etc. Peu à peu les points de vente se sont multipliés dans des lieux fréquentés par les touristes ou par la clientèle locale aisée, non seulement à la Martinique mais dans toute la zone francophone de la Caraibe. Cette réussite a été reconnue par les professionnels du commerce et par les autorités qui, en 1986 puis en 1988 ont nommé Roger Albert consultant du commerce extérieur français. Professionnellement très intéressé par le tourisme, Roger Albert a par ailleurs œuvré au développement de l'Office du Tourisme de la Martinique. En 1953-54, alors qu'il fallait à tout prix faire revenir dans l'île les touristes américains qui s'en étaient détournés à la suite d'une épidémie de fièvre aphteuse, il eut l'idée d'organiser à bord des navires des spectacles folkloriques et fit appel au groupe de Loulou Boislaville qu'il contribua par ce moyen à renflouer. Pour les touristes étrangers le nom de Roger Albert est inséparable des souvenirs qu'ils peuvent conserver de leur escale aux Antilles françaises. J. C.

MANO RCI
http://www.manoradiocaraibes.com  
http://manoretro.unblog.fr/  
http://emission.unblog.fr/  
martel.loutoby@orange.fr  
http://fr-fr.facebook.com/  
Portable:0696919145
Portable:0696840553

EXPLORATION
EXPLORATION
EXPLORATION
EXPLORATION
ROGER ALBERT
Emission "Exploration" Volume 01

Mano Radio Caraïbes
Emission "Exploration"
Invité: ROGER ALBERT
Animateur Mano RCI & Hilaire Félix Fortune

MAI-1989
---------------

ALBERT Roger
Homme d'affaires martiniquais (François - 1921).
Ses grands-parents ayant tout perdu dans l'éruption de la montagne Pelée en 1902, c'est avec des moyens relativement modestes que R. Albert se lança, dans les années 50, en choisissant un créneau commercial particulièrement porteur, dans la distribution de cigarettes et de parfums «made in France». Installé à Fort-de-France, sur la savane, à l'entrée de la rue Victor Hugo, dont il allait faire un lieu privilégié des touristes (américains pour la plupart à l'époque), son établissement leur proposa une certaine image de la France à travers ses produits de luxe: porcelaine de Limoges, cristal de Baccarat, montres et vêtements de grandes marques, etc. Peu à peu les points de vente se sont multipliés dans des lieux fréquentés par les touristes ou par la clientèle locale aisée, non seulement à la Martinique mais dans toute la zone francophone de la Caraibe. Cette réussite a été reconnue par les professionnels du commerce et par les autorités qui, en 1986 puis en 1988 ont nommé Roger Albert consultant du commerce extérieur français. Professionnellement très intéressé par le tourisme, Roger Albert a par ailleurs œuvré au développement de l'Office du Tourisme de la Martinique. En 1953-54, alors qu'il fallait à tout prix faire revenir dans l'île les touristes américains qui s'en étaient détournés à la suite d'une épidémie de fièvre aphteuse, il eut l'idée d'organiser à bord des navires des spectacles folkloriques et fit appel au groupe de Loulou Boislaville qu'il contribua par ce moyen à renflouer. Pour les touristes étrangers le nom de Roger Albert est inséparable des souvenirs qu'ils peuvent conserver de leur escale aux Antilles françaises. J. C.
PS:UN PEUPLE QUI A LA MEMOIRE COURTE EST UN PEUPLE QUI N'A PAS D'AVENIR
Manoradiocaraïbes.com
Roger ALBERT-Invité: Emission "Exploration" VOL.01

001_emission-avec_roger_albert-ok-
ROGER ALBERT
 Roger ALBERT

Roger ALBERT-Invité: Emission "Exploration" VOL.02

Mano Radio Caraïbes
Emission "Exploration"
Invité: ROGER ALBERT
MAI-1989
---------------

ALBERT Roger
Homme d'affaires martiniquais (François - 1921).
Ses grands-parents ayant tout perdu dans l'éruption de la montagne Pelée en 1902, c'est avec des moyens relativement modestes que R. Albert se lança, dans les années 50, en choisissant un créneau commercial particulièrement porteur, dans la distribution de cigarettes et de parfums «made in France». Installé à Fort-de-France, sur la savane, à l'entrée de la rue Victor Hugo, dont il allait faire un lieu privilégié des touristes (américains pour la plupart à l'époque), son établissement leur proposa une certaine image de la France à travers ses produits de luxe: porcelaine de Limoges, cristal de Baccarat, montres et vêtements de grandes marques, etc. Peu à peu les points de vente se sont multipliés dans des lieux fréquentés par les touristes ou par la clientèle locale aisée, non seulement à la Martinique mais dans toute la zone francophone de la Caraibe. Cette réussite a été reconnue par les professionnels du commerce et par les autorités qui, en 1986 puis en 1988 ont nommé Roger Albert consultant du commerce extérieur français. Professionnellement très intéressé par le tourisme, Roger Albert a par ailleurs œuvré au développement de l'Office du Tourisme de la Martinique. En 1953-54, alors qu'il fallait à tout prix faire revenir dans l'île les touristes américains qui s'en étaient détournés à la suite d'une épidémie de fièvre aphteuse, il eut l'idée d'organiser à bord des navires des spectacles folkloriques et fit appel au groupe de Loulou Boislaville qu'il contribua par ce moyen à renflouer. Pour les touristes étrangers le nom de Roger Albert est inséparable des souvenirs qu'ils peuvent conserver de leur escale aux Antilles françaises. J. C.
PS:UN PEUPLE QUI A LA MEMOIRE COURTE EST UN PEUPLE QUI N'A PAS D'AVENIR
Manoradiocaraïbes.com
Roger ALBERT-Invité: Emission "Exploration" VOL.02
002-emission_volume-02-roger_albert-ok_fin
EXPLORATION
 
Vign_enfant_flore
Pour l’Enseignement de l’Esclavage
de Félix-Hilaire FORTUNÉ

Un petit Mulâtre, petit-fils du Maître

ANTILLA, l'hebdo de la Martinique - 3 janvier 2007


C’était l’anniversaire du fils cadet du Maître. Le seul garçon de la famille. Il en profita, pour demander à son père l’affranchissement du petit mulâtre né de ses œuvres avec une belle négresse dont la silhouette, l’allure et le regard lui avaient enflammé le cœur.

