NOU KA SONJÉ
SAM CASTENDET
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SAMUEL CASTENDET
(Alias SAM)
(Clarinette - Batterie - Contrebasse - Compositeur et Chef d'Orchestre)

Né à Sainte Marie (Martinique) dans le quartier " Bezaudin " le 30 décembre 1906, d'une famille de la petite bourgeoisie de la commune. Sa maman est une sage-femme réputée à Fort-de-France. Son père Beauharnais CASTENDET est directeur d'une usine de rhum. Dés sa plus tendre enfance, Samuel est amoureux de la musique et son instrument de prédilection est la clarinette. Afin de donner libre cours à son inspiration, l'enfant se fabrique une flûte végétale. Il tarabuste sa maman pour lui offrir l'instrument de ses rêves. A cette époque, il n'est point question qu'un enfant dise à ses parents son désir de devenir musicien. Pourtant, pour son treizième anniversaire, sa maman consent à lui offrir une clarinette. C'est la jubilation ! Installé chez celle-ci à la Cité Clarac à Fort-de-France, il abandonne l'école pour apprendre l'ébénisterie puis la mécanique. Et, parvenant à convaincre la Sage-femme, celle-ci se décide de lui offrir un billet pour ce rendre en France.

Il promet à sa maman de le lui rembourser dés qu'il sera en mesure de le faire. Il tint parole, et pendant des années Madame CASTENDET recevra de l'argent de son fils. C'est en 1924, que Samuel CASTENDET débarque à la gare Saint Lazare à Paris.
Sans hésiter, il cherche à travailler. Il affiche une folle envie de s'en sortir et travaille par-ci par-là.

Puis employé comme tourneur aux établissements " Morane et Saulnier " c'est avec assiduité qu'il va de son emploi à son domicile.

Logé dans une " chambre de bonne " chez la famille BOISSON, il mène une vie de jeune homme tranquille. Il avait marqué ses débuts chez les BOISSON, en jouant un peu de la clarinette, et il avait bercé sa logeuse de petites mélodies de son pays natal. Par dépit, il abandonne l'instrument dans un coin du pigeonnier. Quelques années passent… En 1931, dans le courant du mois d'Octobre, rentrant de son travail, il trouve Madame BOISSON un peu perdue dans une sorte de rêve. Elle semble préoccupée ! L'interrogeant, elle lui confie son désarroi. Elle est employée au vestiaire du pavillon de la Guadeloupe, pour l'exposition coloniale internationale qu'anime STELLIO depuis le 06 mai. Celui-ci, afin d'ouvrir sa propre boite, " LE TAGADA-BIGUINE " rue de l'arrivée, dans le quartier de Montparnasse, a abandonné l'animation au pavillon de la Guadeloupe. Madame BOISSON confie à Sam la tristesse occasionnée par le départ du clarinettiste. A brûle pourpoint Sam CASTENDET rappelle à cette dame qu'elle se souvienne qu'il est lui aussi joueur de Clarinette. Dés lors, tout se passe très vite ! Sam reprend son instrument, le nettoie et lui fait subir une réfection des tampons.
Après avoir essayé quelques notes, Sam offre une sérénade à celle qui lui donne l'occasion de réaliser son rêve d'enfance. Et présenté par celle-ci au directeur de l'exposition, Monsieur FORTUNE avec qui le musicien avait voyagé sept ans auparavant. Pour l'audition, le pianiste Gaston ADELAIDE employé dans l'orchestre de STELLIO dès le début de l'exposition, demande à CASTENDET de lui donner " le LA ". Sam ne comprend pas du tout la question. Autodidacte qu'il est. Une seconde question vint augmenter son embarras : " que veux-tu jouer " ? Une biguine répond Sam soulagé ! Dans quelle tonalité ? Nouveau silence ! Le tromboniste MASSENA vole à son secours. " Fais les premières mesures et nous serons fixés " ! " C'est en mi bémol "! Première notion de solfège pour ce musicien d'instinct. Il est finalement engagé ! Pour sa première soirée, le clarinettiste en herbe joue cinq fois la même Biguine, ovationné par la foule, son employeur manifeste sa satisfaction et lui fait signer un contrat.

