NOU KA SONJÉ
Marcel LOUIS-JOSEPH
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Marcel LOUIS-JOSEPH
dit (Ti Marcel)

Ti Marcel est né le 24 décembre 1929 à Fort de France, de mère guadeloupéenne et de père martiniquais.
Après l'école communale, âgé de treize ans, il apprend la sculpture sur bois avec un oncle. De l'avis de sa maman, il est assez turbulent ! Il fait beaucoup de sport et aime particulièrement le vélo. Ce qui le passionne le plus, c'est le pipeau qu'il maîtrise et que les voisins du quartier apprécient. Un jour, un grand musicien du nom de Claude Sombé, professeur de musique rend visite au petit joueur de pipeau pour le conseiller sur le choix d'un autre instrument. Tu es tellement a l'aise dans le droite de ton pipeau que tu devrais pouvoir accéder au saxophone, je n'ai pas d'argent lui rétorque Ti Marcel. Ta bicyclette est très belle, je te propose de te l'échanger contre un saxo, j'en parlerai à maman, car c'est elle qui m'a offert mon beau vélo. Maman Louis-Joseph est forcément d'accord attendu que son fils est sans cesse à la merci d'un accident de la circulation. Le même jour de l'arrivée du saxophone, Ti Marcel le maîtrise, et les gens du quartier savourent les mélodies de ce jeune talent. Non seulement Marcel ne connaît rien de la nomenclature de l'instrument, mais encore il ne joue que dans une seule tonalité.
Invité à faire " Le Bœuf " avec les autres musiciens qui jouent en orchestre, il est confronté à ce que les musiciens guadeloupéens qualifient de " Tchimbé ", cela consiste pour eux à changer de tonalité sans que leur invité puisse en faire autant. Cela se solde généralement par un éclat de rire général qui paralyse celui qui est pris au piége. Ti Marcel se sentant humilié, remet son instrument dans son étui et s'en va honteux, les larmes aux yeux, pressé d'être chez sa maman pour reprendre le saxo afin de comprendre ce qui s'est passé. Il ne parvient pas et décide de se rendre chez Paul-Émile Halliar pour lui demander d'essayer son instrument de façon à déterminer ce qui ne va pas.
Paul-Émile lui affirme que le saxo est neuf et demande au malheureux Marcel de lui expliquer dans quel contexte il a été contraint d'abandonner " le bœuf ". Tu as été victime d'une méchanceté de leur part. Il t'ont donné un " tchimbé ", sachant que tu ne t'exprimes que dans une seule tonalité, ils ont changé la leur. Ti Marcel écoute avec assiduité les conseils de Paul-Émile concernant les différents tons qui permettent de maîtriser le saxophone. Après quelque temps et de nombreux exercices, il se sent prêt pour affronter ses détracteurs.
C'est Emilien Antile qui est le meilleur saxophoniste du moment, il est surnommé " monsieur sax ". Voyant arrivé Ti Marcel, et trop heureux de pouvoir une fois de plus se moquer de lui, Emilien l'invite à faire " le bœuf ". L'événement est d'une t'elle qualité que Emilien en perd contenance et la salle tout entière congratule le jeune Louis-Joseph.
Paul-Émile Halliar engage Ti Marcel dans l'orchestre " Jeunesse ". Plus tard, c'est autour de l'orchestre " El Caldéron " de le solliciter, entre temps, Ti Marcel gagne à une loterie un électrophone et des centaines de disques de jazz des grands musiciens américains tels :
Charly Parker - Don Byas - Coleman Hawkings - Lester Young et autres. Quelle belle aubaine pour Ti Marcel! Il se met à étudier le style différent de tous ces saxophonistes. En 1956, c'est Paris qui accueille le génie du saxophone, engagé d'office dans l'orchestre que dirige Jenny Alpha à la "Taverne Royale" de Strasbourg. Ensuite il joue dans l'orchestre du guitariste - chanteur africain Jo Tchad. Puis il fait un retour à Strasbourg toujours avec Jenny qui l'amène à Lausanne pour un mois. C'est dans cette ville de Suisse que Ti Marcel fait la connaissance du musicien américain Hilton Wiles qui lui propose un contrat de neuf mois. A l'issu de ce contrat, un télégramme lui parvient de Paris expédié par Al Lirvat qui le sollicite à " La Cigale ".
Cette collaboration durera dix huit mois. En quittant "La Cigale", il repart pour quatre ans à Genève. Dans la capitale suisse il est présenté sous le pseudonyme de "Louis Jones". En 1960, Ti Marcel est de retour à Paris pour honorer un contrat à " l'Eléphant Blanc " dans l'orchestre que dirige Mano Lopez. Dans ce haut lieu de la musique, il rencontre Cansas Phil un excellent batteur américain qui le met en relation avec Quincy Jones et " Les Platers ".
De 1962 à 1964 il fait le va-et-vient entre " La Cigale " et la Suisse.
Pour le carnaval de 1964, il effectue une tournée à la Martinique et à la Guadeloupe en compagnie de Barel Coppet et Al Lirvat.
A partir de 1965 il joue avec Bill Colemen à Zurich ou il fait la connaissance de Dany Doriz autre géant de la musique. Il anime durant cinq ans, les soirées du cabaret parisien " La Cabana Rythmes " et à la mort du plus grand des saxophonistes antillais Robert Mavounzy, il le remplace à " La Cigale " et ce jusqu'à la fermeture de cet établissement en septembre 1975. Pour l'enterrement de Robert Mavounzy, le curé de l'église des abresses à fait appel à lui pour interpréter quelques prouesses du dieu du saxophone. En 1990, Ti Marcel joue au " Festival de Jazz " en Guadeloupe avec Al Lirvat. Il y est retourné en 1999 pour " Jazz A Case ". Actuellement à la retraite, il fait des galas à la demande et travaille beaucoup avec Gérard Laviny - Moune de Rivel - Cyril Aventurin et les jazzmen américains de passage en europe.
Ti Marcel est actuellement le plus grand saxo ténor de Jazz d'europe.
(Aude BAGOE)
 
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Emilien ANTILE
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ÉMILIEN ANTILE (1925-1980)
Il apprend le saxophone alto en 1945 et joue en compagnie
du saxophoniste Marcel Louis-Joseph.
1975. Tombé gravement malade, il est rapatrié en urgence
et meurt à Montreuil le 30 mars 1980.

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Emilien ANTILE
(Monsieur SAX.)


Dés sa sortie du cours principal de Pointe-à-Pitre, Emilien fréquente un peu l'école de la rue, il cotroie le milieu des musiciens et du transport en commun, il joue de la flûte et s'intéresse au pipeau, très vite ; il travaille comme aide chauffeur dans un transport de passagers, il fait la ligne Pointe-à-Pitre Basse-Terre.
Au bout de long mois de travail, il réalise quelques économies avec lesquelles il décide de s'offrir un saxophone, dés lors, cet instrument ne le quittera plus, il séjournera aussi bien dans son autobus qu'a son domicile.
A cette époque ; ce rendre de Pointe-à-Pitre à Basse-Terre est un véritable calvaire, la cadence de rotation est d'un voyage aller-retour par jour. En quittant Basse-Terre à quatre heures, et s'arrêtant tout au long de la route ainsi que dans les villes entre le chef lieu et la capitale ; l'heure d'arrivée se situait entre sept et huit heures. Le véhicule déchargé, Emilien faisait quelques courses, et prenait place dans l'autobus en attendant le retour des passagers (marchandes de légumes de poisson et bien d'autres encore).
Le musicien en profite pour exercer ses connaissances et perfectionner la vélocité de ses doigts sur les clés de son saxo, rapidement, il maîtrise l'instrument, les premiers passagers de retour s'installent et une longue attente des tout derniers leur permet d'apprécier les talents de leur chauffeur-musicien, des lors, tout le monde en parle, et au fil du temps, l'on parle de " Monsieur SAX ".
Emilien ANTILE jouit d'une grande popularité dans tout le pays, il officie dans l'orchestre " El Calderon " que dirige Brunel AVERNE, avec lui, il y a aussi le guitariste André CONDOUANT et Henri DEBS.
A cette époque une grande rivalité existe entre les musiciens guadeloupéens surtout chez les saxophonistes, ceux-ci aiment bien se retrouver pour faire " le Bœuf ", les plus adroits cherchent toujours à mettre les moins expérimentés en difficulté, il s'agit pour eux de changer brusquement de tonalité laissant pantois celui qu'i n'arrive pas à les suivre, cela se dit dans le milieu " Baille en Tchimbé ", la victime se retrouve debout l'instrument en mains, ne comprenant pas ce qui lui arrive.

On parle beaucoup en France de Robert MAVOUNZY qui n'a pas son égal chez les saxophonistes antillais, Emilien décide de partir à Paris, persuader qu'il fera ce fameux MAVOUNZY remettre son instrument dans son étui, Emilien n'est-il pas surnommé " Monsieur SAX " ? Il se renseigne pour savoir ou ce phénoménal MAVOUNZY officie, il l'observe avec assiduité, il l'imite dans ses faits et gestes, il le copie, il commence des prestations ça et là, sans hésiter, il se met à vomir du " Robert MAVOUNZY " de nombreuses remarques lui sont faites à ce sujet, qu'a cela ne tienne ! Il n'a pas la classe ; le métier et l'élégance de Robert MAVOUNZY, soit !

Il fait son chemin dans le milieu musical antillais, il se perfectionne et parvient à se frotter aux meilleurs musiciens et même à MAVOUNZY.

En tout cas, Emilien ANTILE fait une brillante carrière comme excellent musicien et compositeur, ensuite, il quitte la France pour aller enseigner la musique au centre des arts de Dakar, seconder par le saxophoniste sénégalais Mady SISSOKO, il y demeura de nombreuses années, seule la maladie l'oblige à quitter ce magnifique Pays.

Emilien ANTILE à beaucoup travaillé et enregistré avec le grand maître Albert LIRVAT, son ami d'enfance Henri DEBS n'a pas hésité à lui sortir (plusieurs C.D.) ou Emilien excelle dans sa façon à lui d'interpréter et de composer les différents thèmes de la musique traditionnelle des Antilles-Guyane.

Il est sans doute le musicien antillais qui a attiré le plus grand nombre de personnes lors de ses obsèques.
(Aude BAGOE) 

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SAMUEL CASTENDET
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SAMUEL CASTENDET
(Alias SAM)
(Clarinette - Batterie - Contrebasse - Compositeur et Chef d'Orchestre)

Né à Sainte Marie (Martinique) dans le quartier " Bezaudin " le 30 décembre 1906, d'une famille de la petite bourgeoisie de la commune. Sa maman est une sage-femme réputée à Fort-de-France. Son père Beauharnais CASTENDET est directeur d'une usine de rhum. Dés sa plus tendre enfance, Samuel est amoureux de la musique et son instrument de prédilection est la clarinette. Afin de donner libre cours à son inspiration, l'enfant se fabrique une flûte végétale. Il tarabuste sa maman pour lui offrir l'instrument de ses rêves. A cette époque, il n'est point question qu'un enfant dise à ses parents son désir de devenir musicien. Pourtant, pour son treizième anniversaire, sa maman consent à lui offrir une clarinette. C'est la jubilation ! Installé chez celle-ci à la Cité Clarac à Fort-de-France, il abandonne l'école pour apprendre l'ébénisterie puis la mécanique. Et, parvenant à convaincre la Sage-femme, celle-ci se décide de lui offrir un billet pour ce rendre en France.

Il promet à sa maman de le lui rembourser dés qu'il sera en mesure de le faire. Il tint parole, et pendant des années Madame CASTENDET recevra de l'argent de son fils. C'est en 1924, que Samuel CASTENDET débarque à la gare Saint Lazare à Paris.
Sans hésiter, il cherche à travailler. Il affiche une folle envie de s'en sortir et travaille par-ci par-là.

Puis employé comme tourneur aux établissements " Morane et Saulnier " c'est avec assiduité qu'il va de son emploi à son domicile.

Logé dans une " chambre de bonne " chez la famille BOISSON, il mène une vie de jeune homme tranquille. Il avait marqué ses débuts chez les BOISSON, en jouant un peu de la clarinette, et il avait bercé sa logeuse de petites mélodies de son pays natal. Par dépit, il abandonne l'instrument dans un coin du pigeonnier. Quelques années passent… En 1931, dans le courant du mois d'Octobre, rentrant de son travail, il trouve Madame BOISSON un peu perdue dans une sorte de rêve. Elle semble préoccupée ! L'interrogeant, elle lui confie son désarroi. Elle est employée au vestiaire du pavillon de la Guadeloupe, pour l'exposition coloniale internationale qu'anime STELLIO depuis le 06 mai. Celui-ci, afin d'ouvrir sa propre boite, " LE TAGADA-BIGUINE " rue de l'arrivée, dans le quartier de Montparnasse, a abandonné l'animation au pavillon de la Guadeloupe. Madame BOISSON confie à Sam la tristesse occasionnée par le départ du clarinettiste. A brûle pourpoint Sam CASTENDET rappelle à cette dame qu'elle se souvienne qu'il est lui aussi joueur de Clarinette. Dés lors, tout se passe très vite ! Sam reprend son instrument, le nettoie et lui fait subir une réfection des tampons.
Après avoir essayé quelques notes, Sam offre une sérénade à celle qui lui donne l'occasion de réaliser son rêve d'enfance. Et présenté par celle-ci au directeur de l'exposition, Monsieur FORTUNE avec qui le musicien avait voyagé sept ans auparavant. Pour l'audition, le pianiste Gaston ADELAIDE employé dans l'orchestre de STELLIO dès le début de l'exposition, demande à CASTENDET de lui donner " le LA ". Sam ne comprend pas du tout la question. Autodidacte qu'il est. Une seconde question vint augmenter son embarras : " que veux-tu jouer " ? Une biguine répond Sam soulagé ! Dans quelle tonalité ? Nouveau silence ! Le tromboniste MASSENA vole à son secours. " Fais les premières mesures et nous serons fixés " ! " C'est en mi bémol "! Première notion de solfège pour ce musicien d'instinct. Il est finalement engagé ! Pour sa première soirée, le clarinettiste en herbe joue cinq fois la même Biguine, ovationné par la foule, son employeur manifeste sa satisfaction et lui fait signer un contrat.

La soirée terminée, Monsieur FORTUNE invite CASTENDET à le suivre au " TAGADA-BIGUINE " pour prendre un verre. Sam subit sa deuxième audition et STELLIO estime que son remplaçant mérite la place. Sam CASTENDET remplit son contrat jusqu'à la fin de l'exposition, le 15 novembre. Mais, faire de la musique et travailler le jour n'est pas chose facile. Sam prend donc la décision d'abandonner son emploi de tourneur pour former son propre orchestre. Pour ce faire il cherche à réunir des musiciens confirmés. En attendant, il se fait indiquer quelques rudiments de solfège.

Il reprend contact avec un des impresarios qui l'avaient applaudit au pavillon de la Guadeloupe. Il se retrouve alors au cabaret " LA BOULE BLANCHE ". C'est dans ce lieu que démarre la brillante carrière de celui qui devint un merveilleux musicien, grand compositeur, et chef d'orchestre. A partir de " LA BOULE BLANCHE ". Sam CASTENDET et son orchestre font les beaux jours du tout Paris. Puis, ils animent quelques villes de province et ce, durant des années. Malheureusement, l'éclatement de la deuxième guerre mondiale 1939 - 1945, interrompt les activités des musiciens. D'aucuns sont faits prisonniers et envoyés au front ou dans des camp. Sam est mobilisé et expédié en Allemagne. C'est en compagnie de deux copains qu'il arrive à s'évader du train, et, à travers champs font quelques centaines de kilomètres avant d'arriver à Dijon où ils peuvent prendre le train pour Paris. Nous sommes en 1942. Une fois sur place, Sam reprend sa clarinette et fait le tour des lieux animés par les musiciens antillais : à la " CIGALE " que dirige le batteur camerounais, chef d'orchestre Freddy JUMBO ; au " PAVILLON D'ERMENONVILLE " et à la " VILLA D'ESTE ".
En 1946, toujours à la " VILLA D'ESTRE ", il y rencontre le batteur Maurice BANGUIO, gérant de la " CANNE A SUCRE " qui lui propose l'animation de ce cabaret de la rue Saint BEUVE n° 4 dans le quartier de Montparnasse que venait de quitter Ernest LEARDEE. Sam et son orchestre trouvèrent la bonne formule pour donner à cet endroit ses lettres de noblesses. Ils y accueillirent le duo " MARTINELES Y ALBERTO ". Dès lors, " LA CANNE A SUCRE " devient le point de rencontre de la " HIGHT SOCIETY " les personnalités du monde entier s'y retrouvaient. L'ambiance euphorique, les attractions, le ballet de la grande Nelly LUNGLA, le déhanchement des danseurs contribuaient à l'immense succès.

En 1951 , Sam CASTENDET est sollicité pour animer le tour de France cycliste. Il se fait remplacer à la rue Sainte BEUVE. Dès le départ de la course, les radios n'arrêtent pas la publicité dont le slogan est le suivant : " le tour de France est animé par Sam CASTENDET et son orchestre de la " CANNE A SUCRE ". Le succès fut inévitable ! A son retour en ce lieu désormais célèbre, devenu peu spacieux, Sam y restera encore une année, avant de se joindre aux meilleurs jazzmen du moment officiant dans l'orchestre de la " CIGALE ", composé de : Albert LIRVAT au trombone - Claude MARTIAL au piano - Robert MAVOUNZY tous saxes - Robert ROCH à la contrebasse - le trompettiste français Bernard HULIN et CASTENDET à la batterie. Ensuite, toujours à " LA CIGALE ", il joue sous la baguette du chef d'orchestre et trompettiste américain Jack BUTLER et le saxophoniste Antoine DUTEIL.

Tout en continuant ses activités, Sam décide de parfaire sa culture musicale en étudiant sérieusement le solfège et l'harmonie.

En 1952, après avoir évolué entre la " CANNE A SUCRE " " LA BOULE BLANCHE " " L'ELAN NOIR " et " LA VILLA D'ESTRE ", Sam signe un contrat pour animer durant quatre années quelques villes du Sud Ouest dont deux années pour la " PLANTATION " à Toulouse. Avec lui, le trompettiste martiniquais Maurice LONGRAIS - le guitariste guyanais Roland PATERNE et ensuite le Maestro Marcel YAMBA Alias MAYAMBA entre autres. En 1956, sollicité par sa maison d'édition pour une grande tournée en Afrique, Sam et son orchestre vont de succès en succès. La vente de son 45 tours " MARTINIQUE 48 " bat tous les records. Son meilleur souvenir de cette Afrique qui l'affectionne et l'apprécie, est l'ovation que lui ont réservée les cinquante mille admirateurs au stade de DOUALA. De retour à Paris, le clarinettiste est fatigué et a beaucoup maigri. L'examen médical lui trouve une insuffisance respiratoire. Sam pense à se reposer.
Il en profite pour se recycler. Il apprend à jouer de la contrebasse. Pour son instrument favori, c'est Maurice NOIRAN qui le remplacera. Quand bien même ce handicap, il jouera quelques biguines de son répertoire pour satisfaire sa clientèle. Après avoir parcouru l'Afrique, l'Europe et la France, Sam est attendu pour animer le carnaval de 1960, à la Martinique. Son orchestre se compose de : Barel COPPET (Saxo Clarinette) - Henry RENAULT Alias " TI POISSON " à la Trompette et Noël TALQUONE à la batterie. En prévision de la venue de ceux-ci, FRANCISCO qui avait " le vent en poupe ", s'est empressé d'aménager une chanson dénigrant cette intrusion. Mal lui en prit ! La réponse ne se fit pas attendre ! Barel COPPET ayant eu vent de la chose, composa la nuit une biguine qui fit le succès de ce carnaval, au grand désespoir de FRANCISCO Alias " TI COCO " qui déplorait l'événement. Jamais publicité n'atteignit un aussi grand succès. Cela avait contribué à ce que CASTENDET revienne l'année suivante.

Et puis, les années s'étalent et le grand musicien continue toujours ses activités musicales. Nanti de l'exclusivité des disques " COLUMBIA " et " PATHE MARCONI ", il ouvre une maison du nom de " LA BOITE A MUSIQUE ". Quant à son cabaret à la rue Molière, il l'anime avec passion. Mais la fatigue se faisant ressentir, il ne tarde pas à tout vendre. Il arrête tout pour ménager sa santé. Au fil du temps, il en profite pour revoir toutes ses relations de la bourgeoisie du monde de la nuit. Et petit à petit, il exerce par-ci par-là. A l'âge de soixante douze ans, il prend sa retraite. Il revient souvent à la Martinique pour de petits séjours. C'est au cours de l'un de ceux-ci que Bernard BOLOSIER lui donne la présidence d'honneur du sixième festival de la Clarinette dédié à Monsieur Léon APANON les 29 et 30 novembre 1986.

En 1991, Radio Caraïbe Internationale lui consacre une émission et lui décerne un diplôme d'honneur. Sam CASTENDET avait troqué son virus de la musique contre celui du bateau qui faisait les joies de sa retraite à la rochelle.



A la fin de 1992, il vint passer les fêtes de fin d'années dans son pays natal, il y décède le 18 janvier 1993.

Signalons aussi que Sam CASTENDET fit partie des tous premiers JAZZ-MEN antillais de Paris de 1929 à 1946 tels : Robert MAVOUNZY - Albert LIRVAT - Sylvio SIOBUD - Claude MARTIAL - Félix VALVERT - Eugène DELOUCHE - Pierre LOUIS - Abel BEAUREGARD - Louis Thomas ACHILLE - Marcel YAMBA et Florius NOTTE qui fût le premier à avoir fait du jazz avant 1929.

Outre l'immense succès remporté pour sa composition " NEG NI MOVE MANNIE " biguine qui jetait le discrédit sur la diaspora et la Martinique entière, vous trouverez ici la liste de ses meilleurs enregistrements.
DF 3361 Pendant moin dans l'armée
DF 3360

Lévé yo… Lévé yo ka
Cencen
DF 3359

Manman ou tèbè
Et alors
DF 3358

Crapaud
Touloulou
DF 3357

La rue zabimes
Cé nou memm.. nou memm
DF 3356

Martinique 48
Angélina
DF 3379


Ravète môdé
Pa ni ti Moun'
Zoiseau marins

(Aude BAGOE)
Index

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Eugene DELOUCHE
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Eugene DELOUCHE
(Louis Passiodines)
Clarinette - Saxo

Né à Schœlcher en 1909, d'un père ingénieur des travaux publics et d'une mère qui tient une librairie, très jeune, il fait son apprentissage dans la cordonnerie. Il reçoit une éducation musicale dans l'orchestre philharmonique " l'aurore " que dirige Monsieur Daniel DANJOU, comme instrument il a choisit d'apprendre la clarinette, avec lui il y a Omer KROMWEL - THALY - Anderson BAGOE - FONTENELLE et de nombreux autres.
A l'age de vingt ans, il fait des remplacements au cinéma " Gaumont " lorsque STELLIO est occupé ailleurs.
En 1931, c'est à la demande de ce même STELLIO qu'il est sollicité pour se rendre en France en vue de le remplacer à l'Exposition Coloniale, il débarque donc au Havre le 24 Octobre, à bord du paquebot " Guadeloupe ".
A la gare Saint Lazare, il est accueillit par deux compatriotes chargés de le conduire chez Monsieur CAEN, propriétaire du cabaret " La Boule Blanche ".
Après un modeste repas chez son hôte, il se rend au cabaret pour une répétition concernant la soirée qu'il doit animer et qui débute à 21h30.
Il fut impressionné par le côté exigu du lieu et l'importante fréquentation de la clientèle, cela le changeait de ses habitudes de la MARTINIQUE ou il avait coutume de jouer dans des salles de bals immenses.
A PARIS, il est en contact permanent avec les autres musiciens tant MARTINIQUAIS, GUADELOUPEENS que CUBAINS, en 1935, il effectue un retour à la MARTINIQUE pour animer les fêtes du " tricentenaire ", son dancing est situé au parc Gallieni ainsi que celui d'Anderson BAGOE, ces deux amis se livrent à une animation des plus fabuleuses, leur succès reste encore gravé dans les mémoires.
De retour à PARIS, il forme son propre orchestre du nom de " Orchestre Dels' Jazz Biguine " comprenant :
Polo MALAHEL (guitare solo) - Germain ARACO (contrebasse) - René LEOPOLD (piano) - R. ALEXIS (guitare accompagnement) - Robert MONMARCHE (batterie) - Lui même à la clarinette.
C'est d'ailleurs avec ce même ensemble qu'il fait ses premiers enregistrements en Octobre 1935 (Martinique Habanera) puis en Novembre de cette même année (Complainte). En Février 1937, il enregistre une valse (Naomi) et une biguine de Polo MALAHEL " Les deux Jumeaux ", pour cette fois l'ensemble est " l'Orchestre Typique Martiniquais ". Toujours sous sa direction, en Avril 1937, " l'Orchestre Dels' Jazz Biguine " enregistre une rumba, (sous les tropiques) en plus des musiciens habituels, Claude MARTIAL remplace René LEOPOLD au piano et tient les maracas.
Eugène DELOUCHE, avec l'arrivée de la guerre 1939 - 1945, fait partie des musiciens obligés de quitter Paris pour aller travailler en zone libre sous la direction de Félix VALVERT, s'il est très bon clarinettiste, il excelle aussi au saxo.Sylvio SIOBUD
Bon compositeur de biguine et de mazurka, il se fait une réputation de maître en ce qui concerne la valse créole.
Dans le courant des années cinquante, il revient souvent à la MARTINIQUE en période de carnaval, tous se souviennent du tandem formé avec Polo MALAHEL qui est resté durant de nombreuses années son collaborateur fidèle, ensemble, ils enregistrent une vingtaine de disques.
Cordonnier de métier, musicien et compositeur émérite Eugène DELOUCHE termine sa vie comme chauffeur de taxi à Paris ; dans son appartement de Saint-Ouen, il continuait pourtant à fabriquer et à réparer des chaussures.
Il y décède en 1975.
(Aude BAGOE)

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ROGER FANFANT
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ROGER FANFANT
(Violon - Chef d'Orchestre)

Né à Pointe-à-Pitre en 1900, fils aîné d'une famille d'ont le père est musicien, initié très tôt à la musique, il avait choisi de pratiquer le violon.
Au tout début du siècle en Guadeloupe (1903), Armand SIOBUD après une très longue absence effectue un retour dans son Pays natal, il était allé travailler à la construction du canal de Panama, puis il séjourne plusieurs années en Haïti, s'inscrit au conservatoire pour y étudier la musique, il y apprend l'accordéon, la clarinette, le violon, la guitare et surtout l'art de composer la musique.
Avec le père SIMEON, il monte un orchestre Philharmonique pour la formation des futurs musiciens, précisons que, cette Philharmonie regroupe des élèves d'une certaine élite, parmi ceux-ci, il y a entre autres les frères FANFANT de la bourgeoisie Pointoise, cette grande expérience profite à toute une jeunesse.
Les orchestres se montent aux environs des années " vingt ", Roger FANFANT dirige " Le Fairness's Jazz ", cet orchestre constitue " Le Fleuron " des musiciens dotés d'une grande culture musicale, parmi eux un adolescent de onze ans, Robert MAVOUNZY rentré récemment du Panama d'où il est né.
Ce jeune à une grande maîtrise de la batterie, il pratique aussi la scie musicale, cela ajoute au succès du " Fairness's Jazz ", Robert FANFANT et Roger sont violonistes, Madame THERMES qui est professeur de musique tient le piano, Staël GABALI, M. EDOUARD, Louis SYLVESTRE, A. FLERET, tous ceux-ci tiennent (le haut du pavé), l'orchestre à une réputation qui dépasse les frontières des Antilles au point qu'un journal de Paris publie un article appuyé d'une photo en date de mars 1935 (Revue Musicale " Jazz Tango ") cela vaut à l'orchestre d'être pressenti pour animer le pavillon de la Guadeloupe pour l'exposition internationale des arts et techniques en été 1937, cela se passait au centre des colonies dans l'île des cygnes.
Contigue au pavillon du " Fairness's Jazz " s'exécutait l'orchestre de STELLIO.
Pour cet événement l'orchestre de Roger FANFANT comprenait les musiciens suivants : Roger et Robert FANFANT au violon - Robert MAVOUNZY cette fois-ci au saxo ténor - Elie CHAUDREAU à la guitare - Roger CITE à la batterie - Maxime WILLIAM à la trompette - Staël GABALI au saxo alto et Edouard PAJANIANDY spécialement engagé dans l'orchestre en remplacement de Madame THERMES n'ayant pas souhaité faire le déplacement.
Profitant de la présence de l'orchestre à Paris, Roger FANFANT parvint à obtenir de la maison " Pathé " un enregistrement fixé au 13 octobre 1937, six titres figurent sur l'étiquette avec entre autres :
" Doudou… mi Touloulou a ou la " (d'Albert LIRVA) et " Jeanne et Marcel " de (F.W. CLEMENTS) etc. …
Pour cet enregistrement l'orchestre n'est plus le " Fairness's Jazz " mais " Roger FANFANT et son Orchestre guadeloupéen ".
A l'époque du " Fairness's Jazz " de Roger FANFANT, existaient aussi l'orchestre " Esperanza Jazz " de Stéphane BENOIT et " El Cardéron " de Brunel AVERNE aussi , " Le Fairness's Jazz " était mieux structuré et beaucoup plus connu.
Roger FANFANT engendra 5 fils, tous musiciens : Gilbert (contrebasse), José (batteur), Fred (pianiste), Guy (chant, batterie et percussion) et Christian (percussion). Enfin en 3eme génération, on retrouve : Thierry FANFANT (bassiste) et Jean Philippe FANFANT (batteur), tous les 2 fils de Guy FANFANT.
Vers la fin des années (50), Fred FANFANT, fils de Roger, pianiste et accordéoniste de talent dirigea à son tour " Le Fairness's Jazz Junior " qui par son répertoire varié et par la qualité même de sa musique eu un très grand succès en Guadeloupe.
(Aude BAGOE)

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Léona GABRIEL
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LEONA GABRIEL
(Alias Miss Estrela)

Fille aînée d'une famille de cinq enfants, née à Rivière-Pilote à la Martinique en 1891, son père est un blanc créole géreur d'une habitation, sa maman élève ses enfants dans le contexte de vie qui leur est offerte. Des son plus jeune age, Léona côtoie le petit monde de l'habitation et observe les faits et gestes des nombreux ouvriers et manœuvres qui assurent un travail laborieux, exposés aux intempéries. Dans ce milieu, les femmes et les hommes chantent pour se donner du cœur à l'ouvrage, la coupe de la canne à sucre est pénible sous le soleil ardent, le rhum agricole, boisson favorite des gens de la coupe, occupe une place prépondérante dans leur quotidien, elle constitue l'essentiel des efforts déployés, à l'habitation, les journées sont parfumées d'un air suave, mêlé à une odeur de rhum ajoutée aux senteurs des amas de canne et de vesou.
La famille GABRIEL vit au milieu de cette effervescence , les trois sœurs de Léona et son frère mènent une vie comme tous les autres enfants, Léona vit autre chose, elle savoure ce mode de vie qui veut que la chanson soit omniprésente aussi bien sous le soleil que sous la pluie, les chansons de la coupe engendrent une cadence qui imprime le " rendement " de la tache.

Est-ce la le départ d'une grande aventure qui mènera Léona tout droit à la carrière de chanteuse ?

Tous les employés de l'habitation l'adorent, avec eux elle a droit à tous les honneurs, les femmes et les hommes qui la croisent lui adressent toujours de gentils compliments sur sa beauté, elle acquiesce les nombreux qualificatifs tels : " chabine dorée " - " belle mulâtresse " - " ti colibri bleu " - " ti chat' " - " ti fleur des îles " - " belle tout'relle " - " ti crème " etc.

Elle attend avec impatience la fin de la semaine qui correspond à la paie des ouvriers, tous regroupés et assis par terre, ils chantent les airs du folklore accompagnés par des tambouyés, Léona s'égosille, à la grande joie de tous, malheureusement, tout a une fin ! le père de Léona se tue accidentellement, cela crée un désarroi dans la famille, sa maman ne tardera pas à rejoindre son époux, Léona n'est âgée alors que de dix ans.

C'est l'époque de la ruée vers l'or, Léona a quatorze ans, elle suit une de ses tantes en Guyane avec ses trois autres sœurs, auguste le frère s'oriente vers une carrière militaire.

Léona entame sa vie d'adolescence à Cayenne, elle y étudie la dactylographie et la sténo, le temps passe, et c'est une ravissante jeune fille qui déambule dans les rues de la capitale Guyanaise avec sa tante et des amis de celle-ci elle fait ses premiers pas de danse ; elle est belle et imposante et les danseurs n'ont d'yeux que pour cette ravissante mulâtresse, en dansant elle fredonne les airs qu'elle connaît bien et elle reçoit des compliments pour sa
Les musiciens sont presque tous Martiniquais, il y a le violoncelliste DUVERGER, le clarinettiste ISAMBERT alias " sèpen maig " BONIFACE, SAINT HILAIRE, STELLIO etc.

Le temps est venu pour la belle mulâtresse de penser à son avenir, ses diplômes lui donnent accès à un poste de secrétaire dans la société LESSEPTE chargée de creuser le canal de PANAMA.

Le temps d'un retour au pays natal lui trotte dans la tête, elle a réalisé des économies substantielles qui lui permettent de retourner à la Martinique ; des son arrivée, elle négocie l'achat d'une pharmacie pour une de ses sœurs ; sa beauté fait tourner la tête à plus d'un Martiniquais, finalement c'est un riche négociant en sucre et rhum, un des deux frères BELLONIE de sa commune Rivière-Pilote qui est l'élu de son cœur.

Le couple est remarqué dans tous les hauts lieux de la musique traditionnelle tant à Fort-de-France que dans les communes ; Saint-Pierre commence à renaître et Léona s'y attarde volontiers, pour la belle mulâtresse, la vie se déroule dans l'allégresse et l'euphorie, le couple a du succès, Georges BELLONIE est un belle homme d'une élégance légendaire et richissime négociant de surcroît ; il constitue le rêve de toutes les femmes.

Il est souvent vu en compagnie de nombreuses jeunes femmes, les matadors parlent de lui, Léona voit la chose d'un très mauvais œil, et c'est le point de rupture, elle décide donc de quitter la Martinique pour se rendre à Paris en 1920.

Sa beauté et sa jeunesse lui ouvrent les portes de la " jet set ", elle côtoie des personnalités et cela la conduit à rencontrer la talentueux compositeur français Léo DANY-DERF ; qui pouvait-elle trouver de mieux ?, il fait les arrangements de tous les airs que chante Léona ; puis c'est le mariage.

Le couple a beaucoup de relations, la chanteuse évolue dans le milieu Métropolitain, au bout de quelque temps, le couple se sépare, l'épouse cherche a rallier le milieu Antillais, la musique traditionnelle lui manque, elle fréquente la pianiste Fernande DE VIREL, c'est d'ailleurs chez celle-ci que se réunissent les musiciens tels : STELLIO - LEARDEE - MADELEINE - CARBET - VICTOR - COLLAT - ORPHELIEN et les autres. Au cours des répétitions madame DE VIREL tient le piano, cette femme est maman d'une petite fille qui se prénomme Cécile, elle adore la musique et fredonne en même temps que Léona, toutes les mélodies de l'orchestre de STELLIO, Léona en devient la chanteuse attitrée sous le pseudonyme de " mademoiselle Estrella ".
Elle prête aussi sa voix à d'autres orchestres, elle est de tous les galas et est applaudie dans les cabarets. C'est en décembre 1930 que Léona GABRIEL fait ses premiers enregistrements accompagnée par l'orchestre de STELLIO " a si paré " est une biguine de Léona et " soigné i ba moin " une mazurka de Saint-Pierre.

