NOU KA SONJÉ
LOULOU BOISLAVILLE
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          LOULOU  BOISLAVILLE,
dit “Loulou”pour les copains, est né à FORT-DE­-FRANCE (Capitale de la Martinique), au quartier Morne Abeilard, Ie 8 Janvier 1919. C’est Ie fils naturel de Louis DELOUCHE, architecte de formation, et de Madame Eugènie BOISLAVILLE, vendeuse de “Mange-Bouilli” au Grand Marché de FORT-DE-FRANCE. II rentre en classe maternelle aux Terres-Sainville, chez Madame BIENSEANT, puis à I’école primaire à Schoelcher - A cette époque, il vit chez son père et sa belle-mère - avant de redescendre à Fort-de­France chez sa mère. Là, il rentrera à I’école Rochambeau jadis située sur la Levée. Quand cette école fut démolie pour la contruction de l’actuel boulevard du Général de Gaulle, it repart pour I’école des Terres-Sainville et obtient son certificat d’etude à I’âge de II ans. Les classes superieures ont été poursuivies derriere la Mairie de Fort-de-France à côté de L’Ouvroir. il atteint Ie niveau du brevet a l’age de 16 ans. Brevet qu’il ne passera pas à cause d’un grave accident au cours duquel il s’est retrouvé prisonnier sous les décombres d’une maison effondrée. il devra alors quitter I’école et passer Ie concours de tailleur, qu’il reussit, pour rentrer a l’école de la Chambre de Commerce située au N° 85 de la rue Victor HUGO à Fort-de-France.
Inspiré par la musique, il crée, dès 1935, à l’àge de 16 ans, Ie groupe “Madinina Gaieté”, un groupe avec lequel il présentera de nombreux sketches en français puis en créole. En 1939, aà20 ans, il s’engage comme volontaire pour la Grande guerre. II restera, cependant, à la Martinique et sera dirigé vers I’atelier des tailleurs de l’armée où il y tavaillera pendant près de 10 ans.

Ne pouvant con­tinuer pour cause de maladie contrac­tée en service, II fut reformé et percevra une pension de guerre. A cette époque et dès son plus jeune âge, Loulou BOISLAVILLE manifestait déjà une grande passion à se rendre dans les hôpitaux (Sana­torium du Carhet, hôpital psychia­trique de Colson, l’hôpital Clarac), afin d’y jouer des saynètes pour les malades. Plus tard, il est embauché à I’hôpital de Colson en qualité d’infjrmier. Après deux ans de formation, II passe avec succès son diplôme.II sera nommé responsable des activités et des loisirs, ce qui lui plaisait énormèment. Parallèlement, II continue à s’occuper du folklore.c’est ainsi qu’en ]942, a I’age de 23 ans, II est remarque par Alexandre ;NESTORET qui I’invite à rejoindre Ie -Groupe “folklorique Martiniquais” II en deviendra plus tard I’un des principaux membres puis Ie leader en raison de ses talents de com De nombreux voyages commencent à travers la Caraïbes, I’Europe et l’Amérique. En 1948, Ie groupe participe au carnaval de Trinidad. La première tournée en France aura lieu en 1963. De nombreux prix sont obtenus, notamment à Ia foire de ROUEN et au Festival Folklorique de la Caraïbes à Puerto-­Rico… Ce n’est que Ie début du succès. Sous la direction de Loulou BOISLAVILLE, Ie groupe change de nom en 1966 pour prendre cclui de “Ballets Martiniquais”. Alexandre NESTORET en devient Ie Président d’honneur. Pour I’aider dans ses fonctions, Loulou BOISLAVILLE s’adjoindra la précieuse collaboration du grand chorégraphe Ronne AUL dont la dimension artistique est incontestée. C’est d’ailleurs lui qui contribuera à améliorer sensiblement I’expression corporelle en enrichissant la base traditionnelle de mouvements modermes de jazz et de danses classiques. Les Ballets Martiniquais volent désormais de succès en succès et de succès en triomphe. En 1967, ils sont au grand Bal de la Charité à New- York. De 1972 à 1975, ils se produisent sur de nombreuses scènes d’Europe et d’Amérique et sont couverts d’éloges par les plus grands quotidiens de ces pays. Composé d’une vingtaine de danseurs et musiciens, Ie groupe entamera, dans les années 77/78 l’une de ses dernieres tournees mondiales au cours de laquelle il traversera la France, la Grande Bretagne, l’ltalie, la Belgique et I’ Allemagne. Tout va pour Ie mieux aux -Ballets Martiniquais- qui conteibuent a faire connaitre la culture martiniquaise a travers Ie monde. Tout va bien pour Loulou BOISLAVILLE jusqu’en 1980. Cette année-Ià sera un tournant dramatique dans la vie de l’artiste. En elfet, un incendie ravage, Ie mercredi 19 Mars 1980, la Caserne Bouille de Fort-de-France. Le siege du groupe folklorique part en fumée avec les instruments de travail qui s’y trouvaient ainsi que les nombreux costumes tradilionnels, objets de grande valeur et temoi­gnages vivants de notre heritage culture. Ce sont des années de labeurs qui sont reduites à neant. Commencent alors les difficultés financières pour Ie groupe. Loulou BOISLA VlLLE, invite a l’Antenne de Radio Caraibe, éclate en sanglots. Les Martiniquais émus font preuve d’une habituelle solidarité. Le groupe est sauvé. Mais pour combien de temps encore ?. HéIas !, Pour comble de malheur, un differend opposera Loulou BOISLAVILLE à son nouveau collaborateur et Directeur fmancier. C’est Ia rupture. positeur.
La mort dans I’ame, Loulou BOISLAVILLE quitte Ie groupe des Ballets Marriniquais qui, sous une direction nouvelle, change de nom et s’appelle desormais “Les Grands Ballets de la Martinique”. Une page est tournée. mais l’infatigable Loulou, ne se lasse jamais du Folklore. Repartant de neant, il crée de toutes pièces, avec la collaboration de Ronne AUL, un nouveau groupe folklorique qu’il intitule -”Le Nouveau Ballet de Ia Martinique”-. Mais les choses ne sont plus les mêmes. Les temps ont changé et d’autres rythmes venus d’ailleurs ont déjà pris Ie pas sur la musique traditionnelle. Le courage et la ténacité seuls ne suffiront pas à permettre à la nouvelle formation de traverser Ie temps et les modes.il passe alors Ie flambeau à Guy METHALIE qu’il juge capable de lui succéder. En signe de reconnaissance, pour I’intensité du travail accompli, Loulou BOISLAVILLE se voit décerner en 1985 Ie prix de la SACEM. Lui sont egalement offertes la medaille de la Federation Nationale des Offices du Tourisme et Syndicats d’Initiatives, la medaille recompensant son oeuvre aupres des tuberculeux et bien d’autres distinctions.