La soirée terminée, Monsieur FORTUNE invite CASTENDET à le suivre au " TAGADA-BIGUINE " pour prendre un verre. Sam subit sa deuxième audition et STELLIO estime que son remplaçant mérite la place. Sam CASTENDET remplit son contrat jusqu'à la fin de l'exposition, le 15 novembre. Mais, faire de la musique et travailler le jour n'est pas chose facile. Sam prend donc la décision d'abandonner son emploi de tourneur pour former son propre orchestre. Pour ce faire il cherche à réunir des musiciens confirmés. En attendant, il se fait indiquer quelques rudiments de solfège.

Il reprend contact avec un des impresarios qui l'avaient applaudit au pavillon de la Guadeloupe. Il se retrouve alors au cabaret " LA BOULE BLANCHE ". C'est dans ce lieu que démarre la brillante carrière de celui qui devint un merveilleux musicien, grand compositeur, et chef d'orchestre. A partir de " LA BOULE BLANCHE ". Sam CASTENDET et son orchestre font les beaux jours du tout Paris. Puis, ils animent quelques villes de province et ce, durant des années. Malheureusement, l'éclatement de la deuxième guerre mondiale 1939 - 1945, interrompt les activités des musiciens. D'aucuns sont faits prisonniers et envoyés au front ou dans des camp. Sam est mobilisé et expédié en Allemagne. C'est en compagnie de deux copains qu'il arrive à s'évader du train, et, à travers champs font quelques centaines de kilomètres avant d'arriver à Dijon où ils peuvent prendre le train pour Paris. Nous sommes en 1942. Une fois sur place, Sam reprend sa clarinette et fait le tour des lieux animés par les musiciens antillais : à la " CIGALE " que dirige le batteur camerounais, chef d'orchestre Freddy JUMBO ; au " PAVILLON D'ERMENONVILLE " et à la " VILLA D'ESTE ".
En 1946, toujours à la " VILLA D'ESTRE ", il y rencontre le batteur Maurice BANGUIO, gérant de la " CANNE A SUCRE " qui lui propose l'animation de ce cabaret de la rue Saint BEUVE n° 4 dans le quartier de Montparnasse que venait de quitter Ernest LEARDEE. Sam et son orchestre trouvèrent la bonne formule pour donner à cet endroit ses lettres de noblesses. Ils y accueillirent le duo " MARTINELES Y ALBERTO ". Dès lors, " LA CANNE A SUCRE " devient le point de rencontre de la " HIGHT SOCIETY " les personnalités du monde entier s'y retrouvaient. L'ambiance euphorique, les attractions, le ballet de la grande Nelly LUNGLA, le déhanchement des danseurs contribuaient à l'immense succès.

En 1951 , Sam CASTENDET est sollicité pour animer le tour de France cycliste. Il se fait remplacer à la rue Sainte BEUVE. Dès le départ de la course, les radios n'arrêtent pas la publicité dont le slogan est le suivant : " le tour de France est animé par Sam CASTENDET et son orchestre de la " CANNE A SUCRE ". Le succès fut inévitable ! A son retour en ce lieu désormais célèbre, devenu peu spacieux, Sam y restera encore une année, avant de se joindre aux meilleurs jazzmen du moment officiant dans l'orchestre de la " CIGALE ", composé de : Albert LIRVAT au trombone - Claude MARTIAL au piano - Robert MAVOUNZY tous saxes - Robert ROCH à la contrebasse - le trompettiste français Bernard HULIN et CASTENDET à la batterie. Ensuite, toujours à " LA CIGALE ", il joue sous la baguette du chef d'orchestre et trompettiste américain Jack BUTLER et le saxophoniste Antoine DUTEIL.

Tout en continuant ses activités, Sam décide de parfaire sa culture musicale en étudiant sérieusement le solfège et l'harmonie.