STELLIO s'approprie les deux titres, ce comportement amène le musicographe Victor CORIDUN à interpeller la S.A.C.E.M. puisque en 1929 il avait transcrit la mazurka dans son recueil de " chansons créoles d'avant 1902 ", par la suite, beaucoup d'autres enregistrements sont réalisés.

1935 célèbre la rencontre et le remariage de Léona avec l'officier de l'armée française SOÏME, qu'elle suit au Sénégal, à DAKAR, elle anime les soirées dans le cercle très fermé des amis de son mari, ses prestations revêtent beaucoup de succès durant deux années.

Afin de se faire connaître à la Martinique, elle expédie au fur et a mesure ses enregistrements à sa sœur qui devrait les lui commercialiser ; celle-ci ne partageant pas les idées d'artiste de Léona, achète le stock à chaque arrivée sans pour autant les ventiler.

(Léonie GABRIEL-SOIME en famille. Son époux et leur fille Henriette, derrière : Roland et Mauricette PATERNE) Vers la fin des années 40, madame SOÏME décide de faire un retour au pays natal, elle y est attendu et fort sollicitée, elle se manifeste tant à la Martinique qu'a la Guadeloupe, elle obtient d'animer des émissions radiophoniques qu'elle baptise " ça c'est la Martinique ", elle est accompagnée pour ce faire par deux grands instrumentistes du pays.
Le clarinettiste Hurard COPPET et le tromboniste Archange SAINT-HILAIRE, leur succès est total, elle donne une nouvelle impulsion au carnaval des années soixante, puis arrive le temps de poser les valises. Elle pense à préparer un recueil de chansons créoles relatant les chansons de l'époque de Saint-Pierre ainsi que celle de son répertoire qu'elle intitule du nom de ses émissions radiophoniques " ça c'est la Martinique ", 1971 marque la fin du brillant parcours de la grande dame de la chanson traditionnelle.

Sa commune natale baptise une rue de son nom.
(Aude BAGOE)

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Alexandre STELLIO
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FRUCTUEUX ALEXANDRE
L'étoile de la musique crëole dit
Alexandre STELLIO
Le 16 avril 1885 à vingt heures sur le territoire de la commune des Anses d'Arlets, quartier Anse Dufour, une jeune agricultrice agée de vingt deux ans, Louise Pierre-Lucien. met au monde dans sa demeure au lieu-dit "le Flandrin" un enfant de sex masculin qu'elle prénomme Fructueux. Celle-ci déclare son deuxième fils le 18 mai de la même année à l'Etat-Civile suivant l'Acte N°56 rédigé par Victor Genty, maire des Anses d'Arlets devant deux témoins, L'identité du père n'apparaît nullement sur l'acte de naissance.

Désireuse de mieux élever ses quatre enfants ; elle décide d'aller s'installer à Saint-Pierre. C'est en 1892 que se manifeste un marin pécheur du nom de Emile Alexandre d'une cinquantaine d'années, il reconnaît Fructueux comme son fils . Après cet aveu de paternité, plus rien n'est dit de lui. Louise quitte Saint-Pierre avec ses enfants pour vivre à Fort de France, après deux années dans cette ville, elle s'expatrie en Guyane avec ses enfants (deux filles et deux garçons). Nous sommes en 1898. A cette époque, bon nombre de Martiniquais décident d'aller faire fortune en Guyane, c'est la ruée vers l'Or! Louise Pierre-Lucien et ses quatre enfants sont accueillis et installé, dans une maison appartenant aux parents de Gaston Monerville (président du sénat de 1947 à 1968), celle-ci est d'origine martiniquaise. Afin de venir en aide à la famille Fructueux et son frère Théramène quittent le domicile familial pour aller en ville faire un numéro de saltimbanques ; Il était doué d'une grande souplesse. Déjà apprenti cordonnier, Fructueux monte son échoppe dans un recoin de la maison. Dés qu'il en a l'occasion il joue des airs du pays sur son lieu de travail et dans son numéro de saltimbanque. Bientôt il s'essaie à la clarinette, il a pour maître le grand clarinettiste de Saint-Pierre ISAMBERT surnommé "Sepent Maigre", ce dernier fait partie des quelques pierrotains à avoir échappé à l'éruption de la Montagne Pelée ayant quitté Saint-Pierre pour aller faire fortune en Guyane tout comme Archange Saint-Hilaire - Boniface - Marbot et bien d'autres. L'élève de "Sepent Maigre" progresse rapidement au point d'être en mesure d'aller faire le "bœuf" avec les musiciens du "Ti Balcon" la boite à la mode à Cayenne.
Le clarinettiste attitré se nomme monsieur Marbot, fonctionnaire de son état, d'une grande culture musicale classique, un autre clarinettiste complétait la formation, il s'appelle Alfred EDME dit " pays ", Isambert y faisait un passage éclair, retenu par son travail, assez rapidement, Fructueux devint l'animateur principal du " Ti Balcon ". Commence alors pour lui une période faste, tous les amoureux de musique traditionnelle viennent apprécier le talent de ce nouveau clarinettiste, cela lui vaut d'ailleurs le surnom de " STELLIO " attribué par un admirateur italien. La popularité de Stellio va grandissant, il est sollicité par un grand homme d'affaires propriétaire d'un cinéma à Cayenne.

Monsieur DIDIER demande au clarinettiste de venir dans son cinéma pour animer les films muets. Stellio satisfait les amateurs de cinéma. C'est ainsi que quelques temps après, monsieur Didier rentre à la Martinique pour acheter un cinéma baptisé " le Gaumont ", dés que les choses se précisent, il demande à Stellio de le rejoindre à Fort de France.

Nous sommes en 1919, la musique bat son plein dans la capitale, d'excellents clarinettistes font la joie des habitants. Les plus en vue se nomment : Apanon - Adidi - Chari - Elisabeth et bien sur les frères Augustine allias " les frères loulou ", tous trois clarinettistes de talent officiant au plus ancien casino du pays, " le casino des frères loulou " ou le " casino Bagoé ". Léon Apanon en est le numéro un. Doté d'une grande culture musicale et issu de l'orchestre philharmonique dont il fut directeur et chef d'orchestre, prenant la suite de son maître monsieur Daniel Danjou. Il est avec les frères Edragas de ceux qui ont évité la catastrophe de Saint-Pierre, il y a perdu ses parents et bien entendu tous leurs biens.

C'est lui qui procure à Stellio les musiciens qui devront l'accompagner pour l'animation des films muets du cinéma Gaumont : Léardée en sera le violoniste, Collat le violoncelliste. Stellio et Apanon entretiennent de bonnes relations, il leur arrive souvent de jouer ensembles.

En 1921 et en tout début d'année, Léon Apanon inaugure un nouveau casino, " le Select Tango ", bien entendu, Apanon à une très bonne clientèle. Il a animé des années durant le dancing les " Folies Bergères ", le " Select Tango " offre à sa clientèle un excellent confort, en 1922, Stellio rejoint Apanon, dés lors s'installe une grande rivalité entre eux, la rupture ne se fait pas attendre. Léon Apanon à une grande connaissance du solfège et de l'harmonie, Stellio lui ne joue que d'oreille, quelques remarques et conseils de son rival ne sont pas pour lui plaire.

Il quitte le " Select Tango " et avec l'aide de son employeur monsieur Didier il obtient un hangar que ce dernier possède à quelques mettre du fameux dancing que dirige Apanon. Ce hangar baptisé " le Quand Même " fait un peu d'ombre à l'établissement concurrent. Si Stellio est un excellent musicien, il est un bien triste gestionnaire, " le Quand Même " périclite. A la demande de Léon Apanon il revient au " Select Tango " et cette nouvelle collaboration s'étend sur plusieurs années, et ce, jusqu'au départ de Stellio pour la Métropole en avril 1929.



C'est Ernest Leardée qui décide de quitter la Martinique et suggère l'idée à son amie Stellio. Ce dernier est réticent et c'est encore Léardée qui trouve la solution en indiquant au clarinettiste la marche à suivre pour réaliser ce projet, il lui propose même la formation de leur futur orchestre, " tu tiendras la clarinette et moi le violon et nous nous ferons accompagner par Archange Saint-Hilaire au trombone, Marius Collat au violoncelle et Cremas Orphélien à la batterie et au chant.

Après quelques réunions au sein de l'éventuel orchestre, il est décidé de beaucoup travailler au prochain carnaval afin de se constituer une cagnotte pour les frais de transport et de premières semaines de survie en France, le carnaval terminé, il s'avère que l'argent récolté ne recouvrira pas les frais escomptés. Ernest Leardée propose d'emprunter une somme à son beau-frère, Archange Saint-Hilaire met sa côte par substantielle, Orphélien et Collat seront pris en compte par les trois associés. Tout étant bien mis au point, l'orchestre embarque le samedi 27 avril 1929 sur le paquebot " Pellerin de la touche ". Outre les péripéties du voyage, l'équipe arrive à la gare Saint-Lazare, accueillie par monsieur Blérald qui s'était chargé de tout organiser à Paris, tant au point de vue logement que pour exercer leur métier de musiciens. Tous les frais de préparations en avaient coûté aux deux organisateurs Blérald et Laviolette.
Il n'a suffit que d'une journée pour la première répétition et l'inauguration a eut lieu le 11 mai. Le succès fut immédiat ! L'affaire ne dura que deux mois et il fallut déménager et trouver autre chose, le bal de glacière fermait ses portes. Le motif de fermeture n'était autre que le bruit et l'animation faite autour du bal par les Antillais et dont se plaignaient les voisins. Un autre lieu fut trouvé et sa durée n'a été que de deux mois encore… au début de l'automne de cette même année 1929 " le Rocher de Cancale " un restaurant du quartier de Bercy offre sa grande salle de banquet. Tout comme cela se passait dans les lieux précédents, messieurs Blérald et Laviolette assurent la vente des billets. Le patron se chargeait quant à lui de la boisson. Au mois d'octobre un des dirigeants de la firme Odéon ayant prit contact avec Stellio le chef d'orchestre, lui propose de signer un contrat d'enregistrement. Au jour J, Stellio - Leardée - Saint-Hilaire et Victor Collat se présente au studio, Orphélien absent est remplacé par son amie Jeanne Rosillette, six faces sont enregistrées, cinq biguines et une mazurka, la somme versée au chef d'orchestre, après déduction des frais divers engagés pour la circonstance est répartie entre les trois associés, Stellio s'attribuant le double des autres, convention datent de leur entente faite à la Martinique.
Le contrat signé chez Odéon stipulait le versement par la firme de cinquante centimes par face enregistrée, Stellio n'en fit pas part à ses associés. Un jour Léardée rencontre un négociant martiniquais venu s'approvisionner en disques, félicite celui-ci pour le succès de la vente des huit milles exemplaires tant en France qu'aux Antilles, et, s'étant rendu chez Odéon pour se réapprovisionner s'entend dire par monsieur Goudchaux que la maison est en rupture provisoire de stock et qu'a cette cadence de vente les associés doivent être millionnaires.

Ernest Léardée fait par à Saint-Hilaire de la nouvelle qui lui est rapportée. Tous deux dans une grande colère, s'en vont trouver le chef à son domicile, Stellio écoute la requête et reconnaît les faits qui lui sont reprochés et explique que la chose s'avère normale puisqu'il est à la fois compositeur auteur et chef d'orchestre. Malgré l'insistance de ses associés, il reste sur ses positions. Saint-Hilaire rentre dans une colère au point de tenter d'en venir aux mains, Léardée calme le jeu, la rupture est consommée et quelques jours plus tard Saint-Hilaire quitte la France en direction de la Martinique. Léardée s'en retourne chez Stellio afin d'obtenir ne serait ce que une infime partie des royalties mais en vain, il arrive à convaincre Stellio de l'employer comme musicien et non plus comme associé. L'entente se fait jusqu'au prochain enregistrement au mois de décembre et un soir, a l'issue d'une violente altercation au " Rocher du Cancale ", Léardée claque la porte sans demander son compte.
Le " Stellio's Band " compte de nouveau membres : Finotte Attuly au piano, Robert Charlery au Banjo.
Pour la préparation de l'exposition coloniale de 1931, Stellio engage d'autres musiciens : Gastont Adélaide tient le piano, Henri Boye est au banjo, Masséna au trombone, Paul Mathias à la guitare et au chacha, Marcel Lemon à la batterie, Massal Duverger
au violoncelle et bien entendu Stellio à la clarinette. Leona Gabriel devenant la chanteuse en titre du " Stellio's Band ". L'exposition s'étant du mois de mai 1931 à novembre de la même année.
Au mois d'octobre Stellio abandonne l'animation de l'exposition pour ouvrir le " Tagada Biguine " sis au numéro 12 de la rue de l'arrivée à Montparnasse. Sam Castendet fut son remplaçant à l'exposition.
Eldege Fortuné le nouvelle associé de Stellio le quitte pour ouvrir la " Cabane Bambou " le " Tagada Biguine " haut lieu du tout Paris antillais reçoit souvent la visite de madame Fernande De Virel, maman de Moune De Rivel, qui s'installe au piano, accompagnant la gouailleuse chanteuse Léona Gabriel. Stellio est contraint de fermer l'établissement devant l'exigence du propriétaire compte tenu du succès grandissant du cabaret et surtout à cause de l'animation nocturne créée par l'énorme rassemblement d'Antillais dans le quartier.
L'année suivante Stellio tente une réouverture qui se solde au bout de quelques mois par un échec total. Il continue ses enregistrements, en 1935 il est de retour a " L'élan Noir " au numéro 124 du Boulevard de Montparnasse.

Dés lors s'amorce le déclin du grand clarinettiste, il souffre du cœur et refuse de se ménager.

Une exposition internationale des arts et techniques est annoncée, qui doit se dérouler durant tout l'été de 1937 au centre des colonies et dépendances d'Outre-Mer situé dans l'île des cygnes. L'orchestre de stellio est retenu ainsi que celui du violoniste guadeloupéen Roger Fanfant. Les deux pavillons sont contigus, il remportèrent tous deux un immense succès, le clarinettiste continue ses enregistrements jusqu'au mois de décembre 1938. Soixante quatre disques ont été recensés entre octobre 1929 et décembre 1938.

C'est pour honorer un engagement du pianiste martiniquais Alphonso que Stellio se rend rue de la Huchette à Paris afin d'animer un bal, qu'il est terrassé devant son public le 16 avril 1939. Transporté à l'hôpital, il meurt le 24 juillet de la même année des suites d'une embolie.
Quelques notes fâcheuses de la vie de ce grand musicien :
Stellio a signé de manière abusive bon nombre d'œuvres de compositeurs tant de l'époque de Saint-Pierre que ceux du VENEZUELA, tels Alberto Munoz et Lionel Balasco. Il perdit tous les procès intentés contre lui. La soit disant biguine " Sepent Maigre " n'est autre qu'un ragtime composé par le pianiste noir Américain du nom de Scott Joplin. Stellio ignorait tout du solfège et de l'harmonie, il ne connaissait même pas la tablature de son instrument ; sa force était de savoir interpréter la biguine et la mazurka par la puissance de ses lèvres sur des anches dures.

Toute fois, nous nous devons de reconnaître le gros travail effectué par lui au cours des années de 1929 à 1939, ses nombreux plagiats permirent tout de même la propagation de notre répertoire de musique traditionnelle tant en Europe qu'en Afrique et bien entendu dans la Caraïbe.

J'en profite pour faire un clin d'œil au musicologue bien connu Jean-Pierre Meunier pour tout le travail de recherche qu'il a effectué tant à Paris qu'aux Antilles Guyane afin de nous restituer l'intégralité des enregistrements des disques " 78 tours " de 1929 aux " Années Cinquante ". Cette collection a été enregistrée en CD par Fremeaux et Associés S.A.

Jean-Pierre est aussi co-auteur du livre " La Biguine de l'Oncle Bens " relatant la vie du grand ami de Stellio, Ernest Léardée.
(Aude BAGOE) 



STELLIO et son orchestre Antillais
SÊPENT MAIGRE - Biguine créole Exécutée par l'orchestre antillais. Direction Stellio (sept. ou oct. 1929)
AH! GÂDÉ CHABINE-LÀ - Biguine Exécutée par l'orchestre antillais. Direction : Stellio. Vocal : Léardée et Rosillette (sept. ou oct.1929)
MÉMÉE LA CRÉOLE - Biguine créole Exécutée par l'orchestre du Bal Antillais. Direction : Stellio. Vocal : Léona Gabriel (déc.1929 ou jan.1930)
PARIS-BIGUINE - Biguine Orchestre Tagada-Biguine. Direction : Stellio. Vocal : Mademoiselle Estrella (Léona Gabriel) (c.1931)
ALBERTE ET ANDRÉ - Valse Orchestre Stellio de l'exposition Coloniale de Paris, (c.1931)
STA-VISKA - Biguine martiniquaise Stellio et son orchestre créole. Vocal : Orphélien (c.1934)
MUSSIEU DOLLAR - Biguine martiniquaise Exécutée par l'orchestre antillais. Direction : Stellio. Vocal: Léardée et Rosillette (sep. ou oct.1929)
CALALOU - Biguine Stellio et son orchestre créole. Vocal : Léona Gabriel (c.1934)
LA NUIT - Mazouk - Danse créole Orchestre Stellio de l'exposition Coloniale de Paris, (c.1931)
EN L'AI MONE LA - Biguine Orchestre de l'Élan. Direction : Stellio (c.1934)
FINOTTE - Biguine Orchestre Tagada-Biguine. Direction : Stellio (c.1931)
OUÉ, OUÉ, OUÉ, OUÉ (MANMAN... LA GRÈVE BARRÉ MOIN) Orchestre de l'exposition Coloniale de Paris, 1931. Direction : Stellio Vocal : Léona Gabriel (c.1931)
YAYA, MOIN NI L'AGENT - Mazouk Orchestre antillais. Direction: Stellio (sep. ou oct.1929)
DOUCE ESPÉRANCE - Valse antillaise Stellio et son orchestre créole. (c.1937)
NANA OU GROS ZOZO - Biguine créole Orchestre du Bal Antillais. Direction : Stellio. Vocal: Orphélien (déc.29 ou jan.1930)
PLEUREZ, PLEUREZ CHABIN - Biguine Exécutée par Stellio et son orchestre créole (c.1939)
TI-CITRON - Mazurka créole Stellio et son orchestre créole (sept. ou oct.1929)
MUSSIEU SATAN FACHÉ - Biguine martiniquaise Orchestre antillais. Direction : Stellio. Vocal : Léardée et Rosillette (c.1934)
À L'OMBRE DES PALMIERS - Valse pasillo Stellio et son orchestre créole (c.1937)
MOIN BELLE! MOIN JEUNE! - Biguine Stellio et son orchestre créole Vocal : Léona Gabriel (c.1934)
CONVERSATION - Mazouk Stellio et son orchestre créole (c.1935)
V'LOPPEZ MOIN DOUDOU - Biguine Stellio et son orchestre créole (c.1937)
CHANSON CANNES - Biguine Stellio et son orchestre créole (c.1935)
EN SENS UNIQUE, S.V.P. - Biguine L'orchestre antillais. Direction : Stellio (sept. ou oct.1929)


MOUNE DE RIVEL
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Cécile JEAN-LOUIS BAGHIO'O
Dite
MOUNE DE RIVEL


Moune de Rivel, à travers les époques....
Cette grande dame de la chanson Crèole est née à Bordeaux le 7 janvier 1918, fille de Henri Jean-Louis Baghio'ode et de Fernande De Virel professeur de musique, issue du conservatoire de Paris en 1902, avec en mains un premier prix de violon et un deuxième prix de piano, donne à Cécile sa fille encore enfant, une bonne éducation musicale. La petite fille évolue au sein de la maison familiale dans une ambiance musicale, lieu de rencontre des grands musiciens antillais de l'époque tels : Stellio - Léardée - Collat - Saint-Hilaire - Marie-Madeleine Carbet etc. c'est cette dernière véritable ambassadrice de la culture musicale traditionnelle des Antilles-Guyane qui a ouvert le cœur de Moune à la musique créole authentique. Moune lui voue d'ailleurs une profonde admiration et un très grand respect.
Léona Gabriel est aussi l'amie de la famille, elle met en place les chansons de son répertoire, accompagnée au piano par Fernande De Virel, la petite Moune apprécie et admire cette grande dame de la chanson antillaise, elle chante à voix basse en même temps que Léona.
A l'age de onze ans, Moune fait ses débuts dans la chanson, elle prend donc le relais de sa grand-mère maternelle, Marie De Virel. Maman Fernande compose deux chansons afin de stimuler sa fille " Mamzelle Ka Ou Ti Ni " et " Chocolat a la Doumite ".
C'est à l'age de quinze ans, et accompagnée par sa maman au piano qu'elle donne son premier récital au cabaret de la "Boule Blanche" à Paris. Guitariste, pianiste, Chanteuse, peintre et comédienne ; Moune excelle en tout. A la fin des années trente, elle chante au "Cabaret des Fleurs", dans le quartier de Montparnasse, elle chante aussi à la "Tomate" rue Notre Dame de Lorette, Paris est en pleine occupation ! Un peu avant la fin de la guerre " 1935 - 1945 ", on la retrouve en vedette à l'ouverture du nouveau cabaret du nom de la "Canne à Sucre". Les propriétaires ne sont autres que Loulette et Jacques Magnien qui avaient découvert l'artiste à la "Tomate", Moune y chante accompagnée par l'orchestre du trompettiste, guitariste Pierre Louiss, avec Roland Paterne à la guitare - Christian Jean-Romain à la batterie - Robert Roch à la contrebasse.
Elle interprète avec maestria quelques compositions de sa maman et des airs du patrimoine musical antillais. Appréciée par un militaire américain venu à la "Canne à Sucre" Moune fut engagée pour deux mois au célèbre café "Society" de New York, ce militaire était un agent artistique de la compagnie de disques " Victor ", elle est considérée par les New-Yorkais comme celle qui reflète par son charme créole la Louisiane. Son séjour américain s'étend sur deux années, durant ce laps de temps, non seulement elle participe au tournage du film "Night Club Room", mais elle épouse le pianiste de Jazz, l'américain Ellis Larkins.
Revenu pour très peu de temps à Paris, elle participe à une séance d'enregistrement avec l'orchestre de Denis Ancédy clarinettiste de talent.
Le départ de Moune De Rivel de la "Canne à Sucre" donne l'occasion à Jenny Alpha d'effectuer sa rentrée dans ce haut lieu de la musique traditionnelle Antillo-Guyanaise. Dès son retour définitif à Paris, Moune reprend ses animations à la "Canne à Sucre" puis elle passe en vedette dans une soirée de gala organisée par le "Hot-Club Colonial", "Chez Max" dancing du bord de Marne, on la retrouve dans toutes les grandes manifestations antillaises, accompagnée par les plus grands musiciens du moment, tels :
Albert Lirvat - Robert Mavounzy - Sylvio Siobud et de nombreux autres.
Elle effectue avec brio une grande tournée en Europe (Milan, Berlin, Stockholm, Helsinki etc. Les activités de cette grande artiste se multiplient, la télévision française diffuse sa "Rapsodie Antilles" interprétée par l'orchestre de Michel Stern.
Quant a Vera Kirlova, elle fut inspirée par sa biguine "Noir et Blanc", la conduisant à la création d'un ballet au "Palais de Chaillot", de plus, son "Noël des Iles", les petits chanteurs à la croix de bois l'enregistre, donnant ainsi à leur répertoire une couleur exotique de même que sa "Berceuse Créole".
Pour l'accession à l'indépendance du Burkina Faso, les dirigeants de cette nouvelle république d'Afrique sollicitent Moune De Rivel afin de leur composer l'Hymne de la Liberté retrouvée. La grande artiste animatrice de radio, comédienne, se fait remarquer au cinéma dans les films comme : "l'Atlantide" - "La Belle et le Truand" - "Popsy Pop" - "Aux Yeux du Souvenir" - "Meurtre en Sourdine" - "l'Ecume des Jours" - "Paul et Virginie" - "Trois Femmes" - "Mont-Cinère" etc.
En 1983, la télévision Scandinave, lui consacre un programme intitulé : "Ne joue pas avec la tristesse". Quelques unes de ses œuvres furent publiées aux éditions Salvet, Camia & Breton, Chez Micro, Présence Africaine publie aussi ses contes "Kiroa".
Moune De Rivel s'enrichit d'une longue discographie enregistré chez "Pathé Marconi" "RCA" "Ducret & Thompson" "Chamts du Monde et VanStory".
Actuellement, elle travaille avec les musiciens ; Ti Marcel Louis-Joseph - Georges-Edouard Nourel - Jean-Pierre Ismaël - Clément Légitimus, chaque année cet ensemble participe au " Rendez-vous de L'Erdre ", un nouvel album de Moune sera enregistré par ces mêmes musiciens (pour l'été 2000).
Elle reconnait volontiers : "mon role, c'est de conserver le folklore" cette grande dame de la chanson traditionnelle créole défend depuis 60 ans le patrimoine musical des antilles. 1994 "Rencontre de la Chanson Créole d'Hier et d'Aujourd'hui".
Elle apprécie également le zouk, qui distille une version moderne du folklore antillais, "le zouk, c'est l'évolution de la musique créole"
Pour l'instant, en dehors de nombreux galas, elle dirige le premier conservatoire de musique traditionnelle antillaise, "MIZIK EN NOU" crée en Septembre 1995, rue Ede La Jonquière à Paris.
Quel beau parcours qu'est celui de Cécile Jean-Louis alias Moune De Rivel, on comprend aisément que sa voix ait envouté ceux qui lui ont décerné de nombreuses distinctions:


DISTINCTIONS HONORIFIQUES

Chevalier de l'ordre National de la Haute Volta.
Chevalier de l'Ordre National du Mérite (1966)
Médaille de la Ville de Paris (1967)
Médaille de la Courtoisie française (1968)
Médaille de la commune de Sainte-Anne
(lieu de naissance de ses parents) (1994)
Officier de l'ordre National du Mérite (1994)
Médaille de la ville de Pointe A Pitre (1996)
Chevalier des arts et des Lettres (1997)
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Gerard LAVINY
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Gerard LABINY
Alias LAVINY
Animateur - Chanteur
Guitariste - Compositeur
"l'Ambassadeur des Antilles à Paris"

Né en 1933 à Basse-Terre, d'une famille bourgeoise de la Guadeloupe ; Dès son enfance, il évolue dans un domaine musical. Son père pratique le piano et sa maman fredonne des airs des îles hispaniques parce que native de Puerto Rico. Gérard passe souvent ses vacances dans cette île ou la musique fait loi. Son père lui offre un violon et la possibilité d'étudier le solfège. Un peu plus tard, et sous l'influence de ses nombreux séjours à Puerto Rico, Gérard choisi la guitare.
Au lycée de Basse-Terre, il adhère à l'ensemble "Concordia".
Bien que sa passion pour la musique le stimule au plus haut point, ses parents veillent à son assiduité scolaire. Il n'est point question que leur fils soit musicien. Quelle honte serait la chose!.
Bachelier, Gérard se rend à Paris ou ses parents souhaitent qu'il s'oriente vers des études telles " sciences-po ". De Paris, Gérard rejoint discrètement l'île espagnole qui ne lui inspire que la musique. Papa Labiny rentre dans une profonde colère et se rend de suite à Puerto Rico afin de ramener son fils à la raison. De retour à Paris, Gérard entame des études et commence à fréquenter des restaurants ou il chante et s'accompagne à la guitare. Clients et patrons apprécient l'artiste. Les soirées se prolongent assez souvent, et l'étudiant est contraint de récupérer " ses nuits blanches " le jour et puis " le bouche à oreille " se développe. L'adolescent a une clientèle régulière qui revient chaque soir, comme pour puiser son énergie quotidienne.
L'époque est propice à cette nouvelle couleur musicale. Les restaurants antillais sont " légion " à Paris et Gérard obtient son premier contrat qui est l'animation en échange d'un repas, et d'une misérable quête parmi la clientèle. Plus tard, il perçoit un petit pourcentage sur chaque repas vendu. Quant à se reposer, il partage le lit d'un de ses amis étudiant qui au moment de partir à son cours, offre sa place encore tiède au guitariste. A son réveil, Gérard suit des cours de chant et d'harmonie. Des lors, une clientèle de plus en plus huppé, à la recherche d'exotisme vient applaudir notre étudiant-maron. Lilian HARLEY propriétaire de 'la Créole " prend en main la destinée de ce fabuleux animateur. Elle lui trouve une chambre de bonne lui accorde un fixe.
Gérard est sympathique et communique la chaleur de son pays à tous ces noctambules. Henri SALVADOR - Boris VIAN et toute la haute société parisienne découvrent ce talentueux musicien - poète. Une proposition de directeur artistique lui est faite pour " la canne à sucre ". Ce cabaret antillais ouvert à l'après-guerre. Il y restera pendant vingt ans. Laviny s'entoure de musiciens et d'artistes de haut niveau. Nelly LUNGLA avec son ballet - Sylvio SIOBUD se brillant clarinettiste a à ses côtés Leonel LOUISE à la contrebasse - Jacques RICHEMONT au piano - Pierre RASSIN au trombone - Louis ANGELE à la trompette et Martin STERMAN à la batterie.
Les attractions y sont nombreuses, le virtuose Robert MAVOUNZY épate la clientèle en jouant à la fois de la clarinette et du saxophone - Joe CLEMENDOR danse le " limbo " et grâce à l'animation de Gérard LAVINY, la " canne à sucre " devient le " joyau " des soirées Parisiennes. "sans chemise et sans pantalon" - " ma mère c'est ta belle-mère " - " nég ni mové man-nié " - " Téd chez nous " - " le prénom des filles ", des que LAVINY entonne ces chansons, il déclenche une hilarité générale dans la salle, et comme pour ramener le calme, Gérard offre un quart d'heure de charme avec : " ou belle " - " bondie bon " - " la sérénade " - " tal vez " etc.
Tout autant qu'a la créole, " la canne à sucre " reçoit un nombre incalculable de personnalités. Le succès sans cesse grandissant de cet artiste le conduit à organiser tout ce qui concerne l'exotisme en France et à l'étranger. Désormais, " Gérard LAVINY " devient un label de qualité. Galas - Tournées - concerts et tout ce qui concerne la Caraïbe sont de son ressort. Au bout de vingt années d'activités intenses à la " canne à sucre ", il décide de s'y éloigner pour devenir un grand entrepreneur de spectacles. Animateur de talent - compositeur émérite - chanteur de charme - musicien polyvalent(il a fait partie du " Lecuana Cubans Boys "). Au sein de son orchestre, l'on retrouvait les meilleurs musiciens antillais.

(Aude BAGOE)
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Ernest LEARDEE
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Ernest LEARDEE
(Violon - Clarinette - Saxo)

Né le 9 décembre 1896, dans le quartier populaire des Terres-Sainville à Fort-de-France. D'une famille très modeste, il perd ses parents alors qu'il est encore enfant, sa sœur Yaya prend la relève de ceux-ci, étant obligée de faire le ménage chez les gens aisés afin de subvenir aux besoins de son petit frère.
Bien qu'ils habitent la maison familiale et que les dépendances de celle-ci soient habitées par des locataires sans scrupule, refusant de couvrir les frais de location, c'est d'ailleurs suite à une altercation avec l'un d'entre eux que le petit Ernest alors âgé de dix ans se décide à chercher à travailler pour pouvoir aider Yaya.
Il commence par rendre de petits services dans le voisinage, il chasse le " Colibri " qu'il doit livrer vivant à un commerçant qui les expédie à un marchand de chapeaux en France, il se fait aussi un immense plaisir d'aller à la pèche aux crustacés qu'il rapporte à sa sœur afin d'améliorer l'ordinaire.
Lors de ses nombreux déplacements, il tombe en arrêt devant l'atelier d'un luthier - Ebéniste - Multi-Instrumentiste, Marius COLLAT répare et fabrique les instruments à cordes, il est aussi accordeur de piano. Il observe attentivement les faits et gestes du luthier et surtout le travail de son apprenti, ce dernier tourne une machine à force de poignets par manque d'électricité. Spontanément, Ernest lui offre son aide, devant la vivacité de son intervention, monsieur COLLAT le félicite et lui demande si cela l'intéresse d'apprendre le métier, l'offre est alléchante et Ernest lui dit qu'il en parlera à sa sœur Yaya.
Dés le lendemain, il se présente à l'atelier et c'est le départ d'une nouvelle vie pour lui, le garçon est intelligent, il observe le menuisier dans la fabrication des instruments et le choix des matériaux nécessaires.


