NOU KA SONJÉ
MANO LOUTOBY
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Peu de martiniquais naissent le Quartier (voltaire), Niché au plus Haut du ROBERT. A cette époque, c'était dans les années trente, quarante, il fallait être de cette catégorie d'hommes et de femmes au tempérament de fer, pour tirer de la terre parfois ingrate de ce coin isolé, le pain quotidien de la famille; famille souvent fort nombreuse, comme celle de Monsieur Gabriel Léonard LOUTOBY et de son épouse Née Sérafine Odette LUDOP. Douze enfants naquirent en éffet de leur Union ! MANO, le Benjamin, et né le 24 aôut 1945.

Il fallait survivre, en ces temps difficiles. Il fallait aider les parents : cultiver, sarcler, récolter, s'occuper de ses animeaux, et, dans tous cela, il restait peu de temps pour les études. Mano pu malgré tout fréquenter l'ecole primaire du ROBERT ; puis, doté d'une volonté farouche de progresser, le voilà à Fort-de-France, ou il fait la connaissance d'un grand Humaniste : HECTOR SAE. Commence alors les cours d'adultes aux Terres Sainville, sanctionnés par le certificat D'études en 1960.

Mano a alors quinze ans .il pense à son avenir qui ,il l'a comprie,n'est pas à (( Voltaire )).il Ressent déjà la fibrede la communication et s'insscrit au cour d'électronique par correspondance de EURELEC.A dix-huit ans,le voilà en France pour se perfectionner,toujours dans la même école; il décroche alors son diplôme de Réparateur Radio.il faut maintenant rentrer au (( Pays ))! Une fois sur place,il ouvre un atelier de Réparation,

Route des Religieuses ( la Ravine),tel atelier qu'il doit fermer dès 1965, pour effectuer son service Nationnal en Guadeloupe.

Mano Loutoby est affecté à L'intendance,mais effectue souvant des nincursions dans la section matériel et Transmission.son devoir accompli,Mano,tenace,rouvre son atelier qu'il tient jusqu'en 1970,année au cours de laquelle il est recruté par le service Signalisation Routière de la Ville de Fort de France qui vient de se créer.En 1976,Suite à des Aménagements du service,Mano est muté au service électricité,

Mais,dès cette année,il sent qu'un tournant est proche.il est sollicité par Radio Caraïbes ,basée alors à Sainte-Lucie,

Pour Animer des émissions de Proximité.il accepte.pendant deux ans,il mena de fron son emploi à la ville de Fort-de-France et l'autre activité de communications,qui,non sellement lui prenait de plus en plus de temps.mais,révélation décisive,la captivait aussi,chaque jour davantage.

il fallait à cette époque monter certaines émissions dans un Studio de fortune,puis prendre l'avion,pour Sainte-lucie.Un bi-place,qui un jour le transportait,Tomba Même à L'au à L'approche de CASTRIES ! C'était L'époque héroïque des Pionniers de la Radio aux Antilles et de la Bande AM.il fallait pourtant faire un choix.il le fit en 1978 quand,fortifié dans sa Vocation et encouragé par l'estime et le Succès qu'il avait récolté au cours des deux précédentes années,il Opta définitivement pour Radio Caraïbes.

Voilà Mano au Pied du mur; confirmer son talent,son imagination,son sens des Relations humaines et de L'innovation.il le fit avec maestria,en créant coup sur coupe des émissions ( (Canon)),en Créole s'il vous plaît,chose à peine tolérée en ces temps.Radio Caraïbes nouveau était né ! Tout en promotionnant le Créole donc,MANO S'est penché avec acharnement,sur les réalités et les besoins de ses compatriots,les plus jeunes,les plus anciens,les plus nécessiteur,en leur apportant réponses à leurs questions,à leurs inquiétudes ou parfois à leurs Solitude.

Bouillonant D'idées, mais,plein d'humilité,il a su faire appel à des personnes ressources,pour assurer la Technicité des débats;tels débats dont l'audience ne cessait de croître,aidée en cela par la libéralisation des ondes de 1981 et l'arrivée de la FM.Ainsi naquirent:

Des émissions à caratère social,civique et humain comme:

DOCTEUR CARAÏBE :Conseils et prévention de la Santé.

AVOCAT CARAÏBE : Informations et conseils jurridiques.

NOTAIRE CARAÏBE : Conseils.

BONJOUR MONSIEUR LE MAIRE : Proximité Communale et Civisme.

LA JENESSE EN TANT LONTAN :Destinée au 3EME àge.il s'en suivit la création de très Nombreux Clubs.

LA JENESS NOU VINI WE ZOT: destinée au Jeunes.

