NOU KA SONJÉ
Georges Gratiant
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Georges Gratiant 

Georges Gratiant (né le 6 janvier 1907 dans la commune de Saint-Esprit en Martinique) était avocat et homme politique martiniquais. Il fut le maire du Lamentin de 1959 à 1989 et président du conseil général de 1946 à 1947. Il est décédé en 1992.

Biographie
Georges Gratiant naît le 6 janvier 1907 dans la commune de Saint-Esprit en Martinique. Il fait partie d'une famille de mulâtres aisés. Après des études secondaires au Lycée Schoelcher où il obtient son baccalauréat, Georges Gratiant entreprend en France des études de droit comme beaucoup de jeunes à son époque. Titulaire d'une licence de droit, il s'inscrit au barreau de Fort-de-France comme avocat. Sensible au sort de son peuple qui croupit dans la misère à l'époque, il sera séduit par les idées marxistes et deviendra naturellement un militant communiste.

Dans les années 30, il fonde avec René Ménil, Victor Lamon et Thélus Léro le groupe "Front commun" et en 1936 ils opèrent une fusion avec le groupe "Jean Jaurès" pour former en 1938 la "Région Communiste de la Martinique".

1941-1943 : Georges Gratiant participe en compagnie de René Ménil, d'Aristide Maugée, d'Aimé et de Suzanne Césaire à la rédaction de la revue Tropiques qui lutta contre l'aliénation culturelle et contre le régime de Vichy.

1945 : A la libération, Georges Gratiant comme tous les communistes de l'époque soutient l'assimilation et prendra une part active pour faire aboutir cette revendication.

1946 : Georges Gratiant est élu premier Président du Conseil Général du nouveau Département de la Martinique jusqu'en 1947.

1948 : Lors de "l'Affaire des 16 de Basse-Pointe", Georges Gratiant est l'un des avocats des seize ouvriers agricoles inculpés pour l'assassinat d'un propriétaire béké sur l'habitation Leyritz à Basse-Pointe. Au procès à Bordeaux en 1951, il contribue grandement par sa remarquable plaidoirie à l'acquittement des ouvriers agricoles.

Les 21 et 22 septembre 1957 : Georges Gratiant, René Ménil, Léopold Bissol et Victor Lamon fondent le P.C.M ( Parti Communiste Martiniquais ). Le P.C.M aura comme mot d'ordre l'autonomie pour la Martinique. Le 14 février 1960, le P.C.M adopta un nouveau projet de statut pour la Martinique en proposant un territoire autonome fédéré à la République Française. les pouvoirs du territoire seraient exercés par une Assemblée législative et par un Conseil de Gouvernement.

1961 : Lors de la grève des ouvriers agricoles du Lamentin, les gendarmes tirent sur la foule et provoquent la morts de trois ouvriers. Aux obsèques, Georges Gratiant prononce le célèbre "Discours sur les trois tombes" : Qui veut du pain aura du plomb, au nom de la loi, au nom de la force, au nom de la France, au nom de la force de la loi qui vient de France. Ce discours provoque la colère du ministre des armées Pierre Messmer qui poursuit Georges Gratiant devant les tribunaux mais celui-ci obtint finalement gain de cause.

Georges Gratiant passa toute sa vie à se battre contre les injustices et il s'y employa notamment à travers son métier d'avocat le plus souvent à ses risques et périls. Il participa également dans les luttes anticolonialistes et prit fait et cause pour la dignité martiniquaise notamment dans l'affaire O.J.A.M. et lors de la terrible grève de 1974.

1989 : Georges Gratiant après avoir été maire du Lamentin pendant trente ans et après avoir fait de cette commune la deuxième ville de la Martinique annonce qu'il ne se représente pas aux municipales et soutient la candidature de son premier adjoint Pierre Samot.

1992 : Après s'être retiré progressivement de la politique, Georges Gratiant meurt le 20 juin 1992 à l'âge de 85 ans. En son hommage, le stade de Place d'Armes au Lamentin fut baptisé, il y a quelques années, du nom de Georges Gratiant.

