Mano loutoby
Nou Ka Sonjé YO
Le Créole trinidad & Tobago
Vign_okok
La République de Trinidad-et-Tobago
 (ou Trinité-et-Tobago) est un État caribéen situé dans la mer des Antilles, au large du Venezuela. Membre du Commonwealth, la langue officielle est l’anglais. Trinité-et-Tobago est composée de deux îles distantes de 32 km : Trinité et Tobago. La capitale de ce pays est Port d'Espagne. Scarborough est le chef-lieu de l’île de Tobago.


Histoire
700 ans avant la découverte de Trinité-et-Tobago par Christophe Colomb, l’île était peuplée par de nombreux indiens Caraïbes ou Arawaks. Au moment de la colonisation par les Espagnols, on comptait 40 000 Amérindiens. Pour cette population, l’île de la Trinité servait de transit entre l’Amérique du Sud et la Caraïbe.
La colonisation
Article connexe : Colonisation courlandaise à Tobago.
En 1498, Christophe Colomb découvre l’île qu'il baptise Trinidad (Trinité). En 1532, l’Espagne s’empare de l’île et débute la période de la colonisation espagnole. L’origine diverse de ses habitants donne naissance à une culture particulière à l’île, dont le carnaval qui est un élément essentiel. Deux langues coexistent sur l’île : la langue créole et la langue française qui devient la langue véhiculaire. En effet, cette île est à prédominance française malgré sa colonisation par les Espagnols. Ce phénomène va faire dire à Eric Eustace Williams, historien trinitéen et premier ministre de son pays 1962 à 1981 : « L’Espagne règne, mais la France gouverne1 ».
En 1797, Trinidad-et-Tobago sont conquises par les Anglais à qui elles sont officiellement attribuées en 1802. Tobago fait partie de la Windward Islands Colony (la colonie des îles-du-Vent) jusqu’en 1899, où elle est rattachée à Trinidad pour former une seule colonie, afin de lui apporter une plus grande stabilité financière. Tobago devient alors une annexe de l’île de la Trinité.
Le Cacao Criollo, introduit par les espagnols en 1525 est décimé en 17272 par des épidémies (Phytophthora) amenant les planteurs amérindiens, dont c'était la seule exportation3., à créer en 1757 un mélange avec l'autre variété, plus robuste, le forestero, pour créer le cacao Trinitario. Cette innovation est soutenue en 1783 par l'arrivée d'immigrants français créoles, alors que l'île est encore très peu peuplée: seulement 2813 habitants dont 2082 sont des amérindiens, soit une proportion des trois-quarts, connue dans aucune autre île de la Caraïbe4. Mais dès 1789, les amérindiens ne représentent plus que 11% de la population.
Fort de sa réussite la culture du cacao Trinitario est introduite au Sri Lanka en 1834 et en 1880. Sa culture s'étend ensuite à Singapour, aux îles Fiji et Samoa, en Tanzanie, à Madagascar et à Java5.
Dès 1830, Trinité-et-Tobago était le troisième producteur au monde6 après le Venezuela et l'Équateur. La pénurie de main d'oeuvre sur les plantations fut compensée entre 1838 et 1917, par l'arrivée de 500.000 Indiens dans la Caraïbe7 dont une partie à Trinité-et-Tobago. Entre 1866 et 1870, sous l'administration du gouverneur Gordoen, l'île décida d'attribuer les "terres de la Couronne" à des petits planteurs, le plus souvent des anciens esclaves, et les forêts de la plaine centrale devinrent des cacaoyères8.. Près de 7.000 des 11.000 esclaves avaient en effet quitté les plantation de leur ex-maîtres.9.
Trinité-et-Tobago connut dans la foulée un "âge d'or du cacao" entre 1870 et 1930, année où sa production était de 30.000 tonnes, puis une chute10, face à la montée en puissance des pays africains.
L’indépendance de l’île
En 1962, Trinité-et-Tobago devient un État indépendant.
 Le début des années 1970 marque pour cette île une période de grave crise économique et sociale. Le choc pétrolier de 1973 engendre une hausse rapide des revenus pétroliers du pays. Au début de l’année 1975, le taux de chômage atteint 17 % et celui de l’inflation 23 %.
En 1976, le pays devient une république au sein du Commonwealth. Dans les années 1990, l’île vit un essor économique grâce aux revenus du pétrole.