En 1952, après avoir évolué entre la " CANNE A SUCRE " " LA BOULE BLANCHE " " L'ELAN NOIR " et " LA VILLA D'ESTRE ", Sam signe un contrat pour animer durant quatre années quelques villes du Sud Ouest dont deux années pour la " PLANTATION " à Toulouse. Avec lui, le trompettiste martiniquais Maurice LONGRAIS - le guitariste guyanais Roland PATERNE et ensuite le Maestro Marcel YAMBA Alias MAYAMBA entre autres. En 1956, sollicité par sa maison d'édition pour une grande tournée en Afrique, Sam et son orchestre vont de succès en succès. La vente de son 45 tours " MARTINIQUE 48 " bat tous les records. Son meilleur souvenir de cette Afrique qui l'affectionne et l'apprécie, est l'ovation que lui ont réservée les cinquante mille admirateurs au stade de DOUALA. De retour à Paris, le clarinettiste est fatigué et a beaucoup maigri. L'examen médical lui trouve une insuffisance respiratoire. Sam pense à se reposer.
Il en profite pour se recycler. Il apprend à jouer de la contrebasse. Pour son instrument favori, c'est Maurice NOIRAN qui le remplacera. Quand bien même ce handicap, il jouera quelques biguines de son répertoire pour satisfaire sa clientèle. Après avoir parcouru l'Afrique, l'Europe et la France, Sam est attendu pour animer le carnaval de 1960, à la Martinique. Son orchestre se compose de : Barel COPPET (Saxo Clarinette) - Henry RENAULT Alias " TI POISSON " à la Trompette et Noël TALQUONE à la batterie. En prévision de la venue de ceux-ci, FRANCISCO qui avait " le vent en poupe ", s'est empressé d'aménager une chanson dénigrant cette intrusion. Mal lui en prit ! La réponse ne se fit pas attendre ! Barel COPPET ayant eu vent de la chose, composa la nuit une biguine qui fit le succès de ce carnaval, au grand désespoir de FRANCISCO Alias " TI COCO " qui déplorait l'événement. Jamais publicité n'atteignit un aussi grand succès. Cela avait contribué à ce que CASTENDET revienne l'année suivante.

Et puis, les années s'étalent et le grand musicien continue toujours ses activités musicales. Nanti de l'exclusivité des disques " COLUMBIA " et " PATHE MARCONI ", il ouvre une maison du nom de " LA BOITE A MUSIQUE ". Quant à son cabaret à la rue Molière, il l'anime avec passion. Mais la fatigue se faisant ressentir, il ne tarde pas à tout vendre. Il arrête tout pour ménager sa santé. Au fil du temps, il en profite pour revoir toutes ses relations de la bourgeoisie du monde de la nuit. Et petit à petit, il exerce par-ci par-là. A l'âge de soixante douze ans, il prend sa retraite. Il revient souvent à la Martinique pour de petits séjours. C'est au cours de l'un de ceux-ci que Bernard BOLOSIER lui donne la présidence d'honneur du sixième festival de la Clarinette dédié à Monsieur Léon APANON les 29 et 30 novembre 1986.

En 1991, Mano Radio Caraïbe Internationale lui consacre une émission et lui décerne un diplôme d'honneur. Sam CASTENDET avait troqué son virus de la musique contre celui du bateau qui faisait les joies de sa retraite à la rochelle.



A la fin de 1992, il vint passer les fêtes de fin d'années dans son pays natal, il y décède le 18 janvier 1993.

Signalons aussi que Sam CASTENDET fit partie des tous premiers JAZZ-MEN antillais de Paris de 1929 à 1946 tels : Robert MAVOUNZY - Albert LIRVAT - Sylvio SIOBUD - Claude MARTIAL - Félix VALVERT - Eugène DELOUCHE - Pierre LOUIS - Abel BEAUREGARD - Louis Thomas ACHILLE - Marcel YAMBA et Florius NOTTE qui fût le premier à avoir fait du jazz avant 1929.

Outre l'immense succès remporté pour sa composition " NEG NI MOVE MANNIE " biguine qui jetait le discrédit sur la diaspora et la Martinique entière, vous trouverez ici la liste de ses meilleurs enregistrements.
DF 3361 Pendant moin dans l'armée
DF 3360

Lévé yo… Lévé yo ka
Cencen
DF 3359

Manman ou tèbè
Et alors
DF 3358

Crapaud
Touloulou
DF 3357

La rue zabimes
Cé nou memm.. nou memm
DF 3356

Martinique 48
Angélina
DF 3379


Ravète môdé
Pa ni ti Moun'
Zoiseau marins

(Aude BAGOE)

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SAM CASTENDET (1906-1993)

Samuel Sabinus Castendet est né le 30 décembre 1906 à Sainte-Marie, Martinique. Il apprend seul à jouer de la clarinette et vient à Paris en 1924 pour y travailler comme mécanicien dans l’aviation.

Son destin change en octobre 1931 quand on lui propose de remplacer Alexandre Stellio durant les trois dernières semaines de l’Exposition Coloniale. Dès lors, sa vie sera guidée par la musique. Sam Castendet joue dans les cabarets antillais de Paris puis part début 1932 pour une longue tournée dans le sud de la France et en Suisse. En 1935, il dirige l’orchestre du dancing "Le Mikado" à Paris et joue au grand hôtel Normandy du Touquet en 1936. Fait prisonnier par les Allemands en 1940, il s’évade et revient à Paris où il reprend son activité de musicien, notamment à la brasserie de la Cigale.

