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La Disparition De Camille Darsières, Jeudi, 14 Décembre 2006 20:39 « Camille Darsières est décédé ce matin à son domicile à la suite d’un malaise. Il avait 74 ans. » Laconique, brutal. La radio a interrompu ses programmes ce matin, pour annoncer la mauvaise nouvelle. Il était un peu plus de 7 heures en ce 14 décembre 2006. Homme politique martiniquais, avocat, mulâtre de Fort-de-France, intellectuel bourgeois au service de la cause des plus humbles. Avocat souvent des « malheureux », des « sans-voix ». Historien à ses heures, il était sans doute le meilleur spécialiste de Joseph Lagrosillère. Redoutable polémiste et débatteur respecté. Célèbre pour ses interventions incisives, sans appels, ses formules ironiques. On se souvient de son humour féroce et de la chemise à larges bandes bleues et blanches qu’il arborait, comme un « voeu », à la télévision les soirs d’élections et donc de victoires. Conseiller général de Fort-de-France, du canton 2, puis après la réforme Deferre, du canton 6, de 1961 à 1991, dans un Conseil général dominé par la Droite, il passera ses mandats successifs dans l’opposition. Il laisse l’Assemblée Départementale à l’orée de la première mandature de Claude Lise en tant que Président du Conseil Général. Claude Lise dont il fut, durant toutes ces années, le plus sûr adversaire au sein du PPM. Aujourd"hui on dirait le meilleur ennemi. Entré au Conseiller Municipal de Fort-de-France en 1965, il en sera le Second Adjoint, aux cotés d’Aimé Césaire et du Docteur Aliker, jusqu’en 2001. Celui que la presse surnomme Don Camillo, est élu au Conseil Régional puis en devient le président de 1988 à 1992, sur la liste du Pacte Global d’Unité de la Gauche. Il sera également député de la circonscription du Centre durant deux législatures (1993 à 2002). Toute la carrière politique de cet homme de conviction se déroulera au sein du PPM, dont il fut l’inamovible Secrétaire Général pendant plusieurs années. La récente scission au sein du PPM, la présidence de Serge Letchimy n'avait pas altéré l'emprise et le pouvoir ce Camille Darsières qui d'ailleurs en contrôlait encore le journal "le Balisier", son organe. Veillée privée ce soir à son domicile à Clairière. Veillée publique à la Mairie demain soir. Messe d’enterrement à la Cathédrale de Fort-de-France, samedi à 14 heures. R.I.P. SOURCE : http://www.bondamanjak.com/content/view/2084/ |
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M. Camille Darsières ÉTAT CIVIL INFORMATIONS GÉNÉRALES MANDAT À L'ASSEMBLÉE NATIONALE ANCIENS MANDATS ET FONCTIONS A L'ASSEMBLÉE NATIONALE MANDAT DE DÉPUTÉ CLOS ÉTAT CIVIL M. Camille Darsières Né le 19 mai 1932 à Fort-De-France ( Martinique ) Question(s) posée(s) par le député INFORMATIONS GÉNÉRALES Circonscription d'élection : Martinique (3ème) Profession : Avocat MANDAT À L'ASSEMBLÉE NATIONALE RÉÉLU le 01/06/1997 Date de début de mandat : 01/06/1997 ( élections générales ) Fin du mandat au : 18/06/2002 ( Fin de législature ) ANCIENS MANDATS ET FONCTIONS A L'ASSEMBLÉE NATIONALE ÉLU le 28/03/1993 Mandat du 02/04/1993 ( élections générales ) au 21/04/1997 ( Fin de législature ) RÉÉLU le 01/06/1997 Mandat du 01/06/1997 ( élections générales ) au 18/06/2002 ( Fin de législature ) Commission de la production et des échanges Membre (05/03/1996 - 18/03/1996) Commission des affaires culturelles, familiales et sociales Membre (14/06/1994 - 01/07/1994) Membre (08/04/1998 - 08/04/1998) Commission des affaires étrangères Membre (08/05/1996 - 15/05/1996) Commission des finances, de l'économie générale et du Plan Membre (06/12/1994 - 07/12/1994) Commission des lois constitutionnelles, de la législation et de l'administration générale de la République Membre (08/04/1993 - 13/06/1994) Membre (02/07/1994 - 05/12/1994) Membre (08/12/1994 - 04/03/1996) Membre (19/03/1996 - 07/05/1996) Membre (16/05/1996 - 21/04/1997) Membre (13/06/1997 - 07/04/1998) Membre (09/04/1998 - 18/06/2002) Délégation de l'Assemblée nationale pour les communautés européennes Membre (14/04/1993 - 10/06/1994) Délégation de l'Assemblée nationale pour l'Union européenne Membre (19/06/1997 - 24/06/1997) Membre (26/06/1997 - 24/03/1999) Membre (26/03/1999 - 11/10/2001) Membre (12/10/2001 - 12/12/2001) Membre (12/10/2001 - 18/06/2002) Délégation de l'Assemblée nationale pour l'union européenne Membre (11/06/1994 - 21/04/1997) SOURCE: Article : http://www.assemblee-nationale.fr/11/tribun/fiches_id/995.asp |
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CAMILLE DARSIERES ET LA NATION MARTINIQUAISE Par In mémoriam "blues" Chapo du Naïf : Il y ceux qui tout seul décident de se donner leur Stade ... leur Rocher ...Sinon attention... Car il faut les reconnaître,mais les Grands n'ont pas besoin de s'imposer.L'histoire et la mémoire collective fait le nécessaire . On se demande ce qu'ils ont écrits ? Leurs traces... Il y a cinq ans Camille Darsières quittait le monde des vivants ? Quel héritage ? Chacun aura sa propre réponse y compris parme les siens. Camille Darsières est l'auteur d'un essai politique monumental intitulé Des origines de la nation martiniquaise publié en 1974, et dans lequel il développe une argumentation tendant à prouver l'existence d'une « nation martiniquaise »: « Que nous soyons Martiniquais nous paraît d'évidence... Martiniquais nous le sommes par la géographie... Martiniquais nous le sommes par l'Histoire... Martiniquais nous le sommes par les composantes de notre peuple... Martiniquais nous le sommes parce que nos intérêts économiques sont distincts des intérêts économiques de la France... Martiniquais nous le sommes jusque dans ce parler Créole... Et tous ces facteurs divers ont, nécessairement, forgé une culture qui, pour être fortement influencée par la culture européenne, culture imposée, enseignée, vulgarisée officiellement, n'en est pas moins une culture originale, dans laquelle entrent aussi des composantes africaines et indiennes... En vérité que nous manque-t-il, dès lors, pour être la « nation martiniquaise » ? Rien, absolument rien. Si ce n'est de cesser d'avoir peur des mots.S'il est une donnée, à mon sens insusceptible de discussion sérieuse, c'est bien que « le peuple martiniquais forme une nation » ...En sorte notre chance, à nous Martiniquais, c'est de n'être tout à fait, ni de culture européenne, ni de culture africaine, ni de culture indienne, mais d'une culture qui résulte d'un mixage de plusieurs, chacune, de façon délibérée ou inconsciente, reçue et digérée à notre manière... Pour tout dire : nous ne sommes pas, ou ne sommes plus, un peu de ceci, un peu de cela, un peu de cet autre encore... Nous sommes des êtres nouveaux, des Martiniquais, vivant, que l'État français le conçoive ou pas, dans un ensemble français plurinational... Il n'est pas question de revendiquer, par ce biais l'indépendance de notre pays qui livrerait notre peuple, nu, table rase de tout acquis, sans la moindre protection ni le moindre atout, à un néo-colonialisme d'autant plus tenace que nous l'aurions, objectivement, mis en place, sans possibilité d'un retour en arrière. C'est d'une région Martinique autonome, dans une France décentralisée qu'il est question, d'une nation martiniquaise se développant librement dans une France fédérée plurinationale.» Camille Darsières s'engage en politique en 1959 et adhère au Parti progressiste martiniquais (PPM) parti fondé par Aimé Césaire et en devient Secrétaire général de 1970 à 1999.Conseiller général du 6e canton de Fort-de-France de 1961 à 1992.Conseiller municipal de Fort-de-France de 1965 à 2001 et 2e adjoint au maire. Conseiller régional de 1983 à 2004.Premier vice-président du conseil régional de la Martinique de 1983 à 1986.Président du conseil régional de la Martinique de 1986 à 1992 Député de la 3e troisième circonscription de la Martinique de 1993 à 2002. Ce grand érudit martiniquais et passionné par l'Histoire de son pays est l'auteur de :-Des origines de la nation martiniquaise, éditions Désormeaux, 1974. -Joseph Lagrosillière, socialiste colonial, biographie en 3 tomes, éditions Désormeaux, 1999 - Tome 1 : Les années pures, 1872-1919, Tome 2 : Les années dures, 1920-1931, Tome 3 : La remontée, 1932-1950.Écrits Politiques. Il a également écrit de nombreux articles dans Le Progressiste dont il était le rédacteur en chef. Un livre lui est consacré : Hommage à un grand martiniquais, Camille Darsières écrit par Édouard de Lépine, K. Éditions, février 2009 b[ Lundi 12 Décembre 2011 SOURCE : Article Camille CHAUVET Vieuillez cliqué ICI http://www.wmaker.net/lenaif/CAMILLE-DARSIERES-ET-LA-NATION-MARTINIQUAISE-Par-In-memoriam-blues_a831.html |