Géographie 
Réunis depuis 1889 sous une même administration coloniale et obtenant l’indépendance en 1960 au sein du Commonwealth, Trinité-et-Tobago sont les plus méridionales de la Caraïbe. Ces îles des Antilles sont localisées à 12 km au large du Venezuela, à proximité du golfe de Paria. D’une superficie totale de 5 128 km2, cet état comprend deux îles (île de la Trinité et Tobago), distantes de 32 km ayant pour superficie respective 4 827 km2 et 303 km2.
L’île de la Trinité est constituée de trois chaînes sédimentaires plissées, de direction est-ouest, entre lesquelles s'étendent deux plaines drainées par le Caroni au nord et l'Orthoire au sud. Quant à l’île de Tobago, c’est un plateau d'origine volcanique creusé de nombreuses vallées.
Les principales villes sont Port d'Espagne avec 50 076 habitants, San Fernando (30 115 habitants) et Arima (29 483 habitants). L’État compte plus de 1,3 million d’habitants. L'une des principale agglomération est l'East-West Corridor qui regroupe 41 % de la population.
Trinité-et-Tobago est divisé en neuf comtés (Diego Martin, San Juan, Arima-Tunapuna-Piarco, Chaguanas, Couva-Tabaquite-Talparo, Sangre Grande, Siparia, Peñal Débé et Princes Town), en trois municipalités (Port d'Espagne, Point Fortin et San Fernando) et une section (Tobago). Le pays est occupé par trois chaînes de montagnes dans la partie nord qui sont la continuité de la cordillère vénézuélienne, Northern Range et Southern Rande. L’altitude maximale du pays est atteinte par le mont Aripo qui culmine à 940 mètres
 

En 2009, Trinité-et-Tobago compte environ 1 220 000 habitants. La plupart des habitants (94,2%) communiquent en anglais trinitéen. La densité de la population s'estime à 240 hab./km². Le taux de fécondité est estimé à 1,27 enfant par femme.
Le taux de mortalité est proche de 10,5 pour mille et 4,3 pour mille pour le taux de mortalité infantile.
L’espérance de vie des hommes est inférieure par rapport à celle des femmes (73 ans contre 80,7 ans).
Le taux d'homicides a été en 2008 de 44,3 homicides pour 100 000 habitants.
Concernant la population par tranches d’âge, 25,6 % de la population ont moins de 25 ans, 58,1% ont entre 25 et 64 ans et 16,3 % ont plus de 65 ans.
Le taux d’urbanisation reste faible (50,8 %) par rapport à la moyenne. Très peu d’habitants sont analphabètes (0,3% des hommes et 0,4% des femmes).
Économie [modifier]
Article détaillé : Économie de Trinité-et-Tobago.
Avec un PIB de 18 milliards d’euros en 2007, Trinité-et-Tobago est l’un des États les plus dynamiques de l’espace Caraïbe grâce à l’essor depuis 1907 de son secteur pétrolier.
Malgré certaines difficultés dues au premier choc pétrolier (1973), elle connaît au XXIe siècle une situation florissante grâce aux nouveaux investissements étrangers.
Trinité-et-Tobago renferme également des gisements de gaz naturel ainsi que de l’asphalte (production qui s’élève jusqu'à 26 000 tonnes par an). Ces dernières années, ce pays s’est beaucoup développé dans le secteur énergétique suite à l’intervention de l’entreprise Amoco, qui, en 1997 et 1998, a découvert d’importantes réserves de gaz et de pétrole.
Au XXIe siècle, le secteur pétrolier et gazier permet à ce pays de se placer cinquième producteur mondial de gaz naturel liquéfié (GNL), ainsi que premier fournisseur en GNL pour les États-Unis, ce qui représente 72% des importations américaines. La production de gaz est ainsi exportée à environ 50 % sous forme de GNL.
Ces ressources naturelles ont permis de développer en grande partie l’industrie pétrochimique, ce qui place ainsi Trinité-et-Tobago en tant que premier exportateur mondial de méthanol et d’ammoniac.
Le secteur de l’énergie représente donc à lui seul 40% du PIB et 86% du total des exportations du pays.
En 2005, la république de Trinité-et-Tobago a refusé de s’associer à une alliance nommée « Petrocaribe ». Composée de 12 pays du CARICOM, cette alliance permet d’acheter le pétrole à des conditions de paiements préférentielles.