En grandissant, Isidore, le très beau garçon, dont «une moitié de la personnalité voudrait supprimer l’autre», vivait dangereusement dans sa grande famille blanche entre la gêne des uns, les sarcasmes des autres, la fierté des esclaves. Sous la surveillance ou la protection de «da», il criait sa joie de courir entre les jambes de son bienheureux père ou de se précipiter innocemment dans la jupe de la sœur, laquelle le repoussait violemment ou le rabrouait d’un geste de mépris accompagné d’insultes et d’injures. Quand le père du petit s’absentait, la «tante» l’enfermait dans une chambre pour éviter qu’il n’aille se mêler aux jeux ou goûter aux gourmandises des enfants des autres colons du voisinage, invités au Domaine. Il ne fallait pas que la marmaille des environs ait trop de contacts avec ce bâtard, «dont la couleur du sang, sous l’épiderme, ne trompe pas». Un déshonneur pour la famille.

Dans cet environnement délicat et l’âge aidant, Isidore trop puissant comme rejeton de Maître, mais trop vulnérable comme produit d’esclave, commençait à se sentir étranger partout, mal à l’aise dans sa double peau et mal équilibré dans ses idées et ses exigences contraires.

On en était là, les colons partagés sur la réalité des faits ou crispés, accrochés sur la «supériorité» de nature de la «sangle azur — le sang bleu –», quand, brusquement, la tante irascible, changea du tout au tout. Un matin on la vit, sans raison apparente, prendre le petit «ni noir, ni blanc», par la main, lui apprendre à monter à cheval, lui enseigner l’alphabet et la musique du clavecin. Une petite révolution de Palais. Puis, Isidore, devenu adolescent, la «tante» s’offrit le luxe de conduire elle-même son «petit café au lait»,au collège de Saint-Pierre.

Une heureuse évolution, qui apporta un peu de calme et de bonheur inespéré dans ce foyer désuni. C’est que Grand-père avait fait comprendre à la tante que les retombées négatives de la situation commençaient à se faire sentir sur les affaires. Il fallait en prendre son parti.

La chute d’audience de la famille dans l’opinion, avait entraîné en effet, la rareté des visites, la fermeture de quelques portes d’importance qui, auparavant, leur étaient largement ouvertes. Et surtout, la renommée de cette honorable Maison disparaissait peu à peu, et, avec elle, les relations de prestige ou la splendeur d’antan.

Le statut de personne libre fut alors donné par le Maître à son petit-fils devant notaire et la Caisse du Trésor Royal, perçut la taxe d’affranchissement. Des années plus tard, après son retour de France où il fit brillamment ses humanités, Isidore reçut de son grand-père, en pleine propriété, une des dépendances de l’Habitation. Grand-père inaugurait ainsi, à la Martinique, l’ère des grands mulâtres, propriétaires terriens, planteurs de cannes à sucre, distillateurs de tafia, producteurs de café, éleveurs. Ils deviendront au fil du temps, tantôt piliers prête-noms de la puissance parfois vacillante des Blancs, tantôt leurs plus farouches opposants, pour avoir leur place, une place de plus en plus importante au soleil de l’île. Les langues s’en donnèrent à cœur joie dans les salons et garden-party sur la famille bicolore du Maître, lorsqu’elles n’exprimèrent pas regrets et désapprobations.

En tout cas, à fleur de lit ou de grabat, mixage ou métissage, la naissance d’une classe moyenne, pluri ou multiraciale pointait dans la nuit de l’esclavage. Mais allait-elle pouvoir tenir ses promesses?

Félix-Hilaire FORTUNÉ
SOURCE : Potomitan
http://www.potomitan.info/divers/mulatre.php
 
 
Vign_GRARD_1
Un bel hommage à un grand Martiniquais
Publié par admin | Classé dans Actualités créoles, Vie de l'association | Publié le 14-12-2012
Mots-clefs :Félix-Hilaire FORTUNÉ, Gérard DORWLING-CARTER, La Rigoise
 
“Que cet essai nous aide à préparer l’avenir” : à 92 ans, c’est le message d’espoir qu’avait choisi Félix-Hilaire FORTUNÉ pour résumer la dernière oeuvre de sa riche vie, un ouvrage intitulé “La Rigoise”, présenté hier soir jeudi 13 décembre par notre association.

Au-delà de la présentation de ce livre, il s’agissait pour nous de rendre un hommage appuyé à cette grande personnalité créole martiniquaise, qui le méritait tant !

Notre ami l’avocat Gérard DORWLING-CARTER, co-fondateur de l’association, nous a fait le plaisir d’animer de façon très chaleureuse cette soirée, à laquelle se sont pressés de nombreux membres et sympathisants de “Tous Créoles !”.Nous vous proposons ci-après de prendre connaissance de l’intégralité de l’intervention de Gérard.

« Cette société où l’individu a souvent plus de poids que le groupe ; cette société où le groupe a plus de poids que la collectivité ; cette société où la collectivité ne se considère pas comme étant la totalisation des individus qui la composent, mais une mosaïque ou un groupe de groupes, fermés sur eux-mêmes et juxtaposés, n’ayant pas la conscience d’être une entité à intérêts et destinées liés et solidaires.

Cette société-là anormalement submergée du poids du passé, alchimie de l’histoire, qui s’entête à ne pas confondre de crainte de fondre, cette société renferme plus de motifs de refus de l’effort commun et de la confiance réciproque, qu’elle n’offre de motivations à une volonté mutuelle de créations efficaces, progressistes et humaines.

Des races, des mondes qui se sont taillés leur part de petit univers et y campent, qui se côtoient à peine physiquement sans se pénétrer normalement et sans échanger entre euxces messages de l’esprit et du cœur qui font de l’homme un être social. Des mondes qui se regardent, mais sans se voir, ou quand ils se voient ne se découvrent- sauf exceptions- que leurs faiblesses mutuelles ou leurs défauts réciproques, et dont l’un ne valorise pas l’autre à ses propres yeux. Des mondes où chacun ne voit en l’autre qu’une occasion supplémentaire pour se valoriser soi-même et par là, justifier ses attitudes et ses comportements vis-à-vis de l’autre. Des groupes en vase clos dans les alizés pourtant exaltants de contacts, de communicabilité, de liberté du vaste océan.