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Hommage à Camille Darsières France-Antilles Martinique13.12.2011 Le Sermac rend hommage à Camille Darsières, demain mercredi 14 décembre à 18 heures. Au programme, « des voix pour rendre hommage à L'homme de coeur et à l'homme politique » annoncent les organisateurs. Celles de Jocelyne Béroard et de Pipo Gertrude en mini-concert. Auparavant, une conférence de Jean-Claude William professeur des universités qui contera au public la vie de l'homme politique, « de la grande figure de l'Histoire Martiniquaise » insiste le Sermac. Comment mieux lui rendre hommage en ce 5e anniversaire de sa mort ( 14 décembre 2006) qu'en invitant le public à l'Espace Culturel qui porte son nom... Lieu : Espace Culturel Camille Darsières (ex-palais de justice), mercredi 14 décembre à partir de 18 heures Manifestation gratuite et ouverte à tous Contact : 0596.71.66.25 SOURCE : http://www.martinique.franceantilles.fr/actualite/culture/hommage-a-camille-darsieres-13-12-2011-136428.php |
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Camille Darsières, par Edouard Boulogne. La mort de Camille Darsières . En Martinique, mort, hier, de Camille Darsières, importante personnalité politique de l’île sœur, membre du Parti Populaire Martiniquais d’Aimé Césaire dont il fut un supporter ardent, il était député de la Martinique. Interrogée ce matin sur RCI Lucette Michaux-Chevry parle d’un homme de convictions. Ce mot de « conviction » revient à 5 reprises dans la bouche de notre chère sénatrice (qui s’y connaît ! ! !) en 2 minutes d’interview. Bon ! Mais Hitler aussi, était un homme de convictions ! Et Staline ! Et Landru ! La conviction, chère Lucette ne suffit pas à faire la valeur d’un homme. Le plus important est l’objet de sa conviction. Après tout, vous aussi vous êtes une femme de convictions, mais successives, pas nécessairement cohérentes entre elles. Et il y a longtemps que je ne vote plus pour vous ! Pour en revenir à Camille Darsières, il y a trente ans il avait convié les européens qui y vivaient, à dégager, à quitter l ‘île dans les meilleurs délais. C’était l’époque où, en Guadeloupe, le député Ernest Moutoussamy, alors communiste (ses convictions ont depuis lors évolué !), déplorait le vote des « allogènes » dans la commune de Saint-François. Et où maître Félix Rodes (grand ami de Camille Darsières) invitait les Guadeloupéens à ne pas voter pour des gens qui n’auraient pas la couleur de leur peau ! Toutes déclarations qu’il vaut mieux ne pas tenir si l’on n’est pas noir ou métis ! Car l’incrimination ne tarderait pas. Telle est la logique du monde du politiquement correct, et de « l’antiracisme ». Mais ces dernières années monsieur Darsières avait muri. Lors du débat au Parlement de la loi sur l’esclavage, « crime contre l’humanité », Il avait manifesté plus que de la réticence. Il s’était notamment élevé contre le thème (à la mode) des « réparations », ne voulant pas que dans une loi le concernant, et concernant son histoire, on puisse croire que ce qui le motivait pouvait être une indemnisation financière. Et puis M. Darsières, politiquement, ferraillait souvent contre le Président du conseil Régional de la Martinique. Comme on le voit, il n’avait pas que des défauts, et sur la question de son admission en Paradis, rien n’est tranché, rien n’est joué. Avec un bon avocat tous les espoirs demeurent permis ! Dieu est Grand ! Edouard BOULOGNE. SOURCE : http://www.lescrutateur.com/article-5942470.html |
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A propos du 22 MAI Juste un nom : Camille DARSIÈRES Le mois de Mai est devenu, à la Martinique, depuis une décennie, peut-être même depuis un peu plus, le moment le moins propre à un rappel historique de ce que fut le 22 mai. Il est encore moins approprié pour une évocation sereine de l’évolution des manifestations organisées depuis 1960, à l’initiative d’Armand Nicolas et du Parti Communiste Martiniquais, pour commémorer l’événement. Aujourd’hui, les tambours se sont tus. Les ti-bois aussi. Les flambeaux sont éteints. Peut-être peut-on tenter d’y voir plus clair. Je voudrais à ce sujet dire juste un mot ou plutôt évoquer juste un nom : celui de Camille Darsières Armand Nicolas a plus que mérité l’hommage qui lui a été rendu par son parti. Je suis de ceux qui regrettent que cet hommage n’ait pas été aussi large que prévu. Non parce qu’Armand aurait « découvert » le 22 mai. Mais parce qu’il est le premier à l’avoir imposé comme un moment clé de notre histoire, le premier à avoir réorienté l’interprétation qui en avait été retenue pendant longtemps, le premier à avoir impulsé de façon décisive la recherche dans ce domaine. En revanche, il me semble, mais ce n’est sans doute qu’une impression, que le rôle (je n’ai pas tout lu ni tout entendu), à mon avis, essentiel de Camille Darsières, secrétaire général du Parti Progressiste Martiniquais, dans la transcroissance des commémorations confidentielles du 22 mai en une commémoration véritablement populaire c’est-à-dire de masse, n’a été que très fugitivement évoqué quand il l’a été. Je ne ferai pas l’histoire des principales étapes de cette mutation. Une mutation fulgurante quand on songe à ce qu’était cette manifestation, il y a quarante ans. En plein mai 1968, Une époque beaucoup moins importante pour nous que pour la France sans doute, mais qui a marqué de façon indélébile l’histoire du mouvement révolutionnaire, et singulièrement des mouvements de jeunesse, dans le monde entier, y compris dans le Tiers-Monde. À Fort de France et dans toute la Martinique, à chacune des étapes de l’évolution de la commémoration du 22 mai, la contribution de Darsières a été décisive. D’abord le choix de la date de commémoration de l’abolition. Je vous fais tenir deux documents, à mon avis, essentiels pour comprendre le premier pas de la longue marche du 22 mai. 1/ La lettre de Camille Darsières (8 avril 1971) à Louis Adrassé, président du Cercle Victor Schoelcher, pour la substitution de la date du 22 mai à celle du 27 avril pour la commémoration, un seul et même jour, de la date de l’abolition de l’esclavage, sans que cela ne comporte aucun reniement du 27 avril. 2/ La réponse de Louis Adrassé (18 avril 1971). Je reviendrai, si nécessaire, sur le rôle de Darsières dans la décision de faire du 22 mai la date officielle de la fête du PPM, à partir de 1973 et surtout de 1974, en même temps que la « fête nationale » de la Martinique. Je tiens pour une initiative heureuse le choix de placer la Fête du PPM sous l’égide du 22 Mai. Rien ne pouvait davantage contribuer à la popularisation de cette date que son insertion dans une des fêtes les plus réussies de la Martinique, grâce à la mobilisation exceptionnelle et à l’enthousiasme des militants. Le choix d’en faire « la fête nationale » du pays m’a paru et me paraît, encore aujourd’hui, moins évident, mais secondaire par rapport à l’objectif principal : donner une dimension nationale à la commémoration de l’Abolition. Tous nos amis communs et puis, tout simplement, tous ceux qui nous ont lus, savent que nous n’étions pas toujours d’accord, Darsières et moi, sur le 22 mai. C’est entre autres pourquoi, il me paraît important d’inviter les jeunes Martiniquais, les autres aussi d’ailleurs, à chercher à mieux connaître, l’un des plus authentiques, l’un des moins sectaires, l’un des plus efficaces et l’un des plus modestes militants du 22 mai, entendu comme la première des trois étapes de notre long et difficile combat pour l’émancipation de ce pays et de son peuple. Robert, le 29 mai 2008, Edouard de Lépine |
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Camille Darsières Né le 19 mai 1932 à Fort-de-France décéda le 14 décembre 2006) à Fort de France. Avocat et homme politique martiniquais , partisan de l'autonomie, Camille Darsieres fut député de la Martinique de 1993 à 2002 . Né dans une famille de la bourgeoisie foyalaise (sa mère, Renée Daniel, était bijoutière et son père, Louis Appoline Darsières, était inspecteur des contributions à Fort de France, on lui a souvent reproché ses origines, précisément parce qu'il était l'avocat des plus humbles. Cadet d'une famille de trois enfants, son frère ainé Maurice Darsières a été Docteur en chirurgie dentaire à Paris (7ème) et sa soeur Simone Darsières mourut à 13 ans de maladie, ce qui le marqua énormément. Camille Darsieres épousa en première noce Julotte Sylvestre dont il n'eut pas d'enfants, puis en seconde noces, Henrie Wiltord avec qui il eut deux fils Olivier et Youri, et en troisième noce Jeannie Pied , avec qui il n'eut pas d'enfants, mais qui partagea avec lui sa passion de la politique et l'accompagna jusqu'à la mort. Son fils Olivier mourut 1 an avant lui, de maladie. Formation universitaire et profession Brillant étudiant, il effectua ses études supérieures à l’université de Toulouse . Titulaire d'un doctorat en droit, à son retour dans son île natale, il s'inscrit comme avocat au barreau de Fort-de-France. Il fut aussi ancien bâtonnier de l'Ordre des avocats de la Martinique et président du conseil d'administration du Centre Hospitalier Universitaire de Fort de France. Parcours politique Camille Darsières s'engage en politique en 1959 et adhère au Parti progressiste martiniquais (PPM) parti fondé par Aimé Césaire et en devient