CE NOU MINM: Emission hebdomadaire au cours de la quelle bien des conflits sociaux ont été réglés en direct.dans le Studio de Radio Caraïbes

MANO RETRO (Coucou Rétro ) Emission Crée 1976

NOU KA SONJE YO-2007

LE BON EXEMPLE-1998

SA ZOT KA FE-2010

ETC,ETC,?

A noter qu'il est à L'Origine du Concept du (( Festival de la Clarinette )) du Lamentin.Cependant,Mano Trouve aussi le temps,par le truchement d'une Bibliothèque personnel dense et Sérieuse,de se cultiver et de faire partager le fruit de ses lectures à ses auditeurs, au travers d'émissions ponctuelles, consacrées à des pays méconnus,ou de grands hommes comme Toussaint Louverture…. De Gaulle… ou Malraux….Césaire….Etc etc dont il cite par coeur des extraits de Discours célèbres.

DIPLÔMES ET DECORATIONS RECUS.

Diplôme D'honneur de la Nuit des 7 Arts. le 6-Janvier-1988.

Trophee du Meilleur Animateur Radio.Janvier 1989.

Croix D'argent du Mérite et du dévouement Français.N° 33791.1985.

l'Ordre National du Mérite etc etc

Des émissions à Caractère économique Comme

Entreprise Caraïbe.de nombreuses petites entreprises ont été connues par le biais de cette émission et se sont développées.

Des émissions de vulgarisation de la tradition comme:

Mano Noël.Mano a ressuciter la tradition du cantique qui avait presque totalement disparu.il le fit en radio,il le fit en télévision-T.C.I-,il le fait encore chaque année,dans des nombreuses communes qui voit en cela une excellent moyen de ressouder leur population et lui offrir un divertissement dans la ferveur de la Noël.

Concours de la chanson créole: Qui a vu l'émergence de nombreux jeunes talents de la chanson.

Hommage à:Il contribua à faire sortir de l'ombre du temps,des artistes comme : Mona… Aderson Bagoé… Honoré Coppet…Pierre Rasin….Ti Emile….Lord Kichener….Migthy Sparrow….Loulou Boislaville….Fermand Donatien….ETC ETC ?

Paillotte :T.C.I .Mano à toucher aussi à la Télévision,avec cette émission dont on parle toujours.il a présenté aux jeunes génération et aux autres qui les avaient connu,les grands compositeur,Musiciens,Interprètes de l'époque des PAILLOTTES (Payott): Francisco… Loulou Boislaville…BoïDon…Fernand Donatien…Claude Confiant…Paul Julvecout…Eddy Gustave….ETC.ETC.?

Mais mano est aussi un mélomane éclectique,averti (Jazz,Classique,Grand Répertoire Français,Musique du Monde,Locale et Caribéenne).il est sans doute un des plus grands Collectionneurs de Martinique et de Guadeloupe avec pas moins de

25000 Albums.Classés,Rangée et bientot Répertoriés sur un système infortmatique qu'il maîtrise d'ailleurs à merveille



.Mano Loutoby

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Grand Témoin
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Mano Loutoby :
« Je voulais réconcilier les Martiniquais avec le créole »
Adams KWATCH / Mélinda BOULAI France-Antilles Martinique 02.06.2010


Sa passion pour la radio est toujours intacte. Tout comme sa fidélité à la langue créole et à Radio Caraïbes International est inébranlable.