Dans cette société … il existe des zones de sombres perspectives, des zones d’insatisfactions individuelles ou collectives insoupçonnables, mais trop nombreuses.…
 
Une telle société ne favorise ni le développement de l’économie, ni l’épanouissement de l’homme, car il lui manque cette fluidité et cette libre aisance des échanges, qui font du nécessaire commerce entre humain la base démocratique du progrès. »

(Extraits des pages 380 et 382 de l’ouvrage titré « La Rigoise », et sous-titré « Au Nouveau Monde », édité par Félix Hilaire Fortuné).

Qui pourra, après la lecture faite, douter de l’opportunité qu’il y avait pour “Tous Créoles !” de procéder à la première présentation publique de l’ouvrage de notre ami Félix-Hilaire ? Citons en effet un extrait de l’objet statutaire de l’association “Tous Créoles !” :

“Cette association a pour ambition de participer à l’édification d’une communauté martiniquaise solidaire, forte et affranchie de tout sectarisme. L’association œuvrera afin de permettre aux personnes composant cette communauté d’apprendre à mieux se connaître et à se respecter, et ce dans leurs différentes singularités…  Dans cette démarche il sera fait œuvre de mémoire utile, afin que le passé soit le tremplin d’un futur commun et partagé. Enfin, de prendre en considération l’existence de composantes multiples et égales de la communauté martiniquaise.  Des études et recherches seront conduites sur l’histoire de la société martiniquaise, pour en permettre une connaissance et une compréhension les plus justes et humanistes que possible, notamment de la période de l’esclavage”.

Félix Hilaire Fortuné, né le 14 janvier 1921 au Vauclin (Martinique), il est marié, a eu 6 enfants. A exercé la profession de Directeur Régional   du Travail et de l’Emploi. Il a eu un parcours scolaire et universitaire parfait : le Lycée Schœlcher et les universités parisiennes, la Fac de droit pour étudier Droit et économie politique.Ses Diplômes :

Licence de Droit 
Diplôme d’études Supérieures de Doctorat (Droit Public) – Université de Paris
Préparation aux concours d’entrée à l’Ecole Nationale d’Administration, à l’Institut des Sciences Politiques et au Ministère des finances Admis avec succès au pré-concours d’entrée à l’Ecole Nationale d’Administration (Refusé au concours à l’ENA, il a été  à l’origine du célèbre « Arrêt Barel » sur la liberté d’opinions des hauts fonctionnaires des Grands Corps de l‘Etat)
C.A.P.A. Certificat d’Aptitude à la Profession d’Avocat (Paris). Mention TB
Diplôme d’aides Supérieures de Doctorat (Economie Politique) – Université de Paris
Diplôme de l’Ecole du Chef d’Entreprise et des Cadres Supérieurs – Paris
Expériences professionnelles :

De 1939 à 1955 Instituteur – Professeur de cours Complémentaire au Marin. Et « confiseur » : il expliquera ce mystère qui relève des « délices » et de la douceur.
De 1955 à 1965 Inspecteur du Travail et de la Main-d’œuvre à la Résidence du Havre

En  Décembre, il est nommé directeur départemental du travail et occupe successivement cette
fonction à Auch dans le Gers,  à Millet, à Chartres,  à Rouen (Seine-Maritime).
En 1979 il est nommé Directeur du Travail hors classe et affecté comme Directeur Régional du Travail et de l’Emploi du Limousin avec en outre, l’intérim de la Direction Régionale de l’Auvergne à Clermont-Ferrand, soit la responsabilité de deux Régions et de leurs 72 départements.

Parcours politique :Ancien adhérent de la Fédération Communiste de la Martinique, qui est le seul parti auquel il a appartenu, peut-être échaudé par l’expérience ? Nous n’avons pas osé le lui demander.
Pourtant en 1990, il tâte de la politique, de la vraie, celle de la vie de la cité puisque son  premier mandat électif  est celui de Conseiller Régional de la Martinique.
Il prend ensuite goût à la gestion de la chose publique puisqu’en 2001 il est élu au Conseil Municipal de Fort de France, où son parcours est caractérisé par une grande indépendance d’esprit et d’action et l’expression d’une connaissance très fine des dossiers.

Par ailleurs notre ami peut se targuer d’être un excellent Conférencier,  chroniqueur de presse. Et auteur hors pair d’excellent Essais sur toutes sortes de questions, problématiques et éléments de la connaissance humaine

.Citons en vrac et sans être exhaustif : Les Touaregs – Les Kurdes – L’Algérie : 10.000 ans d’histoire – Les Déserts – Les élections présidentielles américaines

- l’Octroi de Mer …Pour être complet, je conseillerai aux amis et aficionados de Félix, outre l’achat de plusieurs livres en cette époque de cadeaux, de passer commande, pendant qu’il est encore temps de la collection complète du magazine Antilla dont il a enrichi les colonnes de perles rares que l’on retrouve fort heureusement pour certaines, dans l’ouvrage qui justifie notre amicale rencontre de ce soir.

Félix-Hilaire a  écrit plusieurs livres avant “La Rigoise”. La Bibliographie de Félix est importante :

« Le Thermalisme » – volume 16 x 24 de 400 pages édité par Maloine -Paris
« Cyclones et autres cataclysmes aux Antilles » Editions la Masure
« Soleil couleur d’Encre » – Roman du XVIIIe siècle ‑ Editions Maisonneuve et Larose – Paris
« Les îles françaises d’Amérique. De la vision géopolitique de Richelieu à l’Union Européenne ». Editions L’Harmattan Paris
« La France et l’Outre-mer Antillais : Quatre siècles d’Histoire économique et sociale
». Editions L’Harmattan Paris

« Les Antilles Françaises : De la Nature et des hommes Traits Géophysiques – De la Dynamique du Globe aux Antilles – L’occupation humaine des îles -
Environnement et Protection. Editions L’Harmattan Paris

Et puisque l’on doit tout dire de Félix, en glanant des informations sur notre auteur, j’ai découvert qu’il nourrit l’addiction des intellectuels, qu’il a transmise à certains de ses enfants : la lecture régulière de la grande presse française : le   MONDE —  Le FIGARO — et les ECHOS
Ce dernier titre, puisque nous savons que la solide base économique qu’il a très tôt acquise lui permet d’appréhender les problèmes économiques des Etats et des sociétés.  Dimension qui manque à la plupart de nos intellectuels dont les raisonnements sont frappés au coin du plus grand irréalisme, parce que de l’économie ils se sont arrêtés à la dimension qui se veut éthique de la théorie marxiste : de l’accumulation du capital, de l’exploitation de l’homme par l’homme et de la plus value capitalistique.