Secrétaire général de 1970 à 1999. Conseiller général du 6e canton de Fort-de-France de 1961 à 1992. Conseiller municipal de Fort-de-France de 1965 à 2001 et 2e adjoint au maire. Conseiller régional de 1983 à 2004. Premier vice-président du conseil régional de la Martinique de 1983 à 1986. Président du conseil régional de la Martinique de 1986 à 1992. Député de la 3e troisième circonscription de la Martinique de 1993 à 2002. L'existence de la nation martiniquaise selon Camille Darsières Camille Darsières est l'auteur d'un essai politique monumental intitulé Des origines de la nation martiniquaise publié en 1974 dans lequel il développe un argumentaire tendant à prouvant l'existence d'une nation martiniquaise : "Que nous soyons Martiniquais nous paraît d'évidence... Martiniquais nous le sommes par la géographie...Martiniquais nous le sommes par l'histoire... Martiniquais nous le sommes par les composantes de notre peuple... Martiniquais nous le sommes parce que nos intérêts économiques sont distincts des intérêts économiques de la France... Martiniquais nous le sommes jusque dans ce parler Créole... Et tous ces facteurs divers ont, nécessairement, forgé une culture qui, pour être fortement influencée par la culture européenne, culture imposée, enseignée, vulgarisée officiellement, n'en est pas moins une culture originale, dans laquelle entrent aussi des composantes africaines et indiennes... En vérité que nous manque-t-il, dès lors, pour être la nation martiniquaise? Rien, absolument rien. Si ce n'est de cesser d'avoir peur des mots". "S'il est une donnée, à mon sens insusceptible de discussion sérieuse, c'est bien que le peuple martiniquais forme une nation ...En sorte notre chance, à nous Martiniquais, c'est de n'être tout à fait, ni de culture européenne, ni de culture africaine, ni de culture indienne, mais d'une culture qui résulte d'un mixage de plusieurs, chacune, de façon délibérée ou inconsciente, reçue et digérée à notre manière... Pour tout dire : nous ne sommes pas, ou ne sommes plus, un peu de ceci, un peu de cela, un peu de cet autre encore... Nous sommes des êtres nouveaux, des Martiniquais, vivant, que l'État français le conçoive ou pas, dans un ensemble français plurinational... Il n'est pas question de revendiquer, par ce biais l'indépendance de notre pays qui livrerait notre peuple, nu, table rase de tout acquis, sans la moindre protection ni le moindre atout, à un néo-colonialisme d'autant plus tenace que nous l'aurions, objectivement, mis en place, sans possibilité d'un retour en arrière. C'est d'une région Martinique autonome, dans une France décentralisée qu'il est question, d'une nation martiniquaise se développant librement dans une France fédérée plurinationale" Ses œuvres Ce grand érudit martiniquais et passionné par l'histoire de son pays est l'auteur de : Des origines de la nation martiniquaise, éditions Désormeaux, 1974. Joseph Lagrosillière, socialiste colonial, biographie en 3 tomes, éditions Désormeaux, 1999 - Tome 1: "Les années pures, 1872-1919", Tome 2: "Les années dures, 1920-1931", Tome 3: "La remontée, 1932-1950". Écrits Politiques. Il a également écrit de nombreux articles dans Le Progressiste dont il était le rédacteur en chef. Sources et références Joseph Lagrosillière, socialiste colonial - tome 2 - postface Des origines de la nation martiniquaise publié en 1974 par Camille Darsières Éditions Désormeaux Site officiel de l'Assemblée Nationale . 1.↑ Extrait de l'essai "Des origines de la nation martiniquaise" publié par Camille Darsières en 1974 Éditions Désormeaux 2.↑ Extrait de "Identité et Politique, chapitre 10 intitulé "Identité martiniquaise et construction européenne écrit par Camille Darsières" publié sous la direction de Fred Réno Éditions Economica Un livre lui est consacré : " Hommage à un grand martiniquais, Camille Darsières" écrit par Edouard de Lépine , K.Éditions, février 2009 M. Camille Darsières ÉTAT CIVIL INFORMATIONS GÉNÉRALES MANDAT À L'ASSEMBLÉE NATIONALE ANCIENS MANDATS ET FONCTIONS A L'ASSEMBLÉE NATIONALE MANDAT DE DÉPUTÉ CLOS ÉTAT CIVIL M. Camille Darsières Né le 19 mai 1932 à Fort-De-France ( Martinique ) Question(s) posée(s) par le député INFORMATIONS GÉNÉRALES Circonscription d'élection : Martinique (3ème) Profession : Avocat MANDAT À L'ASSEMBLÉE NATIONALE RÉÉLU le 01/06/1997 Date de début de mandat : 01/06/1997 ( élections générales ) Fin du mandat au : 18/06/2002 ( Fin de législature ) ANCIENS MANDATS ET FONCTIONS A L'ASSEMBLÉE NATIONALE ÉLU le 28/03/1993 Mandat du 02/04/1993 ( élections générales ) au 21/04/1997 ( Fin de législature ) RÉÉLU le 01/06/1997 Mandat du 01/06/1997 ( élections générales ) au 18/06/2002 ( Fin de législature ) Commission de la production et des échanges Membre (05/03/1996 - 18/03/1996) Commission des affaires culturelles, familiales et sociales Membre (14/06/1994 - 01/07/1994) Membre (08/04/1998 - 08/04/1998) Commission des affaires étrangères Membre (08/05/1996 - 15/05/1996) Commission des finances, de l'économie générale et du Plan Membre (06/12/1994 - 07/12/1994) Commission des lois constitutionnelles, de la législation et de l'administration générale de la République Membre (08/04/1993 - 13/06/1994) Membre (02/07/1994 - 05/12/1994) Membre (08/12/1994 - 04/03/1996) Membre (19/03/1996 - 07/05/1996) Membre (16/05/1996 - 21/04/1997) Membre (13/06/1997 - 07/04/1998) Membre (09/04/1998 - 18/06/2002) Délégation de l'Assemblée nationale pour les communautés européennes Membre (14/04/1993 - 10/06/1994) Délégation de l'Assemblée nationale pour l'Union européenne Membre (19/06/1997 - 24/06/1997) Membre (26/06/1997 - 24/03/1999) Membre (26/03/1999 - 11/10/2001) Membre (12/10/2001 - 12/12/2001) Membre (12/10/2001 - 18/06/2002) Délégation de l'Assemblée nationale pour l'union européenne Membre (11/06/1994 - 21/04/1997)
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8 juillet, 2010 Camille DARSIERES Classé dans : — CATORC Charles @ 12:18 Camille Darsières (né le 19 mai1932 à Fort-de-France décéda le 14 décembre 2006) à Fort de France. Avocat et homme politique martiniquais , partisan de l’autonomie, Camille Darsieres fut député de la Martinique de 1993 à 2002 . Né dans une famille de la bourgeoisie foyalaise (sa mère, Renée Daniel, était bijoutière et son père, Louis Appoline Darsières, était inspecteur des contributions à Fort de France, on lui a souvent reproché ses origines, précisément parce qu’il était l’avocat des plus humbles. Cadet d’une famille de trois enfants, son frère ainé Maurice Darsières a été Docteur en chirurgie dentaire à Paris (7ème) et sa soeur Simone Darsières mourut à 13 ans de maladie, ce qui le marqua énormément. Camille Darsieres épousa en première noce Julotte Sylvestre dont il n’eut pas d’enfants, puis en seconde noces, Henrie Wiltord avec qui il eut deux fils Olivier et Youri, et en troisième noce Jeannie Pied , avec qui il n’eut pas d’enfants, mais qui partagea avec lui sa passion de la politique et l’accompagna jusqu’à la mort. Son fils Olivier mourut 1 an avant lui, de maladie. Brillant étudiant, il effectua ses études supérieures à l’université de Toulouse . Titulaire d’un doctorat en droit, à son retour dans son île natale, il s’inscrit comme avocat au barreau de Fort-de-France. Il fut aussi ancien bâtonnier de l’Ordre des avocats de la Martinique et président du conseil d’administration du Centre Hospitalier Universitaire de Fort de France. Camille Darsières s’engage en politique en 1959 et adhère au Parti progressiste martiniquais (PPM) parti fondé par Aimé Césaire et en devient Secrétaire général de 1970 à 1999. • Conseiller général du 6e canton de Fort-de-France de 1961 à 1992. • Conseiller municipal de Fort-de-France de 1965 à 2001 et 2e adjoint au maire. • Conseiller régional de 1983 à 2004. • Premier vice-président du conseil régional de la Martinique de 1983 à 1986. • Président du conseil régional de la Martinique de 1986 à 1992. • Député de la 3e troisième circonscription de la Martinique de 1993 à 2002. ÉTAT CIVIL M. Camille DarsièresNé le 19 mai 1932 à Fort-De-France ( Martinique ) INFORMATIONS GÉNÉRALES Circonscription d’élection : Martinique (3ème) Profession : Avocat MANDAT À L’ASSEMBLÉE NATIONALE RÉÉLU le 01/06/1997Date de début de mandat : 01/06/1997 ( élections générales )Fin du mandat au : 18/06/2002 ( Fin de législature ) ANCIENS MANDATS ET FONCTIONS A L’ASSEMBLÉE NATIONALE ÉLU le 28/03/1993Mandat du 02/04/1993 ( élections générales ) au 21/04/1997 ( Fin de législature )RÉÉLU le 01/06/1997Mandat du 01/06/1997 ( élections générales ) au 18/06/2002 ( Fin de législature ) Commission de la production et des échanges Membre (05/03/1996 -- 18/03/1996) Commission des affaires culturelles, familiales et sociales Membre (14/06/1994 -- 01/07/1994) Membre (08/04/1998 -- 08/04/1998) Commission des affaires étrangères Membre (08/05/1996 -- 15/05/1996) Commission des finances, de l’économie générale et du Plan Membre (06/12/1994 -- 07/12/1994) Commission des lois constitutionnelles, de