Comment vous définissez-vous ?
Je suis avant tout un Martiniquais, né dans une commune qui s'appelle le Robert, le 23 août 1945. Mon père plantait la canne et faisait du maraîchage. Il élevait aussi des vaches, ce qui lui permettait d'avoir du fumier pour « nourrir » la terre. Il avait « sa Mercédès » de l'époque, c'est-à-dire un cheval qui servait au transport des malades pour aller voir le médecin. J'ai fréquenté l'école, mais pas pour longtemps. Je parcourais 8 à 10 km pour aller à l'école. Nous portions nos chaussures en main et nous les mettions en entrant en classe. Je suis un vrai autodidacte.
Vous rêviez du métier d'animateur radio ?
Pas du tout. D'ailleurs, j'ai commencé à gagner ma vie comme électromécanicien, à la suite d'une formation par correspondance, avec Eurolec. Je me rendais chez les gens pour réparer des postes. Et puis j'ai été appelé sous les drapeaux et, à la fin du service militaire, j'ai passé le concours de gardien de prison en Guadeloupe. J'ai démissionné au bout de neuf mois pour retourner à ma passion première : la réparation radio. Mon atelier se situait Pont-Desmosthène (en face de France-Antilles, ndlr), quartier La Ravine.Un jour, je suis allé voir Aimé Césaire chez lui. Comme tous les jours, il y avait au moins 200 personnes qui venaient lui soumettre des demandes. J'avais tenté ma chance. Mes papiers en main. Il m'annonçait que j'étais venu au bon moment, car la ville allait installer une régie d'électricité. C'est ainsi que j'ai été recruté, comme technicien. Au début, je changeais les ampoules. Mon chef de service était Daniel Marie-Sainte, l'ancien premier vice-président du conseil régional.Il avait introduit une section syndicale à la mairie avec Frantz Agasta. Je suis devenu délégué syndical. C'était une belle aventure humaine, syndicale et professionnelle. Je me trouvais face à Césaire pour négocier des revendications syndicales. C'était très instructif. Il nous avait permis de mettre un frein au système alimentaire et de passe-droit qui minait la municipalité.
A quel moment avez-vous franchi le pas vers la radio ?
A la fin de l'année 1975, une annonce paraissait dans France-Antilles concernant la recherche d'un animateur pour une radio basée à Sainte-Lucie. J'ai envoyé ma « maquette » en créole et ma candidature a été acceptée. Tous les vendredis soir je prenais l'avion pour Castries. Jean-Claude Asselin de Beauville et moi étions les seuls Antillais de l'équipe de RCI. Il nous était pratiquement interdit de passer la musique antillaise. A l'époque RCI n'avait aucun moyen de me payer le trajet. Heureusement, Jean-Claude faisait partie de l'aéro-club de la Martinique. Ce qui nous permettait d'atteindre Sainte-Lucie, même à bord des coucous. Je sortais l'argent de ma poche pour payer les bandes magnétiques sur lesquelles j'enregistrais mes émissions. Pourtant, j'avais cinq enfants à nourrir. D'ailleurs, je garde encore cinq chèques sans provision que RCI m'avait donnés à l'époque.Par ailleurs, je n'avais aucun sponsor car je ne parlais que créole à l'antenne Il n'y avait que l'opticien André Constant qui acceptait de parrainer mes émissions. Oui, au début, j'avais fait de la radio avec des bouts de ficelles.
L'arrivée des radios libres dans les années quatre-vingt vous a rapproché des auteurs martiniquais ?
Parfaitement! C'était si vrai que j'ai dû quitter mon poste à la mairie pour me consacrer entièrement à la radio. J'étais un cas unique, car après ma démission de la prison, j'abandonnais pour la seconde fois un emploi dans le public pour travailler dans le privé. Oui, la liberté retrouvée à partir 1981 : l'année de la libéralisation des ondes. Aussitôt, j'ai créé des séries d'émissions qui occupaient toutes les plages horaires. Notre succès s'est amplifié par 100, malgré la concurrence née de la libéralisation des ondes.
Mais à quoi attribuez-vous votre succès ?
Il provenait essentiellement du fait que le contenu de mes émissions en créole était sérieux. Je n'étais pas le premier à parler créole, mais avant moi notre langue n'était utilisée à l'antenne que pour des divertissements et des amusements. La seule émission en créole, respectueuse de la culture martiniquaise sur l'ORTF était « Ti Dédé » , une émission animée par Géro Ambrosine. Il était puissant, j'ai essayé de le détrôner sur sa tranche horaire. En vain...Je voulais réconcilier les Martiniquais avec le créole. C'était la seule manière de mettre les invités à l'aise. C'est ainsi que j'avais réussi à faire signer en direct à l'antenne un accord entre les salariés du bâtiment en grève et leurs patrons. En effet, un dimanche, j'avais convié les deux parties qui ne voulaient céder sur rien. Au bout de quelques heures de vifs échanges en créole, ils sont tombés d'accord sur l'essentiel.
Vous êtes donc un militant de la langue créole...
Bien sûr! Je continue à dire que la France ne nous a jamais imposé le français sur ses antennes de radio et télé. A mon sens, le plus grand tort fait à nous-mêmes, c'est d'avoir utilisé la langue de l'autre sur nos médias. Pour réussir en radio comme moi, il faut avoir la vocation et la liberté de faire ce que l'on veut faire. Moi, j'ai eu carte blanche.
Pourquoi ne diffusez-vous pas de zouk dans vos émissions ?
Très honnêtement, je pense qu'il faut laisser la jeunesse passer « sa » musique. Oui, je reconnais qu'il y a du très bon zouk, mais le reste c'est le zouk-masturbation.
Et comment avez-vous créé l'émission « Mano Noël » ?
Je venais d'habiter le quartier Balata. A Noël, je voyais des gens se déplacer tous les jours pour courir les Chanté Noël. A partir de là, j'ai décidé de créer une émission. Ce fut un succès : les mairies et les grands surfaces m'ont suivi. L'idée avait enchanté Pierre Placide, propriétaire d'un magasin d'instruments musicaux. Il avait offert ses services pour la sonorisation.C'est ainsi que tout a démarré dans un petit studio situé avenue Condorcet. Le voisinage se plaignait du vacarme. Et, un jour la police a débarqué. Nous avons trouvé un compromis, car il n'était pas question d'arrêter les Chanté Noël. Finalement, cinq policiers chargés de faire la sécurité s'associaient à nous, le dimanche.
Vous êtes aussi celui qui a l'une des plus importantes collections musicales de la Martinique...
J'ai acheté mes premiers 45 tours alors que j'étais encore à l'Armée. Par la suite, j'ai enrichi ma collection par de nombreuses sources : les marchés aux puces en France ou en Belgique.Au bout de quelque temps, j'ai possédé 25 000 disques tirés du rachat des disques d'une radio caribéenne qui venait de faire faillite.