Encore dans le domaine de l’intime, Félix nous apprend qu’il porte  un film   dans son cœur  et sa mémoire d’enfant : « Notre Dame de Paris de Victor Hugo ». Et le livre qui l’a marqué : « Ne dîtes pas à Dieu ce qu’il doit faire » de François de Closets (Editions Le Seuil).

Félix a joué au Football dans sa jeunesse -et je me souviendrai que quand j’avais l’occasion de le ramener à son domicile après des réunions où nous étions retrouvés, il n’arrêtait de refaire le monde, n’interrompant mon écoute autant affectueuse que studieuse que pour aller prendre son bain de mer quasi quotidien, avant que l’on ait découvert l’aquagym et les vertus de la mer… Son grand loisir, on l’aura compris, est la lecture et sa préoccupation envers les humains c’est l’aide et la solidarité.

Sa passion : les études. Et nous savons que s’il n’y avait eu la famille et ces six bouches à nourrir que nous retrouverions Félix peut-être encore aujourd’hui sur les bancs de la Sorbonne au cours d’anthropologie, de linguistique ou que sais-je encore ?
 
Deux anecdotes de la vie professionnelle de Félix qui montrent le pétillant du personnage et son caractère attachant : jeune inspecteur du Travail, au cours d’une négociation entre employeurs et salariés, un de ces derniers lui  déclare, pour justifier la  réticence des travailleurs à signer l’accord prévu : « Que d’ailleurs l’ingénieur du secteur de l’usine en grève est … un pied noir ». Félix se  dresse les mains appuyées sur la table, se penche vers la représentation syndicale et leur dit : « Alors, il n’a que le pied de noir, que feriez vous si c’était moi ? ». Eclat de rire général, l’accord est signé !
En pénétrant sur un chantier pour un contrôle, le chef de chantier l’apostrophe du haut de son échafaudage en lui disant qu’il n’y a pas d’embauche. Félix

 lève la tête en lui répondant : « On ne licencie pas non plus ! ». Ce chef de chantier pas encore au fait des différents aspects que peut revêtir la diversité, devait ensuite se confondre en excuses.

Etudes et travaux :
1955 Etude sur « Démographie et Economie Agricole en Loire-Atlantique de 1846 à 1954 » – Mémoire destiné au Ministère du Travail.

1967 «L’Evolution de la profession médicale.
»1968 «Expansion et Emploi dans le département de l’Eure-et Loire.
»1970  Fondateur du Comité d’Accueil pour les Travailleurs en Eure-et Loire (C.O.A.T.E.L.) en faveur des travailleurs migrants et de leurs familles.
1975  Expert du B.I.T. au Cameroun, de Décembre 1974 à Mai 1975.
Conversation avec l’auteur :

L’île est un espace fragmenté, l’Afrique était le lieu originel, avec pour frontières le désert, l’esclave a du franchir l’Atlantique, sans savoir à quoi il était destiné, ces étendues d’eau effrayantes pour affronter à son arrivée l’habitation et sa cohorte de tracas et de souffrances.Sa situation à son arrivée a été aggravée par les conditions atmosphériques, tremblements de terres, cyclones. Pour lui pas de « Case à vent » qui rend la condition face aux catastatrophes moins dure, qui donne au moins l’espoir de survie, de pouvoir recommencer, de résister à l’éphémère … L’après esclavagisme démontre qu’il a conservé sa force vitale, par la langue qu’il a forgée de toutes pièces pour communiquer pendant son asservissement, il continue à démontrer jusqu’à ce jour, à la face du monde comment les Noirs ont pu devenir des hommes.L’esclave a récupéré un espace fracturé, mais a constitué une société qui agit et qui n’est pas simplement « agie ». Il a ouvert des portes qui, loin de se fermer, s’ouvrent sur de nouvelles vues, son entrée dans l’univers du Blanc a pu se faire par la suppression de l’esclavage.Car c’est sur cet aspect de l’œuvre que je voudrais dire quelques mots, ces pages empreintes d’une sensibilité, un approfondissement du vécu relationnel de ces hommes placés dans une situation de violence et de barbarie et qui néanmoins laissent place à une certaine humanité.Car si nous voulons comprendre notre destinée de fils d’esclaves maltraités par le sort, dans le sens d’une résilience (dont parle le professeur Cyrulnik) accomplie, il faut totalement réhabiter le phénomène sociologique de l’esclavage, comprendre les mystères de l’habitation, son processus psychologique et simplement humain.Non pas seulement ce que recélait cette entreprise d’ignominieux et d’inacceptable. Pour ne pas stagner dans la douleur, les procès faits à l’histoire, à l’homme blanc et autres lourdes charges à porter qui nous empêchent d’avancer sur la voie de notre destinée de communauté. D’hommes noirs qui ont su fracturer les portes de l’homme blanc, envahir son domaine et se rendre son égal.Au-delà donc de l’aspect extrêmement fouillé et documenté de l’ouvrage du maître à penser Félix Hilaire Fortuné, c’est cette dimension qui fait appel à une profonde introspection, un sens aigu de l’observation des rapports humains pour remonter les traces qui éclairent les aspects les plus incompréhensibles de notre communauté.Citons dans le désordre : l’esprit de débrouillardise, une certaine couardise (“La Rigoise” encore dans nos têtes ?), le rôle tribunicien donné à certains élus au-delà de la fonction politique officielle ? L’effacement du père, le rôle de la mère, etc. etc.Page 43 c’est la description du « Domaine du maître » avec ses taureaux et les espaces immenses pour nourrir un troupeau…Cataclysmes et catastrophes P. 55, venant aggraver la situation des esclavesLa catastrophe de Saint-Pierre qui ne peut être restée sans effet dans la formation de la personnalité des descendants les plus éloignés tant géographiquement que dans le temps des membres de cette communauté. P 65, la lettre de Fernand Winter.P77 dans le chapitre intitulé « Cataclysme et mentalités antillaises”, permettez moi de lire la conclusion : « Et cela se voit à travers les relations « employeurs-salariés » qui sont teintées d’une véritable pollution mentale : le travailleur se vit en esclave et voit à travers le patron l’image du maître blanc d’antan. Cette résurgence du passé perturbe les relations qui auraient du être claires et nettes sur la base de seuls rapports économiques.La tâche la plus ardue consistera à nous libérer de ce carcan mental qui nous emprisonne et nous asphyxie. A cet égard, un double voyage est à entreprendre : intérieur : il nous permettra d’évacuer les souvenirs encombrants et malsains ; extérieur : il favorisera la rencontre des autres.Sur le caractère exhaustif de l’œuvre : Du choix de l’autonomie, de la séparation p110 : pose l’état de la question.L’église et l’esclavage, p. 111 en deux pages tout à fait complètes sur la question, sans outrance ni angélisme.La réparation – dite suprême- à apporter à notre communauté, p 115Dernier paragraphe de la conclusion de l’ouvrage : « … Les îles doivent regarder leur passé, sous toutes ses formes pour mieux scruter un avenir qu’il ne faut
ni bousculer, ni remplir de chimères et d’illusions. Il nous faut du réalisme et la garantie de pouvoir préserver notre entité telle qu’elle se présente
authentiquement dans l’ensemble auquel l’histoire nous a conduits. Un ensemble qui n’est pas un assemblage, mais une construction faite, de part et d’autre de l’Atlantique, au cours d’une traversée que l’on ne peut effacer.Précisément, cette construction ne peut se faire sans nous, ou à notre désavantage, puisque nous y apporterons une rente de situation géopolitique à l’Europe qu’aucune de ses composantes ne saurait lui offrir.Message personnel à Félix, du moins aux jambes de Félix. Dis leur de ma part que j’aimerais tellement qu’elles te portent loin encore dans la vie, comme le fait ta plume et ton esprit. Pour que tu ailles et viennes au milieu de nous, de notre quotidien fait – je le sais – de bruits, de fureur et de peurs.Oui, dis-leur qu’avec toi dans le peloton de tête, sur la piste du déroulement de notre foutu destin, nous nous sentons plus fort, plus aptes à franchir les portes que dans ton dernier roman tu as si bien définies,  de telle sorte qu’à reculons nous ne puissions de nouveau les franchir. Merci Félix d’être né le premier mois de l’année 1921 au Vauclin et d’être revenu, après ton marronage dans l’hexagone, nous redistribuer les richesses accumulées.