Ce qui impressionne davantage le nouvel apprenti c'est que son patron soit musicien et chef d'orchestre il est à la fois :
Clarinettiste, violoncelliste et pianiste, il est aussi père de deux garçons, André l'aîné étudie le violon, et Victor le cadet le piano et le violoncelle, très rapidement André et Ernest se lient d'amitié.
Ce dernier assimile tout ce que papa COLLAT inculque à son fils, Ernest confie à André son vif désir d'apprendre lui aussi à jouer au violon, dés qu'ils le peuvent, ils s'arrangent pour se retrouver seuls afin de pouvoir se partager l'instrument, les progrès de l'élève enseigné sont spectaculaires, et l'élève enseignant jubile.
L'idée de posséder son propre instrument perturbe le petit Ernest qui décide de le fabriquer à l'insu de son patron, petit à petit, il sélectionne les différents bois nécessaires à cette réalisation.
Il met de coté un moule et commence à façonner son violon lorsqu'il est surpris par son patron qui lui demande de s'expliquer, le violon me passionne répond-t-il et j'essaie de m'en fabriquer un, tu devrais me le dire, s'entend-t-il répondre par le patron qui s'empresse de l'aider dans le choix des matériaux afin d'aboutir à sa réalisation, déjà chachayeur, Ernest est maintenant violoniste débutant, il suit de plus en plus monsieur COLLAT dans ses animations musicales, il fait bientôt partie de cet orchestre. Un jour, Ernest LEARDEE est contacté par un musicien guyanais, éminent joueur de cornet à pistons qui lui propose de se joindre à son orchestre pour un contrat à l'île de la Dominique, LEARDEE soumet la proposition a sa sœur qui voit la chose d'un très mauvais œil, mais devant les arguments de son frère, elle se rend à l'évidence de cette éventuelle séparation.
L'Orchestre en question se compose de ELISEE au cornet à pistons et chef d'orchestre, ISAMBERT surnommé " serpent maigre", grand clarinettiste de l'époque de Saint-Pierre et du brillant violoncelliste DUVERGER, le succès obtenu est au-dessus de leurs espérances et le contrat initialement prévu pour un mois se voit prolongé d'un autre mois.
Se faisant, monsieur COLLAT s'inquiète de l'absence prolongée de son employé et protégé, au retour du chachayeur - violoniste - fugueur, Yaya lui fait part de la colère de son patron.
LEARDEE prend la décision dénuée de toute élégance et décide de couper court à ses relations avec la famille COLLAT, c'est la fin d'une étroite et grande collaboration entre une famille généreuse et un ingrat.
L'argent gagné à la Dominique est épuisé et Ernest LEARDEE déambule dans les rues de Fort de France afin de trouver un autre travail lui permettant de subvenir à ses besoins, c'est ainsi qu'il est subjugué par le cliquetis des ciseaux d'un coiffeur et cette nouvelle rencontre sera déterminante pour lui, ce métier lui plait et le coiffeur et le coiffeur se propose de lui apprendre, il semble doué aussi pour la coiffure et cela lui donne l'occasion d'y faire ses preuves et de pouvoir s'installer à son compte, par la suite, jusqu'a son départ pour la France en avril 1929.
En 1919, le clarinettiste martiniquais Fructueux ALEXANDRE dit STELLIO rentre de Guyane pour animer les films muets dans le nouveau cinéma ouvert à Fort de France par René DIDIER, du nom de " Gaumont ", STELLIO engage le violoncelliste DUVERGER et le violoniste LEARDEE, ce trio s'accorde parfaitement à la mission qui les incombe, DUVERGER est parfois remplacé par le jeune Victor COLLAT, pianiste et violoncelliste de haut niveau, cette collaboration s'étend sur plusieurs années.
En dehors de leur animation au cinéma Gaumont, STELLIO et LEARDEE se créent des liens d'amitié, le clarinettiste vient souvent à la rencontre du coiffeur, afin de se réunir pour écouter ensemble la musique en provenance du vénézuéla ou des Etats Unis de façon à les interpréter ensuite à la sauce martiniquaise (cela explique leur complicité pour les nombreux plagias d'œuvres étrangères et même de Saint-Pierre), dans une page de son livre, LEARDEE justifie la chose par le fait que cet abus leur permettait de faire avancer et ventiler la musique traditionnelle des Antilles-Guyane tant à Paris que dans le reste du monde, je veux bien l'admettre… mais tout de même !
Vers la fin de l'année 1928, LEARDEE a une idée qui lui trotte dans la tête, il veut se rendre en France pour promouvoir la biguine, il en parle à son ami qui trouve l'idée intéressante, mais avoue que l'argent manque pour réaliser un tel projet. Le violoniste ne baisse pas les bras et soumet à son interlocuteur la formation de l'éventuel orchestre qui ferait le déplacement STELLIO en serait le chef, Archange SAINT-HILAIRE au trombone Victor COLLAT au violoncelle, Crémas ORPHELIEN à la batterie et au chant, et bien entendu LEARDEE au violon.
STELLIO, accueille la proposition avec enthousiasme, LEARDEE ajoute que pour ce faire, il ne sera que de beaucoup travailler au prochain carnaval afin de constituer une cagnotte pour les frais de transport avec en plus quelque argent pour les premières journées de survie dans la grande capitale, hélas, le carnaval terminé, il s'avère que la somme récoltée ne couvre pas les frais escomptés ! C'est encore LEARDEE qui trouve la solution à leur problème, il décide d'emprunter une somme a son beau-père.
Il propose une association : STELLIO - SAINT-HILAIRE - LEARDEE - ORPHELIEN et COLLAT seront pris en compte par les associés, le 27 avril 1929, l'orchestre embarque sur le paquebot " Pellerin de la Touche ", après toutes les péripéties de leur voyage, ils sont enfin accueillis à la gare Saint-Lazare par messieurs BLERALD et LAVIOLETTE qui étaient charger de tout organiser et préparer leur arrivée et leur installation.
Dés le lendemain il y eut une répétition générale et l'orchestre fit son entrée au " Bal de la Glacière " situé Boulevard Blanqui à Paris, dans le quartier de la Glacière, leur succès fut tel que le Bal fut contraint de fermer ses portes sur plainte du voisinage pour les nuisances causées par un tel va et vient.
Je ne parlerai pas ici des tracasseries de l'association " STELLIO - LEARDEE - SAINT-HILAIRE" et de leur rupture.
Ernest LEARDEE est certainement le musicien antillais qui a bénéficié de toutes les opportunités qui ce sons présentés à lui, de simple musicien, il fut : Chef d'Orchestre - Compositeur - Propriétaire de Casino - Editeur de Musique - Sociétaire Définitif de la SACEM, et que je sais-je encore ? Tout cela n'a pas empêché qu'il ce face gruger par Francis SALABERT, par la publicité du riz " Uncle Ben's ", par les différents contrats de dancing… et tout le reste.
Peut-être que son grand amour pour la gent féminine dominait sa vie au point de piétiner ses différentes gestions ou alors, le manque de culture générale exprime-t-il son échec, afin de mieux le comprendre, je vous recommande la lecture de son livre co-signé de son épouse Brigitte et son grand ami Jean-Pierre MEUNIER, intitulé " la Biguine de l'Oncle Ben's " dont la présentation est de monsieur Gaston MONERVILLE.

Ernest LEARDEE mourut à son domicile de Fontenay-sous-Bois, 7 rue Gaston-Charle (Val-de-Marne), d'un cancer, à l'age de Quatre Vingt Douze ans dans la nuit du 12 au 13 avril 1988, il et inhumé le 15 avril en présence de nombreux parents et amis, au cimetière communal de Fontenay-sous-Bois, tombe 1073 ter, allée centrale, 13' division, ou il repose, avec sa clarinette et son violon.

Il laisse une œuvre considérable.
(Aude BAGOE)

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André COLLAT
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Andre COLLAT
(Violon - Professeur de Musique)

Né à Fort de France au début du siècle, fils d'une famille de musiciens, Marius le père était luthier et jouait à la mandoline au banjo au violon et au violoncelle. Très tôt il initie son fils à l'étude du violon. Ses cours sont quotidiens et André assimile facilement ce que lui enseigne son père il pratique la méthode " Claude Augé ".
Le menuisier - ébéniste - luthier - poli-instrumentiste, musicien de talent, estimant que son fils André possédait une bonne base théorique et une maîtrise de l'instrument décide d'envoyer l'enfant prodige parachever ses connaissances au conservatoire de musique de Paris.
Après de brillantes étude André en sort avec un diplôme de professeur de musique, nommé dans un lycée à Paris le nouvel enseignant transmet son savoir aux élèves, et les résultats sont surprenants. Se faisant, André Collat fait régulièrement " le bœuf " avec certains musiciens Antillais professionnels jouant la musique traditionnelle Antillo-Guyanaise. Il compose beaucoup, et ses chansons obtiennent un grand succès. Parmi celles-ci " La Georgi Mania " avec des paroles du chanteur-batteur Crémas Orphélien, cette biguine fut enregistrée en Janvier 1930 par l'orchestre " Créol's Band " sous la direction de Félix Valvert, cet orchestre comptait six musiciens : Robert Claise à la clarinette - Ernest Léardée au violon - Robert Charlery au banjo - Victor Collat (frère cadet d'André) au piano- Bernard Zelier à la batterie et Félix Valvert à la guitare. (disque INOVAT 5128 A.B.)
Au bout de quelques années, André Collat obtient sa mutation à la Martinique, il rentre avec son épouse et ses trois enfants : Jacky, Guy et Roger. Arrivé à Fort de France André Collat est admis comme professeur de musique au Lycée Schoelcher de Fort de France et aux cours complémentaires des Terres Sainville. Il enseigne le solfége à son domicile et ses éléves sont nombreux.
Parallèlement il fut fondateur et chef de l'orchestre " Estudiantina Martiniquaise " ayant comme violonistes :
Roger-Raoul et Robert Lise
1er Mandoline Monsieur Jean Bédiat
2er Mandoline Monsieur Georges Jean
A la guitare : Marcel Fibleuil et Germain Soumbo
A la flute : Messieurs François Quarménil et Henri Léo
Les trois fils d'André Collat sont d'éminents violonistes, Jacky et Roger en France et Guy aux Etats-Unis.
(Aude BAGOE)
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BAREL COPPET
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Anatole COPPET dit Barel
(Batterie - Saxo - Clarinette - Piano)
Une force - une Légende - un Mythe

La musique engendre des gênes que l'on ne saurait contester. A la Martinique, et partout ailleurs, il y a des familles de musiciens. Le nom de ces familles à traversé le siécle d'un bout à l'autre ; parmi celle-ci, il en est une dont le nom résonne régulièrement aux Antilles Guyanes : La dynastie des Coppet.
Anatole dit Barel est le benjamin de : Hypolite, Honoré et Bayard tous trois musiciens de renom, sans oublier les cousins Ivanes et Hurard. Avant cette génération, il y eu les Jaron et Sena Gallion, surnommé Yon-Yon, grand maître du " Chouval Bois ". Cela nous ramène à la montagne du Vauclin lieu dit " la Humbert ". Cette commune est aussi le lieu de naissance de Barel. Des son jeune age, il se passionne pour les rythmes et son instrument de prédilection est la batterie. Barel ne se sépare jamais des baguettes qui lui servent à taper sur tout ce qui l'entoure. Quand ses frères animent une fête de quartier, ou un mariage, il se croit obliger d'être présent pour soutenir le tempo. Il y parvient à merveille et cela amuse la galerie ; ceci lui vaut des encouragements. Un musicien de la Guadeloupe, cultivateur de son état, accordéoniste et clarinettiste épouse la sœur aînée Cécilia Coppet.
Il se nomme Alfred Edmée dont le surnom est " Pays ". Il a été musicien en Guyane comme bien d'autres. " Pays " dirige un orchestre dont les musiciens sont les suivants : François Manclet au violon - Georges Manclet au trombone - Jules Manclet au violoncelle - Mencliére au banjo - " Pays " tien la clarinette et Jeannot la Batterie. C'est d'ailleurs ce dernier qui fait la joie de Barel. Non seulement il lui permet de " faire le bœuf " avec sa batterie, il la lui laisse afin qu'il s'entraîne.
Maman Coppet décéde et les époux Edmé décident de partir à la Guadeloupe en amenant le petit dernier. Barel est alors agé de quatorze ans. Bien que inscrit à l'école du quartier, le jeune batteur continue à suivre son beau-frère. Ainsi, il découvre d'autres orchestres mais aussi d'autres batteurs. Ceux-ci sont en compétition et se livrent à des concours d'agileté. Citons donc les meilleurs d'entre eux : Edouard Pajaniandy dit " Mariepin " - Robert Mavounzy - Antoine Duteil - Michel Berté - et bien sur notre Barel.

La lutte s'annonce difficile entre les deux meilleurs qui ne sont autres que Barel Coppet et Robert Mavounzy. Tous deux sont sollicites dans les grands orchestres locaux. Mavounzy étant déjà des l'age de onze ans le batteur attitré de l'orchestre " Fairness's Jazz " de Roger Fanfant. (Pour la petite histoire, sachez que ces cinq batteurs furent tous par la suite les meilleurs saxophonistes et clarinettistes ayant fait carrière en Europe).

Depuis quelque temps Barel est attiré par l'instrument de son beau frère. Cela s'explique, attendu que ses frères aînés Hypolite et Honoré sont déjà clarinettiste ainsi que leur cousin Hurard. Des que " Pays " s'absente Barel emprunte son instrument pour essayer d'en tirer des sons. Petit à petit, il y parvient avec beaucoup d'aisance, atel point qu'un jour il est surpris par le beau frère. Celui-ci est à la fois agacé, vu qu'il n'aime pas que l'on se serve de son instrument par mesure d'hygiéne mais découvre en même temps le talent du benjamin. Il pause donc ses conditions et demande à Barel de se procurer un bec pour continuer à se servir de la clarinette. Conforté par cette entente le clarinettiste débutant s'adresse à Hypolite qui non consent à lui offrire un bec, lui achéte une clarinette. Des lors Barel Coppet se comporte en " self made man ". Maîtrisant parfaitement la clarinette, il s'essaie au saxophone.
Bien que passionné par la musique, Barel pense à travailler. Il trouve donc un emploi dans l'entreprise en bâtiment que dirige Monsieur Antoine Bariosco. Il est âgé de dix sept ans. Considéré comme l'employé le plus sérieux et le plus assidu, il y travaille durant trois années. Nous sommes en 1940, et l'éclatement de la guerre perturbe toutes les entreprises.
Barel trouve un emploi de cordonnier aux établissements Séverin Kancel, rue Frébeau à Pointe - à - Pitre. Il y restera six ans. Entre temps, il effectuera son service militaire à Saint - Claude de janvier 1943 à février 1944. A la caserne, il monte un orchestre, à la grande joie de ses supérieurs. C'est surtout à cette période qu'il maîtrise le saxophone. Son succès est éclatant tant dans les bals de quartiers, qu'au messe des officiers et sous officiers.
Bien qu'ayant repris ses activités dans la même cordonnerie Barel envisage un retour au pays natal. La guerre prend fin et cela stimule le musicien. Apres quelques mois de réflexion et de prise de contact, il à la garantie de travailler avec son frère Honoré dans le dancing que dirige celui-ci " le moulin rouge aux Terres-Sainville " 1946 marque le retour de " l'enfant prodige ". Barel est paré de ses deux instruments. Il se fait connaître des musiciens Martiniquais en jouant avec son frère Honoré. Se faisant, il rencontre Paul Julvécourt et un tandem se forme. Il parcourent ensemble toutes les communes de la Martinique. Les deux musiciens ont un tel succès qu'il leur est suggéré d'aller en France. Le projet prend forme mais au tout dernier moment Julvécourt y renonce, pour rester aider sa maman. Barel s'en va en compagnie de son frère Honoré.
C'est au cri de " Honoré Coppet est à Paris " que les Frères Coppet sont accueillis à la gare Saint-Lazare. Les français veulent oublier leurs déboires de la triste guerre. Deux années se sont écoulées, et tous les orchestres antillais ont du travail. Les deux frères n'ont aucune difficulté à être embauchés. Pierre Louiss est à la recherche d'un saxophoniste c'est Antoine Duteil qui le dit à Barel. Les choses se font très vite et Barel passe le " baptême du feu " à la " Boule d'or " rue plumier dans le quinzième arrondissement de la capitale. Rapidement cela devient une grande escalade, il est à l'affiche " au Reflet des Iles " boulevard Pasteur, de la, il part au nouveau " casino de Nice ", à Lille il est au dancing " Le Bellevue ", à " l'Alambra " à Vichy.
En 1949, c'est Arcachon qui le reçoit au " Casino de la Plage ", il y restera trois mois, deux mois à Paris au cabaret " l'Amiral ", trois mois à Marseille, 15 quai des belges au " Priva Léopold Bar ". Le 2 mai 1950, une grande porte lui est ouverte. Il devient chef d'orchestre du Bal Nègre " Le Blomet ", c'est pour lui la consécration, il y restera dix ans. En 1955, lors d'un gala à la "brasserie floréal", boulevard Bonne Nouvelle, Barel est abordé par un dirigeant de la maison Philips qui lui fait signer son premier contrat d'enregistrement. Le saxophoniste - clarinettiste n'est pas prêt pour ce genre de choses, il est tout juste en train de s'initier au solfège et a l'harmonie. Qu'a cela ne tienne ! fou de joie, il prend son véhicule pour rentrer chez lui.
Chemin faisant, il met en place un air qui lui trotte dans la tête. Arrivé chez lui il ajuste les paroles et cela donne " Moin ni an l'Auto Nef ". Au bout de huit ou dix jour, il est en mesure d'affronter la maison Philips. Barel n'a ni un centime pour payer les frais de studio, ni un centime pour les musiciens. Il fait appel à ses frères et à ses amis. Tous sont sidérés, ne connaissant pas Barel compositeur. Il leur explique " le topo " et les répétitions commencent.
L'orchestre se compose de :

Bayard Coppet à la batterie - Honoré Coppet à la clarinette - Edmar Gob au saxo tenor - Pierre Rassin au trombonne - Germain Jallier à la tumba - Pierre Chonchon à la contrebasse - Madame Troubadour au piano - Roland Paterne à la guitare - Auguste Nabajoth au guiro et au chant et Barel au saxo alto et chef d'orchestre.
Tout le monde se souvient de ce gros succès des années " cinquante ". Cela vaut à Barel de faire le tour de l'Europe et de l'Afrique. Après une dizaine d'années d'euphorie et de voyage, il quitte " le Blomet " pour la " canne à sucre ". Il y demeure jusqu'en août 1967.

Discographie Partielle de BAREL COPPET
Ce sont maintenant les cinéastes qui le sollicitent :
Société Lumière Films (15 rue de Paris à Boulogne)
Casino de Salins les Bains (les artistes associés, Film Paris Blues)
Les Films Marceau (vive la nuit)
Le Samouraï, rue Quentin Bouchart (film Rhom Paris Rhom)
A.T.C. Boulogne (il est minuit docteur Schoetzer)
Merry Yves (plusieurs représentations)
De retour à la Martinique pour animer " le Manoir " avec Pierre Rassin en 1969 l'infatigable Barel y reste durant dix neuf ans. Comme pour se reposer Barel Coppet anime la seule boite ou l'on peut apprécier la musique traditionnelle à la Martinique. Il dispense aussi des cours de clarinette, piano et saxo à enfants et adultes, tout en continuant à répondre aux demandes de la Guyane et de la Guadeloupe sans oublier Paris.
Le 10 avril Barel Coppet est élevé au grade de chevalier de l'ordre du mérite. Il est considéré comme étant le dernier des clarinettiste antillais de l'ancienne garde.. Compositeur de talent, il possède la plus grande culture musicale des musiciens d'orchestre de danse. " j'ai laissé la clef sur la porte " aîme t'il chanter. Cette porte n'est autre que celle de son grand cœur qu'il ouvre à tous.

Barel Coppet décède а l'âge de 89 ans suite а un accident cardiaux vasculaire le dimanche 18 Octobre 2009 à 10h du matin au CHU Pierre Zobda-Quitman à Fort de France Martinique.

Le ministre de la Culture Frédéric Mitterrand a salué lundi la mémoire d’un "gardien éclairé et vigilant" de la musique antillaise. Barel Coppet était un "maître et un modèle pour les jeunes Martiniquais désireux de perpétuer une tradition musicale dont il était le gardien tout à la fois éclairé et vigilant", écrit le ministre dans un communiqué. Ce musicien, qui était "une des figures les plus brillantes et les plus attachantes" de la musique antillaise, était aussi "une authentique figure de la vie parisienne" où il était "le roi de la biguine" dans les années 50, souligne le ministre. "Aux métropolitains, il faisait alors découvrir une autre culture, celle des îles, culture indissociablement autre et nôtre", rappelle M. Mitterrand.
Un article publié par Le Monde le 23 Octobre 2009 lui à été consacré.
(Aude BAGOE)
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Honoré COPPET
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Honoré COPPET
Clarinette - Saxophone

Né en 1910 dans la commune du Vauclin, dans une famille de musicien, Des son jeune age, il s'intéresse à la flûte en bambou qu'il maîtrise assez rapidement. Très tôt, il travaille dans une usine de canne à sucre au Vauclin même. Apres quelques temps, il trouve du travail dans une entreprise de fabrication de carreaux dans le secteur de la Pointe Simon à Fort de France.
Dans la capitale, il rencontre Alfred Edmé dit " Pays " qui courtise sa sœur. Après avoir longuement écouté Honoré dans la maîtrise de sa flûte en bambou, il lui propose de l'initier à la clarinette. Il s'avère que cet instrument n'a aucun secret aux yeux du flûtiste. Ses progrès sont si rapides que le jeune Honoré fait des animations de quartier avec son nouvel instrument, il côtoie même les musiciens accomplis. Le temps passe et Honoré Coppet à une réputation de grand clarinettiste, il forme un orchestre et dirige un dancing aux Terres Sainville. En 1947, il est rejoint par son jeune frère Barel, qui lui aussi est clarinettiste à Point a Pitre.
Les deux frères jouent ensemble au " Moulin Rouge " ce dancing des Terres Sainville.
Toujours ensemble ils décident de se rendre en France, il font leur début Parisien à la " Boule d'Or " rue Plumet dans le quinzième arrondissement.
Le succès est immédiat ! il faut dire qu'a la gare Saint-Lazare le jour de l'arrivée des Coppets ils sont reçus par les compatriotes venus les accueillir au cri de (Honoré Coppet est à Paris, Honoré Coppet est à Paris).
Après une dizaine d'années de succès tant à la " Boule d'Or " qu'au " Blomet " ou au " Triolet ", Honoré est sollicité par un musicien Africain, frère du président de la Guinée, Monsieur Sékou Touré à effectuer une tournée en Afrique. Au cours de cette grande tournée Africaine, le Sénégal lui demande de rester à Dakar afin d'y enseigner le solfége, ensuite c'est à nouveau la Guinée qui lui propose d'assurer la direction de l'orchestre national de Conarry, ainsi que la formation de musiciens à la lecture des notes. Puis c'est la Côte d'Ivoire qui lui demande de diriger l'orchestre National de la capital Abidjan, il le feras durant dix ans. En 1969, Barel demande à son frère de le rejoindre à la Martinique. Honoré revient rapidement à Paris le temps de faire quelques emplettes, puis débarque à Fort de France ou il obtient un poste de professeur de musique au " Sermac " ou il enseigne jusqu'à sa mort le 20 Mars 1990.
(Aude BAGOE)
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Henri DEBS
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Henri DEBS
Flûte - Guitare - Piano - Saxo
Compositeur de musique - Producteur

Henri DEBS est ce guadeloupéen qui dès sa plus tendre enfance s'est intéressé à la musique traditionnelle Antillo-Guyanaise. Comme tous garnements de son age, il s'initie à la flute en bambou. Sa passion est de rejoindre ses copains de quartier pour s'amuser un peu en imitant les orchestres qui répétaient ça et là. Se faisant, il apprend à jouer de la guitare. C'est ainsi qu'il débute dans l'orchestre " El Calderon Jazz " que dirige Bruno AVERNE en compagnie de A. CONDOUANT - S. MARBOEUF - C. SOMBE - S. MARIVAL - P. BOUGAREL - G. CELESTINE - B. PIOCHE - M. KANCEL - B. MONPIERRE et J. MORENCY. Plus tard on le retrouve dans l'orchestre " Esperanza Jazz " que dirige Stephan BENOIT. Il y fait des remplacements. Ensuite, il adhère au " Caribéen Jazz " avec René BEAUJOUR - Serge CHRISTOPHE - Socrate DUHAMEL - Robert SARKIS et Jacques MORENCY.
Henri DEBS à signé de nombreuses compositions. Ses biguines ont beaucoup de succès. Il en a même crée un style " Kombass ". c'est encore Henri DEBS que l'on apprécie dans " Esperanza Jazz " nouvelle formule

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avec : S. LANDRE - ED. BENOIT J. ANGEL - P. BENOIT - ST . BENOIT - T. FIRMIN. Il officie dans différentes boites de nuit : " Luna Rock " - " Le Boukarou " - " Ma Cabane " - " La Cocoteraie " etc. puis a partir de 1962, il ouvre sa propre boite " Le Club 97-1 " succès total ! les réservations n'étaient possibles que trois mois à l'avance et ce jusqu'en 1980. Il produit un nombre incalculable d'artistes. Ses enregistrements vont de : Lola MARTIN à Al LIRVAT - Emilien ANTILE - Vincent OZIER-LAFONTAINE (la maison des mérengués) - Paul JULVECOURT, et de nombreux autres. Il enregistre aussi à Puerto Rico avec Tony OLIVINCIA.
En 1985, il obtient " Les Marakas d'Or ", ensuite le grand prix "Alexandre STELLIO ", en 1993, il est " Médaille d'Or " de la biguine. Henri DEBS a officié récement dans l'orchestre " Guadeloupe Sons " que dirige Guy JAQUET.
Une photo de " Henri DEBS et Son Combo " au " Club 97-1 " en 1972, du temps de " Tu As Calé Le Moteur " " Titan La ", l'on reconnaît de haut en bas :
Henri DEBS guitare/vocal - Serge CHRISTOPHE congas/vocal - Abel ZENON saxo ténor - Maurice MONDUL piano - Donadieu MOMPIERRE basse - Claude TRANCHOT vocal/guiro - Serge LANDRE percussions/batterie et Miguel LARA percussions/batterie.
Henri DEBS a fait un énorme travail au niveau de la musique traditionnlle des Antilles-Guyane. Il s'est rapproché des pionniers de cette musique afin de la maintenir en vie. Il a mis en exergue les compositions de :
Albert LIRVAT - Michel SARDABY - Emilien ANTILE - Robert MAVOUNZY - Abel ZENON etc.


(Aude BAGOE)
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Eddy GUSTAVE
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Edmond GUSTAVE
Alias Eddy GUSTAVE ou Edmond MAXIME
Clarinette - Saxophone - Chef d'Orchestre - Compositeur - Editeur de Musique - Producteur discographique

Né à Morne a l'Eau le 19 novembre 1936, Edmond GUSTAVE évolue très tôt dans un milieu musical. D'abord du coté maternel. Le nom de MALAHEL évoque la musique. Pianistes et guitaristes sont populaires en Guadeloupe et en France. A l'école le petit Edmond étudie le solfège, et puis, le mari de son enseignante crée un petit conservatoire intitulé " la lyre Normalienne ". tout simplement Edmond y adhère et ses progrès sont spectaculaires au point que le directeur lui offre une récompense de fin d'année qui n'est autre qu'une clarinette tant convoitée par le petit Edmond.
A cette époque, la musique n'est qu'une affaire de cordonniers et de coiffeurs.
Madame GUSTAVE se sentant déshonorée par la venue de son fils avec une clarinette, s'empresse de le raccompagner au siège de la lyre. Heureusement pour Edmond, les choses s'arrangent bien et les cours continuent. Edmond ira jusqu'au baccalauréat, qu'il n'obtiendra pas.
Il est admis comme aide-laborantin à la pharmacie BERTHELOT. Il attire l'attention du pharmacien qui décide de l'envoyer faire des études de laborantin en France. C'est le départ pour Paris ! Inscrit à l'école " Violet " Edmond se prépare à une brillante carrière dans la chimie. Il obtient ses diplômes et est engagé aux grand établissement " Roussel ". Edmond loge " au quartier latin ". Un dimanche, alors qu'il déambule tranquillement au boulevard Saint-Michel, il rencontre une ancienne connaissance de la Guadeloupe en la personne d'Emilien ANTILE, le fameux " Monsieur Sax ", saxophoniste de renom au pays.
Après de chaleureuses retrouvailles Emilien demande à Edmond de venir l'écouter au " Triolet " ou il officie, il y feront le " bœuf " à cette occasion.

Le moment venu, Emilien tend son saxophone à son jeune compatriote et des qu'Edmond entonne les premières mesures, une explosion de joie se fait entendre, clients et patron jubilent devant ce talentueux musicien. A la fin de son intervention, le patron signifie à Emilien son vif désir de garder le jeune saxophoniste. Dès lors, Edmond GUSTAVE deviendra laborantin le jour et musicien la nuit.
Cet état de chose durera assez longtemps. Edmond GUSTAVE devient Eddy GUSTAVE. Manipuler les éprouvettes et faire de la musique devient astreignant, Eddy décide d'abandonner ses employeurs de jour pour s'adonner à la musique. Il s'inscrit au cours de perfectionnement et voyage de toute part. Outre la province française ; il se retrouve en Europe et en Afrique. Plus tard, il se stabilise et demeure " a la canne à sucre " durant une décennie. Le succès est omniprésent il enregistre un " premier quarante cinq tours " chez Debs, puis un second. " Fanny " et " meringué télé" deviennent des standards tout comme " Ce l'an mou ka commandé " Eddy ouvre " Eddy Son ", une maison de disques rue Vandame dans le 14e arrondissement.
Deux animateurs de France Inter :
Patrice Blanc-Francard et Bernard Lenoir lui proposent une émission du nom de " banana's ". celle-ci comportait douze caravanes et devrait sillonner la France aux rythmes de la chanson créole. Le succès est inévitable ! des lettres de félicitation affluent ! cela amène Eddy à s'installer dans les sous-sol du célèbre restaurant " la créole ", boulevard du Montparnasse. Se faisant, il essaie de convaincre les grandes maisons de production de promouvoir cette musique chaleureuse des Antilles ; mais en vain.
Un beau jour, il craque et décide de se lancer dans la production des nombreux artistes antillais et africains.
Sa démarche est positive, son catalogue affichera plus de cinq cents de ceux-la.
Mais, Eddy est musicien dans l'âme ! après réflexion, il prend du recul et laisse tout tomber pour reprendre sa vie de musicien.
Tel est le riche parcours de cet artiste polyvalent qui dignement a représenté les Antilles tant en France hexagonale, qu'en Europe et en Afrique. De retour dans son pays natal, il goutte aux jours heureux dans une magnifique villa en compagnie de son épouse Nora.
Le couple affiche une convivialité des plus sympathique. Nora en femme intelligente à toujours stimulé son artiste de mari, elle a même participé à de nombreuses prestations comme chanteuse et danseuse. Il fait bon de passer une après midi en compagnie de ce couple merveilleux dans leur résidence de Baie-Mahault.

Salut Nora et Eddy ! vous êtes in.....

Eddy Gustave au casino de Gosier Octobre 2005
Eddy Gustave et son orchestre au casino de Gosier Octobre 2005

(Aude BAGOE

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Gaston LINDOR
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Gaston LINDOR
Flutte - Saxo Alto
Professeur de Musiques

Père : Albert LINDOR, mère : Armande TOUSSAINT
Né le 7 novembre 1929 à Cayenne, j'ai fréquenté jusqu'à l'âge de 9 ans l'école des sœurs (Ecole Michotte), après quoi je suis allé user mes pantalons sur les bancs du collège et du lycée Félix Eboué. Ce fut une période où j'aimais projeter des films avec mon copain Bellemar VITELIS et pendant laquelle j'ai brûlé des paires de draps que 'j'empruntais" à ma mère.
Ma toute première rencontre avec la France s'effectua avec les "Eclaireurs de France" à l'occasion du Jamboré. Dès mon retour, Maurice RIBAL me fit cadeau d'une flutte avec laquelle je commençais à m'entraîner.
J'apprenais les notes avec Hugues SERIN qui me les montrait sur son saxo. A partir de là, je décide de m'acheter une méthode et d'étudier le solfège tout en continuant à m'exercer seul sur mon instrument.
C'est en 1946 que je m'engage dans l'armée, date à laquelle je quitte hélas Cayenne par voie maritime. Le bateau qui nous transportait "Le Colombie" nous débarqua à Fort-de-France en 1948. Puis en février 1949, je quitte Marseille et je suis dirigé vers Saint Raphaël au Camp Robert, pour rejoindre l'Extrême Orient à bord du " Duc Doumale " qui nous débarque à Saigon. Je suis alors nommé brigadier chef en 1950 après avoir été affecté DGTTEO. Je dois préciser qu'entre 1949 et 1951 je me trouvais en Indochine où la guerre faisait des ravages. Fort heureusement, je quitte Saigon en 1951 et je rejoins Marseille en juillet où le soleil bat son plein. Je suis par la suite transféré à la Caserne Caffaielli de Toulouse où je n'aurais pas longtemps à attendre pour être démobilisé en 1952.
Avec mes premières économies, je m'offre un saxo alto et j'en profite pour reprendre mes études. Mais je suis obligé de travailler le jour et d'étudier la nuit, aucune bourse ne m'ayant été accordée.
Je fus tout d'abord employé comme ouvrier spécialisé aux usines RENAULT puis à la RATP.
Tout cela devient trop dur à supporter car je ne peux pas travailler et poursuivre mes études en même temps. Me voilà donc condamné à abandonner mes études après avoir tout de même passé un concours auprès du Ministère d'Etat où je suis admis. Pendant ce temps, je consacre tous mes samedis soirs et dimanches matins à étudier la musique. Il m'arrive même de faire quelques " bœufs " chez CLODOMIR. qui décide de m'engager Rue du Cardinal Lemoine.
J'ai donc fait mes premiers pas au "Caraïbes" durant 2 ans, puis au "Bal fleuri", au "Valence", au "Cho Cho Cho" où Robert MAVOUNZY venait souvent me rejoindre et où nous n'hésitions pas à faire un "bœuf" accompagné de mon orchestre et parfois de Maurice METHON.
Cette formation était composée de Gérard STANISLAS (Guadeloupe), André COIFFE (Métropolitain), MITRAM Rodolphe (Guyane), BALTAZAR (Guadeloupe), Virgile Elie Victor CALCUL, Henri DALBIN, Noël, Martial, Maurice Jallier, Alexandre PERVAL, Yves LUBINO, Gérard LAVINY. C'est à mes début au "Caraïbes" où je jouais toutes sortes de musique, que je rencontre Pépin DUCAS, grand clarinettiste.
Je rencontre aussi la femme de ma vie, Rose-Marie que j'épouse en 1954, Suivent beaucoup d'autres heureux évènements qui sont mes 4 fils et mes 2 filles. Tous sont d'ailleurs aujourd'hui passionnés de musique ou de danse.
Puis en 1955, je perds la vue et je suis atteint de cécité complète. C'est en 1960 que je rencontre Gilles SALA qui représente la maison RCA à cette époque, je suis le 1er saxophoniste Guyanais qui obtient un contrat d'exclusivité et Gilles me donne l'occasion en cette même année d'enregistrer mon premier disque.
J'ai eu il est vrai, deux parrains de choix, puisqu'il s'agissait de Gilles et Joséphine BAKER.
Toujours cette même année, je me produis pour mon plus grand plaisir dans un grand bal, Place Saint Augustin. Je deviens Par la Suite membre de la S.D.R.M. et de la S.A.C.E.M.
Après mon contrat chez RCA J'enregistre chez Homère, maison dirigée par Robert CANETI et Michel HERAULT.
C'est en 1963 que j'ai l'immense joie de retrouver la Guyane où de 1964 à 1967 je jouerai dans de nombreux bals pour les étudiants guyanais, comme me le demandait parfois Marcelle VERIN.
J'attendrais 1968 pour décrocher un nouveau contrat dans mon pays où j'obtiendrai enfin la consécration en enregistrant mon premier 33 tours RCA.
J'ai bien sur parcouru beaucoup de villes et de pays comme l'Italie, l'Afrique du Nord, la Belgique, Marseille, Calais pour obtenir différents contrats, notamment avec Georges BARTHELEMY et son fils. Ensemble, nous avons fait les beaux soirs de certains "clubs" comme celui de Cathe et René à Cormeille en Parisis, ou encore à Boulogne sur Mer.
Ce fut une époque pleine de succès, pendant laquelle je jouais à la "Taverne de Belleville" et où je suis resté plusieurs années. Je peux vous dire que la salle était toujours comble et le public surchauffé.
J'ai également parcouru la France en compagnie de différents "compagnons de route" tel que Raymond CHARLERY avec qui j'ai pu enregistrer et Jean-Roland VERDEROSA dit JORLAND, et Gilles SALA avec lequel j'ai participé à de nombreuses émissions de radio.
Quant à "ANGELINA" , je suis sûr que les villes où nous nous produisions s'en souviennent encore. Je fus professeur auprès d'élèves aussi bien Métropolitains, Antillais que Guyanais et je ne dissimulais pas le réel plaisir que J'avais à enseigner tout ce que je savais dans ce domaine. Maurice METHON pourrait vous en dire long sur ce sujet. Beaucoup Plus tard, en 1973, la Taverne est vendue. Je continue malgré tout à faire quelques galas et à enseigner à mes élèves. Notre musique vit encore aujourd'hui et certains titres comme, "Mo rélé maman, maman quimbé mi rein" passent en Belgique dans des villes comme KNOKX HEIST ZEEBRUGE et BRUGE car les Flamands aiment notre musique et m'ont donné l'occasion de rejouer parmi eux pendant l'été 85. L'accueil fut plus que chaleureux.
Et c'est Grâce à ma fille cadette "Lili" qui tient un établissement à ZEEBRUGE que mes disques continuent d'être passés et écoutés ...
Des extraits en MP3 de et par l'artiste Gaston LINDOR à télécharger:
"O ma Guyane", "Approuague-Kaw", "Boléro dans la Nuit"
Tout cela prit fin, quand en 1987 je fus atteint d'une hémorragie cérébrale qui me laissa paralysé du côté droit. Ce handicap m'empêche bien sûr de m'entraîner 8 heures par jour comme je pouvais le faire auparavant. De plus, je ne me déplace pas très bien, et n'ayant plus l'usage de mes yeux, tout cela m'est parfois très pénible... j'essaye de ne pas perdre le moral
Aujourd'hui, je me souviens de ces jours heureux où mon ami Gratien LANOU se mettait au piano et moi au saxo. Nous répétions à la maison pendant des heures, des heures qui nous semblaient si courtes ...
(Gaston LINDOR)