Avez-vous été un militant politique ?
J'ai commencé à militer avec Guy Cabor-Masson. Ensuite, ?'ai adhéré au PPM (Parti progressiste martiniquais) où j'avais été le président du Balisier-section du parti-Salvador Al- ende de Redoute. J'ai dû abandonner le militantisme car beaucoup me reprochaient d'être affilié à un parti et en même temps animateur radio. J'ai pu concilier mes idées et mon travail d'animateur. La preuve, j'ai fait découvrir Frantz Fanon dans mes émissions en créole. Il était complètement oublié du grand public, il avait fallu le travail de Marcel Man- ville, président du Cercle Frantz Fanon. Je suis marqué par un certain nombre d'hommes politiques : Camille Darsières, Alfred Marie-Jeanne et Félix Hilaire-Fortuné.
Vous vous intéressez à l'évolution de la Martinique ?
Bien sûr! Je dis tout de suite que notre sort n'est nullement à envier. Car nous sommes perpétuellement dans des guerres claniques pour la défense des intérêts particuliers. Nous dépensons également trop d'énergie pour rien. Par exemple, on peut trouver 50 associations qui font la même chose. Nous avons deux centres culturels logés sous le même toit et, pour ajouter à la confusion générale, Mano Césaire est révoqué à la tête de l'Atrium/CMAC. Je ne comprends pas l'attitude des responsables de ce pays qui consiste à écarter un jeune artiste capable de bâtir des projets nouveaux et durables.Nos élus doivent comprendre que la Martinique a changé et qu'ils ont la lourde mission de faire face aux problèmes de la jeunesse. Nos jeunes sont capables de réussir, à condition qu'on leur fasse confiance et qu'on leur donne les moyens.
Qu'est-ce que vous n'avez pas pu réaliser ?
Je n'ai pas pu créer une convention collective martiniquaise pour défendre les animateurs radio. C'est un regret, mais la tâche était presque impossible, car les animateurs étaient plus préoccupés de gagner plus d'argent dans l'immédiat que de se battre pour valoriser la profession.Mais avant tout, mon rêve était d'être historien et chercheur en musique. Mais je n'ai pas fait d'études pour cela. Je me suis rattrapé par la radio qui me donne l'occasion d'exprimer ma passion pour les cultures musicales. Je suis et je reste passionné par les influences de la musique sur les hommes et la société. C'est cela notre histoire. Car mon pays a servi de terre d'accueil à des musiciens haïtiens et africains. Ils ont donné de nouvelles couleurs à la biguine, la mazurka.Les rencontres des cultures au travers de la musique sont mon principal centre d'intérêt. Je suis soutenu dans ce travail par la nouvelle génération à la tête de RCI Martinique.
- Magicien des ondes
Ce qui frappe quand on pénètre chez Mano Loutoby, c'est son impressionnante discothèque. Plus de 25 000 albums, tous classés par catégorie : soul, gospel, latin, reggae, cadence lypso, merengue, compas, musique africaine... À en perdre la tête. Avec les années, la poussière s'est accumulée sur les 78 tours, tentant de faire disparaître sous les monticules, les nombreux souvenirs de la star de la radio. Chose impossible. L'animateur a une mémoire d'éléphant. Il se souvient de tout. Loquace, il ne manque pas d'anecdotes et d'histoires croustillantes sur les artistes, les faits marquants de l'époque... Et quand il commence à vous parler de la radio, impossible de l'arrêter. RCI basée à Sainte-Lucie à l'époque, les apprentis pilotes qui l'emmenaient enregistrer ses émissions la-bas, le contact avec les auditeurs et surtout la promotion et la valorisation de la langue créole avec ses émissions : Doktè karaib, Avocat Karaib, Bonjou misié li-mè... Des tribunes d'expression, durant lesquelles les personnalités martiniquaises acceptaient d'intervenir en créole. Il se souvient encore du tapage médiatique causé suite à l'émission avec Monseigneur Marie-Sainte dans les années 80. « France- Antilles en avait fait sa Une, parlant de l'archevêque qui avait « osé » s'adresser en créole aux Martiniquais » , ou encore de son émission avec Aimé Césaire qui lui « avait reproché de ne pas trop parler français » .
Les souvenirs sont nombreux et quand l'homme vous les raconte, vous avez l'impression d'y être, d'entendre Aliker, Darsières ou Marie-Jeanne répondre en créole, avec verve à ses questions . En bon homme de radio, Mano sait captiver, séduire, distiller de la joie, c'est presqu'inné chez lui. À cela, il faut rajouter un certain franc-parler, un caractère bien trempé, et une bonne dose de culot qui lui ont valu l'amour des auditeurs et aussi une très grande liberté d'action sur les ondes de Radio Caraïbes International. La seule radio sur laquelle il a officié et continue aujourd'hui encore. Avec ses émissions, Mano devient dans les années 1970, une star adulée de tous. « Je n'avais plus de vie privée, mwen rantré tout koté » , sourit-il.
Mano remplit la grille des programmes de RCI : « Bonsoir Afrique » , « Hommage aux musiciens » , « Mano Rétro » , « Mano Noël » ... Il tente même l'aventure télévisée avec TCI, et à chaque fois c'est le succès.
Mélomane éclectique : jazz, classique, grand répertoire français, musiques du monde, locale et caribéenne. Il a parcouru le monde à la recherche de disques, écumant les marchés aux puces et les magasins de disques de Trinidad, Haïti, Cuba... une véritable « discothèque ambulante » . Il a fait découvrir aux Martiniquais des artistes comme Mighty Sparrow...
Sa maison est truffée d'ordinateurs, de téléphones portables et surtout de livres car Mano est aussi un passionné de littérature et d'histoire.
À 65 ans, l'homme n'a toujours pas levé le pied. Il est toujours à l'antenne le dimanche sur RCI.
Pas facile de prendre congé de lui, tant il est attachant. Mais il faut bien nous en aller et conclure comme à l'antenne « Que la parole de Dieu vous accompagne » .-
BIO-EXPRESS
Né le 24 aout 1945. 1951-1959 école primaire du bourg du Robert.
1960 : obtient le certificat d'étude au cours d'adultes des Terres-Sainville.
1961 : cours d'électronicien par correspondance.
1963 : Mariage, naissance de son premier fils.
1965 : service militaire en Guadeloupe.
1966 : gardien de prison.
1970 : employé de la ville de Fort-de-France.
1975 : première émission Doktè Karaïb. 1980 : Croix d'argent du Mérite et dévouement français. 1985 : l'Ordre national du mérite.
1988 : Diplôme d'honneur de la Nuit des 7 Arts
1989 : Meilleur animateur Radio et Trophée Banzil créole.
1990 : Croix d'argent du Mérite et du dévouement français
1999 : Mizik awards, meilleur animateur radio de l'année. Depuis
2000 : Sa zot ka fè de 9 à 12 heures.-