Gérard DORWLING-CARTER

Jeudi 13 décembre 2012-

lire la suite veuillez cliquez ICI
http://touscreoles.graphidom.fr/2012/12/14/un-bel-hommage-a-un-grand-martiniquais/

 
 
 
 
 
 

ARCHIVE DE MANO LOUTOBY-

Nou ka Sonjé-

Mano Radio Caraïbes- MARTINIQUE-

Emission Créole- : exploration-

Animateur: Mano Loutoby & Félix-Hilaire Fortuné-

Invité:  Charly PAULIN- GEOLOGUE -

VOLUME :01-02-

EXPLORATION-INVITE_Charly_PAULIN__GEOLOGUE-Animation_MANO_RCI_Felix-Hilaire_Fortune-1993-VOLUME-1-ET-2
 
ARCHIVE DE MANO LOUTOBY-

Nou ka Sonjé-

Mano Radio Caraïbes- MARTINIQUE-

Emission Créole- : exploration-

Animateur: Mano Loutoby & Félix-Hilaire Fortuné-

Invité:  Charly PAULIN- GEOLOGUE -

VOLUME :03-04-
EXPLORATION-INVITE_Charly_PAULIN__GEOLOGUE-Animation_MANO_RCI_Felix-Hilaire_Fortune-1993-VOLUME-03-04-FIN
MAX ELIZE
Vign_untitled

Max Elizé-1928-1998

Né en 1928. Fils de Maxence ELIZE, exploitant de salle de spectacle et de cinéma à Saint-Pierre, Max fait des études de droit et d'économie avant de prendre la succession de son père à la tête de l'entreprise qu'il développe à la Martinique, la Guadeloupe, la Guyane et Haïti.

En 1970, il préside avec rigueur et créativité, la Chambre de Commerce et d'Industrie de la Martinique. Conseiller économique et social de 1974 à 1984, Max ELIZE fut aussi membre du comité de surveillance de l'Institut d'Emission des Départements d'Outre-mer.

Max F. ELIZE est le concepteur du Palais des Congrès de Madiana à Schœlcher, qu'il ne connaîtra pas puisqu'il meurt en février 1998, quelques mois avant l'ouverture de ce complexe moderne d'une capacité de près de 3000 personnes

Mano Radio Caraïbes
http://www.manoradiocaraibes.com  
http://manoretro.unblog.fr/  
http://emission.unblog.fr/  
martel.loutoby@orange.fr  
http://fr-fr.facebook.com/  
http://martelkapale.unblog.fr/  
Portable:0696919145
Portable:0696840553

 
 
 

ARCHIVE DE MANO LOUTOBY-

            Nou ka Sonjé-

Mano Radio Caraïbes- MARTINIQUE-

    RCI-Emission Créole- : exploration-

Mano Loutoby & Félix-Hilaire Fortuné-

Invité :  Max Elizé-  Vol : 01-et Vol : 02

       Année :1996

Exploration-Mano_Loutoby_Felix-Hilaire_Fortune-Invite_Max_Elize_Vol-1_et_vol__02
 
 
 
 
 
RCHIVE DE MANO LOUTOBY-

            Nou ka Sonjé-

Mano Radio Caraïbes- MARTINIQUE-

    RCI-Emission Créole- : exploration-

Mano Loutoby & Félix-Hilaire Fortuné-

Invité :  Max Elizé-  Vol : 04-et Vol : 05

        Année :1996
Exploration-Mano_Loutoby_Felix-Hilaire_Fortune-Invite_Max_Elize_Vol-4-VOL-5
 
RCHIVE DE MANO LOUTOBY-

            Nou ka Sonjé-

Mano Radio Caraïbes- MARTINIQUE-

    RCI-Emission Créole- : exploration-

Mano Loutoby & Félix-Hilaire Fortuné-

Invité :  Max Elizé-  FIN
         Année :1996
Exploration-Mano_Loutoby_Felix-Hilaire_Fortune-Invite_Max_Elize--FIN
 
 
 
 
 
Vign_fh-fortune-janvier-20122

 

 décès

L'illustre Félix-Hilaire Fortuné est mort

Martinique 1ère -Publié le 28/12/2014 | 18:24, mis à jour le 28/12/2014 | 18:24

Félix Hilaire Fortuné est mort ce dimanche à l'âge de 93 ans. Ancien Directeur Régional du Travail et de l’Emploi. Cet érudit a eu un brillant parcours scolaire, universitaire et professionnel avant de s'intéresser à la vie publique martiniquaise.