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Depuis quelques années, Gaston savoure en compagnie de son épouse et de ses enfants une retraite bien méritée.
Son handicap lui enlève toute possibilité de faire encore un peu de musique, mais il est si entouré que la courbe de son moral reste au beau fixe, ses enfants sont tous musiciens, et cela lui met du baume au cœur.
Dans son pays natal, il n'est pas oublié, plusieurs articles le concernant sont signés par Yvan ROLLUS ou Rodolphe ROBO. Les Enfants de Gaston LINDOR (à l'aube de l'an 2000)
Aliette (39 ans) Chanteuse
Jean-Marie (30 ans) Pianiste - Compositeur
Michel (35 ans) Saxo - Guitare - Compositeur
Pascal (38 ans) Bassiste Issu du Conservatoire - Professeur de Musique
Maurice (40 ans) Batteur

(Aude BAGOE)

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albert LIRVAT
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Veuillez taper votre texte iciAlbert LIRVAT
Dit Al LIRVAT

Né à Pointe-À-Pitre le 12 février 1916, à l'age de quatre ans, son oncle Léogane qui est luthier lui offre une mandoline, Ti Bebert assimile les leçons et conseils de son oncle, cela le conduit à vouloir étudier le banjo, à onze ans il maîtrise ce nouvel instrument qui lui permet de se divertir en dehors de ses heures d'études. Au lycée Carnot ou il est élève, il monte un petit orchestre avec quelques copains qui eux aussi devinrent des musiciens professionnels en France.
A seize ans, Albert compose Touloulou cette biguine recueille un succès insoupçonné, cinquante ans après elle fait toujours partie des grands classiques.
La biguine suivante " Moune A Ou Cè Moune A Ou " vient couronner la première.
Le chef de l'orchestre " Los Créolitos " prend de l'assurance.
Il prend son bac avec succès et souhaite faire des études d'ingénieur de transmission.
C'est avec sa guitare que l'étudiant musicien débarque à Paris en décembre 1935.
Il effectue les démarches concernant ses études, et multiplie aussi ses contacts auprès des musiciens qu'il rencontre dans ses sorties nocturnes.
Sa réputation de jeune et grand compositeur lui ouvre nombre de portes des lieux ou la musique traditionnelle des Antilles est diffusée.
Sa biguine Touloulou est jouée par tous, de plus, ces musiciens professionnels le considèrent comme un virtuose de la guitare, il arrive à concilier étude et animations musicales.
L'arrivée de la guerre 1939 - 1945 le pousse à rentrer en Guadeloupe, c'est l'occasion pour lui de s'offrir des vacances ; et c'est ce qu'il fait pour rejoindre son pays, dans l'euphorie de ses vacances il reçoit " un délai de route " pour son incorporation dans l'armée, il est envoyé à la Martinique !
La France est en guerre avec l'Allemagne ce qui explique que les casernes recrutent nécessairement, elles sont pleines d'une jeunesse qui devra rejoindre le front, Albert LIRVAT fait partie de ceux qui seront parqués au " Lycée Schoelcher " avec pour tout confort des mottes de paille pour dormir, avec lui quelques musiciens martiniquais tels que Ti Jo BALUSTRE et Maurice LONGRAIS, cette situation pour le moins rocambolesque amène le guitariste guadeloupéen à immortaliser cet état de fait, il compose " A Dans Paille La ".
Sans se soucier d'un éventuel départ à la guerre, ils passent leur temps à faire de la musique à longueur de journée et de soirée, Maurice LONGRAIS assure tantôt la trompette et aussi la batterie il en est de même pour Ti Jo BALUSTRE d'autres musiciens se joignent à eux.
La nouvelle tombe un beau matin, Albert LIRVAT est désigné pour se rendre à Rochefort à l'école qui assure la formation d'élèves officiers de réserve (E.O.R.).
Paris est en pleine occupation allemande, après sa formation il rejoint la direction du bureau de transmission de la capitale.
Au fur et a mesure, il reprend contact avec ses copains musiciens, l'Allemagne à la main mise sur Paris, elle donne la chasse aux musiciens noirs, quelques-uns uns d'entre eux sont arrêtés et envoyés dans des camps, d'autres au front, c'est ainsi que Victor COLLAT, Sosso PE-EN-KIN sont grièvement blessés et succombent des suites de leurs blessures, cela se passe en 1940.
En 1941 Albert LIRVAT rencontre le chef d'orchestre Félix VALVERT qui lui propose de l'introduire dans son ensemble comme guitariste à condition qu'il passe de cet instrument au trombone, qu'il lui offre sur-le-champ. Au bout de quelques temps, AL maîtrise l'instrument au point d'être classé deuxième trombone de France par le " Hot Club de France ", des l'année suivante il occupe la première place du classement. Félix VALVERT prenant conscience des difficultés rencontrées avec l'armée allemande, décide de quitter Paris pour se rendre en " Zone Libre ".
Pour ce faire, il réuni les meilleurs musiciens antillais dont le groupe se compose : Félix VALVERT, Robert MAVOUNZY, Eugène DELOUCHE, Emilio CLOTILDE au saxophone, Albert BORGIANO contrebassiste cubain, Fred ALEXIS à la batterie, Claude MARTIAL au piano et Albert LIRVAT à la guitare et débutant au trombone.
Fin 1942 LIRVAT se rend à " L'Odéon " de Marseille pour y accompagner Edith PIAF.
De retour à Paris il est sollicité par son ami Robert MAVOUNZY qui joue à la " Cigale ", cette brasserie est le haut lieu du Jazz en France, cela se confirme par l'arrivée des musiciens américains venus avec leurs armés aider à la libération de la France, nous sommes en 1944. En 1945, la France renaît de cette triste guerre, une vie euphorique fait place à celle-ci, les boites s'ouvrent de partout. Albert LIRVAT se déplace au cabaret la " Villa d'Este " puis au " Pavillon d'Armon ville ", " la Canne à Sucre " ouvre ses portes aux Antillais ! C'est le trompettiste, guitariste Pierre LOUISS qui est chargé de l'animer en compagnie de la Chanteuse Moune de RIVEL, du guitariste Roland PATERNE et deDenis ANCEDY.
En 1946, Sam CASTENDET succède à Ernest LEARDEE qui avait relevé Pierre LOUISS, Al LIRVAT au trombone fait partie de cet orchestre avec Robert ROCH à la contrebasse, Maurice NOIRAN à la clarinette, CASTENDET à la batterie.
Albert y rencontre celle qui sera dans un premier temps sa partenaire dans le duo qu'ils mettent sur pied, puis son épouse par la suite, ces duettistes ont un tel succès qu'ils s'en vont en tournée. Martinales et Alberto commencent un travail qui les conduiront, de succès en succès, leurs compositions sont toutes des tubes, Martine est originaire de la Corse avec en elle un sens profond de la musique traditionnelle Antillo-Guyanaise, leurs enregistrements parle de " Doudou Pas Pleuré ", " Ce Ou Même Qui l'Anmou " et " mi-Belle Journée ".
Cette merveilleuse biguine a une très belle histoire, elle est composée un jour en dix minutes.

20 December 2007
Le Pianiste David Fackeure improvise sur le magnifique thème d'Albert LIRVAT, Mi Belle Journée...


Depuis la fin de la guerre, il était impossible aux musiciens antillais de se reposer tant le travail abondait.
Un matin, en terminant leur animation à " La Canne à Sucre " un des musiciens déplore le fait de ne pouvoir se réunir entre amis afin de goûter aux petites joies qui meublent la vie de tout un chacun, et propose que l'on fasse en sorte qu'ils puissent se retrouver en dehors de leur travail. Sam CASTENDET les prend au mot et propose de mettre à leur disposition, et ce même jour, son pavillon sis à Ozoir la Ferrière, en banlieue parisienne, l'offre acceptée, ils se retrouvent chez CASTENDET, ils établissent un programme pour la journée (apéritifs, repas, digestifs, café etc.) cela se passe en présence de leur ôte de Robert ROCH, Christian JEAN ROMAIN, Maurice NOIRAN, Claude MARTIAL et Albert LIRVAT. Après un repas bien arrosé, l'un d'entre eux s'adresse à LIRVAT afin qu'il dise ce qu'il pense de cette petite réunion improvisée ? " Mi-Belle Journée… Mim' " répond-t-il, sa réponse est perçue agréablement par tous, qui lui demandent de le prouver. En dix minutes, cette biguine est composée et rendue célèbre des lors, quelques minutes après l'avoir chantée plusieurs fois, il compose comme pour se faire pardonner par son épouse " Doudou Pas Pleuré ", c'est à mes yeux un coup de génie.
En 1950, Al LIRVAT crée " la biguine Wabap " il développe techniquement sa création, il est question de polyrythmie et de pédale charleston.
Cette idée est née de sa rencontre avec le grand trompettiste noir Américain Dizzy GILLESPIE, ses diverses prestations lui permettent de promouvoir cette nouvelle façon d'appréhender la biguine.
En 1954, il est sollicité par le nouveau chef d'orchestre de la " Cigale ", le trompettiste noir Américain Jack BUTTLER pour animer le Week end dans ce haut lieu parisien du Jazz. Entre temps cela lui permet d'enregistrer chez " Pathé " sur disques 78 tours, ses premières " biguine Wabap " " Guadeloupe En Nous ".
L'année suivante il s'installe comme chef d'orchestre à cette même " Cigale ", ses prestations y sont folles… et l'afflux des musiciens antillais et Américain en plus de la clientèle habituelle en font foi ! Il enregistre cette fois chez " Urania ".
En 1960 c'est chez Debs qu'il sort un quarante cinq tours Wabap, " Rendez-Vous A Ka Titine ", de 1960 à 1964, il accompagne d'abord Joséphine Baker à l'Olympia, puis il effectue une tournée en Afrique, il participe au tournage du film " Paris Blues " avec Duke Ellington et Louis Armstrong et de nombreux autres musiciens antillais, avec Barel Coppet, il part aux Antilles, deux nouveaux " quarante cinq tours " : un de biguines traditionnelles un de Wabap.

1965 marque la naissance de son " Trio des Iles " avec Barel COPPET et Pierre CHONCHON, ensemble, il enregistrent un autre " quarante cinq tours " toujours chez Debs, Barel est à la clarinette, Pierre CHONCHON à la tumba et Al LIRVAT à la guitare, en 1968 DEBS sort un " Trente trois tours " " Biguine Tout Bonnement ".

1969, création d'un nouveau rythme " Le Kalangué" au "relais Créole ", le 18 juin de cette même année, il retourne à la " Cigale ", il y demeure jusqu'à la fermeture de celle-ci le 28 septembre 1975, entre temps il enregistre un disque de Jazz " Later " toujours sur disque DEBS, son ami Robert MAVOUNZY meurt le 24 mars 1974. En 1976, il est de retour à la " Canne à Sucre ", il participe à la nouvelle publicité du " Riz Uncle Bens ", il prend connaissance de l'arrivée d'un nouveau son ; le Zouk (Rosita, Cuisse à Poule etc.) il compose : " Fouté I Dérô et Soso Cadence Lypso "
DEBS sort un enregistrement en version nouvelle de " Biguine Wabap " (titre de l'album " (1978), il reçoit les " Maracas d'Or " à la création du prix (1978) LIRVAT effectue un recyclage de dix huit mois avec les " Pyromanes " (1979).
En 1980 c'est la comédie musicale de Ronnie AUL " l'Ile Heureuse " qui lui permet de sortir chez DEBS, un nouveau " trente trois tours ", en 1983 c'est la création de la " Biguine Ka " (BK) 7 - 6 - 5 temps, en 1985 il forme son " Trio Wabap " avec José BENJAMIN et Marcel DORINA, son choix se porte sur la musique d'ambiance pour les grands restaurants, les cocktails et l'animation des grands hôtels.
En 1987, c'est un disque de Zouk qu'il signe chez DEBS " Dansez avec les Antillais ". En 1990 " Paris Black (télé B.B.C.) " c'est aussi son premier enregistrement par ordinateur " Madrague (kalengué)" " Dégagé Mano" (Béka à 7 temps, en fournissant toutes les données de la programmation) (instruments et vocal à cinq voix) à c'est deux jeunes amis informaticiens Jocelyn DELANNAIS et Paul-Henri JOSEPHINE.
Le 15 novembre 1990, il fait l'ouverture du premier festival de Jazz de Pointe-à-Pitre avec le saxophoniste Ti Marcel LOUIS-JOSEPH. En 1991, il participe au film " Siméon " d'Euzan PALCY, 1993, il donne plusieurs concerts au " Petit Opportun ", 1994 voit Al LIRVAT poser ses valises, il donne quelques concerts au centre " Mathis " dans le 19e arrondissement de Paris.
Quelques notes : "Mi Bab" "Dépose Moin Até" "Biguine Lontan" "Fet an Nou" "Lanmou Ce Lanmou" "Gadé Loulouse" "Man May La"
La présidente de l'A.R.I.C.O.M., maître Dominique ANNICHARICO lui rend un vibrant hommage, depuis le guitariste - tromboniste - compositeur - théoricien - innovateur, n'est aperçu que dans quelques grandes manifestations antillaises et récemment dans le tournage du film de Julius-Amédée Lahou " Une Famille très Ordinaire " en compagnie de Ti Marcel,
Antoine FRANCONNY, Jobby VALENTE, Aude BAGOE, Dieudonné, Ralph TAMAR, Loulou BOISLAVILLE et de nombreux autres, plus de deux cent de ses compositions sont déposées à la SACEM.

(Aude BAGOE)


Al LIRVAT ne jouera plus

Compositeur à succès, auteur de chansons devenues de véritables symboles des sonorités antillaises et du métissage musical, Al LIRVAT est décédé à Paris samedi 30 juin 2007 à l’âge de 91 ans Le président de la Région Guadeloupe, Victorin Lurel, s’incline respectueusement devant la mémoire d’Al LIRVAT, un artiste d’exception qui, en s’éteignant, entre au panthéon des plus grandes figures du patrimoine musical antillais. ''Celui qui aurait voulu être centenaire nous quitte trop tôt, mais il nous laisse une oeuvre colossale de plus de 200 titres qui ont traversé et traverseront encore les générations'', ajoute-t-il dans un communiqué de presse en date du 1er juillet. L’album Wabap, sorti en 2003, "non du premier disque d’Al LIRVAT, un 78 tours enregistré en 1954 chez Pathé Marconi,"voit la participation de plusieurs grands noms de la musique antillaise actuelle : entre autres Kali, Dédé Saint-Prix ou Ralph Thamar.

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Maurice LONGRAIS
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Maurice LONGRAIS
(Batterie - Trompette)

"Ma vie de musicien" écrit, Maurice LONGRAIS.

Mon enfance s'est passée à la rue Lazare Carnot, à la cour Keler. Des ma plus tendre enfance; j'ai eu la musique dans le sang!. Des que je trouvais une baguette quelconque; je tapais sur tout ce qui était autour de moi. Tout ce qui se trouvait à ma porté était motif pour me pousser à exprimer un rythme. Il faut dire que ma maman travaillait au cinéma Gaumont et que des Musiciens étaient chargés d'animer les films muets. De ce fait, il m'était aisé d'y pénétrer afin d'écouter la musique qu'ils faisaient. Jean Abrosy était le batteur de la formation dans la quelle officiaient qui : Léon Apanon, Stellio, Léardée, Raymond Laurette, Bellony, Marchand etc.… Moïse Chari un excellent clarinettiste. Je me régalais en les écoutant.
Bien entendu ; après le film, les musiciens s'en allaient, mais la batterie était laissée sur place dans la journée; je m'amusais à taper dessus. Ma maman n'appréciait guère mon comportement, craignant que je détériore l'instrument.
Jean Abrosy ayant constaté que cela m'intéressait beaucoup; m'apprenait quelques rudiments. Convaincu que j'étais doué; il me laissait prendre place pour accompagner les autres. Tout ceci faisait la joie des musiciens et surtout des spectateurs. J'avais droit à beaucoup d'applaudissements et même d'ovation. Quelques fois; Jean me demandait de le remplacer. Un beau jour; il décida de quitter le Gaumont. Monsieur René Didier alors propriétaire du cinéma fait commander une batterie en France. Une fois livrée ; il demande à ma maman de me permettre d'être le nouveau batteur. J'en étais fou de joie!. Me voilà donc à quatorze ans batteur-accompagnateur de grands musiciens. J'y suis resté deux ans (1933 - 1934). Ensuite, à la période du tricentenaire du rattachement de la Martinique à la France, j'intègre l'orchestre d'Anderson Bagoé. C'était un musicien fabuleux. Son dancing se trouvait au parc des exposition; (actuellement Parc Floral). Il avait un réel plaisir à faire danser les enfants - les adolescents et les adultes.
J'avais alors seize ans et le plaisir était pour moi de côtoyer un homme comme lui. A l'époque du cinéma Gaumont; il y eut le passage d'un orchestre Trinidadien "le Toratoma" dans cette orchestre, officiait un joueur de cornet à piston du nom de Will King devant lequel j'étais en admiration. Il faut avouer qu'il jouait à la perfection. Amoureux déjà depuis longtemps des instruments en cuivre; je décidai d'acheter un cornet à piston. J'avais tant rêvé de cet instrument; qu'une fois en mains je suis allé voir Léon Apanon pour m'apprendre le solfège. Celui-ci me permit de bien connaître l'instrument. Par ailleurs; j'ai eu de bons conseilles comme le prof Dabon du Lamentin, ainsi que messieurs Coridun et André Collat. Tous ceux-ci m'ont beaucoup aidé dans ma carrière de trompettiste. Je fis rapidement des progrès.
L'instrument maîtrisé; j'adhérai à mon premier orchestre le "Native Band" sous la direction du pianiste Henri Sommier. Après quelque temps, cet orchestre fut dissout pour être remplacé par "Harmonie King". Je participai bien entendu à ce nouvel orchestre toujours comme trompettiste, et ce durant plusieurs années. Un jour, j'ai eu envie de voler de mes propres ailes; et j'ai décidé de former un orchestre du nom de "S. Bar". Cette formation fut la suivante : Georges Césaire au piano - Jude Marlet au violon - Andrée Zécler à la contrebasse - Eugène Bechet - Thorel au banjo - Ernest Larode à la batterie; et moi même à la trompette. Comme saxophoniste il y avait Raymond Joxe. En plus de cet orchestre, j'en ai eu d'autres.
A l'époque ou j'étais dans "Harmonie King" j'avais souvent joué à "Madiana - Plage". Le propriétaire de ce lieu à décidé de quitter la Martinique pour se rendre en France. Ce monsieur du nom de Fernand Boclé possédais deux dancing. "Madiana - Plage" et le "Sérénade". Je lui proposai donc de me donner la gérance de Madiana. Affaire conclue, tout comme le faisait mosieur Boclé; j'ai continue la formule "Punch en Musique" le dimanche de 10h à 14 h. Pour la période du carnaval; j'assurais les soirées le samedi jusqu'au "mercredi des cendres". Les musiciens de la formation se mirent à me jalouser, et c'est la que commence le déclin. Ceux-ci estimaient que lorsque dans la salle il n'y avait qu'une dizaines de couples; ils se devaaient de remettre leur instrument en boite, me laissant me débrouiller seul avec mon ami Loulou Joly que je n'oublirai jamais. Il était pianiste; et tous deux nous terminions la nuit ainsi. Pourtant les autres n'avaient aucun contrat ailleurs. Ils s'en allaient simplement faire le "bœuf" un peu partout, pour ne revenir qu'en fin de soirée pour voir comment se termine ce bal. Après un tel échec; toutes mes économies y étaient passées; je décidai de tout abandonner pour me rendre en France en compagnie de mon épouse et de ma fille.
Nous sommes arrivés à Paris le 27 septembre 1951. Bien que je n'étais pas connu dans la capitale; je me rendais régulièrement sur la place Pigalle, haut lieu de rendez-vous de tous les musiciens blancs ou noir. Pour subsister, je me débrouillais à faire quelques petits boulots. Entre temps. Je multipliais mes contacts; finalement ma patience fut exhaussée. Ma première proposition fut une saison pour deux mois, juillet et août au Lavandou dans l'orchestre de Jô Dany. Telle fût cette porte ouverte qui me permit de démarrer. Me voilà baignant dans les grandes eaux. La grande occasion pour moi est d'accompagner les "Peters Sisters" et quelques autres grandes vedettes.
Me voilà dans la cour des grands du Jazz. Durant douze jours, je participe au tournage du film "Paris Blues" avec Louis Armstrong et bien d'autres. Puis je vais avec Sidney Bechet en Belgique à Knok, ensuite c'est avec le grand accordéoniste de Jazz Gus Viseur. De jouer aux cotés du trompettiste Bill Colman est pour moi une joie immense! ainsi que pour Maxims Saury. Je me retrouve maintenant avec le grand saxophoniste Robert Mavounzy. Ensemble nous jouons au "Floréal", sur les grands boulevards; puis pour une semaine à Dakar; un moi et demi en Belgique.
C'est pour moi le premier retour au pays. Nous avons un contrat pour la Martinique au cinéma Pax à Fort de France. Ce fut pour moi un heureux plaisir. Nous sommes en 1958. J'y retourne en 1964 et le succès est toujours de mise.
Ma vie de musicien à Paris est meublée de boites prestigieuses : "l'Eléphant Blanc" - la "Villa d'Este" - le "Pavillon d'Armonville" etc.… sans oublier celles de l'Etranger. Avec ma popularité; j'étais sollicité pour jouer dans bon nombre de films :
"Une Vie de Garçon" avec Roger Pierre et Jean Marc Thibaut.
"La Vie de Modigliani" avec Gérard Philip.
"Blague Dans le Coin" avec Fernandel.
"Paris Blues" avec Louis Armstrong et P. Newman.
"Fantômas" avec Jean Marais.
"Un Flic" avec Alain Delon.
"Le Professionnel" avec Belmondo.
"Fédre" avec Bourvil.
"Le Gendarme à New York" avec De Funès.
"Tartarin de Tarascon" avec Dary Cole, Francis Blanche et beaucoup d'autres encore.
Pourtant à mon deuxième séjour à la Martinique en 1964; avec Robert Mavounzy, une fois de retour à Paris; je me suis rendu compte que les choses n'étaient pas les mêmes. Les contrats se raréfiaient, les discothèques prenaient le dessus. J'ai donc décidé d'abandonner la musique pour entrer dans l'administration. Au ministère des finances, et ce, jusqu'à ma retraite en 1984.

(Maurice LONGRAIS)

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Pierre LOUISE
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PIERRE LOUISE
ALIAS PEPE LOUISS
(Guitare Trompette Compositeur)

Né à Trinité (MARTINIQUE) le 29 juinen 1908, son père est fonctionnaire des douanes et a pour passion l'accordéon, Pierre suit son père dans les galas qu'il anime, la musique l'intéresse beaucoup, malheureusement, son père décède alors qu'il n'est âgé que de douze ans, C'est la consternation dans le foyer, la famille endeuillée s'organise pour faire face à l'avenir, Pierre est confié à une famille RIMBAUD très proche des LOUISE, madame LOUISE quitte la MARTINIQUE avec ses enfants pour s'installer en France.
Pierre est un élève studieux, il le prouve en passant avec succès l'épreuve du baccalauréat. Pour toute distraction, Pierre s'est initié tout seul a la guitare, parti en 1926 rejoindre ses frères et sœurs il se destine à une carrière aux impôts. Arrivé à PARIS, et lors de ses sorties, il rencontre nombre de musiciens antillais, Roland PATERNE - Sylvio SIOBUD - Albert LIRVAT - Jenny ALPHA et d'autres encore sont de ceux la, avec Jenny et Albert, il se retrouve pour jouer et chanter ensemble, Albert est excellent guitariste et très bon chanteur, ensemble ils feront un enregistrement qui ne sera malheureusement jamais commercialisé. Pierre LOUISS épouse une artiste de la région du Mans, c'est une excellente violoniste, nous sommes en 1939, la deuxième guerre mondiale éclate et Pierre est recruté au Mans, peu de temps après, il retourne à PARIS et reprend son emploi de fonctionnaire du trésor.
Après son travail, il rejoint dans différents lieux les musiciens professionnels avec qui il fait " le bœuf ", jusqu'ici, la musique n'est pour lui qu'un moyen efficace de distraction.
Au contact des autres musiciens, il se rend compte qu'il progresse chaque jour un peu plus, c'est bientôt la rencontre avec l'un des meilleurs guitariste du moment, Valentin GERION.
Durant son incorporation il avait une petite formation qu'il dirigeait et pour laquelle il faisait des arrangements, la encore il à eu le temps de s'initier à la trompette qu'il maîtrise parfaitement, une corde de plus à son arc, il participe à de nombreux galas, il commence à être sollicité partout et par tous.
La triste guerre est terminée ; les affaires reprennent dans la grande capitale, l'année 1945 sera pour Pierre le point de départ de sa carrière de musicien, il se voit proposé la place de chef d'orchestre dans le nouveau cabaret de la rue Sainte Beuve " la Canne à Sucre ". Il est l'ami des propriétaires Loulette et Jacques MAGNIEN, son orchestre comprend la ravissante MOUNE de RIVEL au chant, Roland PATERNE à la guitare - Christian JEAN-ROMAIN à la batterie - Robert ROCK à la contrebasse et lui-même à la guitare et à la trompette, leur succès est sans précédent. Lui méne parallèlement sa vie de fonctionnaire et de musicien à la fois, cette situation l'oblige à faire un choix, une demande de congé administratif lui est accordée, puis il se met en disponibilité. Finalement il décide de se faire musicien professionnel, les contrats se multiplient, il monte un nouvel ensemble " les Tropicals Singers " avec Valentin GERION à la guitare - Alberto BORGIONO à la contrebasse - Edmond GERION deuxième guitare - Christian JEAN-ROMAIN à la batterie - Ernest LEARDEE au saxo et lui-même à la trompette, ils partent pour un tour d'Europe des casinos : " le Métropole " de Lausanne - " l'Odéon de Bâle " - " le Bar de la Méditerranée " à Marseille - " le Perroquet " à Berne - " le Nouveau Casino de Nice " - " la Napoule " etc. puis ils reviennent sur Paris, il font le tour des brasseries ou Pierre Louiss est bien connu, ce sont : " l'Amiral " - " le Madrid " - " le Floréal " - " le Perroquet vert " etc.
Durant quatre ans, il animera le Casino d'Arcachon en compagnie de son fils Eddy alors âgé de huit ans, au fil du temps, le fils se constitue un répertoire que son père inclut dans ses prestations, la musique de pierre LOUISS est pleine de couleur, elle passe de la musique traditionnelle des Antilles-Guyane à la musique Latino-Américaine et au Jazz, en passant par la variété française
A l'arrivée de Barel COPPET à Paris, il l'engage dans son orchestre en prestation à la " Boule d'Or " rue Plumet dans le quinzième arrondissement de Paris se fut pour Barel COPPET la porte ouverte à l'accession du milieu professionnel des Antillo-Guyanais, le guitariste - Trompettiste - Compositeur s'est attaché la collaboration de bon nombre de musiciens qui lui sont resté fidèles
Parmi eux citons : Roland PATERNE - Christian JEAN-ROMAIN - les frères GERION - Lucien POPOTE et quelques autres. Après un peu plus de trente ans d'absence, Pierre LOUISS envisage un retour au pays natal, accompagné de son épouse et de son fils, il regagne la Martinique, c'est son frère Georges qui le reçoit, il retrouve ses amis d'enfance et goûte à la vie Martiniquaise, il prend beaucoup de contacts en vue d'un éventuel retour définitif.
En 1963, il est de nouveau là, installé chez son frère, il obtient de la radio d'animer quelques émissions, c'est ainsi qu'en juillet 1954, il devient chef d'orchestre du " Lido ", il y passera six belles années.
Ce faisant il entame la construction du restaurant qui portera le nom de " Madras ", situé au lieu dit " Tartane " à Trinité, il connaîtra un réel succès avec la clientèle venant de toutes parts apprécier les " Punchs en Musiques ", les soirées de Jazz qu'il organise restent gravées dans la mémoire des mélomanes. Un peu sur le point de poser ses valises, le musicien met le " Madras " en gérance, dès lors il vient se joindre aux musiciens du Manoir de Pierre RASSIN, entre ses prestations au LIDO et celles du MADRAS, il forme une kyrielle de jeune musiciens : Bibi LOUISON est de ceux-ci ainsi que Georges-Edouard NOUREL - Henri GUEDON - Michel PACQUIT et quelques autres.
Son frère Georges décède et Pierre LOUISS en est très affecté, son moral en prend un coup, et la maladie le ronge. Pierre Louiss décède le 31 mai 1986, au Centre Hospitalier du Carbet à la Martinique il avait 78 ans.
(Aude BAGOE)
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Claude MARTIAL
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Claude MARTIAL
Alias JOFF
(Piano - Guitare - Banjo)

Né à Pointe à Pitre en 1913 d'une famille de musiciens ; encore adolescents, les frères MARTIAL forment un petit orchestre dont l'aîné Tom en est le chef d'orchestre et tient le piano, Bruno, le frère cadet est à la batterie et Claude tient le banjo et la guitare ; avec eux il y a des amis de la famille en la personne de Gérard COLLETAS et Gaston DAVID aux violons, Sylvio SIOBUD à la clarinette et au saxo.
Cet orchestre est le " Tommy' Jazz ", outre le Jazz il ne joue que de la variété française, ensemble ils animent des fêtes de quartiers, des mariages et des bals de jeunesse ; entre temps, arrive de la Martinique un jeune clarinettiste et saxophoniste de talent ; Tom l'engage dans l'orchestre ; il s'appelle Maurice NOIRAN, c'est lui qui impose un répertoire de musique traditionnelle au " Tommy' Jazz " ; des lors, cet orchestre connaît la renommée. En 1930, alors qu'il est en séjour en Guadeloupe, un commissaire de la future exposition coloniale est séduit par le " Tommy' Jazz " et leur promet de les faire venir en France l'année suivante pour y animer le pavillon de la Guadeloupe ; l'offre est plus qu'alléchante, et cet orchestre de jeunes travaille " d'arrache pied " de façon à satisfaire leur admirateur de commissaire.
Les mois paraissent de plus en plus longs à ces jeunes musiciens assoiffés d'éventuels succès à Paris, les choses se précisent concernant la date d'ouverture de cette fameuse exposition coloniale fixée au 06 mai 1931 ; à cette date, ils n'avaient toujours rien reçu de cette organisation ; le temps passe et les parents MARTIAL décèdent l'un après l'autre en peu de temps.
De concert, les frères décident donc de vendre leur héritage pour faire face aux frais de voyage pour se rendre en France ; le partage effectué ils proposent de payer le voyage a Maurice NOIRAN, Sylvio SIOBUD - COLLETAS et David paieront eux leurs voyages.
L'orchestre embarque début novembre sur un paquebot de la compagnie générale transatlantique pour arriver à Paris juste pour assister à la fermeture de cette exposition dont ils avaient tant rêvé ; leur déception est de taille ! L'exposition ferme ses portes le dimanche 15 novembre 1931 ; profondément déçus, ces jeunes musiciens ne se laissent pas aller au découragement, ils apprennent que c'est STELLIO qui par ses relations leur ravit leur place en décrochant le contrat.
Dans le courant du mois de décembre ils se retrouvent à la firme " parlophone " pour leur premier enregistrement " robe à queues " ; ils avaient aussi trouvé du travail dans une brasserie du boulevard de Montmartre et pour pouvoir enregistrer, ils avaient emporté leurs instruments et notamment la batterie aux " studio parlophone ", le patron de cette brasserie n'ayant pas été averti, fut persuadé que l'orchestre lui avait fait faut bon ; il se débrouille pour en trouver un autre.
A son retour de l'enregistrement Tom et ses juniors guadeloupéens sont une fois de plus déçus ! Un malheur n'arrive jamais seul ; le chef d'orchestre Tom meurt quelques jours après d'une pneumonie.
En 1932, Bruno et Claude montent un nouvel orchestre " le kaukira' Boys " ; celui-ci ne dure que très peu de temps, par la suite les frères MARTIAL jouent dans différents orchestres.
En février 1933, Bruno et Claude MARTIAL enregistrent une composition de leur frère décédé, c'est un duo de piano de jazz des deux frères en hommage à leur aîné ! " krakador bon ti capesterre la "
Claude a la réputation de jouer à la guitare dans le style de Django REINHARDT ; au piano il excelle ; en 1943, il joue dans l'orchestre de jazz de Freddy JUMBO avec Al LIRVAT - Sylvio SIOBUD - Robert MAVOUNZY et Henri GODISSARD, ensemble ils enregistrent chez Polydor, puis on les retrouve à " la cigale ".
En 1944, Claude MARTIAL fait partie des meilleurs musiciens de jazz tant antillais que Métropolitains, son jeu pianistique est comparé à celui de Willie SMITH ou de Earl HINES ; il est sollicité par beaucoup d'orchestre, il est omniprésent dans les studios d'enregistrement, il effectue une bien brillante carrière de musicien tant comme guitariste que pianiste, il décède sept ans après son frère Bruno en 1991.
(Aude BAGOE)

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ROBERT MAVOUNZY
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ROBERT MAVOUNZY
(Alias Rabôte)

Né à COLON (Panama), de mère Guadeloupéenne et de père Panaméen le 02 Avril 1917, dès son enfance, il à été initié à la musique et jouait à la scie musicale et à la batterie, il est âgé de 10 ans lorsque son père décède.
(Maman de Robert MAVOUNZY) De retour en GUADELOUPE avec sa maman et a peine ont-ils le temps de s'installer, l'enfant prodige est engagé comme batteur, dans le plus illustre des orchestre que dirige Roger FANFANT, " le Fairness's Jazz ", cet orchestre compte d'éminents musiciens qui sont : Madame THERMES au piano (professeur de musique) - Elie CHAUDREAU à la guitare - Maxime WILLIAM à la trompette - Roger CITE à la batterie - Robert et Roger FANFANT au violon, tous ces musiciens font la joie de leurs admirateurs, leur admiration pour ce gamin qui tient la batterie de manière électrique ajoute au succès du " Fairness's Jazz ".
En 1933, Robert MAVOUNZY fait l'acquisition d'un saxophone qu'il maîtrise assez rapidement, il s'amuse à jouer aussi bien du saxo alto au ténor en passant par le baryton sans oublier la clarinette, au sein du même " Fairness's Jazz ", il joue au saxo ténor et Staël GABALI est au saxo alto. En 1937, l'orchestre est désigné pour se rendre en France pour y animer le pavillon de la GUADELOUPE lors de l'exposition Internationale des Arts et Techniques, Madame THERME qui ne tient pas à faire le voyage, se désiste au profit du jeune pianiste Edouard PAJANIANDY dit " MARIEPIN ", une photo immortalise ce grand événement !
Avant son retour en GUADELOUPE, l'orchestre enregistre six faces de biguines aux studios Pathé puis, Robert MAVOUNZY ne tardera guère de revenir tout seul à Paris, c'est sans difficulté qu'il prend contact avec les grands musiciens de la capitale. Il joue avec le grand trompettiste Bill COLEMAN au " Club des Champs Elysées ", puis au " Chantilly " avec le guitariste Argentin Oscar ALEMAN.
La guerre de 39 - 45 éclate, les musiciens de couleur on du mal à trouver du travail, Félix VALVERT à une idée de génie, il décide d'aller en zone libre, il parvient à réunir les meilleurs musiciens antillais du moment, tels que : Abel BEAUREGARD - Paul LUDE - Jean DEGRACE à la trompette - Albert LIRVAT au trombone et à la guitare - Claude MARTIAL au piano - Alberto BORGIANO à la contrebasse - Fred ALEXI à la batterie - Robert MAVOUNZY - Eugène DELOUCHE - Emilio CLOTILDE et VALVERT lui-même au saxophone.
Nous sommes en Février 1942, L'épopée ne dure que quatre mois, au mois de juin, Robert MAVOUNZY revenu à PARIS se voit engagé dans l'orchestre du camerounais Fredy JUMBO qui officie à la brasserie " la cigale " ; MAVOUNZY est au saxo alto tandis que Sylvio SIOBUD est au saxo ténor, l'haïtien Maurice THIBAULT tient le piano, Henri GODISSARD le Guyanais tient la contrebasse et Fredy JUMBO le pipeau et la batterie.
Un musicologue bien connu écrit la chose suivante en parlant de RABOTE …le pilier de l'orchestre, arrangeur de la plupart des morceaux, était Robert MAVOUNZY qui transmettait son aura à tous les musiciens sans exception, capable de s'exprimer avec le même brio au soprano, à l'alto, au ténor, au baryton ou à la clarinette, il passait d'un instrument à l'autre et poussait la fantaisie jusqu'à en jouer de deux à la fois…
Au mois d'octobre 1942, " la Cigale " offrait à son public une section de quatre saxophones : Eugène DELOUCHE et Chico CRISTOBAL à l'alto (émule de Mavounzy) Sylvio SIOBUD au ténor et Robert MAVOUNZY au baryton ; un vrai feu d'artifice !!!
Le 18 Novembre 1942 se produit un grand événement discographique, l'orchestre de Fredy JUMBO enregistre chez "Polydor". Pour la circonstance, Robert MAVOUNZY fait appel à son ami Albert LIRVAT qui intègre la formation pour la guitare. Le non-voyant Claude MARTIAL tient le piano, Sylvio SIOBUD est au saxo ténor, Henry GODISSART à la contrebasse, Fredy le chef d'orchestre toujours à la batterie et au pipeau.
(Orchestre de Fredy JUMBO en 1943)
Voilà ce que rapporte le bien connu Jean-Pierre MEUNIER : les deux saxophonistes se placent dans la lignée des meilleurs américains, Robert MAVOUNZY à l'alto posséde l'aisance déconcertante, la logique sophistiquée et intuitive, l'élégance, l'invention, l'exubérance d'un saxophoniste comme Benny CARTER dans des chorus ou chaque attaque est un cri de joie, Sylvio SIOBUD, quant à lui, a retrouvé son ténor, la générosité véhémente, l'assise inébranlable, la flexibilité chaude et moelleuse d'un Coleman HAWKINS Albert LIRVAT assure le soutien métronomique et harmonique d'un Freddie GREEN. Dans une autre séance d'enregistrement, il est dit que : " Robert MAVOUNZY donne une démonstration de sa verve et de sa fantaisie à la clarinette ". Autre phrase à souligner, il s'agit en réalité d'une Jam-Session dans laquelle notre vaillant trio LIRVAT - SIOBUD - MAVOUNZY (ce dernier empoignant l'alto avant de conclure à la clarinette) nous donne en final
(Robert MAVOUNZY et Albert LIRVA)
une époustouflante improvisation collective emmenée par MAVOUNZY dans la plus pure tradition de la Nouvelle-Orléans. Autre phrase encore dans " georgina " composition de Robert MAVOUNZY, celui-ci développe un chorus de clarinette débordant de jubilation. Robert MAVOUNZY était de toutes les Jam-sessions organisées après la libération par Charles DELAUNAY, il à été le premier musicien en France à se lancer dans le style Be-Bop de Charlie PARKER, il fut aussi le premier à en faire des enregistrements à Paris, six mois avant que le grand trompettiste Dizzy GILLESPIE ne vienne en faire la démonstration de ce nouveau style de musique à la salle Pleyel en février 1948.
(Madame MAVOUNZY et son fils Robert avec Emilien ANTILE)
Robert MAVOUNZY fut le plus prestigieux des saxophonistes antillais, il a marqué le siécle par sa façon de s'exprimer au saxo, il fut souvent imité jamais égalé, il eut de nombreuses empoignades tant avec son émule Chico CRISTOBAL qu'avec Emilien ANTILE - Sylvio SIOBUD - Franck " Big Boye " Goudie etc. Après plus de trente ans d'animation à " la cigale " ce musicien de renom, compositeur émérite, fut pris d'un malaise dans cette brasserie de renommée internationale, haut lieu du Jazz à Paris, c'est aussi dans ce temple de la musique qu'il a pu se mesurer aux grands musiciens américains, donnant à ses fidèles admirateurs le maximum de son talent. Citons quelques unes de ses œuvres qui devinrent des classiques du genre ; Pour le Jazz : " la cigale " " georgina " et pour la musique traditionnelle Antillo-Guyanaise : " bon ti rhum la " " ka y fait ou " " bégonia " etc.