Mano Loutoby

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MANO RCI
Vign_mano-okok
Mano Radio Caraïbes
Nou Ka Sonjé
1975-1980
Mano LOUTOBY
Vign_mano761

Mano Radio Caraïbes

DANS LA VIE, SEULS LES HOMMES DE VALEUR FONT L'OBJET DE CRITIQUES!!!!!!!!!!! MOI SA M'IMPORTE PEU QU'ON PARLE DE MOI PARTOUT BIEN AU CONTRAIRE J'ADORE CELA! QUE L'ON PARLE DE MOI PARTOUT EN BIEN OU EN MAL CELA ME FAIT AVANCER CAR DANS LA VIE QUAND TON NOM EST DANS LA BOUCHE DE TOUT LE MONDE CELA VEUX DIRE QUE TU ES IMPORTANT ET MOI JE SUIS IMPORTANT( PAR LA GRACE DE DIEU) RESTEZ LA A PARLER DE MOI AU LIEU DE CHERCHER A AVANCER. TOUJOURS MANO RCI A FAIT CELA, JE SUIS VICTIME DE MA CELIBRITE EST CE DE MA FAUTE? C'EST DIEU QUI L'A VOULU ET CE QUE DIEU A DECIDER PERSONNE NE PEUX L'ARRETER DONC JE N'AI PEUR DE RIEN ET J'AVANCE TOUJOURS. MERCI A CEUX QUI M”AIME ET QUI M'APRECIE SACHEZ QUE JE SERAI TOUJOURS D'ACTUALITE POUR VOUS ET POUR VOUS FAIRE PLAISIR.

JE VOUS AIME !!!!!!!!!!!!!!!!!