L’Etat lui-même reconnait la qualite et la dimension de l’oeuvre en l’honorant de la médaille de chevalier en 1969, d’officier Ie 24 Aout 1976 puis de commandeur pe I’ordre national du merite en Novembre 1993.

Toujours imprégné de traditions. il n’abandonnera jamais Ie monde du camaval, ni celui des aubades, des serenades ou des soirees cantiques en période de Noël. Un univers de fêtes dans lequel il excelle. Reconnu de tous et respecté des jeunes, loulou BOISLAVILLE, ce vieil homme à l’allure élégante et aux cheveux grisonnés par Ie temps est nomme, en 1988, Président d’honneur de la Fédération du Camaval Martiniquais dont Ie fondateur est Jean-Luc DANGLADES.

Depuis plus de 12 ans. Loulou BOISLAVILLE anime et participe aux activites du troisième âge au sein de plusieurs associations dont l’Amitié, avec les retraités du centre hospitalier, l’ensemble vocal Pouki Pa NOli de la maison de la culture du Lamemin, La Chalelaille, section de I’association des Orchidees du Chateau de Chateauboeuf. La Vie Tranquille du Robert et, enfin. Ie Lien d’Amollr du Vert-Pre. La fatigue et la maladie ne parviendront pas a reduire son enthousiasme pour la chanson traditionnelle qu’il sait faire revivre partout ou il séjourné, C’est une retraite active, bien remplie et méritée en somme, que notre cher 1oulou partage avec son epouse Simone. sa famille et ses amis de longue date, Des visages et des coeurs fidèIes qu’il se plait toujours a retrouver à I’occasion d’une bonne sérénade, Une façon comme une autre de traverser Ie temps.

Par Jean-Luc DANGLADES

LOULOU BOISLAVILLE

"Payott" Emission crée Par Mano Loutoby--/
T.C.I--Télécaraïbes -1994
Hommage à Loulou BOISLAVILLE-Auteur Compositeur,Chanteur,
Emission Présenté Par: Mano LOUTOBY,Edouard HERELLE,Henry PASTEL ,
Maîtrise D'orchestre: Victor THERME
-Emission Volume: 01

01-hommage_a_loulou_boislaville-emission_sur_tci-le_29-11_1994-vol.01
LOULOU BOISLAVILLE-Mano Tradition et Carnaval
LOULOU BOISLAVILLE
"Payott" Emission crée Par Mano Loutoby
T.C.I--Télécaraïbes -1994
Hommage à Loulou BOISLAVILLE-Auteur Compositeur,Chanteur,
Emission Présenté Par: Mano LOUTOBY,Edouard HERELLE,Henry PASTEL ,
Maîtrise D'orchestre: Victor THERME
-Emission Volume: 02
1-emission_sur_tci-hommage_a_loulou_boislaville-vol.n.-02_et_fin-le_29-11-1994
Victor THERME -LOULOU BOISLAVILLE
1994-Loulou BOISLAVILLE -Live TCI
MERCI LOULOU BOISLAVILLE
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