Après la guerre, Sam Castendet anime de 1946 à 1951 le cabaret de La Canne à Sucre à Montparnasse avec Al Lirvat au trombone et Maurice Noiran à la clarinette. À partir de 1950, il enregistre en exclusivité pour la marque Columbia. En 1952, il dirige durant un an son propre cabaret "Le Fort-de-France", rue Molière à Paris. En 1954, c’est une tournée triomphale en Afrique. En 1956, il joue pour le roi Farouk d’Égypte. En 1959, 1960 et 1961, Sam Castendet anime avec Barel Coppet le carnaval de Fort-de-France.

Il se retire de la musique en 1965 pour devenir chauffeur dans un ministère. À partir de 1980, Sam Castendet passe une retraite discrète à La Rochelle. Il s’éteindra le 18 janvier 1993 à la Martinique, quelques mois après un accident cérébral lors d’un séjour dans son île natale. Sam Castendet a marqué les années cinquante en enregistrant des succès populaires immortels en disques 78 tours.


POUR EN SAVOIR PLUS CLIQUE ICI

http://alrmab.free.fr/samcastendet.html
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HOMMAGE à SAM CASTENDET
En 1991, Mano Radio Caraïbe Internationale
Lui consacre une émission et lui décerne un diplôme d'honneur. Sam CASTENDET
Emission Vol:01
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Liste des articles de presse consacrés à ce CD :
- "Sam Castendet Intégrale 1950" par Epok
“Enfin un CD consacré à ce volubile et voluptueux clarinettiste. Un des plus merveilleux oiseaux musiciens des îles antillaises.” Gérald ARNAUD, EPOK

- "Sam Castendet Intégrale 1950" par Trad Mag
“Merci encore à Frémeaux & Associés de recycler ces produits populaires de luxe avec textes et images.” Claude RIBOUILLOT, TRAD MAG

- "The vintage sounds of French Carribean" by Blues & Rhythm
After the Second World War the French Carribean biguine underwent a period of modernisation, with clarinettists/bandleaders Castendet and Léardée, both of whom had recorded in the thirties, two of the main protagonists. Sam’s set is a joy from beginning to end, surprisingly modern in approach and in places quite similar to the sound of fifties calypso. He is on drums for all but one of the eighteen titles, all of wich were made for Columbia and he recreates all six titles from his 1949 session for the Music Monde label. His lyrics are often scathing, pointed, humorous and sometimes dealing with the, er, earthier side of life (in French or Créole, of course), whist Maurice Noiran handles clarinet duties and trombonist Al Lirvat adds vibrant playing that is as distinctive as any in the biguine canon. As half of « Martinalès et Alberto » Al, alongside his Corsican wife Marthe Alessandrini, also supplies sprightly créole vocals to seven titles . Supplementing these numbers and completing the reissue of all Castendet’s pre-war titles by Fremeaux are a biguine and a rumba recorded in 1936 as by « Jam Castendet » and including trumpeter Bobby Jones, a veteran of Will Marion Cook’s Southern Syncopated Orchestra. Ernest Léardé’s double CD is a much more varied affair, containing many biguines, but as was common with Black bands in Europe at the time he also recorded in other « tropical styles » (designations on the original labels include « samba », « bolero », « Afro-cubain » and many more). Though the first CD is Léardé’s, and the first twelve titles (half a dozen each from 1952 and 1954) are absolute classics – including « Ces zazous Là », a version of the calypso known in English as « Brownskin Gal » - the second finds him working as accompanist to several vocalists. Some are better than others : Antillean Gilles Sala is fine, Spaniard Severiano Alvarez is « a romantic » vocalist, and Les Sœurs Bordeau and Simone Alma are not entirely devoid of merit, even if only in the accompaniments, despite the latter performing what is designated a « Blues créole ». Singer/guitarist André Salvador is the brother of the better-known entertainer Henri, the man responsible for introducing rock and roll into France. The titles here constitute André’s complete discography and for someone looking for the carribean sound, they are maddeningly inconsistent. Included also, for the sake of completeness (as Ernest Léardée is not present), is André’s very worthy version of Lionel Hampton’s « Hey ! Ba Ba Re Bop », recorded in December 1946. The CD closes with a fourteen-minute excerpt from an interview with Ernest, who died in 1988, aged 92. As stated, the Sam Castendet release is a real gem ; Ernest Léardée’s is more variable in quality though there is enough fine material to make purchase woth considering if you have a taste for the vintage sounds of French Carribean. Norman DARWEN-BLUES &RHYTHM
- « Mémoire d’un style » par Ecouter Voir