Les ressources en gaz naturel ont aussi permis le développement des industries de l’acier et de l’aluminium. D’autres ressources, comme le charbon, le fer ou le gypse, sont trop limitées pour jouer un rôle économique.
Le tourisme est un secteur en pleine expansion, mais comparé aux autres îles de la région, il est relativement faible : alors que la République dominicaine attire chaque année près de 2,8 millions de visiteurs, Trinité-et-Tobago n’en accueille que le tiers.
L’activité agricole est assez importante. La production de canne à sucre était auparavant pratiquée dans ce pays mais elle a cessé depuis 2007 laissant place à la production d’autres produits tels que le cacao, le coco, les agrumes…
Malgré de nets efforts dans l’économie de ce pays, il reste cependant de nombreuses inégalités. Le gouvernement trinitéen s’est fixé comme objectif d’atteindre d’ici 2020 le statut de pays industrialisé. La réalisation de cet objectif dépend principalement de la découverte éventuelle de gisements de gaz.
Politique [modifier]
Article détaillé : Politique de Trinité-et-Tobago.
Trinité-et-Tobago est une République dont le régime politique est inspiré du système britannique.
Pouvoir exécutif [modifier]
Le Président de la République est élu par un collège électoral composé des membres des deux chambres. Celui-ci nomme le Premier ministre parmi les parlementaires.
Pouvoir législatif [modifier]
Le pouvoir législatif est exercé par le Parlement. Celui-ci est composé de deux chambres :
• la Chambre des représentants qui compte 36 membres élue au suffrage universel tous les cinq ans (scrutin majoritaire à un tour),
• le Sénat qui compte 31 membres, dont 16 issus du parti au pouvoir et nommés par le Premier ministre, 6 issus de l’opposition nommés par le chef de l’opposition et 9 indépendants nommés par le Président Alejo Araujo.
Partis politiques et élections [modifier]
En 2008, deux partis dominent la scène politique : le People’s National Movement (PNM), actuellement au pouvoir et dont l’électorat est majoritairement d’origine africaine, et l’United National Congress (UNC), qui recrute pour l’essentiel parmi la population originaire du sous-continent indien.
Politique extérieure [modifier]
Trinité-et-Tobago est membre de : l’ONU (Organisation des Nations Unies), l’OEA (l’Organisation des États américains), l’AEC (Association des États de la Caraïbe), la CARICOM (Communauté caribéenne) et le Commonwealth.
Trinité-et-Tobago est un pays à revenu intermédiaire qui est en bonne santé économique. Cela lui donne donc vocation à consolider son rôle à l’échelle régionale au sein de la CARICOM, dont le Secrétaire général est trinitéen depuis 1992 (M. Carrington), et au sein de la direction des pays d’Amérique centrale et d’Amérique du Sud avec lesquels le pays est lié par des accords commerciaux et de coopération.
Des ambassades de Trinité-et-Tobago devraient être prochainement ouvertes non seulement au Costa Rica ou à Cuba mais également en Malaisie ou encore en Ouganda, afin que le pays étende sa couverture diplomatique.
Le Premier ministre trinitéen, lors du 8ème Sommet de l’Union africaine de janvier 2007, a proposé à 7 pays (Gabon, Guinée équatoriale, Tchad, Nigeria, Congo, Cameroun et Angola) l’expertise trinitéenne en matière énergétique.
Trinité-et-Tobago accueillera en 2009 le sommet des Amériques et le sommet du Commonwealth.
Le pays est également un des initiateurs de l’Association des États de la Caraïbe dont le secrétariat général se trouve à Port d'Espagne.
En ce qui concerne la crise haïtienne Trinité-et-Tobago a adopté une attitude assez ouverte et s’est attaché à ce que la communauté caribéenne puisse apporter une aide au peuple haïtien. C’est ainsi que des ingénieurs de la compagnie trinitéenne Petrotrin se sont rendus à Port-au-Prince en mai 2005 pour évaluer les besoins du pays en matière énergétique.
En matière de lutte contre la drogue, le pays collabore activement à la coopération régionale et accueille le siège du secrétariat du Groupe d’action financière des Caraïbes (GAFIC) : Le pays organisé le 22 et 23 mai 2007 la neuvième réunion à haut-niveau du mécanisme de coordination et de coopération UE- Amérique latine-Caraïbes sur les drogues, permettant l’adoption d’une déclaration fixant pour les années à venir de nouveaux axes de coopération entre les deux régions.
De plus, Trinité-et-Tobago a signé un accord, en septembre 2005, avec l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime. Il permettant aux personnels des services de police, de l’immigration et des douanes de bénéficier d’un programme de formation en matière d’application de la loi.
Les États-Unis et Trinité-et-Tobago entretiennent une relation privilégiée : la majeure partie des investissements provient de cette puissance mondiale. C’est notamment pourquoi, lors du dernier sommet des Amériques qui s’est tenu à Mar del Plata en novembre 2005, Trinité-et-Tobago s’est montré partisan du projet de zone de libre échange des Amériques (ZLEA).
Dans le cadre du 10e FED (Fond européen de développement de 2008 à 2013), la programmation de l’aide de l’Union européenne se monte à 25,9 M€ et se fixe comme priorités le soutien à la transition économique et l’appui à la bonne gouvernance.