Robert MAVOUNZY succombe à son malaise le 24 Mars 1974.

Il fut remplacé à la cigale par le non moins valeureux saxophoniste "Ti Marcel" LOUIS-JOSEPH, c'est aussi Ti Marcel qui fut sollicité par le curé de l'église des Abbesses pour jouer " du Robert MAVOUNZY " au moment de la cérémonie religieuse, l'église fut archi-pleine des musiciens métropolitains, Américains et Antillo-Guyanais. Que d'yeux ce sont voilés ! la gente féminine fondait en larmes, adieu RABOTE ! ton nom restera gravé dans la mémoire de plusieurs générations de MADIKERA et de la GUYANE.
(Aude BAGOE)

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LOUIS MOGERE
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LOUIS MOGERE
(Alias Loulou)
(Clarinette - Saxophone - Chef d'Orchestre - Compositeur)

Né à moule en Guadeloupe, le 13 avril 1915, Louis MOGERE est incorporé dans l'armée au début de la guerre 1939 - 1945. Arrivé en France, il fait partie des nombreux Antillais envoyés dans les camps. Sa chance a été d'être retenu dans celui d'Orléans, ce qui lui permet de s'initier à la musique et d'apprendre à jouer de la clarinette.Sa chance a été d'être retenu dans celui d'Orléans, ce qui lui permet de s'initier à la musique et d'apprendre à jouer de la clarinette. Au bout de cinq années de captivité, cette triste guerre prend fin, et il est libéré! Il dècouvre Paris, et prend contact avec les musiciens antillais de la capitale. Il y fait la connaissance du photographe Marcel LEMON qui fut batteur dans le " STELLIO'S BAND ", à l'époque de l'exposition coloniale. Celui-ci lui fait écouter la musique de STELLIO, par le biais de disques. Dès lors, Loulou devient un fervent admirateur de ce musicien. Il en apprécie le style et l'adopte.
Il fréquente assidûment le " BAL NEGRE ". Cela lui vaut de remplacer au sein de l'orchestre typique antillais " L'EXOTIQUE JAZZ ", le clarinettiste blanc créole, Michel BERTE. " Ce BAL NEGRE " confère à Louis MOGERE une popularité certaine. En 1948, il officie à la " BOULE D'OR ", 10 rue Plumet à Paris, non loin du " BAL BLOMET ". Se faisant, il y rencontre un jeune chanteur guadeloupéen arrivé l'année précédente de la Martinique où il était inscrit à l 'école des " ARTS APPLI-QUES ". Il sapelle Gilles SALA. Cedernier étudie "aux " BEAUX ARTS ". Après quelques concertations, ces deux artistes décident de faire un enregistrement au studio " MUSIC MONDE ". Trois biguines et une mazurka sont sélectionnées. " CREOLE AUX YEUX SI DOUX ", biguine très connue du folklore antillais. " CES ZAZOUS LA ", co-signée par le chanteur et Ernest LEARDEE. " CHOUVAL CORLOCO-TOR " de Raymond DOMIQUIN ; une histoire qui ne manque pas d'humour. Puis " PIMENT ZOUEZO " une mazurka de Louis MOGERE.
En cette journée du 30 janvier 1948, l'orchestre typique antillais est composé de son pianiste et chef ALPONSO à la contrebasse, du guitariste Michel DAHOMEY, de Louis MOGERE à la clarinette, le batteur n'est autre que le fameux " Médaillé ", quand à Gilles SALA, il affiche une super forme!
Après la "BOULE D'OR", Lolou MOGERE fait un bref passage dans l'orchestre de Gustave LEGITIMUS, avant de monter le sien en 1952, composé de :Ernest CLERINE au piano, du cubain JUNKERA à la contrebasse, Albert MUCRET à la trompette, et CITADELLE à la batterie. Cet orchestre remplace celui de Honoré COPPET au "TRIOLET". 33 rue de Montreuil dans le quartier de Faidherbe CHALIGNY à Paris. Un an plus tard, Albert MUCRET bénéficiant d'une grande popularité, quitte MOGERE qui le remplace par le guitariste bien connu Paulo MALAHEL… Après quelques années, le patron du " TRIOLET " décide de se séparer de l'orchestre de Loulou pour engager celui de Eddy GUSTAVE.
Loulou MOGERE signe un contrat au " TEXEL " dans le 14e arrondissement de Paris où il officiera plusieurs années et ce, jusqu'à la retraite qu'il passera à son domicile de la rue Pelleport à Paris, dans le secteur de la place Gambetta. En compagnie de son épouse Suzy. Louis MOGERE fût un merveilleux clarinettiste, saxophoniste, dont le style fût très proche de celui du grand et talentueux musicien Maurice NOIRAN.
(Aude BAGOE)

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MAURICE MOIRAN
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MAURICE NOIRAN

Né aux terres sainville, quartier bien en vue à Fort de France en 1914; il est le fils d'une famille assez connue.
Il suit sa scolarité à l'école d'application du quartier, puis aux cours complémentaires. Désireux d'apprendre la mécanique, il s'adresse à un vieil ami de la famille. Apprenti mécano; il s'amuse à étudier la flûte à ses heures de loisir. Parvenant à maîtriser cet instrument; il décide de passer à la clarinette. S'adressant à Anderson BAGOE; il étudie le solfège et l'harmonie. Décidé à s'exprimer convenablement; il fait le "bœuf" ça et la. Il fût aussi l'élève de Léon APANON et de Victor CORIDUN. A seize ans; il quitte la Martinique pour se rendre en Guadeloupe. La il fait la connaissance des frères MARTIAL. Ceux-ci animent un petit orchestre "Le Tommy's Jazz" Tom, l'aîné en est le chef d'orchestre et assure le piano, Claude le banjo, la guitare et la mandoline et Bruno tient la batterie.
Avec eux il y a le jeune Yoyo SIOBUD à la clarinette et au saxo; et l'ami des frères MARTIAL, les violonistes Gérard COLLETAS et Gaston DAVID. L'orchestre joue beaucoup de Jazz et de variété française. Tom intègre Maurice à l'orchestre et c'est le jeune Martiniquais qui imprime la musique traditionnelle à ses nouveaux copains. Le tommy's Jazz est pressenti pour animer l'exposition au pavillon de la Guadeloupe à Paris en décembre 1931. Les MARTIAL héritent de leurs parents et mettent tout en vente pour faire le voyage payant même celui de Maurice NOIRAN. Grosse déception à leur arrivée à Paris. STELLIO par ses relations leur ravit l'affaire. Après quelques déboires l'orchestre parvient à travailler. Plus tard NOIRAN est embauché en alternance avec STELLIO; il retrouvera le lyrisme exalté mais avec plus de sobriété et de charge émotionnelle; développant une sonorité lumineuse, ample et richement nuancée. Ayant toujours fait preuve de discrétion à l'égal de son talent.
De gauche à droite :
Fernand - Lydie - Maurice Longrais - Maurice Noiran Maurice NOIRAN est resté injustement dans l'ombre, surtout durant sa collaboration avec le pianiste ALPHONSO. Ce dernier ayant toujours fait croire à tous que c'est lui même qui jouait à la clarinette dans ses enregistrements. Il poussa même la plaisanterie jusqu'à se faire photographier sur les pochettes de disques, avec une clarinette à la main. Lorsque Emmanuel NOIRAN cousin du virtuose arrive à Paris pour étudier, Maurice travaille "Au Chalet du Lac". Belle retrouvaille! Le clarinettiste pressente à Emmanuel son épouse, la ravissante Guadeloupéenne Paulette. Après avoir côtoyé les plus grand musiciens antillais et Cubains, il remplace Sam CASTENDET frappé d'insuffisance respiratoire. Maurice fut aussi un grand compositeur. Qui ne connaît pas la merveilleuse biguine "An ti musicien". Hélas; la clarinette de ce virtuose cessa d'émettre des sons en 1978.
Bernard BOLOSIER lui dédia un festival de la clarinette. Adieux Maurice.
(Aude BAGOE) 
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EDOUARD MARIEPIN
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Edouard PAJANIANDY
Alias MARIEPIN

Né à Pointe-À-Pitre en 1916, d'une famille aisée, mère pianiste, père accordéoniste, ce couple de mélomane initie très tôt leurs trois enfants à la musique. Edouard et ses deux sœurs suivent des cours de solfège et de piano, plus tard, ils étudieront l'harmonie.
A l'age de sept ans, Édouard a pour professeur un premier prix international d'harmonie (vous commencez la musique par la ou elle fini) s'entend-t-il dire, tant il a assimilé ses cours, il affiche de l'avance sur le programme qui lui est imposé, au lycée il est le condisciple de Romney, de Edmond Lautrie et bien entendu de Albert Lirvat, il adhére évidemment à l'orchestre " Los Créolitos " du lycée Carnot, dirigé par Albert Lirvat. Ensemble ils lancent la biguine " Doudou… mi touloulou a ou la " vous connaissez le succès remporté !, Edouard est à la clarinette et au saxo. Venu à la Martinique en 1942 afin d'effectuer son service militaire, il y restera jusqu'à la fin de la guerre en 1945, il y fait la connaissance de Sonson Alivon, un jeune pianiste Martiniquais ; en compagnie du guitariste Marcel Fibleuil, de Roland Théolade et des frères Gaboli qui sont médecins, ceux ci le conduisent chez Anderson Bagoé, avec ce dernier, il découvre qu'il est en plein dans le milieu musical Martiniquais.
Les deux musiciens s'apprécient et se lient d'amitié, Mariépin considère qu'ils ont le même tempérament, la même conception de la musique et peut être les mêmes gênes, ils sont tous deux très accrocheurs et très entreprenants ; et leur mentalité se vaut, Édouard adhère à l'orchestre que dirige Anderson, leur collaboration les pousse à s'associer à l'ouverture d'un dancing Boulevard du Général De Gaulle à Fort de France, ces deux grands musiciens ne se sépareront qu'au départ de Mariépin pour la France, " je garderai de toi un précieux souvenir " dit-il à Anderson en accédant au bateau.
Dés qu'il arrive à Paris, il se rend " Place Pigalle " ou à lieu le rendez-vous des musiciens, il y rencontre de nombreux copains dont Albert Lirvat qui l'embauche à la " Cigale " très rapidement, il aura une proposition d'enregistrement d'un des directeurs de la maison Pathé qui venait régulièrement l'écouter ensuite, il signe un contrat au " Club de l'Opéra " ses prestations sont appréciées tant au piano, a la guitare, a la clarinette et au saxophone, celles-ci se terminent toujours par un " bœuf " quand viennent le voir Robert Mavounzy, Emilien Antile ou les trois frères. Avec don Bareto, il décroche un contrat qui les conduira dans une tournée en Europe (Suisse, Allemagne, Belgique, Hollande etc.). Edouard Pajaniandy déjà chef d'orchestre et excellent poly-instrumentiste, s'affirme comme excellent compositeur " je suis dit-il de la trempe des grands compositeurs tels que Gérard LAVINY, Albert lirvat, Barel Coppet, Anderson Bagoe "
C'est avec un succès sans précédent que les musiciens et ses admirateurs accueillent la merveilleuse biguine " Parfum des Iles " suivent quelques autres aussi belles, " Pour te faire régner ", " Paradis Antillais " " Fête à la Guadeloupe ", " Feu de Camp " et des dizaines encore.
En 1965, après avoir longuement écouté plusieurs trompettistes et dans sa logique d'excellent musicien, perfectionniste de surcroît, il décide de s'acheter une trompette, après une étude approfondie de l'instrument, il en sort des sons au dessus de ses espérances, il se perfectionne et se sentant le maîtriser, il se voit en mesure de donner un concert afin de se faire connaître comme trompettiste, il remporte une ovation à la dimension de sa personnalité, l'on connaissait Mariépin grand clarinettiste et saxophoniste, grand pianiste et guitariste, grand joueur de batterie le voilà grand trompettiste.
Ses compatriotes acceptent difficilement ce genre de performance, ils le qualifient de musicien arrogant et prétentieux, imbu de sa personne, affichant du mépris autour de lui.
Les sœurs de Mariépin devinrent aussi de grandes musiciennes, pianistes et guitaristes, elles officièrent dans plusieurs orchestres à Paris, Mesdames Troubadour et Balthazar eurent chacune un fils de la même envergure que leurs mamans et oncle, ce sont Roland Balthazar et Antoine Troubadour, les familles Fanfant, Siobud, Benoit, Pajaniandy et autres ont marqué le siècle dans le domaine de la musique traditionnelle des Antilles-Guyane.
Il decede en Guadeloupe le mercredi 21 janvier 2004
(Aude BAGOE)
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SAINT HILAIRE
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Archange SAINT HILAIRE
Trombone

Né en 1879 à Saint-Pierre, d'une famille très pauvre. Dés sa plus tendre enfance il fréquente le bord de mer de sa ville natale. Il attend avec impatience l'arrivée des navires qu'il s'empresse de nettoyer, de laver en compagnie de ses copains. Il est connu de tous les commandants de ces navires. En 1896, un de ces commandants l'invite à faire un voyage aller-retour entre Saint-Pierre et Cayenne. Cela enchante Archange qui comme tous les jeunes est à l'affût d'aventure. La chose va plusieurs fois se renouveler et Archange y prendra goût. Un beau jour, il décide de s'installer en Guyane. Il y connaît du monde dans le secteur de la pêche qu'il affectionne. Il travaille beaucoup de façon à satisfaire ceux qui l'hébergent. C'est aussi parmi eux qu'il découvre l'existence de la flûte. Qui deviendra son hobby ! Tout se déroule au mieux pour Archange qui augmente son matériel. Puis il rencontre celle qui deviendra la maman de ses enfants. La situation de SAINT-HILAIRE est très prospère il enrichit son entreprise de pêche de plusieurs embarcations et de filets. C'est alors que le malheur vient frapper son foyer et SAINT-HILAIRE se retrouve seul avec six enfants, part le décès subit de sa femme.

La vie familiale devient plus difficile pour lui. Il se sent complètement désemparé ! Travailler et s'occuper de six enfants n'est pas chose facile. La chance sourit au pêcheur en le mettant en présence d'une femme qu'il épousera. Celle-ci prendra en mains l'éducation de ces enfants.

La situation financière de SAINT-HILAIRE s'améliore nettement. En plus de son important matériel de pêche, il acquiert même un dancing à Cayenne.
Archange SAINT-HILAIRE est age de 23 ans lorsque sa ville natale est anéantie par l'éruption de la montagne pelée. Il y perd tous ses parents et amis.
Sa vie en Guyane est prospère, entoure qu'il est d'amis puissants avec entre autres l'appui du député JEAN GALMOT.
En 1928, l'homme d'affaire doit quitter rapidement son pays d'adoption pour un retour à la Martinique. A son arrive à Fort-de-France il ouvre le cabaret " La Boule Blanche " non loin du " Select Tango " que dirige Léon APANON. Plus tard, il s'associe à ce dernier et devient co-propriétaire du réputé " Select Tango ".

Il retourne s'installer à Saint-Pierre qui renaît de ses cendres. Il y fait l'acquisition d'un dancing baptisé " Au Bon Plaisir " et qui ne sera ouvert que le lundi soir. Devenu conseiller municipal, il fait désormais le va-et-vient entre " Au Bon Plaisir " et le " Select Tango ". C'est de nouveau pour lui la prospérité. (Il place son argent dans l'immobilier). Tout se déroule au mieux pour lui, lorsque le malheur frappe encore à sa porte. La mort subite de son épouse le terrasse.
En 1929, il fait partie des musiciens qui devront quitter la Martinique en association avec STELLIO et LEARDEE. Apres seulement quelques mois en France, cette association connaît la rupture car STELLIO refuse de partager les royalties données par la maison ODEON pour leurs séances d'enregistrement. C'est LEARDEE qui informe SAINT-HILAIRE de la situation. Ensemble, ils décident d'aller demander des comptes à STELLIO qui refuse systématiquement de prendre en considération leur requête SAINT-HILAIRE rentre dans une folle colère ; Provoquant ainsi la rupture de l'association. Quinze jours plus tard, il retourne à la Martinique.
Il reprend ses activités et en 1931, alors qu'il est en pleine activité, il constate qu'il a perdu l'usage de ses yeux. Cela lui affecte considérablement le moral. Il décide de tout vendre sur Saint-Pierre pour habiter Fort-de-France. Toute fois, son handicap ne l'empêche pas de continuer à faire un peu de musique toujours au " Select Tango " en compagnie de ses amis : Eloi PENZOU - Hurard COPPET - Georges SAINTE-ROSE - Nono et Léona GABRIEL. Il décède en août 1962. son fils Saint-Ange fut aussi un excellent tromboniste. Lors d'une réception au sein de la famille DEPAZ ; alors qu'il animait celle-ci en compagnie de Ti-Jo BALUSTRE, Lucien et Maurice CHARLERY, Julien et François MANCLET et Alfred PAUL-JOSEPH (orchestre " New Jazz ") a la demande des invités, l'orchestre est prié de jouer " Le Beau Danube Bleu " les musiciens s'exécutent et se faisant, Saint-Ange SAINT-HILAIRE leur indique qu'il prend à son tour la mélodie au trombone. Quelle ne fut la surprise générale (invités blancs créoles et musiciens) en écoutant le chef d'œuvre ! Personne ne pensait qu'un instrument comme le trombone pouvait exprimer avec tant de douceur un tel classique. Quelle belle soirée pour tous ! Ce fut un grand délire !

Bravo Saint-Ange SAINT-HILAIRE!
(Aude BAGOE)
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Beny Moré
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Beny Moré


Benny Moré (Bartolomé Maximiliano Moré Gutiérrez, 24 août 1919 – 19 février 1963), ou Beny, a été un chanteur cubain talentueux. Il est souvent considéré comme le plus grand chanteur populaire cubaine de tous les temps. Il a été doué

avec une musicalité innée et la voix de fluides ténor qu'il colorés et formulé avec grande expressivitÃ. Moré était un maître de la plupart des genres de musique cubaine, tels que le fils montuno, mambo, guaracha et Boléro. En particulier, il est rare qu'un chanteur d'être tout aussi efficace à la fois les rythmes rapides (p. ex. guaracha) et les rythmes plus lents, comme le Boléro. Moré également formé et dirigé le leader cubain big band des années 1950, jusqu'à sa mort en 1963.

Début de vie
L'aînée de dix-huit enfants, le Moré est né Bartolomé Moré à Santa Isabel de las Lajas dans la province ancien de Villas Las à Cuba central. Son grand-père maternel de grand-great, Ta Ramón Gundo Paredes, a dit être le fils du roi d'une tribu au Congo, qui a été capturé par les commerçants de l'esclave et vendu à un cubain propriétaire de plantation (il a été plus tard libéré et mourut comme un freeman à l'âge de 64).

En tant qu'enfant Moré appris à jouer de la guitare, rendant son premier instrument à l'âge de six, conformément à sa mère, d'un Conseil et une boule de chaîne.

En 1936, à l'âge de 17, il quitte Lajas Las de la Havane, où il a vécu en vendant secoués et endommagés des fruits et des légumes et des herbes médicinales. Six mois plus tard, il retourna à Las Lajas et se rendit à couper la canne à sucre pour une saison avec son frère Teodoro. Avec l'argent qu'il a été gagné et économies de Teodoro, il achète sa première guitare décent.

Carrière

En 1940, Moré renvoyé à la Havane. Il a vécu de précaires, jouer dans les bars et cafés, passant le chapeau.

Moré a première percée a remporté un concours de radio. Le début des années 1940, la station de radio CMQ avait un programme appelé "La Cour suprême de l'art" dans laquelle ont participé à une grande variété d'artistes. Gagnants ont eu des contrats par des hommes d'affaires sans scrupules qui leur exploitées. Les moins fortunés ont été traités à l'humiliation d'une cloche église forte qui brutalement interrompue leurs performances.

Dans sa première apparition, Moré avait à peine commencé à chanter lors de la cloche a retenti. Plus tard, il a concouru à nouveau et remporte le premier prix. Il débarqua ensuite son premier emploi stable avec le Cauto conjunto dirigé par Mozo Borgellá. Il a également chanté avec succès sur la station de radio CMZ avec le sextet Fígaro de Lázaro Cordero. En 1944, il fait ses débuts sur la station 1010 effectuer avec le Quatuor Cauto.

Trío Matamoros et le Mexique
Ciro Rodríguez, de la célèbre Trío Matamoros, entendu Moré chant dans la barre d'El Temple et a été fortement impressionné. Peu après, Conjunto Matamoros a été engagé pour un spectacle pour la station 1010. Toutefois, Miguel Matamoros était indisposed et demandé Mozo Borgellá (directeur de Septeto Cauto), de lui prêter un chanteur. Borguellá envoyé Moré, qui est resté plusieurs années avec la Matamoros, faire un certain nombre d'enregistrements.

Miguel Matamoros comme chanteur et ce dernier plomb Moré remplacé se consacre à menant de la bande.

En 1945, Moré est allé avec Conjunto Matamoros au Mexique, où il a effectué dans deux des plus célèbres cabarets de l'âge, la Montparnasse et la Río Rosa. Il a fait plusieurs enregistrements. Conjunto Matamoros renvoyé à la Havane, mais Moré est resté au Mexique. Rafael Cueto lui dit: "fine, mais simplement rappeler qu'ils appellent burros"bartolo"ici. Rester, mais modifier votre nom". "Ok", a répondu Moré, "désormais mon nom est Beny, Moré Beny".

Moré a été laissé sans le sou et obtenu la permission de travailler de l'union des artistes de la scène. Avec cela, il a réussi à obtenir un emploi à la Río Rosa, où il a formé le Duo Dueto Fantasma avec Lalo Montané.

Il a composé et enregistré quelques Mambos au Mexique, avec des orchestres du Mexique, spécialement avec celui réalisé par Rafael de Paz ; ils enregistrés Yiri yiri btâche, La Gaillard, Mata siguaraya, Solamente una vez et "Bonito y Sabroso", une chanson où il les compétences de danse des mexicains des éloges et affirme que la ville de Mexico et de La Havane sont sœur villes. Également au Mexique, Benny et Perez Prado enregistrement plusieurs mambos, y compris les "La mucura", "Rabo y oreja", "Mucho Corazón", "Ensalada de mambo" et "Pachito e che". En ce temps Benny a également enregistré avec l'Orchestre de Jesús "Chucho" Rodríguez. El "Chucho" a été tellement impressionné par la capacité musicale de Benny qu'il appelle lui "El Barbaro del Ritmo". Il existe également des enregistrements avec l'Orchestre de Mariano Mercerón, comme me voy pal pueblo y Desdichado.

Revenir à Cuba
À la fin de 1950, Moré renvoyé à Cuba. Il était une étoile au Mexique, Panama, Colombie, Brésil et Porto Rico, mais pratiquement inconnu sur le île. Son premier enregistrement cubaine était Bonito y Sabroso. Moré a commencé en alternance entre les représentations dans Cadena Oriental et les voyages à la Havane à enregistrer dans les studios RCA.

À la Havane, Moré a travaillé pour la station de radio RHC Cadena Azul, avec l'Orchestre de Bebo Valdés, qui a introduit le nouveau style appelé "batanga". Le présenteur du spectacle, Ibraín Urbino, lui présenté comme El Bárbaro del Ritmo. Ils lui a offrent la possibilité d'enregistrer avec Sonora Matancera, mais il a refusé l'offre car il n'a pas soin pour le son du groupe.

Après que la batanga est tombé de mode, Moré a été contracté par Radio Progreso avec l'Orchestre de Ernesto Duarte. En plus de la radio, il est également effectuée à des danses, des cabarets et des parties. Il a chanté dans Centro Gallego de la Havane, personnes renseigné les trottoirs et les jardins de la Capitolio de l'entendre.

En 1952, Moré fait un enregistrement avec l' Orquesta Aragón, et il a décidé qu'il serait performante avec ce groupe dans les salles de danse. Orquesta Aragón était de Cienfuegos et était ayant des difficultés à pénétrer la Havane et Moré aidés de cette façon.

À ce stade, Moré rompu avec Duarte lorsqu'il découvrit que Duarte ne prenait lui au samedi et dimanche gigs parce qu'il était noir. Moré était furieux. Il s'est présenté à l'agent de RCA à Cuba et lui a dit qu'il allait pas enregistrement à nouveau avec l'Orchestre de Duarte. Moré décidé à ce stade de lancer son propre orchestre.

La Banda Gigante
La première représentation de Banda Gigante (Big Band de Moré) était dans le programme Cascabeles Candado de la station CMQ. La Banda était généralement seize musiciens, taille comparables avec les orchestres de Xavier Cugat et Pérez Prado. Bien que Moré ne pourrait pas lire la musique, il s'est arrangé matériel par des pièces de chant à ses arrangeurs.

En 1954 et en 1955, le Banda Gigante est devenu immensément populaire. En 1956 et 1957, il part en tournée au Venezuela, Jamaïque, Haïti, Colombie, Panama, le Mexique et les États-Unis, où le groupe a joué lors de la cérémonie d'OSCAR. À la Havane, il a joué dans les salles de danse la tropicale et El Sierra. En 1960, il a commencé les deux effectuant le jour et la nuit.

Moré a offert un tour d' Europe-France en particulier – mais il rejetée en raison de la crainte de flying (il avait à cette époque été dans les accidents aériens trois).

Les musiciens suivantes ont été ses membres d'origine :

Piano : Cabrerita ; http://www.blindman.be/fr/persons/show/13 : Miguel Franca, Santiaguito Peñalver, Roberto Barreto, Celso Gómez et Virgilio ; trompettes : chocolat, Rabanito et Corbacho ; trombone : José Miguel ; Bass : Alberto Limonta ; Batería (batterie): Rolando Laserie ; Bongos : Clemente Piquero "Chicho"; congas : Tabaquito ; Chant : Fernando Alvarez et Enrique Benitez.
Dernières années

Au lendemain de la Révolution cubaine, bon nombre de chiffres de musique supérieurs de Cuba émigré, mais Moré resta à Cuba, entre, comme il le dit, "mi gente" (mon peuple).

Moré était un alcoolique et a commencé à montrer des signes d'insuffisance hépatique dans ses premières années de 40. Lorsqu'il mourut en 1963 de cirrhose du foie, une estimation ventilateurs 100 000 ont assisté à ses funérailles. Il était âgé de 43 ans.

Récompenses et reconnaissance
Le 11 juin 2006, Benny Moré a été honoré par l'Union City, New Jersey avec une étoile sur des célébrités au parc de Celia Cruz de la ville de l'Union.

Moré est mémorisée dans le film de 2006, El Benny, qui est fondé sur les aspects de sa vie et inclut des nouvelles versions de ses chansons effectuées par les musiciens y compris Chucho Valdés, Juan Formell et Orishas.

Il est également rappelé dans les livres, comme rédacteur Miami Daína Chaviano 2008 roman Le île de l'amour éternel, dans lequel Moré apparaît comme l'un des personnages et livre de 2009 de la University Press of Florida, Wildman du rythme : la vie et de la musique de Benny Moré, le premier français langue Biographie de Moré
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Lord Melody
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Lord Melody
Nom de naissance Fitzroy Alexander
Né 1926
San Fernando, Trinidad
Mort 26 Septembre 1988- (62 ans) Trinidad
Professions Calypsonian
Années d'activité Début des années 1940 – le milieu des années 1980

Lord Melody (1926 – 26 Septembre 1988) était un populaire calypsonian, plus connu pour les singles comme l'autodérision "Boo Boo Man", "honte et scandale", "Jonah et le cuire", "Juanita" et "Rastaman être prudent". Carrière de mélodie s'étend sur une quarantaine d'années, depuis le début du développement du populaire calypso dans ses bras d'un reggae influencé son dans les années 1970.

CarrièreMelody est né fitzroy Alexander à San Fernando, Trinidad et Tobago, soulevée à un orphelinat à Port of Spain et a rencontré Alwyn Roberts (bientôt à devenir plus connu comme Lord Kitchener) après avoir déménagé à Arima toujours à son adolescence. Roberts prend sous son aile et ils sont retournés à Port of Spain, où Lord Kitchener devient l'étoile principale de la calypso, avec la mélodie, un de ses principaux challengers. Sa popularité a augmenté localement lorsque Lord Kitchener émigrèrent en Angleterre en 1947. Melody a commencé à chanter dans les tentes de calypso dans le milieu des années 1940 et a été l'un des leaders de la tente de la Brigade des jeunes durant les années 1950 et le début des années 1960. Il a également régulièrement visité les Caraïbes. Ses premiers succès inclus « Berlin sur un âne », se moquant Adolf Hitler et "Boo Boo Man". En 1954, il remporte le titre de roi de la Calypso de Trinidad avec « Deuxième printemps », et il a été signé avec l'américain emory Cook de label, Dossiers de Cook, en 1956.

Il fut l'un des six calypsonians qui ont été choisis à chanter pour la Princesse Margaret à la maison du gouverneur lors de sa visite à la Trinité en 1956. les autres étaient Sir Galba, Mighty dictateur, Mighty Spitfire, Mighty Panther et Lord Viper.

Melody a pour composer un certain nombre d'autres chansons qui moqué de sa propre apparence, comme « Créature de Black Lagoon ».

Son premier album, Lord Melody chante Calypso, sorti en 1957, avec un deuxième album, Again! sort l'année suivante.

Il est fréquemment sparred dans la chanson avec le Mighty Sparrow. Rivalité entre Melody et le Bruant Mighty a été enregistrée dans les calypsos « Dix pour un est meurtre » et « Cowboy Sparrow ».La rivalité humoristique entre les deux calypsonians était très populaire auprès des auditoires. Un autre de la calypsos du mélodie, "Honte et scandale" (composé en 1962), est devenu un succès international et a été enregistré dans les États-Unis, en Europe et en Australie.

Son plus grand succès est venu quand Harry belafonte enregistré ses chansons "Boo Boo Man" (renommé "Mama Look à Bubu") et "Sweetheart du Venezuela" (aka "Juanita"), ayant un top 20 frappé aux États-Unis avec l'ancien en 1957. « Mama Look un Boo Boo » a également été enregistrée par Robert mitchum et de nombreux autres chanteurs. En 1958, son « Cricket, le Cricket Lovely » devient un favori sur radio britannique et ses dossiers ont commencé à devenir disponible en Europe, avec plusieurs singles devenant favoris avec la communauté indienne de l'ouest de la Grande-Bretagne dans les années 1950. Dans la première moitié des années 1960, sa popularité, mais il a encore une fois connu le succès en 1965 lorsque son « Mas de Melody » a remporté le panorama au Carnaval.

Dans les années 1960, Melody déménage à New York, et il a par la suite fait des tournées avec Belafonte. de Il a été diagnostiqué un cancer dans les années 1970, et la maladie restreint de sa carrière, bien qu'en 1979, il sort l'album I Man, un album teintée de reggae, sur lequel il a exprimé son étreinte Rastafari, les singles "Rastaman être prudent" et "Brown Sugar" devenir hits locales à la même époque. de En 1982, il a fait un autre album, la soca-style Lola.

Sa santé continue de se détériorer, et il meurt d'un cancer en septembre 1988, à Port of Spain.