Parcours politique
1945 à 1956 : Premier adjoint au Maire de Fort-de-France
1946 à 1947 : Président du Conseil général de la Martinique
1945 à 1961 : Conseiller général de Fort-de-France
1970 à 1988 : Conseiller général du Lamentin
1959 à 1989 : Maire du Lamentin
1983 à 1990 : Conseiller régional
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(Georges GRATIANT)


Discours prononcé par Georges GRATIANT, maire du Lamentin, aux obsèques de :

- Suzanne Eulalie MARIE-CALIXTE, 24 ans, couturière, quartier “Floride” ;

- Marcelin Alexandre LAURENCINE, 21 ans, ouvrier agricole à “Roches Carrées” ;

- Edouard VALIDE, 26 ans, ouvrier agricole à “Roches Carrées”, tués au Lamentin, le vendredi 24 mars 1961, par les forces de répression.

Au nom de l'ordre et de la force publique, au nom de l'autorité

qui nous régente, au nom de la loi et au nom de la France, une poignée

d'assassins en armes vient de creuser trois tombes, d'un coup, dans notre sol

Lamentinois.

Crime plein de lâcheté et plein d'horreur !

Crime policier, crime raciste, crime politique ; policier, certes,

parce que pas une main civile n'a commis, en cette nuit du vendredi

24 mars 1961, le moindre geste meurtrier ; crime raciste, certes,

même quand les valets de notre sang, de notre race, au service à la fois

de la force et de l'argent, trahissent leur sang, trahissent leur race,

pour se faire vils et dociles assassins ; crime politique, certes,

parce qu'ils fut organisé pour et par les forces d'oppression capitalistes et

colonialistes et qu'ils s'est commis au grand détriment de familles ouvrières des

plus humbles mais des plus dignes.

Vingt et un blessés et trois cadavres, voici le bilan de cette nuit tragique,

de ces minutes de rage policière.

Nous mesurons alors tout le poids du mépris des meurtriers en uniformes

et nous savons aujourd'hui, encore mieux qu'hier, le peu de poids que pèsent

dans la balance de l'Etat français, les vies humaines, lorsque ces vies-là sont

celles des nègres de chez nous.

Le plus féroce des meurtriers, fût-il fusil au poing, mitraillette au côté,

chasse de la voix le chien qui, devant sa porte approche, pour l'avertir des

sévices qu'il encourt.

Ici, les assassins officiels - sans crier gare - couchent sur le sol, en deux

salves sanglantes, des hommes, des femmes, qui ont commis la faute de ne pas

être contents d'avoir été si longtemps trompés, abusés, exploités.

Qui veut du pain aura du plomb

Au nom de la loi, au nom de la force, au nom de la France,

An nom de la force de la loi qui vient de France ;

Pour nous le pain n'est qu'un droit,

Pour eux le plomb c'est un devoir,

Et dans l'histoire des peuples noirs,

Toujours a tort qui veut du pain

Et a raison qui donne du plomb.

Ainsi vont les choses pour nous, les noirs.

De mal en pis elles vont les choses.

Pour que les cris des peuples noirs,

Ceux de l'Afrique, ceux du Congo,

Ceux de Cayenne et ceux d'ici,

Ne puissent s'unir en une seule voix dont les échos feront un jour

éclater l'avenir en gros morceaux de joie, de tendresse et

d'amour, feront s'évaporer la haine, la domination et la

servilité,

Feront pleuvoir du bonheur pour les pauvres.

Pour que les échos de cette immense voix des travailleurs de

toutes les races, unis, égaux en droit, ne puisse résonner à l'unisson,

on l'étrangle, on enferme et l'on tue.

Dans les lambeaux de quel drapeau vont se cacher, pour palpiter,

les principes humains de la morale Française ?

Sous les plis de quelle bannière va se tapir la charité chrétienne ?

Répondez, citoyens, camarades, répondez, vous que le plomb

tient aux entrailles et qui raillez à l'hôpital.

Répondez vous que les balles assassines ont couché dans le silence.

Répondez vous trois qui avez passé vos brèves années dans

le culte du travail et de Dieu.