la législation et de l’administration générale de la République Membre (08/04/1993 -- 13/06/1994) Membre (02/07/1994 -- 05/12/1994) Membre (08/12/1994 -- 04/03/1996) Membre (19/03/1996 -- 07/05/1996) Membre (16/05/1996 -- 21/04/1997) Membre (13/06/1997 -- 07/04/1998) Membre (09/04/1998 -- 18/06/2002) Délégation de l’Assemblée nationale pour les communautés européennes Membre (14/04/1993 -- 10/06/1994) Délégation de l’Assemblée nationale pour l’Union européenne Membre (19/06/1997 -- 24/06/1997) Membre (26/06/1997 -- 24/03/1999) Membre (26/03/1999 -- 11/10/2001) Membre (12/10/2001 -- 12/12/2001) Membre (12/10/2001 -- 18/06/2002) Délégation de l’Assemblée nationale pour l’union européenne Membre (11/06/1994 -- 21/04/1997) L’existence de la nation martiniquaise selon Camille Darsières Camille Darsières est l’auteur d’un essai politique monumental intitulé : »Des origines de la nation martiniquaise » publié en 1974 dans lequel il développe un argumentaire tendant à prouvant l’existence d’une nation martiniquaise : « Que nous soyons Martiniquais nous paraît d’évidence… Martiniquais nous le sommes par la géographie…Martiniquais nous le sommes par l’histoire… Martiniquais nous le sommes par les composantes de notre peuple… Martiniquais nous le sommes parce que nos intérêts économiques sont distincts des intérêts économiques de la France… Martiniquais nous le sommes jusque dans ce parler Créole… Et tous ces facteurs divers ont, nécessairement, forgé une culture qui, pour être fortement influencée par la culture européenne, culture imposée, enseignée, vulgarisée officiellement, n’en est pas moins une culture originale, dans laquelle entrent aussi des composantes africaines et indiennes… En vérité que nous manque-t-il, dès lors, pour être la nation martiniquaise? Rien, absolument rien. Si ce n’est de cesser d’avoir peur des mots ».[1] « S’il est une donnée, à mon sens insusceptible de discussion sérieuse, c’est bien que le peuple martiniquais forme une nation …En sorte notre chance, à nous Martiniquais, c’est de n’être tout à fait, ni de culture européenne, ni de culture africaine, ni de culture indienne, mais d’une culture qui résulte d’un mixage de plusieurs, chacune, de façon délibérée ou inconsciente, reçue et digérée à notre manière… Pour tout dire : nous ne sommes pas, ou ne sommes plus, un peu de ceci, un peu de cela, un peu de cet autre encore… Nous sommes des êtres nouveaux, des Martiniquais, vivant, que l’État français le conçoive ou pas, dans un ensemble français plurinational… Il n’est pas question de revendiquer, par ce biais l’indépendance de notre pays qui livrerait notre peuple, nu, table rase de tout acquis, sans la moindre protection ni le moindre atout, à un néo-colonialisme d’autant plus tenace que nous l’aurions, objectivement, mis en place, sans possibilité d’un retour en arrière. C’est d’une région Martinique autonome, dans une France décentralisée qu’il est question, d’une nation martiniquaise se développant librement dans une France fédérée plurinationale« . Ce grand érudit martiniquais et passionné par l’histoire de son pays est l’auteur de : • Des origines de la nation martiniquaise, éditions Désormeaux, 1974. • Joseph Lagrosillière, socialiste colonial, biographie en 3 tomes, éditions Désormeaux, 1999 -- Tome 1: « Les années pures, 1872-1919″, • Tome 2: « Les années dures, 1920-1931″, Tome 3: « La remontée, 1932-1950″. • Écrits Politiques. Il a également écrit de nombreux articles dans Le Progressiste dont il était le rédacteur en chef. SOURCE : Pour en Savoir plus Cliqué ICI http://charlescatorc.unblog.fr/camille-darsieres/
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Mano Radio Caraïbes Emission " Cé Nou Minme" Invité:Camille Darsières Animateur :Henri Pastel et Mano RCI Live RCI-Le 13-Septembre-1998
PS : Un Peuple qui a la mémoire courte Est un peuple qui n'a pas d'avenir
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MANO RADIO CARAÏBES EMISSION CREATION INVITE :Camille Darsières MANO RCI-1980 VOL: 01
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MANO RADIO CARAÏBES EMISSION CREATION INVITE :Camille Darsières MANO RCI-1980 VOL: 02
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Mano Radio Caraïbes Emission Créole live « Cé Nou Minme » Invité : CAMILLE DARSIERES -GEORGES VATON Animateur: Mano Radio Caraïbes et Maître Gérard DORWLING-CARTER MANO- RCI-1988 Vol.01
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MANO RADIO CARAÏBES DORTEUR GEORGES VATON & CAMILLE DARSIERES LIVE PPM VOL.01
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MANO RADIO CARAÏBES DORTEUR GEORGES VATON & CAMILLE DARSIERES LIVE PPM VOL.02
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Darsieres-Fortune-&-Mano RCI |
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MANO RADIO CARAÏBES Eploration Invité: Camille Darsieres Animateur,Mano RCI & Filix-Hilaire Fortuné Vol: 01-
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Camille Darsière 5 ans déjà 14 décembre 2011 by Kolibri Que nous soyons Martiniquais nous paraît d’évidence… Martiniquais nous le sommes par la géographie… Martiniquais nous le sommes par l’Histoire… Martiniquais nous le sommes par les composantes de notre peuple… Martiniquais nous le sommes parce que nos intérêts économiques sont distincts des intérêts économiques de la France… Martiniquais nous le sommes jusque dans ce parler Créole… Et tous ces facteurs divers ont, nécessairement, forgé une culture qui, pour être fortement influencée par la culture européenne, culture imposée, enseignée, vulgarisée officiellement, n’en est pas moins une culture originale, dans laquelle entrent aussi des composantes africaines et indiennes… En vérité que nous manque-t-il, dès lors, pour être la « nation martiniquaise » ? Rien, absolument rien. Si ce n’est de cesser d’avoir peur des mots1. S’il est une donnée, à mon sens insusceptible de discussion sérieuse, c’est bien que « le peuple martiniquais forme une nation » …En sorte notre chance, à nous Martiniquais, c’est de n’être tout à fait, ni de culture européenne, ni de culture africaine, ni de culture indienne, mais d’une culture qui résulte d’un mixage de plusieurs, chacune, de façon délibérée ou inconsciente, reçue et digérée à notre manière… Pour tout dire : nous ne sommes pas, ou ne sommes plus, un peu de ceci, un peu de cela, un peu de cet autre encore… Nous sommes des êtres nouveaux, des Martiniquais, vivant, que l’État français le conçoive ou pas, dans un ensemble français plurinational… Il n’est pas question de revendiquer, par ce biais l’indépendance de notre pays qui livrerait notre peuple, nu, table rase de tout acquis, sans la moindre protection ni le moindre atout, à un néo-colonialisme d’autant plus tenace que nous l’aurions, objectivement, mis en place, sans possibilité d’un retour en arrière. C’est d’une région Martinique autonome, dans une France décentralisée qu’il est question, d’une nation martiniquaise se développant librement dans une France fédérée plurinationale SOURCE: Article Cliqué ici http://www.sa-fet.fr/camille-darsiere-5-ans-deja/
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Un nombreux public rendait hommage hier à Camille Darsières à l'invitation de la Ville Edité le : 15 décembre 2011 -Auteur : Carole CRATER Une opération pilotée par le Service Culturel de la Ville dont il a été l'un des plus ardents défenseurs en sa qualité de président du Conseil d'exploitation et bien avant de membre de l'Association Identité et Culture. Conférence, Danse, et Voix, celles de Jocelyne Béroard et de Pipo Gertrude qui sont venus avec tout le talent qu'on leur reconnait, ajouter encore de l'émotion à une soirée mémorable. Camille Darsières, l'avocat, l'homme politique, le visionnaire dont chacun marquait cette semaine le cinquième anniversaire de la mort. Des lycéens aux amis politiques, Lundi soir au siège du Parti Progressiste Martiniquais à Trénelle et ce vendredi au Marin à l'initiative de Rodolphe DESIREE en passant par le martiniquais lambda, tous marquent, ou marqueront, à leur manière le cinquième anniversaire de la disparition du grand homme autour de son épouse Jeannie Darsières. Hier à l'Espace qui porte son nom, le public était invité à évoquer l'homme avec l'historien Jean Claude William, mais c'est bien à un formidable moment de partage que conviait le SERMAC. SOURCE ; Article pour en savoir plus cliqué ICI http://www.fortdefrance.fr/-1093-Un-nombreux-public-rendait-hommage-hier-a-Camille-Darsieres-a-l--invitation-de-la-Ville