BON A SAVOIR
Vign_mano-587
BON A SAVOIR

MANO NOEL ET DESALIENATION


Si l'on accepte de faire un bref retour sur la Martinique des années 1980,on notera sans doute aucun:

-que le pays Martinique d'alors va à vau-l'eau
-que le peuple à la vitesse grand V,perd son âme dans des postures importées de "l'autre bord"
-que la jeunesse est, comme jamais, sans repères
-que nos somptuosités sont rejetées ou ignorées au profit de ce qui vient d'ailleurs,et que la pensée officielle s'acharne à nous présenter comme supérieur,en nous sommant de l'adopter
En un mot,nos mécanismes de survie et de résistance en tant que peuple semblaient lâcher prise.
C'est d'ailleurs dans ce contexte qu'Aimé Césaire dénonçait "le génocide par substitution",et que Guy Cabort-Masson,dans des brochures hélas confidentielles,exhortait chacun à édifier "une pensée autonome".
Edouard Glissant pour sa part déplorait "ces enfants qui rejettent la pensée du fruit à pain pour savourer celle du saucisson"

LA CONTRIBUTION DE MANO DANS LA RECONQUETE DE NOUS-MÊMES

Il faut le dire sans complexe,l'honneur de Mano est,entre autres,d avoir immédiatement compris qu'un peuple est avant tout une dynamique collective,qui s'inscrit dans un art de vivre(comment l'on rit,comment l'on danse,comment l'on mange etc...le fameux rapport au monde)
Mano rejeta dès le départ,et cela catégoriquement,tout projet de chanté noel qui se ferait avec comme toile de fond,la dinde,le foie gras,le canard etc,c'est-à-dire des produits qui ne seraient pas issus de notre terroir,et n'auraient pas été validés par la sagesse populaire.
Aujourd'hui,c'est avec un brin de fierté que Mano évoque ces combats peu connus du public et des générations nouvelles,en soulignant toutefois certains d'entre eux, plus significatifs que d'autres:

-ainsi le chanté noel organisé avec l'appui de l'ancien maire de Sainte Luce Jean Maran qui accepta avec enthousiasme de faire un noel dans la plus pure tradition martiniquaise,avec plusieurs cochons abattus,préparés avec des pois d'Angole,des faitouts de boudin,punch coco et shrubb etc,tout cela dans le but avoué de réconcilier le Martiniquais avec la si savoureuse cuisine de nos parents

-pour les mêmes raisons,Mano garde un lumineux souvenir d'un autre chanté noel(cent pour cent authentique) mis en oeuvre avec Raymond Occolier,à la Montagne du Vauclin.Tous les ingrédients du noel bô kail étaient là dans une farandole de couleurs d'odeurs et de saveurs locales.
Ce soir-là,l'allégresse fervente de la foule immense des participants disaient,ô combien,qu'une nouvelle conscience de nous-mêmes venait de naitre.
C'est tout cela qui nous fait dire aujourd'hui,qu'après l'avoir sauvé,Mano n'a pas déposé le chanté noel là oû il l'avait pris,mais assurément plus loin et surtout beaucoup plus haut

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L'histoire Cyclonique
de la Martinique
Guadeloupe - Iles du Nord

L'histoire raporte en tout premier lieu le 11 octobre 1780 (certains auteurs parlent du 12 mais il semble être passé Dans le passé en fin de journée du 10 sur Barbade, nous retiendrons donc plutôt le 11), date du passage du plus violent cyclone ayant touché les Petites Antilles au XVIIIè siècle; il aurait été responsable d'environ 22000 morts, essentiellement sur Barbade, Sainte Lucie et donc aussi la Martinique où il y eut près de 9000 victimes !

En dehors de cette date funeste, on retrouve dans les écrits trace d'autres cyclones.

Au XVIIè siècle:

1635 (violent)
1642
1651 (destructeur)

1er octobre 1653

15 août 1666 particulièrement violent avec probablement plusieurs centaines de victimes.

septembre 1672
1674
1675
3 août 1680 qui aurait coulé plus de 20 navires français et anglais avec leurs occupants
octobre 1694
Au XVIIIè siècle:

4 septembre 1713 (avec au moins 100 victimes)
1725
1740
1er octobre 1753
12 septembre 1756
23 août 1758
juillet puis septembre 1765 (deux la même année ayant aussi touché la Guadeloupe)
celui du 13 août 1766 avec ses 440 morts reste aussi dans les annales
certains ont noté celui d'août 1767, qui aurait été meurtrier

Après les années actives 1775 et 1776 (3 cyclones en 2 ans), on retiendra
29 août 1779
11 octobre 1780 dont on a parlé plus haut, le plus meurtrier de l'histoire des 4 derniers siècles
14 août 1788, avec de nombreuses victimes

Au XIXè siècle:

Le cyclone le plus important semble être celui du 18 août 1891, qui ravagea de nouveau Saint Pierre et Fort de France, et dont on dit qu'il aurait fait 700 morts en Martinique.