Répondez-moi, Suzanne MARIE-CALIXTE, belle et forte camarade,

toi qui pendant tes 24 années passées sur terre, as cultivé l'amour de ta mère

et de ta grand-mère, l'amour des tiens, l'amour de Dieu, de tes prochains.

Dis-moi quelle dernière prière tu venais d'adresser à ton Seigneur

dans son église que tu quittais à peine, quand les gendarmes firent

entrer la mort par un grand trou dans ton aisselle, à coups de mitrailleuse.

Et si ton Dieu t'accueille au ciel, tu lui diras comment les choses

se sont passées.

Tu lui diras qu'Alexandre LAURENCINE, ici présent avait seulement

vingt et un ans,

Qu'il s'est couché sur le pavé

et que c'est là, face contre terre

qu'il fut tiré et qu'il fut tué,

déjà couché, prêt au tombeau ;

tu lui diras que son papa

s'était baissé pour l'embrasser

et qu'à la main il fut blessé ;

tu lui diras, jeune fille, qu'Edouard VALIDE

garçon tranquille de vingt six ans,

donnait le dos aux assaillants,

et qu'à la nuque il fut atteint

et que sa tête, de part en part, fut traversée ;

tu lui diras que les Français forment

ici une gestapo

qui assassine dans le dos,

au nom de la loi, au nom de la force,

au nom de l'ordre, au nom de la France,

au nom de l'ordre qui vient de France,

Vous trois, amis, dont la police et la gendarmerie ont cru

utile et agréable d'ouvrir les tombes à coups de fusils,

Vous trois dont les mains étaient vides comme vos poches

et votre ventre,

Vous trois dont la tête était pleine de tracasseries et de soucis, de

manque d'argent et de malheur,

Vous trois dont le coeur était plein d'espoir et d'amour,

Sachez que votre sang a fécondé le sol de votre ville pour

que lèvent des milliers de bras qui sauront un jour honorer votre martyre,

dans la paix, dans la raison et dans la liberté.

Vos noms rejoignent glorieusement ceux du François de 1900,

ceux du Carbet de 48.

Et tous ceux qui, pour les mêmes raisons sont

les victimes du plus fort

et de la trahison.

Au nom de l'Edilité de votre ville, au nom de tout un peuple de

travailleurs, je m'incline avec piété devant vos trois cercueils et je salue

affectueusement vos familles dans la douleur.

Puisse votre avenir illuminer nos luttes à venir, qui seront dures,

certes - ici, vos bières nous l'indiquent à suffire - mais qui seront nos luttes,

assurément, victorieuses.

Car, nous sommes tous avec vous trois

par votre sang, par notre honneur,

liés, pour la raison contre la trahison,

dans le courage contre la lâcheté,

dans l'amour contre la haine,

pour la liberté contre la servilité,

pour la fraternité des peuples contre le racisme,

pour la paix et le bonheur universels,

contre l'égoïsme cruel de quelques-uns.

FIERS ET CHERS CAMARADES, ADIEU !

MANO RCI

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Georges Gratiant
Mano Radio Caraïbes
Emission " Nou Minme"
Invité : Georges Grantiant
1980
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Georges Gratiant

Mano Radio Caraïbes Martinique
Georges Gratiant Centre Hospitalier du Lamentin-live 1984

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RCI, Mano, Josette Manin, et Georges Gratiant

administrateur | 14 avril 2011



À la toujours excellente émission de Mano sur RCI du dimanche matin, l’invitée du jour, la nouvelle présidente du Conseil Général de la Martinique, Mme Josette Manin, nous raconta les événements marquants de sa vie. Et récidiva.

Comme lors de son 1er discours le jour de son élection, elle cita, à la fois Georges Gratiant qui l’accueillit dans son équipe municipale, La tuerie du 24 mars 1961 au Lamentin où trois Lamentinois périrent, Le Discours sur trois tombes de Georges Gratiant. (Au cours du 1er discours, elle avait également cité Édouard Glissant et le « Tout Monde »).

Il y eut DEUX moments émouvants dans cette évocation, ce dimanche-là.