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CAMILLE DARSIERES : LES ETAPES D'UNE VIE Camille Darsières était le président de la Région quand je l’ai interrogé une première fois, de huit heures à midi dans son bureau à la Région, une seconde fois de seize heures à vingt heures, toujours dans son bureau. Photo : Camille Darsières Aimé Césaire Pierre Aliker Cet extrait d’un portrait, brossé à partir de ses confidences, est paru en mars 1988 dans « Gueule de journaliste ». « Pointe-à-Pitre de la Guadeloupe. Année 1 835-36. Apolline une négresse libre vient déclarer son fils Pierre-Emile Apolline à l’Etat-civil. L’histoire ne dit pas pourquoi ce fils quitte la Guadeloupe, peu de temps après, peut-être la volonté de fuir le lieu de souffrance de ses ancêtres, ou le goût de l’aventure ou encore la conviction qu’ailleurs les chances de survie étaient plus grandes ? En tout cas, c’est à Trinité de la Martinique qu’on le retrouve, des années plus tard, avec un patronyme curieusement enrichi. En effet, à côté du nom Apolline apparaît désormais celui de Darsières. Apolline- Darsières à l’évidence avait, comme beaucoup d’hommes et de femmes de cette époque, fait serment d’assurer à ses enfants une éducation de nègres et de négresses debout dans le vent. Pari tenu. Dès le début du siècle apparaît un Louis Darsières, la tête haute, vêtu d’un éternel costume blanc, arpentant les rues de Fort-de-France. Ah ! Dieu, il avait fière allure le petit-fils de l’esclave Apolline ! La colonie, reconnaissant ses mérites, en avait fait un inspecteur de l’enregistrement. Il épousa Renée Daniel. Celle-ci n’exerça aucun métier pour autant que la gestion d’un foyer ne soit pas métier. Redoutable couturière, entre autres, elle assumait les besoins de sa petite famille à une époque où le prêt-à-porter n’existait pas. Louis Apolline- Darsières est le père de Camille Apolline Darsières né un 19 mai 1932, après un aîné de 10 ans qui aura auprès de lui l’attitude de ces grands frères-parrains de l’époque cultivant une haute idée de leur rôle et secondant le père dans sa mission de chef de famille. Peu après la naissance de Maurice, l’aîné, le foyer des Darsières avait connu la délicate atmosphère qui accompagne l’arrivée d’une fille. Hélas cette dernière le 1er juin est terrassée par la typhoïde, épidémie de sinistre mémoire qui ravageait l’île et semait l’effroi dans une Martinique complètement démunie. Souvent, dans les quartiers de la ville, on voyait arriver des employés municipaux, graves et silencieux, armés de produits magiques qui, sous l’œil angoissé des voisins, désinfectaient la maison où avait frappé le malheur. Mais la vie reprend toujours ses droits, la position sociale de son père, qui en ce début de siècle était l’un des sommets de la réussite, permet au petit Camille une vie dans un cocon douillet où jamais son assiette n’interrogea les jours. Pour ce dernier, la rue Perrinon haut lieu de la bourgeoisie foyalaise est le centre du monde, parfois traversée par des extra-terrestres venus de ces autres planètes qu’étaient le Boulevard du Général de Gaulle, les Terres Sainville ou Sainte-Thérèse. Son univers d’enfant respirait au rythme de ces garçons lancés à toute allure dans des caisses à savons montées sur quatre roues ou juchés sur des trottinettes construites à la force du poignet. Période où l’enfance se nourrit, non pas des confidences de ceux que l’on approche, mais de l’éclat farouche des yeux, car en ce temps-là ceux qui souffraient imposaient un silence digne à leur bouche. Le petit Camille a parfaitement conscience qu’il est un privilégié, l’éducation qu’il reçoit le lui rappelle en permanence, ses parents affirmant la nécessité de conserver une place si durement acquise dans la hiérarchie sociale, mais dans le cœur de l’enfant, il n’y a pas distance méprisante, les conditions de vie de ces hommes et de ces femmes qu’il croisait dans la rue, pieds nus, mal vêtus, peinant sous de lourdes charges acheminées à travers les rues, ne lui échappaient pas. Camille est croyant. Sa mère lui assure une solide instruction religieuse et catholique. D’ailleurs, de huit à douze ans, il est Cœur Vaillant et vibre à la féerie des cérémonies religieuses notamment celles qui entourent les premières communions. La mise en train commençait par une retraite de huit jours, chaque matin, dès huit heures, l’aspirant communiant se rendait chez l’une de ces dames dévouées à l’enseignement de la vie de Jésus, il n’en ressortait que le soir. Le jour de la première communion était attendu avec ferveur, moment important de la vie de la famille élargie dans une Martinique où tout n’était pas encore prétexte à rencontre familiale, prétexte à zouk. Le jour « J », on se rendait à l’église, on recevait l’hostie, puis la cloche sonnait à toute volée. C’était le signal du chocolat première communion. D’abord à la maison, ensuite chez les copains les plus proches. L’apprentissage en vue d’une vie d’adulte commence, sans doute, sur les bancs de l’école. Le premier contact avec cette école, pour Camille, se produit au Pensionnat Colonial réservé presque exclusivement aux filles. Madame Symphorien et mademoiselle Cafié, ses deux premières institutrices l’aident à affronter cette mixité non encore entrée dans les mœurs. Très vite il rejoint l’école de sa rue, l’école Perrinon. Là, les choses sérieuses commencent avec madame Robinel. À onze ans, après avoir redoublé sa septième, c’est le lycée Schœlcher. Comme subissant une tradition familiale il entre en section A. C’est la rencontre avec le latin, snobisme de la bourgeoisie de l’époque. Le lycée engendra des amitiés solides que les vicissitudes de la vie n’entameront guère : Roger Milliat, Édouard de Lépine. Les grands problèmes de la planète, notamment les guerres coloniales, divisaient l’élite de demain en deux blocs : La Jeunesse communiste et les autres. Camille plane au-dessus de cette agitation et semble affirmer par ses silences que la préoccupation au lycée, doit d’abord être les études. En effet, seul le succès au bac lui paraît digne d’intérêt. Attitude qu’il oppose également aux demoiselles qu’il croisait laissant aux autres les joies des chasses précoces mais aux risques perturbateurs. Le bac en poche, le nouveau diplômé oscille entre une licence d’histoire et le barreau. Finalement, sous les conseils de son professeur de français, monsieur Joseph Henri, il passe une année au Lycée Pasteur à Neuilly. Le départ de la Martinique ne fut pas le choc déchirant connu par bien des jeunes de cette époque. En effet Apolline- Darsières Père a droit à un congé administratif, c’est donc accompagné de sa famille que Camille s’embarque sur le Fort Dauphin, bananier assurant également le transport de passagers grâce à quelques cabines aménagées à cet effet. Pourtant la présence de la tribu à ses côtés doublée du réconfort de Maurice l’aîné, sur place depuis quelques années déjà, n’atténue pas l’impression négative provoquée par cette capitale française tant vantée par le poète et l’histoire. Le garçon des îles débarque en automne et ne trouve aucune poésie dans ces blocs grisâtres, ni dans ces arbres aux feuillets jaunies, tableaux torturés d’un peintre triste. Paris la ville aux mille lumières lui parut terne. La découverte du métro est pire. Pour lui, ce serpent avaleur de béton est d’abord une odeur, celle de l’angoisse d’une ville lancée à mille à l’heure, puis un lieu de vacarme où les roues agressives mordent le fer des rails. Toute sa vie d’ailleurs, il manifesta une franche hostilité à la capitale française. Par contre, le contact avec Toulouse où il se rend dès l’année suivante dans le cadre de ses études, seul cette fois, le réconcilie avec le restant de la France. L’accueil des Toulousains ne ressemble en rien à celui de Paris. Il noue des amitiés solides qui, aujourd’hui, encore se manifestent par de bruyantes retrouvailles autour d’une table bien garnie. Camille abandonne bientôt les études de lettres qu’il menait parallèlement et choisit résolument le droit. Il ne participe à aucune des grandes manifestations de l’époque sauf, peut-être, à protester contre le débarquement de Suez qu’il juge intolérable. La guerre de libération des pays colonisés ne le laisse pas indifférent, mais la volonté dominante est encore et toujours la réussite aux examens qu’il prépare avec acharnement. La licence passée, il est en stage chez le professeur Merle, détenteur de la chaire de droit pénal à Toulouse. Là, il prépare sa thèse. Enfin son diplôme de docteur en droit en poche, il ne veut pas passer un jour de trop en France et saute dans le premier bateau voguant vers la Martinique où il arrive le premier novembre 1957. Il s’inscrit au barreau de Fort-de-France qui compte à peine une dizaine d’avocats et autant d’avoués. Il ouvre son cabinet dans une partie de la maison familiale. Début difficile. Tout est à faire dans une profession où, finalement, le jeune qui débute a l’impression que le hasard est maître du jeu. Après une attente, qui semble durer éternellement, arrive la première affaire. Celle que la Martinique retient sous le nom de l’affaire du rhum. En effet, plusieurs négociants de la place étaient accusés de fraude par le fisc. Première grosse affaire, premier gros succès. Extrait de « Gueule de journaliste » T.Delsham Veuillez cliqué ici-- http://www.martinique-editions.com/pages/art_fiche.aspx?id=440