Musicien antillais historique, Sam Castendet aura toute sa vie durant œuvré pour que la musique des îles soit connue et appréciée. L’enregistrement nous propose de (re)découvrir cet orchestre qui, de son époque, aura marqué irrémédiablement la biguine. A tel point que les groupes antillais d’aujourd’hui n’en sont finalement que de pâles répliques aseptisées. Gaieté et bonne humeur sont au rendez vous, même quand ce musicien pousse la dérision jusque dans un vibrato extrême d’une clarinette guillerette. Mais qu’importe ! Le but de ce musicien et de son orchestre n’était pas de faire dans le propre et le respectable, mais bien de donner à sa musique la chaleur et l’exubérance typique des climats tropicaux. Merveilleuse idée que celle de la maison Frémeaux & Associés, car la réédition de ces archives précieuses complétées par un livret à la fois précis et documenté nous permet de retrouver intacte la mémoire d’un style et d’une époque.
ECOUTER VOIR
- « Document et plaisir » par Trad Magazine

Sam Castendet débuta comme clarinettiste et chef d’orchestre lors de l’Exposition Coloniale de 1931, à Paris, pour remplacer au pied levé le célèbre Stellio (écoutez le FA023 !). Né en 1906 au nord de la Martinique, Sam Castendet débuta une carrière étonnante alors qu’il avait remisé son instrument. Franchement, on n’a rien à regretter. Le contenu de ces repiquages, d’après les enregistrements Columbia de juin 36 et surtout juin et décembre 50, est un régal. Amoureux de la biguine, il vous faut ce CD. Et merci encore à Frémeaux & Associés de recycler ces produits populaires de luxe avec textes et images. Document et plaisir (je danse devant mon clavier en écoutant, après l’introduction parlée réjouissante, Lévé Yo Lévé Yo Ka, un gragé et non une biguine…).
Claude RIBOUILLOT-TRAD MAGAZINE
- « Sam Castendet : Intégrale 1950 » par Télérama

Toute la saveur ironique et burlesque des biguines de l’après-guerre par un clarinettiste martiniquais qui hanta les clubs parisiens (La Canne à Sucre, La Boule Blanche) en chantant Angéïna, Cé nous memm, Lévé yo lévé yo ka…
TÉLÉRAMA
- « Sereine limpidité romantique » par Le monde la musique

Après avoir appartenu à la belle tradition des clarinettistes antillais (en succédant à Stellio à l’Exposition Coloniale de 1931), Sam Castendet a illustré cette lignée des grands chefs d’orchestres « typiques » qui ont donné à la France quelques-uns de ses plus beaux bals. Voici rassemblés dix-huit titres enregistrés en 1950, dans lesquels il chante et tient la batterie, devenue son instrument de prédilection après quelques années passées en France. C’est le trop oublié Maurice Noiran qui est à la clarinette, perpétuant les usages avec un vibrato et une netteté dignes du grand aîné Stellio (dans l’introduction de La rue Zabyme ou les douceurs de La Nuit). Le répertoire présenté est surtout constitué de compositions de Sam Castendet avec, sous sa signature, quelques-uns des plus grand airs populaires des Antilles françaises (Lévé yo lévé yo ka, Crapaud), mais aussi le cinglant Martinique 48, tableau au vitriol de l’île brossé par un « émigré » écoeuré à son retour au pays natal. Ce qui est mis ici en avant, c’est cette tenue un peu raide du haut du corps, cette souplesse radieuse des genoux communes aux musiques antillaises de salon et de bal « convenable ». On sera évidemment surpris, avec une oreille accoutumée à la renaissance récente de ces répertoires (chez Marius Cultier ou Mario Canonge), par la modicité du langage rythmique. Mais le primat du discours mélodique, délivré avec une sereine limpidité romantique, est la caractéristique majeure de l’époque, même dans les assommants Adieux d’une créole (« adieux foulards, adieux madras », valse laborieusement tropicalisée), sauvés par la clarinette. En fin de CD, deux airs enregistrés en 1936 avec un grand souci d’exotisme, mais aussi quelques splendeurs de clarinette, par Castendet lui-même, notamment dans Bossu Doudou.
Bertrand Dicale - LE MONDE DE LA MUSIQUE