Car Josette Manin, alors âgée de onze ans, était présente, nous dit-elle, au mitan des ouvriers agricoles rassemblés devant la rue des Barrières et la rue Hardy de Saint-Omer qui réclamaient la libération de deux des leurs arrêtés par les forces de l’ordre, (voir à ce propos le lien suivant de « terres locales « : http://www.terrelocale.net/Pages-d-histoire-50e-Anniversaire.html reprenant une courte vidéo éditée par Radio-Apal).

La mère de Josette, ouvrière agricole, et visiblement femme de grande conscience, avait charoyé là ses deux filles sous ses bras : par ce geste, elle avait décidé de marquer, indélébilement, la conscience de ses enfants à l’orée de leur adolescence.

Le Discours sur trois tombes – qui valut à Georges Gratiant la foudre des autorités de l’époque – fut la conclusion épique de cette tragédie ouvrière et coloniale, et sa citation répétée par l’intéressée témoigne de la marque qu’il imprima dans le cœur de la jeune lamentinoise.

Mais le deuxième temps émouvant, fut, encore plus, celui où Mano nous fit entendre la voix de Georges Gratiant, racontant comment lui-même – et je pourrais ajouter lui seul – obligea Césaire et Bissol à se rencontrer.

Une bonne partie de la conscience de ce qui s’est passé dans ce pays s’est construite autour de six ou sept mythes mensongers, je dis bien mensongers (1), mais ce qui arriva dimanche dernier en fit éclater l’un des plus tenaces qui écartait Georges Gratiant du rôle premier qu’il joua dans l’émergence de la nouvelle vie politique qui était en train de s’instaurer dans notre pays, un rôle fondamental qu’il accomplit sans ostentation, mais avec un efficacité redoutable, et au nom d’un mouvement politique qui allait renverser l’ordre municipal, l’ordre législatif, l’ordre de l’unique Assemblée qui coiffait la vie politique coloniale de l’époque en devenant en 1946 le 1er président du Conseil général du nouveau Département de la Martinique.

Gratiant étant mort en 1992, Darsières et Césaire, eux beaucoup plus tard, auraient pu dénoncer ses propos, si d’aventure Georges Gratiant en avait travesti la vérité. On doit donc les considérer comme définitivement acquis, définitivement vrais.



***

Je ne sais si Josette Manin s’en estime, quitte par cette seule allusion radiophonique du devoir non seulement de mémoire mais d’exemplarité qu’imposent ses références.

Je ne sais si la pulvérisation, jusqu’à la dernière pierre, de ce qui restait de ce temple des réalités de la condition ouvrière que fût l’Usine du Lareinty, par une équipe au sein de laquelle elle est un acteur de premier plan, peut se concilier avec cette brûlure qui nous a tous saisis – et déterminés – lorsque, après 1959, après 1961, le temps des engagements nous fut arrivé, nous entraînant, nous les militants de l’OJAM, à côté et avec les jeunes communistes de l’époque (et avec eux seuls !) à dire à notre tour combien ce système colonial devait être aboli…

Et je ne sais encore moins si la majorité de circonstance qui l’a conduit au poste de n° 1 du « Département » est le prolongement direct de « la » geste » de sa mère en ce jour fondateur du 24 avril 1961…

Je ne sais…

C’est à sa conscience, et à sa pratique, de répondre.

Henri PIED

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COUVERTURE ET MISE EN PAGE DE "Georges Gratiant, un avocat dans le siècle"
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COUVERTURE ET MISE EN PAGE DE "Georges Gratiant, un avocat dans le siècle"

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Le Marathon de la Banane - Dimanche 5 juin 2011


Dimanche 5 juin, 5 heures du matin, les coureurs s'élanceront sur le parcours du Marathon de la Banane, le seul jamais organisé en Martinique. La ligne de départ est située devant le stade Georges GRATIANT, au coeur de la ville du LAMENTIN.


Le parcours est particulièrement exigeant et tactique : environ 32 km sur route, suivis de 12 km dans les champs de banane, la partie verte du parcours, la plus belle et sans doute la plus originale, avec ses hangars à bananes et ses allées à perte de vue. C'est aussi la plus difficile...