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HOMMAGE : POUR M. CAMILE DARSIERES. par Patrick Chamoiseau, samedi 7 novembre 2009, 23:42 · . Relation bien étrange que celle que j’ai entretenue avec Camille Darsières. Nous n’avons jamais été proches. Nous ne partagions pas les mêmes options politiques. Nos trajectoires ne faisaient que se croiser d’une sorte épisodique, quelquefois courtoises, en d’autres plus sèches. Il n’a pas toujours été tendre avec moi tout comme je ne l’ai presque jamais été avec lui, surtout à l’époque où je tenais chronique au journal Antilla et qu’il m’arrivait de commenter ses actions et ses choix politiques avec cette plume de jeunesse, souvent injuste et lapidaire, qui était la mienne. Mais je dois reconnaître que, contrairement à bien d’autres politiciens du pays qui m’auraient volontiers déraillé, Darsières continuait à me saluer, et que je lui rendais volontiers son salut. Je le faisais d’autant plus volontiers qu’à Antilla, entre autres diatribes politiciennes, je m’occupais de la rubrique culture, ce qui m’ amenait à me rendre dans presque toutes les manifestions culturelles qui se tenaient à Fort-de-France, et que j’avais toujours été fasciné par le fait que, même aux périodes où ses responsabilités politiques étaient les plus prenantes, Darsières était toujours présent là où on parlait de littérature, là où on faisait du théâtre, là où on menait une action culturelle quelconque autour de la danse, de la musique ou du cinéma... Darsières était là, Darsières écoutait, Darsières participait... C’était pour ainsi dire le seul élu martiniquais qui se soit, de manière constante et naturelle, occupé de culture. J’ignore si c’est Jenny sa femme qui l’y emnenait, ou si c’était le contraire, mais ils étaient tout le temps là, tous les deux. C’est sans doute pour cette raison que je l’ai toujours considéré de manière singulière. Différent des autres même s’il était politicien dans l’âme, même s’il pouvait me déclarer tout de go tout le mal qu’il pensait d’Antilla. Il était singulier dans la sphère politicienne simplement parce qu’il était sensible à la culture, qu’il était un homme de culture, et qu’il vivait avec cela. Et quand, en ces temps d’économisme stérile, un homme politique se montrait capable d’instituer la culture au centre de sa vie, le moins qu’on puisse en dire c’est qu’il n’était pas insignifiant. A cela s’ajoutait son aplomb, sa dureté, ses choix tranchants, une attitude générale qui ne fréquentait jamais le populisme, qui ne recherchait pas le compromis facile, et qui me laissait, de manière immédiate, irraisonnée, constante, et même aux pires instants de nos antagonismes, le sentiment qu’il était un homme d’Etat. Et je me souviens aussi de l’époque où je rencontrais les gens du quartier Texaco pour écrire mon roman, et combien j’avais été surpris de découvrir à quel point Darsières avait été proche de ces personnes, qu’il les avait accompagnées, aidées, soutenues dans leurs luttes, de la manière la plus professionnelle, désintéressée, mais aussi la plus directement physique –– toutes choses que j’ai racontées dans mon roman telles qu’on me les a transmises. Une part de ma fascination lointaine provenait aussi de cela : c’était un de nos derniers grands avocats –– c’est à dire un actif d’idéal, de rêve, de compassion, de proximité avec la chose souffrante, de conscience ouverte sur le pays et sur le monde, avec des convictions au bout desquelles on place sa peau, son âme, l’essentiel de sa vie. En ces temps très tristes où nous avions de plus en plus affaire à de simples « opérateurs juridiques », voir passer un avocat diffusait un mouvement d’oxygène dans l’air trop immobile. C’est sur le tard que nos chemins se sont croisés de manière toujours aussi brève mais un peu mieux cordiales. D’abord, mon étonnement lors d’une intervention devant les militants PPM durant laquelle j‘avais malmené le principe d’Autonomie, et où je m’attendais à une levée de bouclier, et mon effarement de voir Darsières accueillir de manière très attentive cette problématisation, la discutant, m’invitant à la développer, à revenir l’exposer aux militants de ce Parti sans aucune fermeture. Et puis enfin, au moment de la préparation du film Aliker où il a répondu à mes appels téléphoniques, pris le temps de me transmettre ses documents, orienté mes recherches, donné son avis sur mes interprétations de l’affaire, me conseillant avec pleine bienveillance.... Une disponibilité et une écoute qui me furent bien précieuses, et qui me confortèrent dans ce que je savais sans jamais l’avoir formulé, et qui peut se résumer ainsi : il se battait comme moi, et comme nous tous, pour la Martinique, il en avait sa vision, j’en avais la mienne, mais dessous il y avait la même terre, et le même sang, et le même horizon, tout ce qui fonde, sans signe et sans démonstration, au plus vif des affrontements, une fraternité aussi secrète qu’inaltérable. Patrick CHAMOISEAU Pour en savoir plus cliqué ici http://www.facebook.com/note.php?note_id=195434456211&comments&ref=mf
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Hommage à Camille Darsières Publié le 14/12/2011 Par Édouard de Lépine Il y aura 5 ans, le 14 décembre 2011, que Camille Darsières nous a laissés. Il m’a semblé qu’à cette occasion je pouvais reprendre l’essentiel de la conclusion du livre que je lui ai consacré deux ans après sa mort. Un livre qui s’est très mal vendu. Moins de 1000 exemplaires écoulés, pas tous vendus, en deux ans. Dans un parti qui compte 2000 militants, le moins que l’on puisse dire est que l’ouvrage a médiocrement intéressé le PPM . En dehors du Comité National qui a organisé une présentation de ce livre au siège de Trénelle, une seule municipalité progressiste sur 4, celle du Marin, et quatre balisiers sur 38 ont tenu à présenter cet ouvrage à leurs militants : 2 balisiers sur 22 à Fort de France, celui du 23 mars auquel appartenait Camille et le Balisier de Mongérald qui a décidé d’honorer sa mémoire en prenant son nom, 2 balisiers sur 16 en communes, celui de Ducos et le balisier Aristide Maugée du Gros-Morne. Bien que j’aie adressé à nos 34 maires un exemplaire de l’ouvrage, 7 municipalités, Trinité, François, Schoelcher, Trois Ilets, Morne Rouge, Lorrain, Gros-Morne (le Bureau Municipal) et Basse-Pointe, ont cru que ce livre pouvait intéresser leur commune. Ajoutons, pour être complet, que le maire du Robert a mis à ma disposition une salle de l’Office Municipal de la culture, que j’ai créé y a plus de vingt ans, pour que j’y invite qui je voudrais, lui-même s’exonérant de ce qu’il a probablement considéré comme une corvée indigne de sa fonction. Il est vrai que les médias ne nous ont pas beaucoup aidé. Ce genre de publication n’intéresse pas les journalistes qui estiment que le dernier Delsham ou le dernier CD de Paille ont une valeur autrement éducative pour leurs lecteurs et leurs auditeurs. Je continue cependant de croire que cet hommage à Camille Darsières est au moins aussi important aujourd’hui qu’hier, pour les militants progressistes d’abord, bien entendu, mais aussi pour tous ceux qui s’intéressent à la politique ou tout simplement à l’histoire récente de ce pays. Peut-être même l’est-il davantage à la veille des changements institutionnels qui devraient intervenir chez nous dans deux ans. Dans la conjoncture pleine d’incertitudes que nous traversons et pour autant que l’on puisse prévoir l’ampleur des difficultés qui nous attendent du fait des conséquences d’une crise dont nul ne voit le bout, il faudra aux responsables, quels qu’ils soient, au moins autant de courage et de lucidité qu’il en a fallu à Camille pour affronter les premières heures de la décentralisation, il y a trente ans. J’ajoute qu’il ne leur faudra pas moins d’audace mais plus de chance, pour réussir la transition la moins pénible possible des impasses de la décentralisation aux promesses de l’autonomie que nous revendiquons depuis un demi-siècle. C’est-à-dire l’accession à la responsabilité d’une gestion démocratique de nos affaires dans une République une et, à terme, nécessairement divisible, si elle veut prendre en compte l’extraordinaire diversité des peuples et des collectivités qui la composent et qui constituent l’une de ses richesses majeures. Les récentes propositions des deux Conseils Généraux du Haut Rhin et du Bas-Rhin et du Conseil Régional d’Alsace pour la fusion de ces trois institutions dans une assemblée unique dotée de compétences élargies, annoncent probablement un processus irréversible de renforcement de la démocratie locale. Plus près de nous, les propositions du PPDG, de GUSR, de la Fédération Socialiste de la Guadeloupe autour de la nécessité d’une évolution institutionnelle vers plus de responsabilité semblent aller dans le même sens. De ce point de vue, Camille qui n’était pas moins à attaché à une réelle coopération avec les mouvements régionalistes de France qu’avec nos voisins de la Caraïbe, ce qui faisait parfois sourire, était moins idéaliste qu’on ne croyait. Il était de nous tous celui qui