Liste des crédits sur ce CD :
Noiran Maurice, Castendet Sam, Orchestre Antillais Castendet , Lirvat Albert, De Bouille Marquis, Stellio Alexandre, Lancry Marius, Lungla Nelly, Wanderley , Soulaire , Saint Pierre
CD Piste Titre Artiste principal Auteur Durée Enregistré en
1 1 Angeina Castendet Sam Noiran Maurice 00:02:45 1950
1 2 Ce nous memm nous memm Castendet Sam Castendet Sam 00:02:50 1950
1 3 Touloulou Castendet Sam Lirvat Albert 00:03:12 1950
1 4 Leve yo leve yo ka Castendet Sam Castendet Sam 00:02:58 1950
1 5 Et alors Castendet Sam Castendet Sam 00:03:01 1950
1 6 Martinique 48 Castendet Sam Castendet Sam 00:03:06 1950
1 7 Crapaud Castendet Sam Castendet Sam 00:02:45 1950
1 8 Cencen Castendet Sam Castendet Sam 00:02:44 1950
1 9 Pendant moin dans l armee Castendet Sam Lirvat Albert 00:02:51 1950
1 10 La rue zabyme Castendet Sam Castendet Sam 00:02:52 1950
1 11 Ravete mode Castendet Sam Castendet Sam 00:03:10 2001
1 12 Manman ou tebe Castendet Sam Castendet Sam 00:03:08 1950
1 13 Les adieux d une creole Castendet Sam De bouille Marquis 00:03:12 1950
1 14 Doudou pas pleurer Castendet Sam Lirvat Albert 00:03:08 1950
1 15 Mi belle journee Castendet Sam Lirvat Albert 00:02:58 1950
1 16 La nuit Castendet Sam Stellio Alexandre 00:03:02 1950
1 17 Pa ni ti moun Castendet Sam Lancry Marius 00:02:54 1950
1 18 Z oiseaux marins Castendet Sam Lungla Nelly 00:02:58 1950
1 19 Jana bahia Castendet Sam Wanderley 00:02:54 1936
1 20 Bossu doudou (folklore) Castendet Sam Saint pierre 00:03:06 1936 
SOURCE: fremeaux
POUR EN SAVOIR PLUS CLIQUEZ ICI

http://www.fremeaux.com/index.php?page=shop.product_details&category_id=128&flypage=shop.flypage&product_id=443&option=com_virtuemart


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 1 Angeina Castendet Sam Noiran Maurice 00:02:45 1950
1 2 Ce nous memm nous memm Castendet Sam Castendet Sam 00:02:50 1950
1 3 Touloulou Castendet Sam Lirvat Albert 00:03:12 1950
1 4 Leve yo leve yo ka Castendet Sam Castendet Sam 00:02:58 1950
1 5 Et alors Castendet Sam Castendet Sam 00:03:01 1950
1 6 Martinique 48 Castendet Sam Castendet Sam 00:03:06 1950
1 7 Crapaud Castendet Sam Castendet Sam 00:02:45 1950
1 8 Cencen Castendet Sam Castendet Sam 00:02:44 1950
1 9 Pendant moin dans l armee Castendet Sam Lirvat Albert 00:02:51 1950
1 10 La rue zabyme Castendet Sam Castendet Sam 00:02:52 1950
1 11 Ravete mode Castendet Sam Castendet Sam 00:03:10 2001
1 12 Manman ou tebe Castendet Sam Castendet Sam 00:03:08 1950
1 13 Les adieux d une creole Castendet Sam De bouille Marquis 00:03:12 1950
1 14 Doudou pas pleurer Castendet Sam Lirvat Albert 00:03:08 1950
1 15 Mi belle journee Castendet Sam Lirvat Albert 00:02:58 1950
1 16 La nuit Castendet Sam Stellio Alexandre 00:03:02 1950
1 17 Pa ni ti moun Castendet Sam Lancry Marius 00:02:54 1950
1 18 Z oiseaux marins Castendet Sam Lungla Nelly 00:02:58 1950
1 19 Jana bahia Castendet Sam Wanderley 00:02:54 1936
1 20 Bossu doudou (folklore) Castendet Sam Saint pierre 00:03:06 1936
SAM CASTENDET
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SAM CASTENDET
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