Discographie

AlbumsAnnée de libération Titre de l'album Label
1957 Lord Melody chante Calypso Cook
1958 Encore une fois ! Lord Melody chante Calypso Cook
1959 Calypso Through the Looking Glass Cook
19?? Caraïbes Limbo musique Cook
1962 Lord Melody 1962 Cook
1979 Je Man Charlies
1982 Lola BS

CompilationsMélodies précieuses Glace (1994)
Apparitions notables sur divers artistes compilationsSauter de carnaval (1956) Cook
Rois de calypso et Rose Gin Cook (1957)
Calypso exposée Cook (1961)
Calypso éveil de la Collection Emory Cook (2000) Smithsonian Folkways
The Mighty Arrow'
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 Mighty Arrow'

Nom naissance Alphonsus Celestine Edmund Cassell

Né 16 Novembre 1949
Origine Montserrat, Antilles
Mort 15 Septembre 2010 (60 ans)
Genres SocA
Professions Chanteur-compositeur
Instruments
Années actives 1959–2010
Étiquettes Flèche fiches (1973–2010)
Chrysalide Records (1981–84)
London Records (1984)
Île Records (pré-recrutement)
Mangue Records (1989‑1990) -
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Les premières années
Cassell première âgés de 10 à un concert à l'école secondaire de Montserrat. Il a commencé à chanter calypso en 1967 et prit le titre de Junior Monarch cette année-là. Il a pris chant professionnellement en 1969, et cette année il allait coureur place lors du concours de Montserrat Calypso King, à remporter le titre de l'année suivante (suivant les traces de ses frères, Justin (alias héros) et Lorenzo (alias Young Challenger). Il irait prendre le titre un total de quatre fois.

Carrière
Il a publié son premier single, « Danse avec me, femme », en 1972 et mettre en place son propre label de flèche en 1973. 1974 a vu la publication du premier album The Mighty Arrow sur cible, suivi en 1975 avec Flèche Strikes Again. Il a remporté le concours de mars de la route au festival Saint-Kitts- 1975 avec "Rummy Song".

Cassell a commencé à fusionner calypso avec d'autres genres tels que R&B et salsa, ce qui a entraîné certaines critiques, avec des accusations qu'il a été détruit calypso traditions de Montserrat. D'autres ont soutenu, sa mise à jour du genre a un nouveau public.

En 1982, Cassell a commencé à travailler avec l'arrangeur Leston Paul et, avec son orchestre de la force nationale de Multi, enregistré l'album Hot Hot Hot, la piste de titre, "Hot Hot Hot", devient son premier pan - Caraïbes a frappé et la plus importante soca vente frappé de tous les temps. Il a été adopté comme la chanson thème de la Coupe du monde de 1986 au Mexique et a été plus tard couverts par David Johansen (dans son Buster Poindexter alter ego), Menudo et Babla & Kanchan.

Il a misé sur ce succès avec l'album de chaleur de 1983 et le "Rub Up" unique et Soca Savage album de 1984, dont l'international touché "Long Time" a été prise, un top 30 frappé au Royaume-Uni. Il jouit plus graphique succès au Royaume-Uni avec une version remixé de « Hot Hot Hot », qui a atteint le nombre 38 (l'original avait bloqué au numéro 58). À ce moment-là, Arrow a été intégrant également laiton Latin dans sa musique. Albums subséquents ont aussi vu l'incorporation de merengue (Lourd de l'énergie) de 1986 et de la roche (Knock Dem morts) de 1988. Énergie lourd a été son premier album pour les Registres de le île de ' étiquette de mangue, avec deux albums plus libéré sur l'étiquette.

Cassell a également créé lui-même comme un homme d'affaires de Montserrat, propriétaire du magasin Manshop de flèche à Plymouth. Lorsque cela a été détruite par l'éruption volcanique de la Soufrière, il a déménagé à Salem. Il a organisé un festival de calypso de collecte de fonds sur le île en 1996, en réponse à la dévastation causée par le volcan.

Cassell co-headlined Bermudes du festival de SocA ' 96 et a continué à libérer régulièrement des albums. En 1988, il a reçu le prix de la vie de légendes par les organisateurs du Festival de la chanson Caraïbes et de l'Office du tourisme de Bahamas.

Cassell a continué d'être très en demande dans les Caraïbes. Enfin, il a effectué au cricket coupe du monde 2007, cérémonies d'ouverture avec Shaggy, Byron Lee et Kevin Lyttle.

Mort

Cassell est éteint paisiblement à son domicile à Montserrat avec sa famille à ses côtés, le 15 septembre 2010 après luttant contre le cancer cérébral pendant deux ans.
Discographie
Albums
The Mighty Arrow on Target (1972)
Arrow Strikes Again (1973)
Keep on Jamming (1975)
Sweet Beat (1978)
Instant Knockout (1980)
Man From Africa (1980)
Double Trouble (1981)
Hot Hot Hot (1982)
Heat (1983)
Soca Savage (1984)
Deadly (1985)
Heavy Energy (1986)
Knock Dem Dead (1988)
Massive (1988)
O'La Soca (1989)
Soca Dance Party (1990)
Hot Soca Hot (1990)
Zombie Soca (1991)
Zombie Remixes (1991)
The Best Of Arrow Volume 2 (1992)
Model De Bam Bam (1992)
Outrageous (1993)
Classics (1994)
Phat (1995)
Ride De Riddim (1996)
Turbulence (1998)
Beat De Drum (2000)
Arrow - Vintage Volume 1 (2002)
No Rules (2002)
[edit] Singles
1973: "Dance with Me, Woman"
1981: "Soca Rhumba"
1983: "Rub Up"
1983: "Hot Hot Hot" #59 UK
1984: "Long Time" #30 UK
1988: "Groove Master" #23 U.S. Dance
1989: "O' La Soca" #38 U.S. Dance
1994: "Hot Hot Hot (World Carnival Mix '94)" #38 UK
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Montserrat, funérailles nationales de Mighty Arrow
Plymouth. Lundi 4 octobre 2010. CCN. Près d’un millier de personnes...

... a assisté vendredi aux funérailles nationales du chanteur Mighty Arrow, décédé le 15 septembre dernier d’une tumeur au cerveau, à l’age de 59 ans.
Alphonsus Cassel surnommé "Mighty Arrow" était mondialement connu depuis qu’en 1983, il avait avec "Hot hot hot" donné à la Soca music, une dimension universelle.
Mighty Arrow, né en I949 dans l’ile de Montserrat à deux encablures de Guadeloupe est surement après Robert Nesta "Bob" Marley, l’un des plus importants ambassadeurs de la caribbean music
Célèbre pour ses show et pour ses compositions qui ont essaimé dans le monde, à l’instar de la latin music, du Zouk et de la Salsa, la contribution d'Arrow a été mondialement reconnue et saluée en 1988, lorsqu‘il a reçu le prix Living Legends de la part des organisateurs du Festival de la chanson des Caraïbes.

"Hot, Hot, Hot", titre de soca le plus vendu dans le monde à ce jour, est non seulement devenu un succès mondial international mais a été utilisé comme hymne lors la Coupe du Monde de 1986 au Mexique.
Depuis la soca est devenue une langue internationale et une musique emblématique des Caraïbes.
Pour la population de Montserrat, c’est une perte immense car Mighty Arrow, qui n'a jamais quitté son ile malgré son succès international, était une véritable icône culturelle, un mentor et une source d’inspiration pour de nombreux musiciens, un ambassadeur qui a ouvert de nombreuses portes aux artistes des Caraïbes.
Lord Kitchener
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Lord Kitchener

Aldwyn Roberts Né le-18 Avril -1922 –
Décédé le-11 février 2000, mieux connu par le stade nom Lord Kitchener (ou "Kitch"), était parmi les plus célèbres calypsonians. Il était le fils d'un forgeron, Stephen et le foyer, Albertha

Vie
Succès de Kitchener a commencé après qu'il a déménagé en Angleterre en 1948. Sa renommée a continué tout au long des années 1950, lorsque calypso a connu un succès international. Plus tard, cependant, il vers soca, un style connexe et a continué d'enregistrement jusqu'à sa mort. Compositions de Kitchener étaient extrêmement populaires comme les sélections choisies de bandes d'acier effectuer à la compétition de National Panorama annuelle au cours de la Trinité du Carnaval.

Kitchener émigré de Trinidad, dépenses de six mois en Jamaïque avant de voyager sur l' Empire Windrush au Royaume-Uni. En 1952, il a rencontré son épouse Marjorie. Pendant les années 1950, il a construit un grand suivant dans les communautés d'expatriés des îles indiennes de l'Ouest.

Kitch est devenu une figure très importante pour ces migrants West Indian 5000 tout d'abord au Royaume-Uni. Sa musique a parlé de la maison et d'une vie qu'ils ont tous aspirait pour mais dans de nombreux cas ne pouvaient pas ou ne serait pas revenir. Le 29 juin, 1950, il immortalisée le moment décisif pour un grand nombre de migrants par écrit "Cricket, Lovely Cricket". C'était une des chansons West Indian premiers largement connue et concrétise un événement qui historien et passionnés de cricket C. l. r. James définis comme crucial pour les sociétés indiennes de l'Ouest postcoloniale. La chanson, plus tard enregistrée par Lord débutant, est rarement créditée de Lord Kitchener, bien que Tony Cozier et de nombreux ayant participé à l' essai à L'ovale peuvent attester qu'il s'agissait d'une composition Kitch. En Angleterre, Kitch a commencé à travailler dans les pubs de Londres. Au début il y avait des difficultés avec les auditoires anglais qui ne comprennent pas tous les mots, mais qui ne pas dissuader Kitch, et après que la BBC lui a donné une chance de diffusion, il passés au club de réservations et bientôt effectuait dans trois clubs chaque nuit.

Kitch retourna à Trinité en 1962. Il et la Mighty Sparrow a procédé à dominer les concours calypso pendant les années soixante et soixante-dix. Lord Kitchener a remporté le concours de mars route dix fois entre 1965 et 1976, une fois plus que toute autre calypsonian.

Depuis 30 ans, Kitchener exécuté son propre tente de calypso, revue de la Calypso, par laquelle il nourrit le talent de nombreux calypsonians. Calypso Rose, le Gouvernail de David, Staline noir et Denyse Plummer sont parmi les nombreux artistes qui a obtenu leur début sous tutelle de Kitchener.

Kitchener, qui a créé le très populaire et mélodies douces, a l'honneur avec une statue à Port of Spain. Il est inhumé dans le cimetière de Santa Rosa dans Arima. Un buste de la bien-aimée animations est également exposée sur l'avenue Hollis, Arima, non loin du stade Arima.

Fils de Kitchener, Noyau Roberts, est également un intervenant, lecture de fûts pour la plus grande bande soca dans le pays, Xtatik. Il est également leur directeur musical et compositeur de la marche de route 2006.

Il a toujours été important pour Kitch tout au long de sa carrière d'acquérir de nouvelles expériences qui pourraient être tissés dans son matériau. Cela conduit à spectacles à Curaçao, Aruba et la Jamaïque au début jours et enfin à Londres, lorsqu'il était déjà battant haut de Trinidad. Kitch disait: "Je suis arrivé à la hauteur de ma popularité à Trinité. Ce qui me fait ici ? Je voudrais faire un déplacement.»

Vintage Hits
Vainqueur de la route de Carnaval mars Année Chanson
1946 Saut de ligne
1963 La route.
1964 Dis maman est MAS
1965 Mon Pussin '
1967 Soixante sept
1968 Miss tourisme
1970 Margie
1971 MAS au Madison Square Garden
1973 Rainorama
1975 Hommage à coup de filet Simon
1976 Femme de pavillon
Vainqueur du monarque Calypso Année Morceau 1 Song 2
1975 Hommage à coup de filet Simon Peste
Mighty Sparrow
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Mighty Sparrow ou Birdie (né Francisco Slinger,
Né le 9 juillet 1935, Grand Roy, Grenade, Antilles)
est un calypso, chanteur, auteur-compositeur et guitariste.
Connu comme le "Calypso roi du monde",
il est de la plus célèbre et la plus calypsonians.
Il a remporté des concours de mars de la route du Carnaval de Trinidad de huit fois et a été nommé "Calypso Monarch" onze fois.


Début de la vieSparrow est né à la Grenade, le 9 juillet 1935, mais s'installe à Trinidad, alors qu'il était un an. Son nom de naissance est Slinger Francisco. Il a grandi à Port of Spain.

Il fut d'abord exposé à la musique par le biais de la chorale de l'école catholique et s'intéresse à la calypso à 14 quand il rejoint une bande d'acier composé de garçons de quartier. Au début de sa carrière, il a reçu son nom de scène « The Mighty Sparrow » :

Votre nom de calypso est donné à vous par vos pairs, basés sur votre style. Dans les vieux jours, ils ont essayé d'imiter la royauté britannique. Il y avait de Lord Kitchener, Lord Nelson, Duke. Quand j'ai commencé à chanter, les bandes étaient encore à l'aide d'instruments acoustiques et les chanteurs seraient maintenue plats à pieds, faire un point ou d'accuser quelqu'un dans la foule avec le pointage du doigt, mais surtout ils se trouvait immobiles. Lorsque je chante, je m'excité et se déplacer, comme James Brown, et c'était nouveau pour eux. Les chanteurs âgés dit « Pourquoi ne vous juste chantez au lieu de se déplacer dans comme un moineau peu. » Il a été dit comme une plaisanterie, mais le nom coincé.
-Mighty Sparrow

Calypso MonarchEn 1956, Sparrow remporte du Trinidad Carnaval route mars et compétitions de Calypso Monarch avec son plus célèbre chanson, "Jean et Dinah". Son prix pour ce dernier était de 40 $. En signe de protestation de la petite somme, il a écrit la chanson « Carnaval boycotter » et tente d'organiser d'autres chanteurs de boycotter la concurrence. Environ la moitié des chanteurs suivi.[[ 1 de ] Sparrow prétend crédit pour réussir des améliorations dans les conditions de musiciens de calypso et steelband à la Trinité, ainsi que la formation de la Commission de développement de carnaval, assistance Organisation des musiciens, une.[[ 2 ] Sparrow a refusé de participer à la compétition pour les trois prochaines années, mais il a continué à effectuer officieusement, même gagner un autre titre de mars de la route en 1958 avec « P.A.Y.E. »

Calypso de prise à l'étrangerMusique Calypso connaît une brève période de popularité dans d'autres parties du monde pendant les années 1950. Expatrié trinidadien Lord Kitchener a contribué à populariser la calypso en Angleterre, et Sparrow également quelques succès. Dans les États-Unis, l'intérêt dans calypso a été déclenchée en grande partie par Harry belafonte de 1956 album Calypso, le premier album de vendre plus d'un million d'exemplaires.[[ 3 ] En janvier 1958, Sparrow, accompagné de longue date rival Lord Melody, voyage à New York City d'accès à l'auditoire de la musique américaine.[[ 4 ] Sparrow avait déjà été enregistré avec Balisier et Cook Records et avec du Belafonte aider [[ ] de 5 il commence aussi à enregistrer pour rca Victor. Il n'a pas atteint le succès, qu'il avait espéré. Il a dit dans une interview de 2001, « quand rien n'est arrivé pour moi, je retourna en Angleterre et a poursuivi sur ma carrière. »[[ 5 ]

En 1960, Sparrow retourné à la concurrence de la Calypso Monarch, remportant sa royauté deuxième et le troisième titre de mars de la route avec les "Dix pour un est Murder" (une chanson autobiographique sur un incident dans lequel Sparrow qui aurait été tué un homme [[[] 6 ]) et "Mae Mae." Il commence aussi à enregistrer pour son propre label, enregistrement National.[[ 1 de ] Il continue de profiter de la grande popularité à la Trinité durant les années 1960.

SocAComme soca a commencé à supplanter la calypso en popularité à la Trinité au cours de la fin des années 1970 et le début des années 1980, [[] 1 ] Sparrow embrassé l'hybride de Calypso et locales (Chutney) musique. En 1984, il remporte son huitième titre de mars de la route avec le soca d'influence « Doh dos arrière. » Également à cette époque, il commence à passer au moins la moitié de l'année dans la ville de New York, trouver un appartement dans les quartiers ouest indiennes en Jamaïque, Queens.[[ 1 de ] Sparrow continue d'écrire, d'exécuter et de tournée dans le XXIe siècle. dans une interview de 2001, il a mentionné qu'il avait été chantant et effectuer une "Gospel-lypso" hybride.[[ 5 ] En 2008, il sort une chanson soutenant la campagne présidentielle de Barack Obama, « Barack le magnifique ». Il a également fait un remake de sa chanson « Congo Man » avec son compatriote trinidadien machel montano sur l'album de flamme sur.

ParolesParoles de Sparrow sont célèbres pour witty, ironique et grivoise. Il chante allumeuse des attractions de femmes hispaniques dans "magarita" et des femmes de l'est de l'Inde dans « marajhin. » Il raconte des histoires outrageusement frank de la sexualité dans « Mae Mae, » « Le lézard » et « Big Bamboo. » Et il y a des commentaires humoristiques sur la culture antillaise se trouve dans "Obeah Wedding" et le « Sorcier-docteur. » Robert christgau a appelé sa chanson controversée "Congo Man" "un follement pervers pisse-prendre sur les racines africaines, vengeance interracial, sexe interracial, relations homme-femme et cannibalisme."[[ 8 ] La chanson de 1965 a été critiquée pour ses attitudes à l'égard des femmes et des africains et interdite de diffusion à la radio jusqu'en 1989.[[ 9 ]

Bruant des commentaires aussi fréquemment sur les questions sociales et politiques dans ses chansons. Au début de sa carrière, il était un partisan de Eric Williams et son Mouvement National populaire (PNM), [[[] 6 ], formé en 1955, qui a conduit à Trinidad et Tobago à l'indépendance en 1962. chansons comme « Leave The Damn médecin Alone » et « Guillaume le Conquérant » mentionné Williams directement, tandis que d'autres, comme la "Fédération" (reprochant à la Jamaïque de l'éclatement de la Fédération des Indes occidentales), "Notre modèle Nation" (célébrant l'indépendance trinidadien) et "Cafe" (appuyer la PNM paye-que-vous-gagnez système d'impôt) fait écho PNM postes. Sparrow a exprimé le mécontentement en 1957 « non, médecin, non, "mais il était relativement doux et visant à tenir leurs promesses PNM politiciens, plutôt que de les remplacer. Sparrow savamment combinées critique politique avec des insinuations sexuelles dans sa chanson des années 60 « BG Plantain », qui a dénoncé l'interdiction imposée par PM Williams sur importés plantain, de la Guyane britannique (BG) ; en plantain, une grande banane-forme de légume, est un aliment de base de la cuisine antillaise et Sparrow félicité le plantain BG comme les plus grands, plus doux et supérieure à la variété de Trinidad et Tobago terroir.

Milieu des années 1960 du Sparrow-hit « Sir Garfield Sobers, » célébrant le grand Barbade All-Rounder cricket, qui a joué pour les équipes des Antilles, prévu par une dizaine d'années le Chevalier qui Garfield Sobers serait effectivement reçu en 1975. Sobers est généralement considéré comme le plus grand All-Rounder dans l'histoire de cricket. Premier couplet de cette chanson :

Qui est le plus grand joueur de cricket sur terre ou sur Mars ?
Toute personne peut vous dire, que c'est la grande Sir Garfield Sobers !
Ce beau lad Barbade sait vraiment son travail.
Au bâton ou bowling, il est le cricket King, sans blague !
Three cheers for capitaine Sobers! »
Plus récemment, Sparrow continue à intégrer les questions sociales dans sa musique. « Justice Crown Heights » est un plaidoyer pour la paix et de compréhension dans le sillage de 1991 Couronne hauteurs émeute dans Sparrow de l'adopté home de la ville de New York. Les thèmes de la paix, de tolérance et de préoccupation pour les pauvres se manifestent à plusieurs reprises dans des chansons comme "Droits de l'homme" (1981), "Capitalisme Gone Mad" (1983) et de "Folie est ce" (1995).

Sparrow encore tours.

Selected discographieRois de calypso et Rose Gin (Dossiers de Cook, 1957)
Carnaval de Calypso du roi Sparrow (Cook Records)
Calypso exposée (Cook, 1961)
Sparrow in Hi-Fi (Cook, 1963)
Chaud et doux (Produit par Van Dyke Parks) - Warner Bros, 1974
16 Carnaval Hits (avec Lord Kitchener) - 1992
Calypso éveil de la Collection Emory Cook (Smithsonian Folkways, 2000)
Mighty Sparrow Dance Party or 2000
Premier vol : Calypsos au début de la Collection Emory Cook (Smithsonian Folkways, 2005)
Sparrow frappe le karaoké - islandstars karaoke, 2005
Grands prix et honneursTitres de mars de la route de carnaval Année Chanson
1956 Jean et Dinah
1958 P.A.Y.E.
1960 Mae Mae
1961 Prison royale
1966 MElda (Obeah Wedding)
1969 Oui sa Sa
1972 Ivre et désordonnés
1984 Doh retour arrière
Calypso Monarch victoires Année Tune # 1 Tune # 2
1956 Jean et Dinah aucun
1960 Dix contre un est un meurtre Mae Mae
1962 Sparrow Come Back Home Fédération
1963 Dan est l'homme (dans la fourgonnette) Kennedy
1972 Ivre et désordonnés Corde
1973 Journées scolaires Même endroit de l'époque, même
1974 Nous transmettons ce stade Miss Mary
1992 Les deux Survie
Lord Blakie
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Lord Blakie

Joseph Carlton “Blakie-Né le-03- novembre-1932

Décédé le-06- janvier, 2005.

Lorsque j'ai entendu de passage du Seigneur Blakie j'écoutais à l'un de ses coups de calypso d'antan «Perte Sparrow.» Dans cette phase, Blakie a eu infraction à la manière dans laquelle Sparrow a répondu à sa perte de laCalypso monarque à calypsonian Bomber et la réponse de juges. Il s'agissait deuxième perte de Sparrow. La première perte était à calypsonian Dougla. Avant ces pertes Sparrow a jamais perdu un concours. Par conséquent, Sparrow a été bouleversé. Certains même signalé qu'il a menacé de Bombardier. Donc, Blakie utilisé son «Sparrow perte» calypso d'informer les autorités «respectables» que leur traitement favorable de Sparrow conduirait à leur chute. Il a estimé que, si c'est lui du (Blakie) qui avait exprimé le comportement inopportun que Sparrow exprimé les autorités «respectable» «…. auraient mis ont mis un X à côté de mon nom et n'importe comment bien je chantait je ne gagne pas la concurrence.» Blakie a été parmi les quelques calypsonians qui ne était pas intimidés par Sparrow. Comme un fait ses désaccords avec Sparrow a conduit à son ouverture, sa propre calypso tente appelée la victoire. À ce moment que la brigade avait tous la calypso étoiles chant dans leur tente. Mais, Blakie a réussi à attirer un peu de la jeune calypsonians sur sa tente et a fait un bien joli travail la première année. Mais, son mandat était court en raison de la mauvaise gestion et autres querelles. Il a été le premier calypsonian de rompre tente de Sparrow, la brigade de jeunes d'origine.
Depuis l'introduction du Blakie de calypso, il a établi ses informations d'identification de la “Guerre”. Sa première phase de mars route “Steelband Clash” enregistré le choc steelband entre les envahisseurs et Tokyo steelbands. Blakie a été le premier calypsonian, à ma connaissance, identifiés avec un steelband. La deuxième était Sparrow qui a été membre de l'Orchestre d'acier stars des années 1960 Trinidad Al jeu mas. Blakie était un mas jouant membre (certains ont dit qu'il était aussi un membre de leur gang) de le puis San Juan All Stars acier orchestre. Au moment de leur existence, San Juan All Stars était connue comme une bande de badjohn. Ils sont devenus tristement célèbre pour l'émeute de Carnaval avec l'Orchestre d'acier Desperadoes.
Blakie était un de la grande calypsonians, qui, il n'étaient pas la présence de Sparrow (Calypso King of the World), aurait pu aller plus loin dans le monde de la calypso. Ce que j'entends par là que Sparrow était telle une présence dynamique dans le monde de calypso que tous les autres calypsonians pourrait ne pas lui surpasser dans les compétitions. J'ai rencontré Blakie quelques années à Brooklyn à une compétition de Calypso sur la promenade de l'est. Il a été un des juges. J'ai trouvé lui être doux et très respectueux. Il a commenté sur les musiques par les jeunes calypsonians et souligné de leurs erreurs. J'ai trouvé son jugement sur la cible. J'ai entendu jamais calypso d'un Blakie, qui n'était pas bien reçu par le public. Comme nous savons tous le public de la Trinité est un critique sévère de calypsonians. Pour transmettre le rassemblement, que vous devez être bien réel. Blakie passé toujours rassemblement. Il a jamais gagné le monarque calypso, mais il a toujours été une force dans les compétitions. Beaucoup estiment que son image Seigneur de guerre n'aide pas les juges qui n'ont pas approuver de son image de badjohn. Ils croyaient qu'il pourrait représenter non calypso comme un ambassadeur à l'étranger. Mais, Blakie a remporté la route deux marches “Steelband Clash” et “Marie”. En fait, il remporte la première marche de route officiel avec “Maria” en 1962. Auparavant, marches de la route n'avaient aucun statut officiel. Blakie est également connu pour son rire pendant un calypso. Vous pouvez reconnaître sa calypsos par ce rire. Il a également été un expert en imitant la langue chinoise dans calypso. Parmi mes favoris est «Restaurant chinois.» Sa politique calypso sur le Granger Geddes puis (maintenant Makandal Daaga), leader du NJAC est mémorable.
Le passage de Blakie devrait éveiller le TUCO, (l'organisme représentatif de la calypso). Au cours de ces dernières années en ce moment, nous perdons calypsonians, les panists et les dirigeants de la MAS, la Trinité du Carnaval. Nous les pleurer pendant quelques semaines et puis ils sont oubliées. Nous avons besoin d'un Hall of Fame Calypsonian pour enregistrer les contributions de ces légendes. Certains disent que nous n'aime pas de nos héros et les héroïnes. Un calypsonian, Mudada, a déclaré que “nous vous mettre aujourd'hui et vous écrasez demain vers le bas. Nous avons besoin notre musique nationale de collecter et de les placer dans une archive afin que les générations futures sera en mesure de connaître leurs contributions. Je me souviens lors de l'ouverture de la bibliothèque nationale que j'ai contacté pour savoir s'ils avaient l'album de record de l'indépendance qui ont
enregistré tous les calypsonians qui ont participé à la finale de concurrence de l'indépendance de 1962. Il m'a dit qu'ils ne savaient pas un existait. Mais, je sais qu'il existait parce que j'ai vu il comme un enfant dans l'enregistrement de Ibrahim Boutique servant à être sur la rue du parc. Il avait les couleurs nationales de rouge, blanc et noir sur la veste. J'appelle TUCO pour recueillir calypso héritage de Blakie et placez-les sur CD pour le public d'entendre. J'ai préparé ma collection a remporté de mon archive. Nous devons nous souvenir Remarque du Cap Roy que lorsqu'il a appelé à une station de radio pour les informer que Frankie Francis étaient morts, il a demandé qui était Frankie Francis. Cette année, nous avons perdu trois personnes Carnaval au cours de la semaine dernière. Frankie Francis (musicien), Mifan (homme de Steelband) et Blakie (Calypsonian).
Nous vous célébrez Seigneur de guerre.
Vous voir au rendez-vous de la victoire,par Hewitt Khalick j., président et fondateur International Society Steelpan & Calypso
10 Janvier 2005.
Calypso Rose
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Calypso Rose

mcartha Linda Sandy-Lewis, mieux connu sous le nom de Calypso Rose (né le 27 avril 1940 à Bethel, Tobago) est un Tobagonian calypsonian.

Elle commence à écrire des chansons à l'âge de 15 ans et a composé des chansons plus de 800. En 1966, elle a écrit la chanson incendie en fil Me, qui est depuis devenu un hymne de calypso. Rose a été la première femme à remporter le concours de route mars de Trinidad , en 1977 avec sa chanson "Tempo". Elle remporte le titre de Reine de Calypso cinq ans en cours d'exécution. Elle a également remporté la Couronne de Calypso de Trinidad et la route mars compétitions en 1978, le prix de Sunshine en 1989 et la médaille de Colibri de Trinidad et Tobago en 2000.

Blues américain /R ' ne b et du Rock and roll Hall of Fame artiste Bonnie raitt couverts de chanson de Rose "Wah elle aller faire" sur un album, sorti en 1973, intitulé Takin ' My Time.

Rose a été nommée citoyen d'honneur du Belize en 1982 en reconnaissance de son travail à sensibiliser l'opinion internationale du pays sur le plan culturel. En 1993, elle a reçu la clé de la ville st. catharines, Ontario, Canada par le maire.

Elle a vécu en Jamaïque, Queens depuis 1983. En octobre 1996, Rose a subi une chirurgie du cancer du sein.


Films1991 - Une main ne Clap. Réalisé par kavery kaul.
1979 - La période bacchanal

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Sandy de Linda McArtha-Lewis,
mieux connu sous le nom Calypso Rose
(né le 27 avril 1940, à Bethel,

Tobago) est un calypsonian Tobagonian.
Elle a commencé à écrire des chansons à l'âge de 15 ans et il a écrit plus de 800 chansons. En 1966, elle a écrit la chanson Fire en Me Wire, qui est devenu un hymne calypso. Rose a été la première femelle de remporter le concours de mars route de Trinidad, en 1977 avec sa chanson tempo. Elle a remporté le titre de Reine Calypso cinq années consécutives. Elle a également remporté concours la Couronne de Calypso Trinidad et mars Road en 1978, le prix Sunshine en 1989 et la médaille de Hummingbird de Trinidad et Tobago en 2000.
American Blues/R&B et rock and Roll Hall of Fame artiste Bonnie Raitt couverts chanson de Rose “Wah elle aller faire” sur un album, sorti en 1973, intitulée Takine mon temps.
Rose a été nommée un citoyen d'honneur du Belize en 1982 en reconnaissance de son travail pour sensibiliser l'opinion internationale du pays sur le plan culturel. En 1993, elle a reçu la clé de la ville de St. Catharines, en Ontario, par le maire.
Elle a vécu en Jamaïque, Queens depuis 1983. En octobre 1996, Rose a subi une intervention chirurgicale pour le cancer du sein.
BIOGRAPHIE

McArtha Lewis, Calypso Rose est l’ambassadrice de la musique caribéenne.

Cette légende vivante du Calypso et de le Soca est née le 27 avril 1940 dans la petite ile de Tobago, république de Trinidad & Tobago, dans les Antilles Anglaises.

Elle vit aujourd’hui dans le Queens à New York, mais elle retourne plusieurs fois par an dans son ile, pour se ressourcer et dit-elle : “ retrouver à Tobago mes racines africaines… ”

Fille de pasteur, Rose débute sa carrière de chanteuse à l’age de 15 ans. Des lors, toute sa vie sera consacrée à la musique. “Je ne suis pas devenue une chanteuse de Calypso, je suis née dans le Calypso”

Caypso Rose a écrit plus de 800 chansons et enregistré plus de 20 albums. Elle s’est produite dans le monde entier.

Toutes les communautés de la Caraïbe - anglophone, francophone ou hispanique - la célèbrent avec ferveur : elle est la seule artiste femme à avoir été couronnée lors du fameux carnaval de Trinidad dés 1978 , et à avoir emporté cinq fois de suite le titre de “Calypso Queen“ !

Calypso Rose est une icone. Sa personnalité, son charisme et sa joie de vivre en font une femme d’exception.

Comme Aretha Franklin, Césaria Evora, Celia Cruz ou Myriam Makeba, Calypso Rose est une chanteuse de l’âme.

Une chanteuse de Soul, de Gospel, de Blues et bien sur de Calypso, une diva de la musique populaire.

Et pour le plaisir de tous, c’est aussi une irrésistible performeuse, qui, à 68 ans, met toujours le feu aux scène
Lord Invader
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Lord Invader

Lord Invader (Rupert westmore Grant, 1915 – 15 octobre 1961) était un éminent calypsonian avec une voix très distinctive et graveleuse.

Il est né à San Fernando, Trinidad. Envahisseur devenue actif dans calypso dans le milieu des années 1930. Il a écrit de nombreux calypsos ; ses paroles plus célèbres,rhum et Coca-Cola, ont été plagiés par Morey Amsterdam et est devenu un succès pour Andrews Sisters. Envahisseur s'est rendu à New York et poursuivi, remportant finalement compensation, même si le règlement final autorisé à Amsterdam conserver son droit d'auteur.

Il est crédité souvent écrit "Jamboree Zombie", bien que la chanson a été écrite en fait par Lord intrus (Winston O'Conner) qui l'a publié sur la face b de son unique de 1953 catastrophe avec la Police. Il était couvert par Conrad Eugene Mauge Jr.[[] 1] , qui a enregistré en 1959 et a été également souvent crédité pour écrire. La confusion provient probablement de l'introduction de la version par le Trio de Kingston, qui mentionne « Lord Invader et ses douze pénétrateurs ».

Les disques suivants donnent une bonne idée de son travail :

Calypso à New York (smithsonian Folkways 40454), sorti en 2000, est une collection d'enregistrements d'envahisseur à travers toute sa carrière.
Calypso à minuit et Calypso après minuit viennent d'un enregistrement live organisé par Alan Lomax à New York en 1946.
Guerre de Calypso, Rois de Calypsoet Trojan Calypso en boîte définir toutes les fonctionnalité le même ensemble de chansons enregistré au Royaume-Uni dans les années 1950.
Folkways Records ont également un certain nombre de CDs envahisseur enregistré à la fin des années 1950 à New York, notamment, de la Calypso (1955), Calypso se déplace et il y a un garçon Brown dans le Ring et autres enfants Calypso Songs (1959).
En 1961, l'envahisseur sorti un LP atypique, West Indian Folk Songs for Children (Caedmon Records).[[] 2]

Il est mort à New York le 15 octobre 1961.
Roaring Lion
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Roaring Lion

Lion rugissant

Rugissant Lion (né Rafael de Leon, Aroquita, Trinidad, britannique, Trinidad et Tobago, 22 février 1908 –
Décédé le 11 juillet 1999[citation nécessaire]) était un calypsonian (calypso chanteur/compositeur). Sa carrière de 65 ans a commencé dans les années 1930, et il est surtout connu pour ses compositions "Ugly Woman" (1933), "Mary Ann" et "Netty, Netty," qui sont toujours effectuées aujourd'hui.