percevait peut-être le mieux l’aide que pouvait apporter aux nationalistes martiniquais le renforcement du combat identitaire dans les DFA et l’inévitable retour en force des tendances régionalistes dans la vie politique française autrefois portées par la droite aujourd’hui de plus en plus assumées par la gauche. POUR CAMILLE DARSIÈRES « Il peut arriver aux aigles de descendre aussi bas que les poules, jamais aux poules de monter aussi haut que les aigles ». Lénine Je ne sais pas si conclusion est le mot qui convient pour terminer cet hommage inachevé à Camille Darsières. Ce qui manque à ce livre est plus important que ce qui s’y trouve. C’est sans doute que j’ai à la fois dépassé le but que je me proposais au départ : te convaincre que les propositions faites par notre balisier pour pérenniser la mémoire de Camille étaient justifiées, sans atteindre l’objectif que je fixais à terme à la direction du Parti : mettre à la disposition des militants et du grand public les moyens de faire connaître et apprécier l’œuvre de ce grand Martiniquais. J’ai laissé délibérément de côté une part essentielle de l’œuvre de Camille que je connais mal : un travail énorme pendant plus de quarante ans au barreau de Fort de France dont il a été un bâtonnier respecté. Je me suis souvent posé la question de savoir comment il pouvait concilier, avec autant de rigueur et de succès, un métier aussi ingrat et des responsabilités politiques aussi prenantes… Mais c’est surtout sur le plan politique qu’il me semble urgent de prendre conscience de l’importance du travail accompli par Camille en un peu moins d’un demi-siècle. Pas seulement pour rendre à l’homme politique l’hommage qu’il mérite, mais pour constituer une base de données, facilement mobilisables, et mettre à la disposition de nos militants et à celle d’un large public une masse de renseignements qui seront utiles voire indispensables à tous ceux qui voudront se faire une idée de l’histoire de ce dernier demi-siècle à la Martinique… En premier lieu, il me semble que doit être abordé, le plus rapidement possible, le rôle de Camille dans la mise en place de l’institution régionale en tant que président de fait du Conseil Régional, pendant ses neuf premières années (1983-1992), sans aucune expérience ni modèle, ni repères, ni références dans l’histoire des institutions françaises. Après son rôle de d’organisateur et de mainteneur du Parti de Césaire, c’est peut-être l’aspect le plus important de son œuvre politique. D’autant que peu d’hommes politiques ont été aussi injustement calomniés et aussi mal récompensés d’un travail aussi remarquable avec si peu de moyens. Quels qu’aient été nos désaccords sur un sujet ou sur un autre, notamment sur la situation financière de la Région en mars 1992, à la fin du mandat de Camille, ce n’est pas à toi, qui t’intéresses tant, et depuis tant d’années déjà, aux problèmes de la jeunesse, de l’éducation et de la formation, que j’apprendrai ce que Camille Darsières a réalisé en un temps record, et avec des moyens budgétaires et humains médiocres, sans commune mesure avec ceux dont disposent les actuels responsables de ce secteur. Est-ce que cela seul ne mériterait pas, d’abord que la salle de délibérations du Conseil Régional porte le nom de Camille Darsières ? D’après toi, combien de conseillers de l’actuelle majorité du Conseil Régional savent que cet Hôtel de la Région a été construit sous la présidence de Camille Darsières ? Combien de Martiniquais se rappellent, s’ils l’ont jamais su, que c’est lui qui a présidé avec tant de passion, tant de patience et si peu de moyens, à la conception et à la réalisation de cet Hôtel du Conseil Régional sur lequel quelques uns de ceux qui s’y ont pavanés ou qui y paradent encore, avec tant d’ignorance, tant d’arrogance, tant d’insolence et tant d’ingratitude, ont raconté tant de stupidités et, appelons les choses par leur nom tant de saloperies sur sa gestion ? Je pourrais en dire autant de deux ou trois autres secteurs qui lui tenaient particulièrement à cœur. Mais, trouverais-tu vraiment anormal que l’un des trois lycées qu’il a construits en moins de trois ans porte son nom ? Est-ce que c’est une proposition démagogique ? Pour 90 % des conseillers régionaux d’aujourd’hui, moins de vingt ans après la présidence de Camille Darsières, cette présidence c’est d’abord « la dette », « le trou », « le gouffre ». Moins de 10% d’entre eux savent que cet Hôtel, les lycées Acajou I et Acajou II, le lycée de Rivière Salée et quelques autres réalisations, que tu connais probablement mieux que nos propres camarades du PPM, l’ont été avec des moyens dérisoires par rapport à ceux dont dispose Alfred Marie-Jeanne, qui est déjà resté plus de temps à la direction de l’Institution que Camille, sans y avoir réalisé la moitié de ce qu’y a accompli le premier président de la région en neuf années (1983-1992) interrompues par deux élections en 1986 et 1990 et une dissolution (1990). Je suis persuadé qu’une petite équipe de trois ou quatre camarades qui établiraient un bon plan de travail, qui se rencontreraient deux fois par mois, pourraient faire du bon travail en un an, un an et demi, par exemple pour le cinquantenaire de l’élection de Camille au secrétariat général du Parti (septembre 1970-Septembre 2010). Sur ses mandats politiques en général, nous sommes nombreux à pouvoir mettre en commun les moyens dont nous disposons, les documents de toutes natures, à commencer par les écrits de Camille, bien entendu. Il y en a beaucoup plus qu’on ne le soupçonne. Un rapide sondage, pas un dépouillement systématique, sur ses quatre premières années à la direction du Parti, de son élection au Secrétariat Général (septembre 1970), à Chalvet et à l’affaire de l’Ajoupa (février 1974), m’a permis d’en repérer plus d’une centaine, rien que dans le Progressiste. Dans mes propres archives, sur la coopération avec la Caraïbe, sur les régions ultrapériphériques et l’Europe, sur la culture (y compris sur la défense du créole), il y a de quoi occuper utilement un chercheur qui aurait envie d’en savoir un peu plus sur l’homme que ce qu’il a pu en percevoir dans un article ou sur un bref passage à la télévision. À quoi il faut ajouter, ses interventions à la Mairie de Fort-de-France, au Conseil Général, au Conseil Régional, à l’Assemblée Nationale, les interviews qu’il a accordés, la correspondance, y compris la correspondance privée, les photos, les bandes magnétiques, les films ou bouts de films, les souvenirs et pas seulement ceux touchant les réunions, les meetings, les élections, les vidés, mais ces sorties qu’il aimait tant et qui devaient, selon lui, fortifier les liens entre les camarades. Cela prendra du temps. Je ne suis pas spécialement pressé. Ma note du 19 décembre 2006 nous donnait un délai d’un peu plus d’un an pour une première évaluation de notre travail, au 23 mars 2008, pour le cinquantième anniversaire du Parti. Cela prendra beaucoup plus de temps que je n’avais prévu mais devrait être une des tâches les plus importantes de la sous-commission d’histoire du Parti dont nous avions suggéré la mise en place. Je suis convaincu que l’on peut trouver au moins une petite dizaine de camarades, pour ce travail. Pas des « grands grecs », pas des surdoués de la politique, comme il y a en a tant dans notre parti, mais des camarades ayant siégé avec lui au Conseil Municipal, à la Commission de la culture, au SERMAC, ou au Conseil d’Administration du CHU de Fort de France, des employés de la mairie, du Conseil Général ou du Conseil Régional. Y compris pour tout ce qui touche à un secteur plus éloigné, par exemple ses activités de parlementaire, il est d’ores et déjà possible de commencer à travailler. J’avais pris l’engagement de rassembler toutes ses interventions, ses questions au gouvernement et les réponses des ministres, ce qui ne présente aucune difficulté. Camille avait déjà largement ébauché lui-même ce travail pour sa campagne de 2002… Mais c’est surtout sur la base de notre parti, plus exactement sur son extrême base, que je compte. Je veux dire sur ces hommes et ses femmes qui se sont engagés dans l’action, derrière Césaire avec Camille, avec le même désintéressement, le même courage, la même audace que lui, sans rien attendre ni rien demander que l’honneur de servir ce parti et ce pays, avec la foi sauvage qu’il fallait pour résister aux huées fanatiques comme aux applaudissements imbéciles. La dette du PPM à l’égard de celui qui a fait un Parti nationaliste d’un conglomérat invertébré de césairistes désunis, me semble infiniment plus importante que l’on ne croit. Si nous connaissons généralement assez bien nos succès nous sommes beaucoup moins informés des difficultés que nous avons dû surmonter, des doutes qui nous ont assaillis, et des crises que nous avons traversées. Les sources immédiatement accessibles et les témoignages facilement mobilisables sont - pour combien de temps ? - inépuisables. Pas seulement ceux de copains à tous les