 

© Touscréoles Félix Hilaire Fortuné (1921-2014)

 

Félix-Hilaire Fortuné était un érudit qui a eu un brillant parcours scolaire et universitaire au Lycée Schœlcher (Fort de France) et dans les universités parisiennes puis à la faculté de droit pour étudier le droit et l'économie politique.

Un riche parcours professionnel

 Félix-Hilaire Fortuné fut d'abord instituteur de 1939 à 1955, inspecteur du travail de 1955 à 1965 puis Directeur Départemental du Travail dès décembre 1965 dans plusieurs départements français, un des premiers d'origine martiniquaise.

Il s'est intéressé à la vie publique dès son retour à la Martinique au sein du Parti communiste martiniquais puis a été attiré par la droite départementaliste. Conseiller régional en 1990, conseiller municipal de Fort de France dans l'opposition de droite, en 2011.

Parallèlement, l'érudit martiniquais fut un brillant conférencier, chroniqueur de presse et auteur d'essais et de livres sur des sujets divers : Économie, thermalisme, histoire, géographie, environnement, politique...

Hommage à grand martiniquais

En décembre 2012, l'association "Tous Créoles", et en particulier l'avocat Gérard Dorlwling Carter, rendait hommage à ce grand martiniquais. Félix-Hilaire Fortuné, marié, père de six enfant, est mort ce dimanche matin à l'âge de 93 ans.


 SOURCE:

http://martinique.la1ere.fr/2014/12/28/l-illustre-felix-hilaire-fortune-est-mort-218380.html

 
Vign_Felix_Hilaire_Fortune_2

AVIS D’OBSEQUES 

           Obsèques Martinique Monsieur

VEUF FORTUNÉ FÉLIX-HILAIRE,

Les obsèques civiles de Monsieur

VEUF FORTUNÉ FÉLIX-HILAIRE,
DIRECTEUR REGIONAL DE LADMINISTRATION

DU TRAVAIL EN RETRAITE

Décédé à l'age de 94 ans

seront célébrés le

mardi 30 décembre 2014- à 11h0
LE CORTEGE SE REUNIRA

AU CIMETIERE DU MARIN

l\’inhumation se fera au Cimetière de MARIN


Cet avis est diffusé de la part de :

SES ENFANTS / FERNAND / MICHEL /

LUCIEN / JACQUELINE / ANDRÉE / MARTINE

DES FAMILLES / FORTUNÉ / PONSAR /

DES PARENTS AMIS ET ALLIES 

Les obsèques de Monsieur

VEUF FORTUNÉ FÉLIX-HILAIRE,

seront célébrés le mardi 30 décembre-2014- à 11h0

 
Vign_9782342017694_r

 La Rigoise au "Nouveau Monde"

La rigoise, c’est le fouet en nerf de bœuf dont l’usage s’entend des matines à la brune du soir

Félix Hilaire Fortuné

"La Rigoise au Nouveau Monde", ou le portrait intime de la Martinique...
Un portrait pluriel et pointilliste, qui donne à voir, au fil d'une collection de textes de nature diverse (documents, histoire, sociologie...), le passé et le futur de l'île aux Fleurs... Qui plonge dans le système esclavagiste et dans les débats qui animent la société contemporaine... Qui dit ses grandes figures, tout comme il évoque les gestes quotidiens et destinées de ses inconnu(e)s... Qui souligne ses blessures et ses espérances, sa mémoire toujours vive ainsi que sa volonté de se réinventer...
À travers une constellation de textes dont on retient le souci de mettre en relief l'humain ou l'inconcevable, tantôt le douloureux et tantôt le beau, Félix Hilaire Fortuné construit ainsi une oeuvre en forme d'archipel, dans lequel on se surprend à naviguer avec toujours plus d'intérêt, de curiosité, de révolte... et de bonheur aussi.                                        

SOURCE:

 http://www.societedesecrivains.com/librairie/livre.php?isbn=9782342017694

 

L'auteur, né à la Martinique, a été instituteur dans son île avant de se livrer à des études supérieures. Titulaire de nombreux diplômes et du CAPA, il est à l'origine du célèbre arrêt Barel concernant le concours d'entrée à l'Ena et à la liberté d'opinion des hauts fonctionnaires. Conférencier et chroniqueur de presse, il a publié divers ouvrages. Il est chevalier des Palmes académiques, officier de l'Ordre national du Mérite, chevalier de la Légion d'honneur.

 

 
Vign_528532_192980040840884_1875448897_n

Georges Joby

Un grand homme. D une très grande culture

 
Vign_1452302_1020099428017324_3011605372571154651_n

Marc Michel

En poto mitan alle

 
 
Vign_FH-FOR_1
Félix-Hilaire FORTUNÉ
FELIX HILAIRE FORTUNE
 
Vign_ok-8
 
Vign_merci_
 
Vign_hh-1
 
Vign_ok-9

Les îles françaises d'Amérique:
de la vision géopolitique de Richelieu à l'Union européenne 
Félix-Hilaire Fortuné
SOURCE :
http://www.amazon.fr/Les-%C3%AEles-fran%C3%A7aises-dAm%C3%A9rique-g%C3%A9opolitique/dp/2738492983/ref=ntt_at_ep_dpt_1

 
Vign_ok-7
 
Vign_252676_102131143215065_5389842_n
 
Vign_1265159_3169337
 
Vign_250721_102131116548401_1683692_n
 
Vign_1265159_3169337
Les Iles Francaises D'Amerique ; De La Vision Geopolitique De Richelieu A L'Union Europeenne

Félix-Hilaire Fortuné (Auteur)


Avis des internautes (0)
Donner votre avis

Auteur :Félix-Hilaire Fortuné
Editeur :Harmattan
Date de parution :15/09/2000
EAN13 :9782738492982
Genre :POLITIQUE ET GEOPOLITIQUE
Langue :français
SOURCE :
http://www.chapitre.com/CHAPITRE/fr/BOOK/fortune-felix-hilaire/les-iles-francaises-d-amerique-de-la-vision-geopolitique-de-richelieu-a-l-union,1265159.aspx
 