Début de la vieRafael de Leon est né à Aroquita, dans les collines d'ACARU de la Trinité du Nord, d'une mère nommée Basalicion de Leon et d'un père nommé Arias Cairi Lama. Un enfant illégitime, Lion passa une partie de ses premières années en deux orphelinats, avant d'être emmenés en, suite à la maladie de sa mère, par une femme âgée nommée Miss Charles qui vivaient sur la rue de café dans la ville du sud-ouest de San Fernando.un Enfin, il a été présenté par Charles dans une famille de[citation nécessaire] musulmans Indiensà San Fernando, qui voulaient lui ; Il a été adopté par Najeeran Khan, qui devient sa mère adoptive. Il a défendu les orphelinats tout au long de sa carrière, avec des chansons comme des années 1940 « orphelin maison » pour un exemple. Bien qu'il y a longtemps été de confusion quant à son nom complet, il donne comme Rafael Arias Cairi Lama de Leon.b il rencontre plus tard son père biologique, ce qui lui a dit que son nom, Cairi, était un autre nom pour Trinidad,c et que "Lama" est une sorte de chèvre ou de cerf d'Amérique du Sud. Dans une interview en 1990, le Lion rugissant a déclaré que « de peur que je pourrais être style un voleur, seulement utiliser Rafael Deleon. »de[[] 1]

[Modifier] Carrière comme un calypsonianDès son jeune âge, Lion rugissant (nom de scène adopté de Leon) est devenu connue pour son habileté à créer des calypsos (particulièrement dans sa capacité à râclé les paroles sur n'importe quel sujet). Contrairement à ses origines modestes, il cultive une persona étape raffinée et toujours apparu brusquement habillé. Sa carrière débute officiellement en 1924 ; à la fin de son adolescence, il a coupé son rectos. Il a enregistré beaucoup entre les années 1930 et 1950 et un de la calypsonians qui mérite la plupart pour la popularité internationale croissante du genre au cours de cette période. En mars 1934, le marchand de Trinidad et Tobago phonographe Qu'eduardo Sa Gomes envoyé Lion rugissant et Attila le Hun à New York pour enregistrer ; ils sont devenus la première calypsonians pour enregistrer à l'étranger.[[] 2] Il fut aussi le chanteur calypsonian seule de sa génération qui savaient lire et écrire de notation musicale. (Bear records de la famille, rythme antillais 10 CD coffret / livre) Lion rugissant atteint une renommée pour ses prouesses linguistique tout autant que pour ses mélodies accrocheuses. Ses paroles, livrés dans un style, montrent une commande impeccable de la langue anglaise (ainsi que des argot Trinidad et Tobago) et sont truffées de witty tournures de phrase, métaphores humoristiques et allitérations astucieuse et rhymes interne. Tous les calypsonians au début, il était de loin la plus scandaleuse, avec des chansons plus interdits par une marge importante. Son « Netty Netty », la chanson d'une prostituée qui ont quitté la ville d'avoir une opération de l'avortement, choqué non seulement de Trinidad et Tobago, mais chez ses voisins tels que la Grenade, où il a été interdit pendant un certain temps. (Comme sa chanson « Excursion à Grenade » montre.) En outre, les paroles d'un grand nombre de ses « calypsos de guerre » (essentiellement les chansons insulte) présager ceux de chansons rap de la bataille de semblables hip hop par plus de 50 ans. Un extrait de ses paroles de "Guerre" (enregistrées durant les années 1930 par Lion rugissant avec exécuteur testamentaire, Caresser et Attila et dirigée contre leur collègue calypsonian wilmoth Houdini) est un exemple particulièrement bon de ces paroles :

La terre est un tremblement et un tumbling
Et les cieux sont en baisse et tous les
Parce que le lion est rugissant.
Ma langue maternelle est comme l'explosion d'un homme armé...
Destruction, la désolation et la damnation--
Toutes ces je vais infliger à l'insubordination,
Pour le Lion en son pouvoir est comme le rocher de Gibraltar.
[Modifier] Fin de vieLion rugissant a continué d'enregistrement dans les années 1990 ; sa fonctionnalité d'enregistrements électronique plus tard et le soca backgrounds, mais il a continué à chanter dans le style classique de la calypso précoce. Il a été considéré comme un ancien homme d'État et historien de la musique calypso et apparaissent fréquemment dans les médias Trinidadiennes dans ce rôle.[citation nécessaire]

En 1986 il auto-édité un livre intitulé Calypso de France à la Trinité : 800 ans d'histoire. dans celui-ci, il prétend que calypso est d'origine française plutôt qu'africaine et partage également de nombreux souvenirs sur sa carrière.[citation nécessaire]

Rugir le Lion est mort le 11 juillet 1999, à l'âge de 91 ans. Rapports de prétendent que le Lion avait dix enfants. Ses fils comprennent Ibn Lama de Leon, Ishmael de Leon, Akenathon de Leon, Rafael deLeon, Jr. (qui vit dans le Minnesota), Leon Mohondas (qui vit en Norvège), Karelius de Leon (qui vit en Norvège), Leon Christobal (qui vit à Brooklyn, New York)et Leon Krishna (qui vit à Paris). Sa fille est Pamela Leon-Lewis (qui vit à Brooklyn, New York avec ses trois enfants : Abigail J. Bishop, Darryl R. Bishop et plus jeune fille Keiela j. Lewis).[[] 3] Il était marié à Marie Louise de Leon, de Norvège et de la mère de ses enfants.

En 2002, Akenathon a annoncé son intention de transformer la propriété de Mt. Lambert de son père en un musée de Lion Roaring.[[] 4] Sa fille est actuellement écrit deux livres sur le Lion rugissant. l'un est une compilation des histoires derrière l'écriture de son calypsos, son successess de l'entreprise, ses voyages de monde, son temps comme ambassadrice de bonne volonté, divertir les troupes dans la seconde guerre mondiale, ses interprétations de personnages historiques comme Winston Churchill, Rockefeller, rois et reines, le pape, et coll., liés par lui sur des bandes magnétiques, il a enregistré avec et pour elle. Ce livre présente un côté du Lion rugissant que jamais, le public a vu ou savait. The Lion rugissant piégés ' – le deuxième livre – les détails de l'histoire inédite de ses derniers jours et présente également une autre dimension à cet homme légendaire.[citation nécessaire]

Lion rugissant est le grand-père de l'acteur Alfonso ribeiro.[citation nécessaire]
Sir Lancelot
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Sir Lancelot

Sir Lancelot (chanteur)

Lancelot Victor Edward pinard (24 Mars 1902 –

Décédé le 12 mars 2001) a été un acteur qui a utilisé le nom de Sir Lancelotet chanteur de calypso . Sir Lancelot a joué un rôle majeur dans la popularisation de la calypso en Amérique du Nord, et Harry belafonte lui a reconnu comme une source d'inspiration et une influence majeure


Début de la viePinard est né à Cumuto, Trinidad.[[] 1] Son père, Donald Pinard, était un fonctionnaire du gouvernement riche et Anglophile. Pinard fréquenté exclusive écoles paroissiales et sa famille a régulièrement participé à l' opéra (ce qui lui donne une éducation musicale informelle). Il a commencé à chanter traditionnel allemand lieder et italien arias.[[] 3][[] 9] Il a étudié à être un pharmacien comme un jeune homme, et sa famille lui a envoyé à la ville de New York pour étudier la médecine. Après avoir entendu un concert par le célèbre afro-américain ténor lyrique Roland Hayes il abandonne ses études médicales pour étudier le chant et la musique,et bientôt exécutait classique fonctionne. Il a commencé à y compris calypso dans ses performances et finit par devenue une chanteuse calypso à temps plein. À cette époque, il a rencontré le chef d'orchestre trinidadien Gerald Clark,[[] 3] peut-être le plus important promoteur de calypso à New York. Clark lui demande d'enregistrer certaines chansons de calypso, et convenu de Pinar Il fait ses débuts comme Sir Lancelot en 1940 à la ville de New York de Village Vanguard célèbre nightclub. Il était un ami proche du photographe seema aissen weatherwax, qui ont pris certaines de ses premières photos de la publicité.

Carrière musicale et par intérimSir Lancelot est devenu un habitué au Village Vanguard et dans les années 1940 » a été largement considéré comme le plus chaud calypsonian dans la ville. » Sa marque de fabrique est devenu le tuxedo qu'il portait dans presque chaque concert, et sa popularité était dans tout le pays depuis deux décennies.Dans les années 1940 il rentre pour la première fois, mais a été largement désavoué par sa famille, qui estimait que son chant calypso avait honte à eux. Sir Lancelot écrit la chanson calypso "honte et scandale" "(également connu sous le nom de Fort Holland).

Sir Lancelot part en tournée avec Lionel Belasco en Californie et en Oregon en 1941. Après un concert à Los Angeles, lui offre un rôle mineur chanter dans l'image de Deux Yanks à Trinidad (Columbia Pictures, 1942). Son apparence a été rendue possible par l' Oscar-gagnant performance de Hattie mcdaniel dans autant en emporte le vent tout juste deux ans plus tôt. Il a fait plus de 15 films, et ses apparitions au cinéma importantes comprennent :

Je marchais avec un Zombie (1943), comme un chanteur de calypso. Son « honte et scandale » est effectuée, comme c'est "The Grenadiers britannique". Il est allégué pour être la première musique calypso de temps a été entendue dans un cinéma américain.
Happy Go Lucky (1943), où il chante du Lion rugissant1933 calypso hit, "Ugly Woman.
The Ghost Ship, son premier rôle dans lequel il principalement agi plutôt que chante.
La malédiction du peuple Cat (1944)
Et n'ont pas (1944)
Zombies sur Broadway (1945)
Brute Force (1947)
Romance en haute mer (1948)
Dans les années 1940, Sir Lancelot a fait de nombreux enregistrements (signature avec Apollo Records),[[] 3][[] 20] et chante dans des messages publicitaires. Il a aussi composé un score pour l'image de requête de 1948, Tarzan et les sirènes.[[8] Il aurait fait millions de dollars de vente records de calypso et a passé la plupart de ce.

Sir Lancelot était politiquement active pour une grande partie de sa vie. Après avoir entendu un discours de "siècle de l'homme du commun" de Henry a. Wallacele 8 mai 1942, Sir Lancelot composé de la chanson de calypso "Common Man". Plus tard, Wallace lui écrivit une longue lettre de remerciement. Il compose plusieurs chansons de calypso populaire avec des paroles de gauche dans les années 1940, y compris "Défenseurs de Stalingrad" et "Marcher en paix" Sa position sur les questions de guerre et paix était tellement bien connue qu'une version de cartoon de lui apparaît dans la 1944 court métrage d'animation Columbia Pictures, The Bluebird désillusionné (dans lequel le personnage de calypso-chant raconte une bluebird que le monde ne se sera pas toujours en guerre). Selon Pete Seeger, la chanson de Leadbelly 1948 "L'égalité pour les nègres" a été inspirée par une chanson de Sir Lancelot. Sir Lancelot est devenu citoyen américain en 1960.

Sir Lancelot a passé six ans en tournée en Europe dans les années 1950, dont des effets négatifs sur sa carrière dans la dernière apparition de film de la U.S.[[] 9] Sir Lancelot était en 1958 (avec yul brynner dans The Buccaneer),de 8 bien qu'il a fait une apparition a noté dans un épisode du Andy Griffith Show en 1967. Dans les années 1960 et dans les années 1970, il a enregistré plusieurs chansons de « Calypso Évangile ». Il a été très populaire en Europe dans les années 1960. Sa popularité aux États-Unis à l'époque était encore assez forte que Sherwood Schwartz utilisé le style musical de Sir Lancelot comme source d'inspiration pour la chanson thème de l'émission de télévision Island de Gilligan (et même considéré comme ayant Sir Lancelot chanter le thème). Sa musique, trop, endurées, avec Lord Melody couvrant "Honte et scandale" dans les années 1960.Il continua à travailler comme un musicien jusqu'à au moins 1973, brièvement sortant de la retraite dans les années 1980 pour effectuer à McCabe Guitar Shop (Los Angeles) avec Van Dyke Parks, ry Cooder et d'autres musiciens. Il a également joué et enregistré avec Steven Springer, Arizona-base de bande sanctuaire et son neveu Brian Pinard, enregistrement de son dernier album sous le nom de "Les chevaliers de la Sainte Trinité," avec son dernier enregistrement étant « Pinardhymns - religieuse Calypso. »

Sir Lancelot était un catholique qui marié et a trois filles. Il passa ses dernières années en Australie avec son neveu, Brian Pinard.

Sir Lancelot est mort de causes naturelles à Anaheim, Californie.


King Fighter
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King Fighter-1928-1999

La mort d'une autre légende dans calypso est la raison de cette dernière newsletter. King Fighter est décédé la semaine dernière à Grenade où il a vécu pendant de nombreuses années.
King Fighter) (mars 10, 1928-12 décembre 1999) né dans le village de Victoria, sur la côte orientale de la Guyane, Wilson a obtenu son nom, le roi Fighter, parce qu'il était un boxeur connu pour sa fantaisie footwork. Chasseur a commencé comme un pêcheur, puis un boxeur, avant de devenir un chanteur



calypso. Il a commencé boleros de chant et de chansons d'amour avant de passer à calypsos.
Une de ses principales influences était la chanteuse guyanien vaudeville Bill Rogers. Comme pour la calypso, ses favoris étaient Kitch et Melody et il a commencé chant en Guyane. Toutefois, il reste et déplacé à Trinidad car il n'a pas pu gagner sa vie dans son pays natal comme un boxeur ou un chanteur.



Il est venu à Trinidad dans les années cinquante et un intervenant actif, principalement dans la tente OYB jusqu'à ce que les années 1980. Il a comparu tout d'abord à Trinité avec des collègues guyanien calypsonian Seigneur café en 1955 et a augmenté rapidement pour être un chanteur calypso très réussie. Il a été finaliste pour la monarchie 1957 hors de la brigade de jeune femme intelligente et Dhalpourie (mariage indien). Il a été chantant les deux son pourquoi BG Don ' T Want Federate et concours de beauté animal cette année. Il a été largement enregistré sur un grand de maisons dans les années cinquante et des années 60 sur les enregistrements délivrés en Guyane britannique, Trinidad et en Angleterre. Dans le 1959, il était dans la tente OYB chantant des conseils aux Indiens de l'Ouest.
[Traduit automatiquement par Microsoft® Translator]



Conseils aux Indiens de l'Ouest
West Indiens Veuillez prendre facile
Et arrêter déserte de votre propre pays.
Vous vous laissant maison plein de famille
Et sortir à certains dans le pays froid
Lorsque nous avons tout dans les Caraïbes.
Que nous pouvons améliorer notre position Pseudacris : Trinidad ont beaucoup tangage et huile
La Jamaïque ont le sol de la banane
Grenade ont beaucoup épices.
La Barbade est vraiment agréable
Et la Guyane britannique ont Fighter King, il a été dans la tente OYB 1962 et avait un populaire radio frappaient avec People Will Talk. Il était en demi-finale 1964 pour la monarchie et en vedette Leh viennent nous atteindre également connue sous le nom Sookie qui était aussi un candidat Roadmarch. Sa chanson autre cette année était haut et bas Beat. Derek Walcott dans une révision de ses performances à la tente de revue de 1964 qui dit sa performance était électrisant mais lui décrit comme «Le pêcheur de BG avec un nez comme une Volkswagen.»
Il est apparu dans la tente OYB de 1966 et peut-être sa chanson populaire Pajama Suit a été joué par une bande de mars de la route. Pendant les années soixante, il a enregistré plusieurs albums pour le label national de Sparrow, The Devil Calypso, qui est très difficile à trouver. Sa a fait plusieurs chansons sur l'anthologie 'This Is Calypso', Pom Pom, que vous Semez vous Reap et une chanson sur la guerre du Vietnam, appelé Send Me Instead dans laquelle Fighter dit il ira à la guerre à la place de Mohammed Ali (le puis Cassius Clay), qui avait refusé d'entrer dans l'armée pour des motifs religieux. Fighter dit, “Je vais lutter pour l'Amérique”.
En 1971, il a chanté que Calypso n'est pas Smutty qui radiée contre la tendance des paroles suggestifs dans d'autres types de musique et défendu de telles attaques contre calypso.
Calypso n'est pas smutty
Pour comparer avec les autres chansons que vous consultez.
Calypso est qu'une chanson pourrait console vous
Et vous vous sentez bon quand vous en difficulté
Alors pourquoi devriez vous accuser notre locales chansons
Et la lutte contre de kiss jusqu'à ceux qui sont étrangers.
En 1973, il a chanté Whiskey Mas à la b d'y. o. et en 1975, il a été dans la revue avec la persécution et à la tente du Royaume des assistants de 1981 mais ne semble pas apparues dans la tente par la suite.
Il vivait à la retraite dans la Grenade pendant de nombreuses années avant sa mort en fait seulement occasionnelles des comparutions spéciales. Il a obtenu un prix spécial à partir du programme de bourses de Sunshine 1994 à New York et sang complet Pajama. Il a également enregistré un pot-pourri de couleur Pajama et Come Leh We Go, à la fin des années 80, qui apparaît sur leur divers complication d'artistes, 'Calypsoca Golden Hits' publié en 1994. Il est venu à New York en 1998 pour le concert de vivre les légendes de Calypso de Phillip Dewad et deux de ses classiques, Pajama Suit et Come Leh We Go pour le CD de légendes Living ré.
Tente de Calypso de Godwin Oyewole sur le site Web de réseau comprend une douzaine d'enregistrements Fighter in Real Audio. Allez à les écouter. Depuis presque aucun de ses enregistrements sont disponibles, c'est un service important qu'il a effectuées. Records de glace avaient prévu il y a plusieurs années pour libérer une collection d'enregistrements Fighter mais qui a été bloqué pour plusieurs années. Les enregistrements seules actuellement disponibles, à ma connaissance, sont ses récents enregistrements sur la très belle collection de vivre les légendes de Calypso produite par Dewad Philip, 1-718-604-1723, avec Power, Blakie, compositeur drôles, Scrunter, Grumman Prowler, Brigo ainsi que King Fighter.
Chasseur. Will Talk (1962) de personnes.
Pas seulement ici dans les Antilles.
Mais euh trouver les personnes est trop dur plaire
C'est vraiment vrai
N'importe ce que vous faites j'ain't parle des absurdités
Il s'agit d'une expérience pratique
Ne pas rappeler comment vous essayez
Ils vont critiquer.
Et ah ne sais pas pourquoi si vous en évolution constante et vous cherchez vous souhaitez fancy
Ils diront comment vous montrant
Et si vous vous garder comme un mauvais john
Ils vous regarder et rire
Mais ah tomber dans un plan que je ain't suivi aucun homme
AH juste faire fonction de meself
Cause si n'est pas comment vous habiller
Est la façon de façon que vous marchez
Le peuple parleront prendre pour instance lorsqu'ah était petit
Chaque jour est ah bacahanal, toujours misbehaving.
Avec expression et les combats de rue
Ainsi les discours partout en ville
Maintenant ah lecture facile et cool
Les mêmes personnes disent comment ah stupidité si ah homme ah ugly face comme Melody
Vous ne pourrez plus la paix à la place de toute façon que vous tournez à regarder l'homme boo boo, sauf si vous êtes confronté à bonne recherche comme la mienne ils diraient vous féminin Nothing dans ce monde comme vous Veuillez ne peut pas à toutes les personnes.

Merci à John Child et Don Hill pour de l'aide sur cette dernière minute.
[Traduit automatiquement par Microsoft® Translator]

Top 100 Calypsos du XXe siècle Mano Rétro

1. Progress - King Austin (Austin Lewis) 1980 2. Portrait of Trinidad - Mighty Sniper (Mervyn Hodge) 1965 3. Jean and Dinah - Mighty Sparrow (Slinger Francisco) 1956 4. Bassman - Mighty Shadow (Winston Bailey) 1974
5. Fire in Your Wire - Calypso Rose (McArthur Lewis) 1967 6. High Mas - David Rudder (David Rudder) 1998 7. Dan is the Man - Mighty Sparrow (Slinger Francisco) 1963 8. Maria - Lord Blakie (Carlton Joseph) 1962

9. If the Priest Could Play - Mighty Cypher (Dillary B Scott) 1967 10. The Sinking Ship - Gypsy (Winston Peters) 1986 11. Jahaji Bhai - Brother Marvin (Selwyn Demming) 1996 12. God Bless Our Nation - Lord Baker (Kent King) 1967
13. Rainorama - Lord Kitchener (Aldwyn Roberts) 1973 14. Steelband Clash - Lord Blakie (Carlton Joseph) 1954 15. The Road - Lord Kitchener (Aldwyn Roberts) 1963 16. Yankee Dollar (Rum and Coca Cola) - Lord Invader (Rupert Grant) 1946

17. Mama Look A Boo Boo - Lord Melody (Fitzroy Alexander) 1956 18. Lazy Man - Mighty Dougla (Clatis Ali) 1961 19. Caribbean Unity - Black Stalin (Leroy Calliste) 1979 20. The Slave - Mighty Sparrow (Slinger Francisco) 1963
21. Child Training - Mighty Composer (Fred Mitchell) 1969 22. Love in the Cemetery - Lord Kitchener (Aldwyn Roberts) 1963 23. Matilda - King Radio (Norman Span) 1938 24. Little Black Boy - Gypsy (Winston Peters) 1997

25. Federation - Mighty Sparrow (Slinger Francisco) 1962 26. Burn Dem - Black Stalin (Leroy Calliste) 1987 27. Ice Man (aka Ice Ice) - Lord Melody (Fitzroy Alexander) 1960 28. Rich Man Poor Man - Lord Brynner (Kade Simon) 1960
29. Um Ba Yao - Merchant (Dennis F. Williams) 1978 30. La La - Lord Nelson (Robert Nelson) 1976 31. Nature's Plan - Johnny King (Johnston King) 1984 32. Poverty is Hell - Shadow (Winston Bailey) 1994

33. The Will - Scrunter (Owen Reyes Johnson) 1982 34. Tourist Leggo - Short Shirt ( Emmanuel McLean ) 1976/7 35. Trouble in Arima - Lord Kitchener (Aldwyn Roberts) 1954 36. Ten to One is Murder - Mighty Sparrow (Slinger Francisco) 1960
37. Lorraine - Explainer (Winston Henry) 1982 38. Ganges and the Nile - David Rudder (David Rudder) 1999 39. Come Leh We Go Sookie - King Fighter (Shurland Wilson) 1964 40. Dustbin Cover - Crazy (Edwin Ayoung) 1978

41. Joan and James (aka Five Little Popos) - Mighty Bomber (Clifton Ryan) 1964 42. Life is A Stage - Brother Valentino (Emrold Phillips) 1972 43. Mama Dis is Mas - Lord Kitchener (Aldwyn Roberts) 1964 44. Pan Talent - Mighty Terror (Fitzgerald Henry) 1965
45. For Cane - Gypsy (Winston Peters) 1972 46. Mary Anne - Roaring Lion (Raphael De Leon) 1946 47. Severe Licking - Baron (Timothy Watkins) 1971 48. Watch Out My Children - Ras Shorty I (Garfield Blackman) 1989

49. Split Me in Two - Mighty Dougla (Clatis Ali) 1961 50. Ras Mas - Explainer (Winston Henry) 1981 51. My Pussin - Lord Kitchener (Aldwyn Roberts) 1965 52. Mama Popo - Brigo (Samuel Abraham) 1960s?
53. Black is Beautiful - Duke (Kelvin Pope) 1969 54. Money is King - Growling Tiger (Neville Marcano) 1935 55. Juba Dubai - Chalkdust (Hollis Liverpool) 1977 56. A Mother's Love - Destroyer (Donald Glasgow) 1941

57. Too Much Man Family - Mighty Zandolie (Sylvester Anthony) 1967 58. King Liar - Lord Nelson (Robert Nelson) 1977 59. Melda (Obeah Wedding) - Mighty Sparrow (Slinger Francisco) 1966 60. The Mecca - Brother Mudada (Alan Fortune) 1987
61. Mr. Walker - Mighty Sparrow (Slinger Francisco) 1968 62. The Bedbug - Mighty Spoiler (Theophilus Phillip) 1953 63. Congo Man - Mighty Sparrow (Slinger Francisco) 1965/1989 64. Pan in A Minor - Lord Kitchener (Aldwyn Roberts) 1987

65. Education - Mighty Sparrow (Slinger Francisco) 1967 66. People Will Talk - King Fighter (Shurland Wilson) 1962 67. Flag Woman - Lord Kitchener (Aldwyn Roberts) 1976 68. Gavaskar - Relator (Willard Harris) 1972
69. Soca Baptist - Blueboy ( Austin Lyons ) 1980 70. Steel and Brass - King Wellington (Wellington Quashi) 1973 71. Norman - Merchant (Dennis F. Williams) 1978 72. Indrani - Lord Shorty (Garfield Blackman) 1972

73. Never Ever Worry - Lord Pretender (Alric Farrell) 1962 74. Is Thunder - Duke (Kelvin Pope) 1987 75. Run the Gunslingers - Lord Caruso (Emmanuel Pierre) 1959 76. Papa Chunks - Roaring Lion (Raphael De Leon) 1941/1995
77. Scrunting Calypsonian - Trinidad Rio (Daniel Brown) 1978 78. Supposing - Mighty Composer (Fred Mitchell) 1964 79. Pan in Danger - Merchant (Dennis F. Williams) 1985 80. The Bionic Man - Maestro (Cecil Hume) 1977

81. What is Calypso? - Mighty Duke (Kelvin Pope) 1968 82. Voices From the Ghetto - Singing Sandra (Sandra De Vignes) 1999 83. The Graf Zeppelin - Atilla the Hun (Raymond Quevedo) 1934 84. The Five Rules of Calypso - Mighty Fearless (Mikey Hamit) 1966
85. Santa - King Solomon (Samuel Ryan) 1961 86. Miss Tourist - Lord Kitchener (Aldwyn Roberts) 1968 87. The Outcast - Mighty Sparrow (Slinger Francisco) 1963 88. Women and Money - Mighty Conqueror (Leroy Paul) 1962

89. Brown Skin Girl - King Radio (Norman Span) 1933 90. Die with My Dignity - Singing Sandra (Sandra De Vignes) 1987 91. Black Man Come to Party - Black Stalin (Leroy Calliste) 1991 92. Ma and Pa - Lord Creator (Kenrick Patrick) 1965
93. Obey the Highway Code - Magic (A. Rampersad) 1960s? 94. Never Hang Your Hat - Lord Cristo (Christopher Laidlow) 1967 95. Chinese Children - Mighty Terror (Fitzgerald Henry) 1950 96. May May - Mighty Sparrow (Slinger Francisco) 1960

97. Raycan - Lord Shortshirt (Hector Emmanuel) 1977 98. Soul Chick - Funny (Donric Williamson) 1973 99. Don't Interfere - The Hawk (Kenneth Haywood) 1961 100. Woman on the Bass - Scrunter (Owen Reyes Johnson) 1980
Mighty Bomber
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Mighty Bomber

icion Ryan connue dans le monde de calypso comme le Bombardier Mighty est né à St Georges,
Grenade, le 30 janvier 1928. Sa mère était une grenade et son père était un trinidadienne de Serraneau Road, Belmont. Très tôt, il a réalisé qu'il pouvait composer et chanter calypsos et tiendra les notes des chansons dans un livre de copie. Son travail est rapidement venu à l'attention d'un ami qui s'arrangea pour lui à entrer dans la compétition de Grenade Calypso en 1940 à l'âge de 12 ans. Son interprétation était tellement bonne qu'il remporte cette première compétition et répété cet exploit jusqu'en 1947. Bombardier a également écrit pour un ami Wilfred Baptiste appelés Young mélodie qui était souvent deuxième lui à ces compétitions. Après 1947, il a commencé à donner ses meilleurs calypsos à Melody Young, qui a commencé à gagner le concours de Calypso de Grenade à Queens Park

En 1956, Bombardier migré vers Trinidad et était hébergé sur la rue Prince par un autre calypsonian, Theophelus Woods également connu sous le nom de petite île fierté qui était aussi de Grenade. Il a commencé à entrer dans les compétitions de calypso à Trinidad l'année suivante. En cette année Bomber le concours de Radio Trinidad dixième anniversaire Calypso et dégustés victoire à Trinidad pour la première fois. En 1958, il avait une chanson appelée « Gloria » qui a été resung par Harry Belafonte en 1962.

Migration de Bombardier à Trinidad, était motivée par deux raisons très importants : voir pays de son père et la recherche de Jean, sa petite amie. Jean, également grenadien, a été introduit à la Trinité par sa marraine et ne revint jamais à Grenade. Ayant découvert où elle a séjourné, il immédiatement s'est rendu à son lieu de résidence et sifflé pour elle. Ils se sont rencontrés à l'extérieur de sa maison et inutile de dire que sa marraine a été très mécontent de leur réunion. Quelques jours plus tard, il a vu une figure familière coming up Prince Street, où il a vécu. Il a lu hors de la fenêtre et sifflé une fois de plus. Lorsqu'elle a entendu il, elle lui a indiqué d'attendre. Elle s'est tournée sur la rue Henry et dans environ trois à quatre minutes, elle était arrière et course vers lui. Elle était alors âgées de 16 ans et était allé prendre le déjeuner pour son oncle. Ses mots lui furent ensuite, "ici je suis, c'est où j'habite. Tous les jours après que qu'il verrait Jean après que elle abandonnait déjeuner de son oncle.
En 1960, Bombardier fut invité par le Bruant Mighty à chanter dans la tente de Brigade Young Original. Il a également participé à la compétition de calypso de l'indépendance en 1962 et placé 4e, bien que beaucoup de gens dans l'auditoire estimé qu'il devrait ont remporté le concours. En 1964, il a créé l'histoire lorsqu'il bat le Bruant Mighty, remportant le concours National Calypso King à la Trinité avec les chansons « Du Bombardier Dream » et « James et Joan ». Il a ensuite pour représenter à Trinidad et Tobago, au Festival des Arts du Commonwealth en Angleterre l'année suivante. Il a également représenté Trinidad et Tobago à Randals Island, aux États-Unis, où il a rencontré Harry Belafonte. Il devient le metteur en scène à jeune Brigade tente de la Mighty Sparrow et a occupé ce poste pendant 15 ans.


En 1976, Bombardier a obtenu une parcelle de terrain à Picton Hill par le premier ministre Dr Eric Williams puis en reconnaissance de sa contribution à la forme d'art calypso. En 1981, la mort du Dr Eric Williams attristés Bombardier et qu'il a retiré le monde calypso. Durant son absence de la scène de la calypso, il devenue souffrant de cataractes et devenue aveugle mais a retrouvé sa vue après avoir eu une intervention chirurgicale.


En 1988 Bombardier a accepté une invitation par la Commission nationale de carnaval (CCN) pour gérer la New Wave Calypso Theatre. En 1990, avec les encouragements de sa famille, qu'il revient à l'étape de calypso à la tente de l'examen un chant spécial appelé 'united states of the west indies' et continua à chanter il jusqu'en 2003. Ces dernières années, les restitutions de calypso de Bombardier sont restés à un niveau très élevé et il a été choisi pour participer à la finale du monarque à l'âge de 75 ans, faisant de lui sans doute la plus ancienne calypsonian pour accéder à la finale de la Calypso monarque. En 2004, il chante avec tente d'icônes de Cro Cro et est sous-traitée à chanter avec cette tente en 2005. Après l'une de ses récentes performances à l'hôtel de Normandie un membre de l'auditoire a fait remarquer que le Bombardier âgé obtienne la plus savoureuse, il sonne.

Bombardier souligne le contraste entre les premiers jours dans lequel calypsonians et pan joueurs étaient dédaignés dans certains secteurs de la société d'aujourd'hui, où leurs contributions ont été au moins partiellement reconnues, avec musique calypso gagne une plus large acceptation à l'échelle internationale. Cependant, les actions sans scrupules de certains promoteurs qui refusent de payer calypsonians après qu'ils ont accompli ou qui fournissent uniquement des paiements partiels, continuent d'entraver l'avancement de la calypso. Jeunes artistes qui ne sont pas encore solidement établie sur la scène de la calypso sont plus vulnérables à ce type d'exploitation.


La vie et l'oeuvre de The Mighty Bomber mettent en évidence l'immense apport des personnes à Trinidad et Tobago ainsi que d'autres îles des Caraïbes pour le développement de la forme d'art calypso. Calypsonians à l'origine d'autres îles des Caraïbes comprennent le Bruant Mighty, petite île de fierté, Prince Galbar, Valentino, Mighty Jaguar, Big Tata, Zebra, dictateur, Jammo, princesse Monique, Lord Lester et flèche. Bien que cette contribution a largement été négligée, Bombardier continue encore aujourd'hui à l'âge de 76 à composer de nouveaux documents chaque année, écrire de nombreux chanteurs dans les Caraïbes, en Angleterre et aux États-Unis et mener des ateliers enseigner aux enfants la forme d'art calypso. De nombreux calypsonians jeunes, qu'il a nourri est devenu important dans l'arène de calypso. Très respecté au sein de sa communauté pour ces contributions, Bombardier est un ancien président du groupe culturel Laventille du Nord-Ouest. Jean, son épouse de nombreuses années a soutenu lui tout au long de sa carrière musicale, et aujourd'hui, ils sont les grands-parents fiers de 23 petits-enfants et cinq arrière-petits-enfants. Il y n'aura aucun fin des souvenirs riches Jean et Bombardier ont pour partager avec eux. Son héritage est un rappel de l'importance de développer ses talents et partager au profit de nombreux.


The merrymen
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The merrymen

The MerryMen, parfois écrit sont un groupe populaire calypso de la Barbade.

Carrière de la Merrymen s'étend sur quatre décennies, depuis le début des années 1960 aux années 2000. À leur apogée, ils étaient populaires non seulement dans les Caraïbes, mais ils ont également réussi à atteindre la première place dans les classements de plusieurs pays européens .
Leur son de marque de commerce est une forme optimiste de calypso, qui rappelle ce qui fut populaire dans les Caraïbes à la fin des années 1960 et le début des années 70, que des échantillons libérale de latin, de funk, de styles musicaux tuk et spouge . Le chanteur Sifflement du Emile Straker est l'une des composantes plus distinctifs de leur son et sert souvent de l'objectif principal des intermèdes musicaux dans leurs chansons. Ils ont produit plusieurs mémorable couvre dans ce style, y compris les versions de « Island in the Sun"(à l'origine par Harry belafonte),"Adieu Jamaïque","Hot Hot Hot"et"Boy enfant Mary".Leur plus grand succès fut en tout cas « Big Bamboo »

En plus de leurs caractéristiques sonores, ils sont aussi connus pour les distinctif costumes qu'ils portent tout en exécutant et sur leur album et de photographies publicitaires. Les costumes sont inspirés par le troubadour costumes du haut moyen âge, un clin de œil à celle des inspirations pour leur nom (ce qui peut faire référence à la XIVe siècle outlaws, ou d'une bande de Robin des boisde "Merry Men").

Pendant de nombreuses années, ils ont joué des spectacles réguliers à bord de la croisière Jolly Roger à la Barbade, mais maintenant beaucoup plus limitée annexe de l'apparence, effectuant du sanctuaire de Nature Graeme Hall dans un après les heures Dîner spectacle.


Histoire

Ils ont joué leur premier spectacle en 1962 à la barre de cave de bois de dérive, un des nombreux bars ainsi que « The Gap », aurait été l'obtention de seulement l'équivalent de Bds$36 (US$18) pour leur performance.

Leur premier album, introduisant le Merrymen est sorti en 1966.