TRINIDAD : UN JOURNAL ENTIEREMENT EN... CREOLE
samedi 23 juin 2007 par Marvel Henry
Peu de gens savent que la toute première grammaire d’un créole à base lexcicale française a été écrite par un instituteur trinidadien du XIXe siècle, JOHN JACOB THOMAS. Ce livre, "The theory and practice of creole grammar", a, en effet, été publié en 1869. A cette époque, la majorité des Trinidadiens vivant à la campagne utilisait un créole très proche du créole martiniquais.
Aujourd’hui, la plupart des créolistes disent que le créole trinidadien serait moribond et qu’il ne subsisterait que dans certaines enclaves telles que Maraval, Morne Coco ou Paramine. De plus, il ne serait plus parlé que par les gens âgés de plus de 50 ans.
Cette perception n’est pas tout à fait vraie. Il existe un fort mouvement de revendication de la langue et de la culture créole à Trinidad, en particulier chez les jeunes et le créole est enseigné surle campus de Saint Augustine, à lUniversité des West-Indies.


MANO RADIO CARAÏBES

http://manoretro.unblog.fr/  
http://emission.unblog.fr/  
martel.loutoby@orange.fr  
http://fr-fr.facebook.com/  
http://www.manoradiocaraibes.com  
Portable:0696919145
Portable:0696840553






LE CREOLE A TRINIDAD ET TOBAGO
MANO RADIO CARAIBES
EMISSION LIVE
CARTIER PARAMINE
TRINIDAD & TOBAGO
LE 20 -NOVEMBRE-1999
© 2010
Créer un site avec WebSelf