niveaux, mais ceux d’adversaires du PPM, parmi lesquels il y a quantité d’honnêtes gens. Mais il faut faire vite. Quand je compte le nombre de témoins que je me promettais d’interroger, parfois depuis plus de vingt ans, et qui sont morts avant que je n’aie trouvé le temps de leur rendre une seule visite, je suis effaré par l’insuffisante attention que l’on porte de leur vivant à ceux qui sont en mesure d’enrichir nos connaissances de façon extraordinaire. Rien qu’avec les témoignages de copains, y compris d’adversaires, il y aurait de quoi faire un bon livre. Je m’y mettrai peut-être…. Tu vois bien que ce n’est pas d’un livre que nous avons besoin pour justifier notre souci de matérialiser la mémoire de Camille. C’est un livre en deux ou trois volumes au moins (l’équivalent de son Lagrosillière). Mais il faut faire vite. Nous sommes déjà trop vieux. Les circonstances de la mort de Camille nous rappellent chaque jour notre fragilité. C’est à la génération actuelle et aux plus jeunes, qu’il appartient de prendre le taureau par les cornes, d’exiger des réponses précises aux vieux militants comme moi, mais aussi de satisfaire votre curiosité, par vos propres recherches. Sans vous flatter, je compte beaucoup sur cette nouvelle génération de militants pour entreprendre et mener à bout ce travail sur Camille Darsières, à mon avis, indispensable pour bien connaître le PPM et mieux servir le pays. C’est une manière en tout cas de le découvrir et, à travers lui, de faire découvrir son parti. On ne passe pas 29 ans et même beaucoup plus dans un parti, sans l’aimer profondément, ni le marquer durablement. Il est resté largement présent à la direction de ce parti, même après en avoir abandonné le secrétariat général. Il l’est resté parfois en militant de l’extrême base, comme à la veille de sa mort en pliant le journal. Il n’y a pas, il ne peut pas y avoir de dirigeant politique heureux dans un pays comme le nôtre qui a tant de mal à choisir entre sa volonté d’être lui-même et sa rage de vivre comme les autres, au même rythme et parfois plus vite qu’eux. Camille savait, mieux que la plupart d’entre nous, tous les risques que cela comporte, en premier lieu celui de faire des erreurs et de les payer chèrement. Mais il avait mieux que la plupart d’entre nous la capacité d’encaisser, l’art d’esquiver et le talent de confondre ses agresseurs, tout en corrigeant rapidement ses erreurs. Il pouvait se hisser à des hauteurs vertigineuses dans un débat serré. C’était à cet égard un aigle. Mais nous savons, toi et moi, depuis Lénine, « qu’il peut arriver à l’aigle de descendre plus bas que les poules, jamais aux poules de monter aussi haut que les aigles. » Il était conscient d’être, dans un parti populaire fondamentalement attaché à la personne de Césaire une cible privilégiée, par ses origines sociales autant que par son dévouement inconditionnel à Césaire. Ce choix le mettait en position d’être attaqué avec d’autant plus de violence que Césaire était infiniment moins accessible. En ce sens, tu avais sans doute raison. Pour réellement apprécier l’œuvre de Camille, il faut d’abord se donner la peine de l’étudier. Merci donc de m’avoir obligé à rédiger, à l’usage d’un ancien communiste qui aura mis moins de temps que moi à commencer à s’interroger, cette sorte d’introduction à l’étude de l’œuvre de Camille Darsières, par un vieux militant, plus soucieux aujourd’hui qu’hier de fonder la légitimité autant que l’opportunité de ses propositions sur des sources sûres, reconnues et en tout cas vérifiables. Si je l’avais fait avant, comme j’en avais la possibilité, comme c’eut été le devoir d’un ami de Camille Darsières, - mais qui pouvait prévoir une mort aussi brutale et aussi injuste ? - je n’aurais peut-être pas eu à justifier et à faire accepter les propositions de notre balisier faites au Bureau Politique de notre parti, cinq jours après sa mort. Au fait, qui, dans notre balisier, ou même au Bureau Politique, se souvient d’une seule de ces propositions ? Sais-tu que la tienne est la seule réponse écrite que j’aie reçue sur ces propositions. Pas seulement de notre balisier mais de notre Bureau Politique ou de notre Comité National. Raison de plus pour ne pas te satisfaire de ma réplique. Il y a encore beaucoup de gens à convaincre, y compris chez nous, parmi nos propres camarades, que Camille Darsières ne fut pas seulement un grand avocat et un brillant politique mais un excellent exemple de ce qu’est l’exemple d’un grand militant césairiste et d’un grand Martiniquais. Au travail donc, mon cher X…, pour poursuivre cette investigation jusqu’à ce que tu trouves une réponse satisfaisante aux questions que tu te posais il y a deux ans. Je ne sais pas si je suis parvenu à te convaincre que nos propositions pour pérenniser la mémoire de Camille étaient justifiées. À l’origine, c’était l’objet de cette réplique. Je me suis cependant assez vite rendu compte que m’adressant à un ancien militant communiste qui avait eu sensiblement le même parcours politique que moi, il fallait aller d’abord à ce qui pouvait nous intéresser, nous, en tant qu’anciens communistes, sans négliger bien entendu les préoccupations et les questions d’autres milieux pas moins dignes d’intérêt. Quoi qu’ayant assez peu pratiqué les mouvements nationalistes avant d’adhérer au PPM, j’ai d’abord voulu te rassurer : peu de militants nationalistes dans ce pays ont été plus proches de nos idées à nous communistes ou anciens communistes qui, comme Camille, à travers nos rêves, nos errements, nos bévues, nos erreurs, mais aussi à travers nos succès même limités, n’avons jamais cessé de croire à la nécessité et à la possibilité, d’une Martinique plus martiniquaise, plus fière d’elle-même, plus responsable d’elle-même et plus sûre de son destin. Est-ce que tu crois toujours que les propositions faites pour la pérennisation de la mémoire de ce grand martiniquais relevaient d’une volonté de manipulation ou d’un processus d’instrumentalisation de sa mémoire ? Je lirai avec un grand plaisir la réponse, quelle qu’elle soit, que tu ne manqueras pas d’apporter à cette question Fraternellement Édouard Le Robert, Septembre 2008 Extrait de l’ouvrage "Hommage à un grand Martiniquais, Camille Darsières"dans lequel Edouard Delépine s’adressait à "un ami, ancien communiste" devenu membre du PPM. SOURCE : Article Veuillez cliqué ici http://www.politiques-publiques.net/Hommage-a-Camille-Darsieres.html
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Espace Culturel Camille Darsières |
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L'espace culturel Camille Darsières |
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Un espace situé dans l'ancien palais de justice de Fort-de-France L'espace culturel Camille Darsières est un haut lieu de la culture et du patrimoine martiniquais. Il se trouve dans l'ancien palais de justice de Fort-de-France, dont le parc niché au cœur du centre ville abrite une statue de Victor Schoelcher, l'abolitionniste alsacien. Historique du palais de justice de Fort-de-France Cet édifice de type néo-classique est construit en 1906 par l'entrepreneur Gustave de Laguarigue. Il s'agit de l'ancien palais de justice de Fort-de-France se situant entre les rue Perrinon, Rue Schoelcher et rue Moreau-de-Jones. Il se trouve à l'emplacement du couvent des Filles de la Providence fondé par le père Charles François de Coutances au XVIIIes. Il en fit don à la colonie en 1764, à condition qu'y soient dispensés une instruction religieuse et profane, ainsi que des cours de danse et de maintien. Une élève célèbre y a été accueillie Ce couvent a accueilli Marie-Josèphe Tasher de la pagerie la future impératrice des français. il eu beaucoup de succès jusqu'à la révolution.Ensuite,le couvent est affecté au début du XIXes a une gendarmerie, remplacée définitivement par le palais de justice. détruit par le tremblement de terre de 1839, ce dernier est complètement reconstruit entre 1855 et 1857. Ravagé par un incendie le bâtiment est entièrement refait en 1906. La statue de Victor Schoelcher trône dans le jardin du palais. Devant les bâtiments en pierre du palais de justice, se trouve la statue de Victor Schoelcher inaugurée en 1904 pour son centenaire, sur laquelle figure l'inscription : "Nulle terre française ne peut plus porter d'esclaves". Aujourd'hui avec la construction d'un nouveau palais justice plus moderne et plus fonctionnel l'ancien palais est devenu un espace dédié à la culture. En ce moment il abrite le Sermac (le service municipal d'actions culturelles de Fort-de-France) ,car les bâtiments de ce dernier se trouvant au parc floral de Fort-de-France sont en rénovation. Le sermac est acteur du festival culturel de Fort-de-France dont c'est la 37e édition. Edition dédiée à Aimé Césaire : la force de regarder demain POUR EN SAVOIR PLUS CLIQUE ICI . http://patrimoinedemartinique.over-blog.com/article-l-espace-camille-darsieres-50012066.html
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