PersonnelEmile Straker - chant, guitare
Robin Hunte - guitare ténor, de mandoline électrique
Willie Kerr - Guitare Lead ou champs de stephen : guitare vocal
Chris Gibbs - guitare basse
Peter Roett - batterie et percussions ou Robert Foster 1966-1976
[Modifier] DiscographieIntroduction de la Merrymen
Terre de la mer et du soleil
Plaisir au soleil
Juste pour vous
Vous Me sucrer
Le Go Merrymen du crépuscule Til Dawn
Chanter et Swing avec la Merrymen
Joyeux Noël
Belle Barbade
La couleur Calypso
Coffre aux trésors des Caraïbes
Debout seulement
Le plus l'on est de fous
Vie de Sun
Don't Stop le Carnaval
Caribeat
Merry Moods
Calypso et île chansons
Souvenirs de la Barbade
Dans le Caraïbe Pepperpot
Sucre-Jam
Jolly Roger Jump-up
Venir à mon île
Pas grand chose
Le meilleur de la Merrymen
Le Party Animal
D'arsène PARIZE
D'arsène PARIZE

HOMMAGE à La Flamme Harmonieuse
et à son Chef d’Orchestre
ARSENE PARIZE

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D'arsène PARIZE
D'arsène PARIZE

HOMMAGE à La Flamme Harmonieuse
et à son Chef d’Orchestre
ARSENE PARIZE

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SULLY LONDAS
SULLY LONDAS

Son père joue du violon, du violoncelle et du banjo et anime les soirees du Select Tango et du Central Dancing. Bref, Sully Londas -qui est ne a Saint-Pierre en 1919- et ses deux frères baignent dans une ambiance musicale des leur plus tendre enfance. Rien de surprenant donc, qu'un jour, vers l' age de dix ans, les trois enfants, attires par les instruments de leur père s'y essayent : Ie choix se fait et Sully opte pour Ie violon. Avec son père comme professeur, il en maîtrise tres vite Ie maniement et l'accompagne meme un jour au Select Tango, une soiree que l' enfant ne devait plus oublier ! Un soir de 1937, son père est convié à une sérénade aux Terres-Sainville. Quelques heures seulement avant la représentation il s' aperçoit à son grand dam que Ie violoncelliste en titre est absent. Qu'à cela ne tienne, Ie père s'adresse a Sully et lui demande de Ie remplacer. L'enfant s'etonne et s'inquiete : «Ie ne connais pas Ie violoncelle !». «Ce n'est pas grave, tujoueras quand
même», rétorque son père lui assenant ainsi une leçon d'assurance qui forgera Ie caractere de Sully. C' est d' ailleurs ce côté volontaire qui
plaira tant a Hurard Coppet venu demander l'autorisation au père d'integrer Ie jeune Londas dans sa formation. C'est en 1949 que Sully s'interésse a la contrebasse suivant ainsi Ies traces toutes fraiches de Lucien Charlery et Andre Zécler : l' instrument vient de faire son apparition dans Ie paysage musical martiniquais. Sully Londas est remarqué par monsieur Céleste qui assure Ie patronnage a Saint-Louis, il lui demande de rejoindre sa formation mais a la condition expresse qu'il soit nanti d'une contrebasse. Sully Londas quitte Hurard Coppet mai
doit se fabriquer un instrument. II est fort heureusement soudeur de metier. II ne lui reste qu' a copier. Mais l' operation ne reussit pas du premier coup, ce serait vraiment trop facile. II réitere alors, cette fois avec succès. C' est au mariage de son ami Paul Fidol qu'il inaugure son instrument tout neuf, en cette journee d'emotions a plus d'un titre! La contrebasse est certes un instrument encombrant et Sully Londas racontera par la suite bien des anecdotes liées à cette caisse de résonnance bien volumineuse. II se rememorera ce jour, où avec une petite équipe de musiciens il devait arumer un mariage, route des Religieuses. Partis e retard, ils pressent Ie chauffeur de la «traction», la
célèbre Citroen, qui doit les emmener a la fête. Ayant solidement amarre l'instrument sur Ie toir de la voiture, Ie conducteur demarre sur les chapeaux de roues. Ce qui devait arriver, arrive :
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Hommage à Webert Sicot

Webert Sicot
(1930: Port-au-Prince - 1985: Port-au-Prince)

Musicien extraordinaire, multi-instrumentiste, saxophoniste génial et virtuose éternel, c'est le "maestro difficile" par excellence.


Le destin a voulu que Nemours et Sicot s'en aillent vers l'au delà à la même année, après avoir à eux deux fait danser tout le pays.
Saxophoniste génial, multi-instrumentiste, sans doute le plus doué de sa génération, si ce n’est pas de son pays. Cet incomparable musicien s'est frayé très tôt un chemin dans le music-hall local après avoir été formé par l'un des plus célèbres musiciens de l'époque Augustin Bruno, surnommé «le manchot des Casernes Dessalines» qui fut à un moment en charge de la Centrale des Arts et Métiers où Webert s'est initié à la musique de même que son frère Raymond.
Muni d'une formation musicale adéquate, ce musicien dans l'âme faisait déjà entrevoir les signes d'un génie qui allait tôt ou tard exceller. Ainsi, on le trouva dès l'adolescence rouler sa bosse dans l'entourage des musiciens les plus expérimentés. Entre autres, l'incontournable François Guignard qui était le grand manitou avec lequel la plupart des novices faisait leur début. Et c'est encore le père François qui recommanda l'adolescent Webert ainsi que son frère Raymond à Claudin Toussaint qui les embaucha afin de rallier son «Jazz Capois» du Cap, où Webert entama sa carrière de musicien professionnel.
Puis s'ensuivent de petites navettes entre «Jazz des Jeunes» et «L'orchestre Saieh», attendant son heure d'être un membre à part entière de l'un de ces groupes. Il a eu quand même l'opportunité d'enregistrer au moins un disque avec le second. Dans ces incessantes mutations, il est repéré au sein du «Conjunto international», sous la conduite de son aîné et futur compétiteur, Nemours Jean Baptiste avec qui une sublime rivalité va changer, dans peu de temps, le cour de la musique de danse urbaine. Avec à la clef, une solide amitié qui s'étendra jusqu'à leur mort.
On prétend qu'au stade de leur collaboration, le virtuose Sicot a eu le temps de prodiguer quelques secrets de sax au chef d'orchestre Nemours. Après son départ du "Conjunto", il s'est fait un peu remarquer avec «l'Orchestre Citadelle». Par le temps où il faisait des "stints" pour l'Orchestre du «Casino International», Sicot savait assez les dessus et les impondérables du show-biz haïtien, pour devenir le capitaine de son propre navire. De fait, au début des sixties, il s'allia à son frère Raymond, profitant de la désintégration de «l'Orchestre Latino», duquel il fit appel à la plupart des membres pour former «La Flèche d'or» des Frères Sicot (Raymond & Webert) et dont le premier hit: paré du refrain: "Nou pral danse nan Paladium, les frères Sicot", fut une sorte d'introduction de ce nouveau né, installé au Club Palladium à Bizoton.
Cependant, la collaboration des frères Sicot fut de courte durée, lorsque Raymond préféra aller muter ailleurs. Mais, plus déterminé que jamais, Webert voulait coûte que coûte prendre part au festin musical qui se faisait sous la forme d'une concurrence musclée entre le «Jazz des Jeunes» et «l'Ensemble Nemours Jean-Baptiste». Et se sentant de poids à participer à l'aventure, il se lança sans retenue à l'attaque contre la bande à Nemours Jean Baptiste dans le morceau: "Sispan 'n voye Tach". Puis, apportant sa propre saveur, Sicot élabora une variante de la "méringue haïtienne", avec son Kadans Ranpa, fort de sa vitesse d'exécution et une approche rythmique complexe de mélodies et contre mélodies émaillée de modernité, grâce aux instruments amplifiés.
La concurrence de ces deux rythmes (Konpa et Ranpa) devint le point culminant du music-hall haïtien, lorsque les deux maestros tournaient la musicalité en une aréne tapageuse, au comble de polémiques spectaculaires. Mais là, ce n'était que le côte du business, car, en fait d'ingéniosités, il n'y avait de personnages plus excentriques. Spécialement, Webert Sicot, saxophoniste virtuose et suprême, avec ses solos magiques, ses improvisations lumineuses, un jeu fulgurant, et une exubérance bon enfant tout en se servant du sax comme un joujou épatant, jusqu'à emboucher deux à la fois pour les jouer simultanément, de son style singulier et inimitable toujours en soliste incomparable.
Instrumentiste multiple, il jouait aussi de la flûte, la trompette, le tambour, la guitare, la basse, le trombone à coulisse et saxes: alto, ténor et baryton. Exigeant, il s'entraînait parfois à l’aide d'une serviette, avec laquelle il obstruait l'embouchure du sax et en y mettant tout son souffle. Et que dire de ce phrasé mélodieux et de ce vibrato expressif qui lui faisaient rythmer même les ballades. Prince du sax, Webert Sicot était aussi l'ultime "showman" qui charma son sax jusqu'au délire. Pas étonnant qu'il fut l'une des grandes figures de la musique contemporaine.
Expert en combines, Sicot, qui voyageait très souvent à l'extérieur avec son orchestre, s'arrangea un beau jour avec des médecins qui désiraient quitter le pays pour les aider à prendre le large, à une époque où "Papa Doc", le vieux dictateur, interdisait à ceux-ci d'émigrer. C'était vers les années 1968 et la nouvelle vague mini jazz commençait à s'installer confortablement. Et, sentant tourner le vent, Sicot qui était passé comme le roi du carnaval laissait le pays furtivement, alors que ses fans, la mort dans l'âme, attendaient indéfiniment son retour. Il fut bruit que "Papa doc" était prêt à passer l' éponge, mais le "maestro difficile", comme l'appelèrent ses inconditionnels, n'était pas disposé à prendre de risque. En s'installant à New York, Sicot continua à cultiver son sax pour un public de cabarets qui goûtait religieusement à cette sonorité et cette virtuosité impeccables. II profita pour assembler son «Orchestre Le Jeune», avec la collaboration des vétérans comme Charles Delva, Duffont Mayala, etc., qui a régalé les mélomanes de Brooklyn et de Manhattan. Puis, il réalisa un disque instrumental de musique intimiste, fait de ballades; "Just for you", en compagnie de quelques membres de l'«Ibo Combo» de New York dont le talentueux Gaguy Dépestre à la flûte. On sait aussi qu'il eut l'opportunité d'enregistrer avec le grand orchestre de CBS faisant montre de son génie dans un monde rompu de professionnalisme.
Il revint en Haïti au milieu des années 1970 pour reformer son orchestre avec lequel il essaya de reconquérir un public qui s'était déjà entiché de drôles de musique. II a aussi participé à une tentative du groupe «Zotobre» de Serge Rosenthal qui n'a vécu que l'espace d'un matin. En 1977, il en profita pour renouer avec l'ambiance du carnaval, prouvant au public qu'il n'avait rien perdu de sa verve. II jouait si éperdument, en arrivant à l'angle des rues Mgr Guilloux et Oswald Durand où sa sœur Paulette tenait une boutique, que dans son engouement de sérénader, il ne s'était pas aperçu d'une branche d'arbre, qui l'éjecta du char, l'envoyant à l'hôpital.
Entre autres petits boulots pour survivre, il réalisa deux ou trois œuvres en solo dont "Webert Sicot, The Greatest". Et un dernier baroud en commun: "L'union", avec Nemours, comme pour sceller une épopée qu'ils ont dominé à eux deux. Sans oublier une collaboration remarquée au sein de l'«Orchestre de la Radio Nationale», sous la conduite du maestro Raoul Guillaume. Finalement, un jour, il emmena son fils très malade à l'Hôpital Général, et ne reçut que l'indifférence du personnel, ce qui le mit très en colère. Râpé, cardiaque, Sicot est mort en février 1985 en pleine ambiance carnavalesque. Ce qu'en profita le peuple tout entier pour le remercier dans une atmosphère de festivités dont Sicot fut l'ultime pourvoyeur, avant que la mort vienne briser les ailes de cet oiseau souffleur qui aurait joué jusqu'au dernier soupir.

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Ikenga Super Stars of Africa (1976)

Ikenga Super Stars of Africa

(1976)

The Ikenga Super Stars of Africa, led by Vincent Okoroego, a former member of Steven Osita Osadebe’s Nigeria Sound Makers were a leading Igbo “guitar highlife” group of the seventies and eighties in Nigeria. The Ikengas called their style of music “Ikwokilikwo”, a fast-paced form of highlife popularized by Oliver de Coque and Godwin Kabaka Opara of the Oriental Brothers, amongst others.

The band went on to record several LP’s, while establishing themselves as one of the most beloved Nigerian groups of all time, not only in their homeland but across Africa and in Europe as well.
It has long been rumored that “Nkengas in London” was an Osita Osadebe master tape hijacked by Okoroego and other members of the Nigeria Sound Makers who defected in the early seventies. Absent any evidence to the contrary, this seems likely. “Nkengas in London” sounds not at all like other Ikengas recordings, for instance, “Ikenga in Africa.” The vocals, the instrumentation, even the spoken comments at the beginning of the songs, are all classic Osadebe.

The Ikengas have had numerous personnel changes and defections over the years and while they were basically an “Igbo” group, over time they took on a broader character, enlisting musicians from other ethnic groups and Cameroun. In this sense they were part of a broader movement in Nigerian music in the late seventies and early eighties that I call “Pidgin Highlife,” a trend that included artists like Prince Nico Mbarga who sang mainly in “pidgin” or “broken” English rather than vernacular languages. As this genre faded away in the early eighties, so did the Ikengas
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Le lignage Super Stars of Africa, dirigé par Vincent Okoroego, ancien membre de Nigéria Sound les responsables de Steven Osita Osadebe étaient un groupe de « highlife guitare » Igbo leader des années soixante-dix et quatre-vingt au Nigeria. Le Ikengas appelé leur style de musique « Ikwokilikwo », une forme Fast-paced de highlife popularisé par Oliver de Coque et Godwin Kabaka Opara des frères Oriental, parmi d'autres.

La bande a ensuite pour enregistrer plusieurs LP, tout en s'établir comme l'un des groupes nigérians bien aimés de tous les temps, non seulement dans leur pays d'origine, mais à travers l'Afrique et également en Europe.
Il a longtemps été selon la rumeur que « nkengas in London » était une bande maîtresse de Osita Osadebe pris en otage par les Okoroego et les autres membres des sons dans le Nigeria qui a déserté le début des années 1970. L'absence de preuve contraire, cela semble probable. « Nkengas à Londres » sonne pas du tout comme les autres enregistrements Ikengas, par exemple, « Lignage en Afrique ». Le chant, l'instrumentation, même les commentaires parlées au début des chansons, est tous les classique Osadebe.

Les Ikengas ont eu de nombreux changements de personnel et les défections au fil des ans, et alors qu'ils étaient essentiellement un groupe « Igbo », au fil du temps, ils ont pris un caractère plus large, en engageant des musiciens d'autres groupes ethniques et le Cameroun. En ce sens qu'ils faisaient partie d'un mouvement plus large dans la musique nigériane dans les années 70 et le début des années 1980 que j'appelle « Pidgin Highlife, » une tendance qui inclus des artistes comme Prince Nico Mbarga qui chante principalement dans « pidgin » ou « broken » langues anglais plutôt que vernaculaires. Comme ce genre disparaissait au début des années 1980, il en a été le Ikengas.


IKANGA IN AFRICA
iciLe lignage Super Stars of Africa, dirigé par Vincent Okoroego, ancien membre de Nigéria Sound les responsables de Steven Osita Osadebe étaient un groupe de « highlife guitare » Igbo leader des années soixante-dix et quatre-vingt au Nigeria. Le Ikengas appelé leur style de musique « Ikwokilikwo », une forme Fast-paced de highlife popularisé par Oliver de Coque et Godwin Kabaka Opara des frères Oriental, parmi d'autres.

La bande a ensuite pour enregistrer plusieurs LP, tout en s'établir comme l'un des groupes nigérians bien aimés de tous les temps, non seulement dans leur pays d'origine, mais à travers l'Afrique et également en Europe.
Il a longtemps été selon la rumeur que « nkengas in London » était une bande maîtresse de Osita Osadebe pris en otage par les Okoroego et les autres membres des sons dans le Nigeria qui a déserté le début des années 1970. L'absence de preuve contraire, cela semble probable. « Nkengas à Londres » sonne pas du tout comme les autres enregistrements Ikengas, par exemple, « Lignage en Afrique ». Le chant, l'instrumentation, même les commentaires parlées au début des chansons, est tous les classique Osadebe.

Les Ikengas ont eu de nombreux changements de personnel et les défections au fil des ans, et alors qu'ils étaient essentiellement un groupe « Igbo », au fil du temps, ils ont pris un caractère plus large, en engageant des musiciens d'autres groupes ethniques et le Cameroun. En ce sens qu'ils faisaient partie d'un mouvement plus large dans la musique nigériane dans les années 70 et le début des années 1980 que j'appelle « Pidgin Highlife, » une tendance qui inclus des artistes comme Prince Nico Mbarga qui chante principalement dans « pidgin » ou « broken » langues anglais plutôt que vernaculaires. Comme ce genre disparaissait au début des années 1980, il en a été le Ikengas. 

HOMMAGE à La Flamme Harmonieuse
HOMMAGE à La Flamme Harmonieuse

D'arsène PARIZE

HOMMAGE à La Flamme Harmonieuse
et à son Chef d’Orchestre
ARSENE PARIZE


Reconnaître de leur vivant la valeur des
Hommes c’est cette philosophie qui a
conduit la municipalité et l’OVAP à rendre
hommage à la Flamme Harmonieuse
et à ses Musiciens.

La Flamme Harmonieuse cet orchestre Saint-Claudien des années 50-60 qui
a rayonné sur l’ensemble de la Guadeloupe a fait ainsi la fierté des Saint-
Claudiens.
Qui ne se souvient pas de ses succès ? de ses biguines fredonnées dans tout
le pays : Lessiveuse la, Manman oti Papa, la bel Karukera, et mieux encore
de cette chanson immortelle composée par Denis PETRO : Caresse à Manman.
Par le talent de ses musiciens, la Flamme Harmonieuse a remporté de
nombreux concours de biguines classiques et vidés. Comment parler de la Flamme Harmonieuse sans évoquer le Maestro Arsène
PARIZE ? Tout jeune, il avait la passion de la musique et trouva dans son ancien directeur d’école, Monsieur Martin SEMIRAMOTH,
un mentor, qui le présenta à un professeur de musique fraîchement débarqué en Guadeloupe Monsieur HEPE. Il en devint le
premier élève et commença ses cours de solfège. ARSÈNE se réfugiait sur les bords de la rivière noire et là tout en admirant les
contreforts du Matouba, il entreprit seul l’étude du violon et de la clarinette, et plus tard du saxophone. C’est l’époque des fameuses
sérénades …
Mesurant alors son succès, ARSÈNE entreprit de réaliser un de ses rêves en créant «la Flamme Harmonieuse» avec des musiciens
qu’il avait lui-même formés pour la plupart. La Flamme Harmonieuse avec à sa tête le grand Maestro Arsène PARIZE et fort de ses
nombreux compositeurs, n’eut de cesse par la suite d’animer les fêtes de Saint-Claude (bals, théâtres, kermesses) pour le grand
plaisir des Saint-Claudiens.
De succés en succés, la flamme harmonieuse a irradié l’archipel.
Lors de cette soirée hommage, l’Orchestre Cocktail a fait vibrer l’assistance
en reprenant avec brio quelques succès de la Flamme Harmonieuse.
Moment d’intense émotion quand Richard JEHU le chanteur
de charme prit le micro pour interpréter un ou deux boléros de l’époque.
Ce fut un grand moment de bonheur et de communion. Il reçut
une grande ovation de la part de l’assistance. La Flamme est encore
vivante !
Un grand bravo aux membres de L’OVAP pour l’organisation de cette
manifestation.
(Extrait du témoignage Mr René SAMINADIN)


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Mighty Terror

Mighty Terror

Henry Fitzgerald-Né le -janvier 13, 1921

Décédé le-14 mars 2007),
mieux connu sous le nom de la terreur Mighty,
était un calypsonian Trinidadian.


Début de carrière à Trinidad et Tobago Sa carrière a commencé en 1947 et a il a tout d'abord débuté à la tente du Palais Calypso en 1948. Il a rejoint la tente de brigade de jeunes en 1949, où il a continué de jouer jusqu'à quitter Trinité en 1953.
Pendant son séjour à Trinité il enregistré tout d'abord SaGomes (1951), de Christopher (1952) et a pris part aux sessions de connexion en 1953.
Déplacer vers l'Angleterre
En 1953, il a eu un emploi comme un pompier sur un navire et est arrivé en Angleterre, plus tard cette année. À l'arrivée en Angleterre, il alla premier à Londres. Dans ses propres mots :
Je sauter dans un taxi, et je le dis, savez-vous d'un gentleman appelé Lord Kitchener ? Je figure qu'il populaire et un chauffeur de taxi doivent savoir. Il me dire morts a long time ago. Pas qu'une (je l'ai dit). C'est un calypsonian dans les Antilles, Trinidad.
Populaire ou non, le chauffeur de taxi n'avait pas entendu de Lord Kitchener donc emmené à un club d'Indien ouest où on lui a donné le numéro de téléphone de Fitzroy Coleman. Terreur déplacés dans avec le Colemans et dans un délai d'un mois, il a été régulièrement chant dans les clubs et avait remporté un contrat pour chanter un jingle pour la BBC.
Il a commencé d'enregistrement pour Melodisc en 1954 et a pris part aux sessions de Nixa en 1958 (ces pistes diffusés par Pye).


En 1957, terreur a remporté le titre de roi Calypso de grande-Bretagne au concert organisé par Claudia Jones après des attaques contre la communauté noire Ouest de Londres. Ce concert était le prélude à la désormais célèbre carnaval Notting Hill.
Le temps entre 1958 et 1964 a été passé en tournée, tout d'abord avec Lord Kitchener et plus tard avec le trio de Bert McLean
[modifier] Retour À Trinidad
Terreur renvoyé à Trinité en 1965 et a remporté la Couronne Calypso en 1966. En avril 1966, il a représenté la Trinité au Festival des Arts noir à Dakar, au Sénégal.
En 1985 son pays lui a accordé la médaille d'oiseaux argent un bourdonnement pour les services de musique Calypso.
La terreur Mighty, jusqu'à récemment, effectuée à Trinité.
La terreur Mighty était malade avec le cancer de la gorge. Après un appel par son épouse Gloria, Trinbago de panoramique et de la Commission nationale de Carnaval convenu payer la facture pour les soins de la maison de soins infirmiers, une fois qu'il a quitté l'hôpital. Patrick Arnold de Pan Trinbago dit, «Nous senti une responsabilité à l'ignominie d'une existence qui serait rob lui de sa dignité et a décidé de faire quelque chose de rechange lui» tandis que Kenny Da Silva de la CCN ajoutée, «Vous ne pas laisser quelqu'un comme la terreur au hasard et les aléas de la vie dans une condition d'infirm pendant l'hiver de ses années».
La terreur Mighty mourut le 14 mars 2007, en raison de son cancer.
Musique et paroles

Comme la plupart des Calypso, les chansons de la terreur Mighty racontent une histoire. Bon nombre d'entre eux contiennent beaucoup d'insinuations et certains thèmes étonnamment explicites pour le temps qu'ils ont été relâchés. Il existe un certain nombre de thèmes (exemples suivre) :
[modifier] Vie personnelle
Calypso TV sur lui acheter son tout premier TV après étant constamment nagged par sa femme et sa fille.
Patricia Gone With Millicent sur son épouse lui laissant pour une relation lesbienne violente.
[modifier] Autres Calypsonians
Kitch Calvacade A hommage à Lord Kitchener.
Calypso guerre A tirade contre calypsonians “faux” de la Jamaïque. 
Commentaire social
Position du Nord sur la discrimination raciale dans les États du Sud des États-Unis à l'époque.
Gal Brownskin et Jamaïque Girl sur le comportement des soldats américains envers les filles locales dans les Caraïbes.
[modifier] Humour pur
Police de femmes en Angleterre sur ses efforts pour obtenir des arrêtés par la policewoman “lovely blondy”, qu'il a vu.
Références
Mighty terreur de bestoftrinidad.com
Sleevenotes à partir du CD de la version Londres À la place de me, Honest Jons Records, 2002, catno : HJRCD2
Pistes depuis le CD Kings de Calypso, dossiers de ce moment, 1997, catno : PLS CD 229
Article de journal Trinidadian Newsday sur sa maladie récente et le financement de ses soins.
PAUL- EMILE HALLIAR
PAUL- EMILE HALLIAR
ET SON ORCHESTRE
JEUNESSE

Paul -Emile HalLiar-1918-1993

Né à la République Dominicaine en 1918. il arrive très jeune en Guadeloupe.Après une scolarité,comme beaucoup de jeunes en ce temps,il était dirigé vers un apprentissage d'ébéniste où il a très vite progressé.


En 1942. il créa L'orchestre ” Jeunesse”.execellant dans le stule des Méringué,Mambo, et surtout les Boléro.chantant geaucoup en espagnol,il a su prendre une bonne place dans le milieu des jeunes à cette époque et L'orchestre ” Jeunesse” est devenu une formation musicale recherchée pour les grandes soirées organisées par la “Solidarité scolaire,la “Red-Star”.la chambre de Commerce et de L'endustrie”


En sa qualité d'édéniste,Paul-Emile HALIAR,a été le premier luthier en Guadeloupe,ayant fabriqué lespremières Guitares,Violons et surtout la Contre -Basse,Car avec la Guerre 1939-1945.les difficultés d'approvisionnement en instruments de musique,se faisaient sentir.Il a ogtenu le diplôme d'honneur de luthier,lors d'une fête de la Quinzaine Empériale,organisée par le gouvernement d'alors,au lycée Carnot à Pointe-à-Pitre (Guadeloupe)


Paul-Emile HALLIAR,a été l'un des plus sympathiques chefs d'Orchestre que la Guadeloupe ait connu. il a été surnommé “Pablo Polo” de par sa gentillesse.


Il est décédé le 10 Novembre 1993 à Nanterre (France) en laissant de supers souvenirs à son entourage en Guadeloupe et en Martinique,surtout celui du Premier enregistrement de disques réalisé en Guadeloupe en 1953.,sur la marque “Emeraude”


Marcel Mavounzy

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CARNAVAL 1936 Orchestre JEUNESSE de Paul-Emile HALLIAR


CANNAVAL PA MÔ


Oui, car le carnaval bat son plein chaque année. aux Antilles.

Petits et grand. Défilent dans le. rue. en criant - Mi masses ! ••• Nusiciens. créent des. Biguines. pour animer le carnaval. C'est ainsi que nous vous présentons sur ce nouveau 45 tours Super .4 biguine. primées. au concours de la plus. belle biguine de carnaval 1963, organisé. Par le SYNDICAT D'INITIATIVE de
la GUADElOUPE. Ces .4 morceaux ont été enregistré.par L’ Orchestre “JEUNESSE” de PAUL-EMILLE HALLIAR, le sympathique “PABLO” très estimé de tous les amateurs de musique aux Antilles.Vous écouterez donc : »ILE D’EMERAUDE et « PAPA VAVAL A
LA GONI » deux œuvres du célèbre compositeur jean BORDIN,L’auteur du « PETIT MUSICIEN » et de bien d’autres sucès créole. ( GUADELOUPE ?CREPUSCULE ANTILLAIS,LAMBI LA ,MARTHA,ETC ).

Madame MAGNE,artiste plein de talent vous propose deux de ses composition :PITT A COQS »et » GUADELOUPE EN NOU PLI BELLE »

BRINNE ! BRINNE ! Chaufé Cannaval là avé Disques DEBS,

Casimir Létang. (1963)

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Toujours fidèle à la tradition qui consiste pour l'orchestre JEUNESSE à nous offrir des Biguines à succès, c'est avec un titre à l'ordre du jour” BIGUINE FISEE” qu'il illustre ce 45 tours. Au verso une Cadence Rempa très entrainante.

Ces compositions de CATIN MARIE GUSTAVE sont interprétées, sous la conduite du Maestro PAUL EMILE HALLIARD, par l'orchestre qui reste l'un de nos meilleurs ensembles Typiques et qui les années se succédant a su garder son caractère, sa fougue, en un mot sa jeunesse.

En tout état de cause une excellente preuve que l'Orchestre JEUNESSE a des réserves solides pour nous faire danser encore longtemps.

Daniel GARGAR

////////////////////
Orchestre JEUNESSE
De Paul -Emile Halliar
Depuis quelque temps, on avait enregistré une sorte de dégradation dans la biguine classique

tradtionnelle. Des compositeurs qui éprouvaIent comme un complexe dans cette partie de notre

folklore, y avaient immiscé toutes sortes d'éléments hétéroclites, croyant qu'ils permettraient à notre big~ine d'évoluer. Paradoxe, sans aucun doute que de vouloir faire évoluer le folklore. C'est une entité d'un peuple, et plus il est typique, plus il reflète l'état d'âme d'un peuple, d'une ethnie, il est vrai qu'elle est bien particulière, dans ce creuset que constituent en général, les Antilles. Mais on avait cette biguine, bien à soi et on chercheit à la détruire.

Technicien et musicologue à la fois, très épris de son folklore qu'il veut pur, Raymond CELINI a entrepris une véritable croisade contre ces mercenaires de la biguine, et c'est la raison pour laquelle, il a sorti ce disque. Chapeau bas, M. Celini! parce que non seulement vous avez montré votre souci de remettre les choses dans leur contexte, mais vous vous êtes adressé aux spécialistes de la biguine.

Qui, en effet, mieux que Jean Bardin ou Isidore Guimba, sans cesse primés aux différents concours de la biguine du Syndicat d'Initiative, pouvaient présenter des œuvres d'une authenticité remarquable.?

Jean Bardin compose depuis 1937. Il a son style, comme ces grands écrivains antillais qui connaissent à fond l'aspect sociologique des mœurs de leur pays. Depuis que cette manifestation - le concours de la biguine classique et Vidée - a été créée, Jean Bardin s'est toujours imposé. C'est un parolier subtil, un genre qui fait défaut depuis quelque temps également, parmi les nouveaux compositeurs qui, dans l'obscénité, trouvent créanciers à leurs œuvres ..

Et Isidore Guimba, tout nouveau, mais d'une grande finesse dans ses thèmes, qui chante, compose, des airs' qui font tourner la tête, comme dans les laghias de
la Mort d'un Zobel. Avec Bordin et Guimba, la biguine complète les romans des écrivains antillais; comme des fonds son.ores à d'éventuelles productions cinématographiques.

Et pour compléter cette fresque, il y a ce dynamique Paul-Emile Haliar dont la formation est de loin la meilleure pour inter• préter ces airs. Paul-Emile grâce à ses saxophones, a donné à la biguine une portée étrangement originale. Digne disciple d'un

Kindou, il demeure le roi de la biguine, car il connaît toute la structure de cette musique. .

Ce disque, on pourra le ranger sans gêne, aux c'ôtés de ceux de l'intégraliste M. Stellio pour reprendre une ,'expression d notre confrère de Radio-Caraïbes, Robert Belaye. A l'époque de la dégénérescence de la biguine, il constitue vraiment l'élément vivifiant qui fait dire : ”Allez, la biguine n'est pas morte”

Jean CHOMEREAU-LAMOTTE.


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http://www.manoradiocaraibes.com/paul_-emile_halliar-orchestre_%22jeunesse%22.ws  



MAX RANSAY
MAX RANSAY

De fortes prédispositions vocales conduiront rapidement Max Ransay a participer a de nombreux concours de la Chanson creole. Son pere
qui décédera alors que Max, né à Saint-Pierre en 1942, n'a que six ans, aimait la poésie et, à l'instar de certains musiciens, récitait des vers au cinema de la ville de Saint-Pierre, avant la projection des films, a la grande satisfaction du public.
C'est un concours de chant, en 1958, qui donnera au chef d'orchestre Jo Amable l'occasion de decouvrir les talents de Max Ransay. n lui proposera d'integrer sa formation comme chanteur. C'est d'ailleurs avec Jo Amable que Max Ransay enregistre son premier disque. n s'agit d'un quarante- cinq tours avec pour titre phare «Manzé Anita». Puis Léon Sainte-Rose Ie sollicite pour son orchestre Los Caribes. En 1970, l'orchestre des Léopards existe à peine depuis une annee quand ses fondateurs (Alex Martine, Albert Nadeau et Ti Charles Marcel) font appel a ses services et a ses talents. Apres quelques mois de repetition Max Ransay deviendra Ie chef d'orchestre de la formation pour composer et mettre au point un bon repertoire. Les Leopards obtiendront un premier prix lors d'un concours a Saint-Pierre, premiere etape de leur grande aventure musicale. Le groupe est pris en main par l'impresario des Ryco-Jazz, Michel Nicol et pendant une dizaine d' annees les deux formations vont evoluer conjointement. Au sein des Leopards Max Ransay ne sera pas seulement chanteur et chef d' orchestre.Mecontent de son batteur il Ie remplacera un jour, au pied leve et tiendra en suite la batterie cinq annees durant. Mais ce double role l'handicape et ne profite finalement ni au chanteur, ni au batteur, ni a I' orchestre. Les Léopards

pour en savoir plus cliqué ICI
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GERMAIN CALIXTE

 Germain Calixte 
Gaston Germain Calixte dit ”CHABEN”
 Né le 30 janvier 1922 à Port-Louis en Guadeloupe
Chanteur et Compositeur traditionnel guadeloupéen.
Décédé Le 3 Mars 1987 à Port-Louis en Guadeloupe

Gaston Germain -1922-1987

Calixte dit “CHABEN”, Né le 30 Janvier 1922 à Port-Louis en Guadeloupe ( Son Dur Métier de Pêcheur

Chanteur traditionnel guadeloupéen. Très bon parolier, avec des textes d'une grande recherche naturelle et d'une grande originalité. Chaben avait un sens inné pour improviser avec une poésie caustique des chansons retraçant le quotidien des Guadeloupéens.

Avec “Zombi baré mwen”, “Mwen sé la central”, “Robertine”….Il parle avec un grand humour des scènes de la vie ordinaire Guadeloupéenne. Surnommé à juste titre “poète des mœurs de
la Guadeloupe”, il était un véritable maitre des veillées mortuaires traditionnelles Guadeloupéennes.

Décédé Le 3 Mars 1987 à Port-Louis en Guadeloupe

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GERMAIN CALIXTE

Continuant sur sa lancée vers le succès, Raymond CELINI, producteur incontesté d'enregistrements folkloriques de valeur, nous met en contact direct avec Germain CALIXTE dit CHABIN, et maintenant connu sous le nom de M. 100.000 Volts du folklore guadeloupéen.

Le créateur de ZOMBI BARRE MOIN que le public a longuement applaudi au cours de la soirée du 21 octobre 1966 donnée au profit des sinistrés du cyclone Inès, vient dans ce nouveau 45 Tours s'imposer avec beaucoup plus de force. Il a enregistré pour vous, sympathiques amateurs et connaisseurs du folklore, déjà familiarisés avec les disques de
la Série Spéciale Folklore Célini, quatre de ses brillantes compositions.

Si, Moin Cé
La Centrale est d'une actualité brûlante toujours avec ce bagout des .bonnes choses sensées du peuple, et ce petit aspect de poème plein d'humour, il n'en reste pas moins que ROBERTINE,
LA JENESSE et CLOCOTE sont autant de chef-d'oeuvre que ce bougre de Chabin, véritable poète, des moeurs de notre île, qui ne cesse d'animer les veillées dans le nord de la. Grande Terre, et se présente comme une soure intarissable.e de créations toujours -aussi sensationnelles.

Accompagné par le fameux Marcel Lollia dit Vélo et le maître Arthème Boisbant, faiseur de Gros Ca, entouré de ses répondeurs et .de ses boulats, ces hommes qui de leurs voix font mille virtuosités, Germain Calixte atteint ici un sommet qui fait démentir, le mot d'un journaliste du micro qui avait récemment déclaré, que notre folklore était trop terre à terre !

Germain Calixte, par l'originalité de ses propres créations, est en vérité le nouvel ambassadeur du folklore guadeloupéen avec tout ce que cela comporte de lettres de noblesse. En voici la démonstration avee ce Volume N° 5 des Disques Célini, ce volume qui manquait à votre discothèque pour qu'elle commence à être plus complète.

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De Port-Louis nous vient CHABIN. On ne saurait être plus antillais par le nom et plus folklorique par les thèmes exposés sur ces plages.

CHABIN est en effet un des maîtres du folklore. Menant tambour battant son groupe, accompagnateurs, choeurs et joueurs de « gros ca » il débute avec verve.et humour des faits qui n'ont pu échapper à son esprit satirique et nous fait revivre en cadence ces choses de la vie de notre île qui en rajoutent à leur charme déjà pittoresque.

Tambours à peau tendues

Et mains qui frappent dessus.

Bruits sourds et voix de nègres

Cadence, rythme et sortilèges …

Font la qualité de cet album et en justifient pleinement l'acquisition

DAN GARY

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