Vign_ok-9
Les Iles françaises d'Amérique

Titre de l'éditeur : LES ILES FRANÇAISES D'AMÉRIQUE

Par felix-hilaire fortune

Résumé

En l'an de grâce 1627, Richelieu qui ambitionne de contrer l'Espagne, à la source même de sa puissance - Le Nouveau-Monde - saisit une occasion inespérée d'installer la première colonie du Royaume, à Saint-Christophe (St Kitts). De là, il parvient à convaincre Louis XII d'occuper deux îles sauvagement belles, deux rivages considérés comme simples aiguades et délaissés depuis 143 ans, par les Espagnols : La Guadeloupe et la Martinique.
Détails Prix : 40,86 $

Auteur : felix-hilaire fortune

Titre : Les Iles françaises d'Amérique

Éditeur : L'HARMATTAN

Sujet : DECOUVERTE D'AMERIQUE

ISBN : 9782296414822 (2296414826)
SOURCE:
http://www.renaud-bray.com/Livres_Produit.aspx?id=1286432&def=Iles+fran%c3%a7aises+d'Am%c3%a9rique(Les)%2cFORTUNE%2c+FELIX-HILAIRE%2c9782296414822

martinique.franceantilles/felix-hilaire-fortune
 
Vign_47c5a8d4a4ba51de33c8fc3f7
Commentaire :
une   chose  est certaine 
monsieur felix  Fortuné   et 
sa  famille  !!! n auront  jamais le retour   à la  hauteur de  leur   immense 
générosité  de coeur  et  d esprit
ils sont  ceux qui  ont  offert  le 
gite   le  couvert   et  l  accompagnement à une famille  de  7 enfants 
fraichement  déparqués  de  la  martinique  ceux  par  qui  la  lumière et  la 
chance sont rentrées  dans  nos  vies et ceux qui n ont jamais  rien  attendu 
en  retour --- oui  aider  les  moins forts   !!!!j en  suis le témoin vivant et
definitivement  redevable   a cet  homme  qui  nous  attendait  les  bras 
ouverts   sur le port du  havre   ce  jour de  juillet  1962

 
Vign_TOUS-CREOLES-INVITATION-FH-FORTUNE
 
Vign_47c5a8d4a4ba51de33c8fc3f7
Félix-Hilaire Fortuné

Les îles françaises d'Amérique, de la vision géopolitique de Richelieu à l'Union européenne

L'Harmattan

Paris, 2000

Les îles françaises d'Amérique, de la vision géopolitique de Richelieu à l'Union européenne / Félix-Hilaire Fortuné. - Paris : L'Harmattan, 2000. - 531 p. ; 24 cm.
ISBN 2-7384-9298-3

NOTE DE L'ÉDITEUR : En l'an de grâce 1627, Richelieu qui ambitionne de contrer l'Espagne à la source même de sa puissance — le Nouveau-Monde — saisit une occasion inespérée d'installer la première colonie du Royaume, à Saint-Christophe (St. Kitts).

De là, il parvient à convaincre Louis XIII d'occuper deux îles sauvagement belles, deux rivages considérés comme simples aiguades et délaissés, depuis 143 ans, par les Espagnols : la Guadeloupe et la Martinique, nous sommes en 1635.

Comment ces îles ont-elles traversé esclavage, rivalités et guerres des puissances coloniales, pour se retrouver quatre siècles plus tard Régions de l'Union Européenne, à 7000 kilomètres du Vieux-Continent, en plein cœur des Amériques ?

Une singularité, un enjeu ou une rente de situation d'importance exceptionnelle qu'elles offrent à la Communauté, au milieu de la constellation des petits états de la Caraïbe, tous affranchis de leur métropole.

Le mérite de l'ouvrage, outre sa riche documentation, les inédits et la pertinence de l'analyse, est de mettre en relief la vision politique du cardinal et, par là-même, de resituer la présence française Outre-Mer dans la fabuleuse histoire de la Conquista.

Félix-Hilaire Fortuné, né à la Martinique, a été instituteur dans son île avant de se livrer à des études supérieures. Titulaire de nombreux diplômes et du CAPA, il est à l'origine du célèbre arrêt Barel concernant le concours d'entrée à l'ENA et la liberté d'opinion des hauts fonctionnaires. Conférencier et chroniqueur de presse, il a publié divers ouvrages.

COMPLÉMENT BIBLIOGRAPHIQUE

« Cyclones et autres cataclysmes aux Antilles », Fort-de-France : Ed. la Masure, 1986« Soleil couleur d'encre », Paris : Maisonneuve et Larose, 1996« La France et l'outre-mer antillais : quatre siècles d'histoire économique et sociale », Paris : L'Harmattan, 2001« Antilles françaises : de la nature et des hommes », Paris : L'Harmattan, 2002

source :
http://jacbayle.perso.neuf.fr/livres/Nouveau/FortuneFH.html


 
Vign_1304379_3216356
Antilles Francaises ; De La Nature Et Des Hommes
De la nature et des hommes Félix-Hilaire Fortuné (Auteur
 
Vign_1265159_3169336
Les Iles Francaises D'Amerique ;
De La Vision Geopolitique De Richelieu A L'Union Europeenne
Félix-Hilaire Fortuné (Auteur)
 
Vign_1302514_8099337
La France et l'outre-mer antillais ; quatre siècles d'histoire économique et socialeQuatre siècles d'histoire économique et sociale Félix-Hilaire Fortuné (Auteur)
 
Vign_920920041_L
Cyclones Et Autres Cataclysmes Aux Antilles Felix Hilaire Fortune
 
Vign_La_Rigoise_221x295
La Rigoise, au nouveau monde Auteur : Félix-Hilaire FORTUNE« La Rigoise, au nouveau monde »La rigoise, c’est le fouet en nerf de bœuf qui était utilisée pour punir les Esclaves aux Antilles, dont l’usage s’entendait des matines à la brune du soir. Le livre constitue un essai pour aider à préparer l’avenir et se présente sous la forme de chroniques illustrées.Il part de l’idée que l’esclavage est, hélas, le socle sur lequel l’identité antillaise s’est douloureusement construite.
 