Sur le parcours, un dispositif sanitaire et sécurité impressionnant :
7 postes médicaux complets, avec médecins, secouristes, infirmiers, kinés, podologues...
14 postes de ravitaillement, avec de l'eau de Didier, du Gatorade, des bananes fraîches et séchées, du sucre...
9 postes d'épongeages et d'aspersion. Des groupes à pied. Mais aussi 120 signaleurs, des motards, des cibistes, des policiers, des agents de sécurité et des bénévoles. Au total, plus de 420 personnes mobilisés sur le parcours pour encadrer et servir les coureurs !

L'arrivée se fait au son des tambours, à l'intérieur du stade Georges GRATIANT, transformé pour l'occasion en village d'accueil.
Les dotations sont nombreuses : outre les sacs récompenses, les coupes et les médailles, 15.000 euros sont répartis entre les 15 premiers hommes et les 15 premières femmes.



Fiche Technique :

Départ Lamentin Stade Georges GRATIANT, 5h du matin.

Distance : 42,195 km.

Parcours : une grande boucle dans les quartiers du Lamentin, alternant sol bitume et traces de bananes.

Diffuculté élevée.

Inscription : 30 €

www.marathonbanane.com  
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Les EDITIONS JUSTICE – Journal JUSTICE
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MAGAZINE HEBDOMADAIRE D'INFORMATION COMMUNISTE

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Discours sur trois tombes
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La brochure « Discours sur trois tombes », texte qui exprime l’indignation et la colère de Georges Gratiant, maire communiste du Lamentin, prononcé aux obsèques des victimes de la répression coloniale du 24 mars 1961. Prix 5 €
 
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Lire le « Discours sur Trois Tombes » de Georges Gratiant (1907/1992)

Il en fut toujours ainsi. Notre histoire est en effet émaillée d’évènements sanglants au terme de luttes ouvrières ardentes, drames occultés de nos mémoires, mais bien présents dans cette histoire que nous avons aujourd’hui à gérer ensemble, que nous soyons Noirs, Bétchés, Zindiens, Français de France ou Etat français, ensemble…

Nous sommes aussi nés dans cette violence, sans jamais la voir sanctionnée. Et pourtant, il y en eut des occasions de faire montre de justice et de vérité dans ce pays ! Notamment ces quelques dates qui sont entrées dans l’histoire, tachées du sang de bien des innocents :

24 mai 1925 : Meurtre de Zizine et Des Etages
Un gendarme assassine Zizine et Des Etages

Juillet 1948 : L’Affaire des Seize de Basse-Pointe : un conflit éclate et le béké De Fabrique est tué : Basse-Pointe est en état de siège; la grève des ouvriers va durer huit mois. En 1951, 16 militants syndicaux seront jugés aux assises de Bordeaux.

Mars 1948 : 3 ouvriers agricoles sont fusillés au Carbet. Lors de la grève générale de tous les ouvriers de l’habitation Lajus éclate une fusillade. Bilan,2 morts et 2 blessés.

Février 1974 : Fusillade de Chalvet à Basse-Pointe, Martinique. 2 ouvriers agricoles tués : Après deux mois de grève, des ouvriers agricoles de Basse-Pointe sont pris dans une embuscade dressée par les forces de gendarmerie. Deux d’entre eux y laisseront leur vie ,Ilmany et Marie-Louise…

Si je vous donne les détails, ça ferait un bouquin. Quelques clics sur les moteurs de recherche et vous saurez tout sur ces évènements tragiques. J’arrête là pour aujourd’hui, date anniversaire de la tuerie du Lamentin, mais nous y reviendrons. Je prépare en effet une série sur mon vécu et mon ressenti pendant la grève. Et comme je vous l’ai dit, qui dit grève dit violences…

C’était tellement intense que ça ne peut pas se résumer. Ni sortir à la chaine… Vous n’avez donc pas fini d’entendre parler de Domota et de l’effet qu’il nous fait et de la Révolution qui est en marche dans les consciences et dans les coeurs.
SOURCE:
http://www.imaniye.net/2009/03/24/24-mars-1961-massacre-dinnocents-au-lamentin-24-mars-2009-domota-simpose-youpi-les-fins-de-greve-ont-change-aux-antilles
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