Avant celui là, on peut noter les cyclones de:
1804
1806
octobre 1809, de faible intensité
juillet 1813 (ou août selon les auteurs) qui aurait fait plus de 200 victimes
septembre 1816
octobre 1817
25 juillet 1825, ces trois derniers étant des tempêtes d'intensité modérée
puis le plus destructeur du 20 septembre 1834 (certains auteurs le placent le 20 octobre)
fin juillet ou début août 1837 avec quelques victimes
1846
25 août 1855
8 septembre 1875

Le siècle se terminera par une période assez agitée puisqu'on peut noter les dates suivantes qui ont vu passer un phénomène cyclonique, la plupart tempêtes de faible intensité:
4 septembre 1883
15 septembre 1886
1er novembre 1888 dont on a signalé la trajectoire unique orienté sud - nord et qui a intéressé aussi bien la Guadeloupe que la Martinique.
1er octobre 1889
20 septembre 1894
30 août 1896
10 septembre 1898 qui intéressa la Martinique au stade d'ouragan
29 août 1899 qui passa dans le canal de la Dominique au nord immédiat de l'île alors qu'il atteignait juste l'intensité d'ouragan.

Le début du XXè siècle voit passer:

2 cyclones le 9 août 1903 (31 victimes recensées) puis le 13 août 1916
3 tempêtes de faible intensité les 5 juillet 1901, 6 juillet 1905 et 11 octobre 1906

Ensuite, il y aura une période de 35 ans sans cyclone majeur entre 1616 et le passage de DOG en septembre 1951, hormis de nombreuses tempêtes tropicales au dates suivantes:

9 septembre 1918
17 août 1924
22 juillet 1926
10 août 1931
16 août 1931
23 septembre 1941
16 septembre 1942
2 août 1945
1er septembre 1948

A partir de 1950, date d'apparition des noms pour les tempêtes dans l'océan Atlantique, on retrouve:

15 août 1951: CHARLIE
2 septembre 1951: DOG
30 août 1958: ELLA
25 septembre 1963: EDITH
29 septembre 1967: BEULAH
20 août 1970: DOROTHY
29 août 1979: DAVID
9 septembre 1988: GILBERT
14 août 1993: CINDY
10 septembre 1994: DEBBY
26 août 1995: IRIS
14 septembre 1995: MARILYN

On peut noter que ne figure pas sur cette liste un certain nombre de phénomènes qui ne sont pas passés sur l'île ou à proximité immédiate qu'au stade de dépression tropicale, c'est à dire sans vent supérieur à 63 km/h en valeur soutenue. C'est notamment le cas de:

BETSY le 28 août 1965
EDITH le 30 septembre 1967, qui perd son intensité de tempête à 80 km au large de la presqu'île de la Caravelle
CHLOE le 17 août 1971
ANA le 23 juin 1979
DENNIS le 11 août 1981
DEAN le 16 août 2007

On peut s'étonner aussi de l'absence de ALLEN dont le passage le 4 août 1980 reste encore dans les mémoires, puisqu'il a sévi sur la Martinique. Mais, son oeil étant passé au sud de Sainte Lucie, sa trajectoire fut trop méridionale pour mériter d'y figurer.

De la même façon on n'a pas ressenti le cyclone de 1897 qui passa assez loin au sud le 12 septembre, même si les effets furent ressentis.

Par contre le mur de l'oeil de DAVID en 1979 a réellement touché l'île, bien qu'il soit passé sur la Dominique plus au nord.

De la même façon, MARILYN, sans avoir provoqué de vents forts, est passée suffisamment près en 1995, sur les eaux côtières, pour qu'on en parle comme d'un phénomène ayant touché directement l'île.

S’il n’y a pas eu beaucoup de cyclones violents durant ces 100 dernières années, les 3 derniers en date sont EDITH en 1963 qui fit 10 victimes, DAVID en 1979 qui était un ouragan de classe 4 lorsqu’il a sévi sur la moitié nord de l’île, et DEAN en 2007, dont l'oeil passa entre la Martinique et Sainte Lucie, entrainant un mort et six blessés. Par contre plus nombreux sont les cyclones qui ont donné lieu à des inondations catastrophiques et meurtrières. DOROTHY en 1970, restera longtemps dans les mémoires, causant la mort de 44 personnes et établissant quelques records d’intensité pluvieuse pour les Antilles Françaises, avec notamment une hauteur de pluie de 153 mm recueillie en 1 heure à Fort-de-France ! DOROTHY dépassait ainsi le précédent record établi par BEULAH trois ans plus tôt.

Depuis, il y eut CINDY en 1993 avec 147 mm en 1 heure au Prêcheur, tout proche du record d’intensité de DOROTHY.

Quant à IRIS en 1995, elle provoqua de nouvelles inondations paralysantes pour l’économie et le fonctionnement du territoire, avec ses 325 mm de pluies en 24 heures à l’aéroport du Lamentin, ses 411 mm à Ducos pendant la même période et 449 mm en 2 jours.