Vign_okokok
Félix-Hilaire Fortuné
 
Vign_hh-1
Félix-Hilaire Fortuné
 
Vign_ok-4
Félix-Hilaire Fortuné
 
Vign_ok-8
Félix-Hilaire Fortuné
 
Vign_FELIX-BBB
Félix-Hilaire Fortuné & Mano TCI
 
Vign_ROGER-12
 
Vign_enfant_flore
Pour l’Enseignement de l’Esclavage
de Félix-Hilaire FORTUNÉUn petit Mulâtre, petit-fils du MaîtreANTILLA, l'hebdo de la Martinique - 3 janvier 2007

C’était l’anniversaire du fils cadet du Maître. Le seul garçon de la famille. Il en profita, pour demander à son père l’affranchissement du petit mulâtre né de ses œuvres avec une belle négresse dont la silhouette, l’allure et le regard lui avaient enflammé le cœur.En grandissant, Isidore, le très beau garçon, dont «une moitié de la personnalité voudrait supprimer l’autre», vivait dangereusement dans sa grande famille blanche entre la gêne des uns, les sarcasmes des autres, la fierté des esclaves. Sous la surveillance ou la protection de «da», il criait sa joie de courir entre les jambes de son bienheureux père ou de se précipiter innocemment dans la jupe de la sœur, laquelle le repoussait violemment ou le rabrouait d’un geste de mépris accompagné d’insultes et d’injures. Quand le père du petit s’absentait, la «tante» l’enfermait dans une chambre pour éviter qu’il n’aille se mêler aux jeux ou goûter aux gourmandises des enfants des autres colons du voisinage, invités au Domaine. Il ne fallait pas que la marmaille des environs ait trop de contacts avec ce bâtard, «dont la couleur du sang, sous l’épiderme, ne trompe pas». Un déshonneur pour la famille. Dans cet environnement délicat et l’âge aidant, Isidore trop puissant comme rejeton de Maître, mais trop vulnérable comme produit d’esclave, commençait à se sentir étranger partout, mal à l’aise dans sa double peau et mal équilibré dans ses idées et ses exigences contraires. On en était là, les colons partagés sur la réalité des faits ou crispés, accrochés sur la «supériorité» de nature de la «sangle azur — le sang bleu –», quand, brusquement, la tante irascible, changea du tout au tout. Un matin on la vit, sans raison apparente, prendre le petit «ni noir, ni blanc», par la main, lui apprendre à monter à cheval, lui enseigner l’alphabet et la musique du clavecin. Une petite révolution de Palais. Puis, Isidore, devenu adolescent, la «tante» s’offrit le luxe de conduire elle-même son «petit café au lait»,au collège de Saint-Pierre. Une heureuse évolution, qui apporta un peu de calme et de bonheur inespéré dans ce foyer désuni. C’est que Grand-père avait fait comprendre à la tante que les retombées négatives de la situation commençaient à se faire sentir sur les affaires. Il fallait en prendre son parti. La chute d’audience de la famille dans l’opinion, avait entraîné en effet, la rareté des visites, la fermeture de quelques portes d’importance qui, auparavant, leur étaient largement ouvertes. Et surtout, la renommée de cette honorable Maison disparaissait peu à peu, et, avec elle, les relations de prestige ou la splendeur d’antan. Le statut de personne libre fut alors donné par le Maître à son petit-fils devant notaire et la Caisse du Trésor Royal, perçut la taxe d’affranchissement. Des années plus tard, après son retour de France où il fit brillamment ses humanités, Isidore reçut de son grand-père, en pleine propriété, une des dépendances de l’Habitation. Grand-père inaugurait ainsi, à la Martinique, l’ère des grands mulâtres, propriétaires terriens, planteurs de cannes à sucre, distillateurs de tafia, producteurs de café, éleveurs. Ils deviendront au fil du temps, tantôt piliers prête-noms de la puissance parfois vacillante des Blancs, tantôt leurs plus farouches opposants, pour avoir leur place, une place de plus en plus importante au soleil de l’île. Les langues s’en donnèrent à cœur joie dans les salons et garden-party sur la famille bicolore du Maître, lorsqu’elles n’exprimèrent pas regrets et désapprobations. En tout cas, à fleur de lit ou de grabat, mixage ou métissage, la naissance d’une classe moyenne, pluri ou multiraciale pointait dans la nuit de l’esclavage. Mais allait-elle pouvoir tenir ses promesses?

Félix-Hilaire FORTUNÉ
 
Vign_Mme_Annie_RAMIN-
 
Vign_Mme_Annie_RAMIN--
 
Vign_max_elize_merci
 
Vign_max-h-
 
Vign_HH-1
 
Vign_antre-5-
 
Vign_HH--
 
Vign_control-10
 
Vign_PIERRE_PETIT-H
 
Vign_HILAIRE_FELIX_FORTUNE
 
Vign_10599289_1016011391758374_2059899206682808560_n

Micheline Aurokiom

Bonjour Mano ,Mr Fortuné

était inspecteur du travail au Havre ,

mes parents et moi meme nous

connaissions sa Femme et ses

enfants je leur présente mes

Sincères Condoléances ,Paix a son Ame ......

 
Vign_HILAIRE_FELIX_FORTUNE

décèsL'illustre Félix-Hilaire Fortuné

est mort Martinique 1ère

Publié le 28/12/2014 | 18:24,

mis à jour le 28/12/2014 |

18:24Félix Hilaire Fortuné

est mort ce dimanche à

l'âge de 93 ans. Ancien Directeur Régional

du Travail et de l’Emploi. Cet érudit a eu

un brillant parcours scolaire,

universitaire et professionnel avant

de s'intéresser à la vie publique martiniquaise.

SOURCE :

http://martinique.la1ere.fr/2014/12/28/l-illustre-felix-hilaire-fortune-est-mort-218380.html

 

 

 
 
Vign_Felix_Hilaire_Fortune_hh
 
Vign_Felix_Hilaire_Fortune_h
 
 
Vign_10687059_10205272827086415_2018051443477238030_n

Jude Duranty

Un grand Monsieur d'une grande érudition

marqué du sceau de la simplicité !

 

vign1_1--

vign1_2

vign1_3
 
Vign_1970781_501958316580748_3922257946279080662_n

Hector Elisabeth-

h Un Grand Martiniquais !

 
 
Vign_1010490_10152838576287959_2210344509809566242_n

Sacha Lionel

Pourquoi a t'il ete interdit de

passer le concours de l'ENA ?

 
Vign_264185_1972271143516_520802_n

Stephen-jean Holana

Tous; mais que ce passe-t-il pas un jour

sans un chagrin supplémentaire;

 
Vign_1523239_412780865520656_979090661_o

Jean-françois Mangataye

An gran missié

 
Vign_10502030_675719905849626_6935981059482125869_n

Cie Teat'lari Théâtre cultures Créoles

Ayaya-i !!! Paix à son âme...

une autre lumiere s'est éteinte ...

© 2010
Créer un site avec WebSelf