Si on remarque que DEBBY en 1994 et HORTENSE en 1996 se sont manifestées aussi par de fortes pluies, ce sont donc les 4 années successives de 1993 à 1996 qui auront vu des phénomènes cycloniques fortement pluvieux sur l’île.

Pour en revenir au dénombrement purement arithmétique, en 100 ans de statistiques cycloniques, on peut recenser 20 Tempêtes Tropicales et 9 Ouragans, ce qui représente en moyenne :

- 1 phénomène cyclonique (tempête ou ouragan) tous les 3,6 ans ;
- 1 ouragan tous les 11,5 ans.

Le risque cyclonique est donc un peu plus élevé en Martinique qu’en Guadeloupe (1 tous les 3 ans et demi contre 1 tous les 4 ans), mais très peu souvent sous forme d’ouragan (1 phénomène sur 4 seulement est un ouragan). En utilisant des termes réducteurs, on avancera :

- Martinique : île à tempêtes et à fortes pluies ;
- Guadeloupe : île à ouragan et à vent fort.


PREFACE
Dans la nuit du 16 au 17 aout 2007, un ouragan de categorie 2 a traverse I'arc Antillais i IS Km du sud de la Martinique.
Les Martiniquais se sont reveillés, abasourdis après une nuit blanche, découvrant avec effroi I'ampleur des degâts.
Les toits se sont envolés et la houle a envahi les rues du bord de mer y deposant, pêle-mêle, des débris marins.
Les journées qui ont suivi ont été consacrées au nettoyage et au deblaiement des routes.
Les autorités ont rapidement mis en place des moyens exceptionnels pour securiser les voies d'accès et de passage, pour secourir les personnes sinistrées et leur offrir un abri provisoire .
Les vents violents et la pluie abondante n'ont épargné personne, mais Ie sud de I'lle a ete plus particulierement touché.
L'ensemble du reseau electrique et téléphonique a énormément souffert.
De nambreux câbles ont été coupés par des chutes d'arbres et la population s'est retrouvée sans électricité, sans téléphone et sans eau pendant plusieurs jours voire plusieurs semaines dans certains quartiers.
Les entreprises concernees ( EDF, France Telecom ... ) ont deployé des moyens considérables en logistique et en main d'oeuvre pour rétablir au plus vite
une situation normale.
On se souvient de ces agents, travaillant quasiment tous les jaurs, dimanche et jours fériés compris, Ie long des routes pour remettre en etat les reseaux.
On ne peut pas parler des dégâts occasionnés par Dean, sans aborder I'état des forêts.
« II fallait Ie voir pour Ie croire .», des milliers d'arbres arrachés, déracinés, tombés au sol, un enchevêtrement de branches mortes empêchant tout accès.
La encore, les agents de I'ONF n'ont pas economisé leurs efforts pour dégager, élaguer et nettoyer nos sous-bois.
Nous avons voulu, par ce livre, rendre hommage à tous ces hommes et ces femmes qui ant contribué à la reconstruction de notre Martinique, touchée de plein fouet par cet ouragan.
La violence de la nature est Ià pour rappeler la fragilité de I'Homme face au monde qui nous entoure.





MAMAN & PAPA
 
 

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Et n'oubliez pas, ami.... Visitez Mon site aussi souvent que vous le pouvez... et merci ! ... n'oubliez pas d'informer vos amis !

Je vous remercie
Mano Radio Caraïbes
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L'homme qui a libéré la « pawol kreyol »
Mano Loutoby est une star qui a touché la Martinique au cœur. A 62 ans, l'animateur de Radio Caraïbes International reste pour tous celui qui a sorti le créole de l'ombre. Dès 1976, il lance sur RCI, dont les émetteurs sont alors installés sur l'île britannique de Sainte-Lucie, une série audacieuses (Doktè karaib, Bonjou misié li-mè, La jénès an tan lontan),durant lesquelles des notables, qui n'avaient jamais utilisé la langue régionale sur une quelconque tribune, acceptaient de n'intervenir qu'en créole pendant deux ou trois heures. Mano se souvient encore du scandale consécutif à l'émission avec Mgr Marie-Sainte, au début des années 1980 : « France-Antilles en avait fait sa Une, parlant de l'archevêque qui avait "osé" s'adresser en créole aux Martiniquais. » L'animateur se rappelle aussi fièrement avoir réussi à mettre fin à un conflit qui paralysait le secteur du BTP depuis trois mois, en amenant patrons et ouvriers à négocier en créole à la radio. « J'ai voulu montrer que notre langue n'est pas réservée aux blagues et qu'elle peut servir à expliquer clairement des choses très sérieuses comme le droit, la santé ou la politique. » Au-delà d'une langue, c'est tout un pan de la culture martiniquaise que Mano Loutoby a ainsi introduit sur la scène publique, de Frantz Fanon jusqu'aux traditions des fêtes de Noël, devenues depuis les « Mano-nwel ».
 
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