NOU KA SONJÉ
 
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NOU KA SONJÉ GUY CABORT-MASSON

DIRE LA VÉRITÉ, CE N’EST JAMAIS FACILE. NE PAS DIRE LA
VÉRITÉ EST LARGEMENT PLUS FACILE !

GUY CABORT EST NÉ LE 12 JUIN 1937 À SAINT-JOSEPH (MARTINIQUE).

ET EST DÉCÉDÉ LE 27 MARS 2002.

POURQUOI JE DIS CELA AUJOURD’HUI ?  VOICI UN HOMME QUI AVAIT DÉSERTÉ PENDANT LA
GUERRE D’ALGÉRIE EN 1961, QUI A TRAHI SELON CERTAINS EN AYANT REJOINT LE FLN
ALGÉRIEN, QUI A ÉTÉ CONDAMNÉ ET CERTES AMNISTIÉ PLUS TARD, MAIS BANNI. UN HOMME
QUI, QUAND IL A REFOULÉ LE SOL MARTINIQUAIS DANS LES ANNÉES 60, N’ÉTAIT REÇU
NULLE PART, FAISAIT PEUR AUX MARTINIQUAIS CAR IL PRÔNAIT L’INDÉPENDANCE DE L’ÎLE,
L’UN DES PREMIERS À LE CRIER SUR LES TOITS. 

IMAGINEZ CETTE ÉPOQUE, ON EST AUX ENVIRONS DE L’ANNÉE 62 ET
JE VENDAIS ALORS LE JOURNAL « LE PROGRÈS  SOCIAL» DANS LES RUES. CE
JOURNAL FONDÉ EN 1957 PAR LES FRÈRES RODES EN GUADELOUPE, HENRI ET FÉLIX, DANS
LEQUEL ON PARLAIT D’INDÉPENDANCE.

HENRY BERNARD, ALORS PROFESSEUR DE PHILOSOPHIE ME DONNAIT
CES JOURNAUX-LÀ QUE J’ALLAIS VENDRE DANS LES RUES DE FORT-DE-FRANCE. C’EST À
CETTE OCCASION QUE J’AI CONNU GUY CABORT-MASSON. 

PASSONS SUR CETTE ÉPOQUE, EN 1975 JE SUIS EMBAUCHÉ À RADIO
CARAÏBES ET C’EST À CE MOMENT QUE JE L’AI RENCONTRÉ. J’HABITAIS ALORS AU
QUARTIER REDOUTE ET LUI À SAINT-JOSEPH C’EST-À-DIRE PAS LOIN DU TOUT. ON A
SYMPHATISÉ ET ON PARTAIT DISTRIBUER DES TRACTS INDÉPENDANTISTES  DANS TOUS LES QUARTIERS DE SAINT-JOSEPH ET À FORT-DE-FRANCE ÉGALEMENT.

J’ALLAIS À LA SAMARITAINE, UN GRAND MAGASIN OÚ ON VENDAIT
ENTRE AUTRES DES LINGES DE SPORT, QUI APPARTENAIT À LA PREMIÈRE ÉPOUSE DE PIERRE
ALIKER, ET J’Y PRENAIS DES EXEMPLAIRES DE LA FAMEUSE LETTRE D’AIMÉ CÉSAIRE À MAURICE
THOREZ, AINSI QUE DES LIVRES QUE JE VENDAIS EN MÊME TEMPS QUE LE PROGRÈS
SOCIAL, TOUT CELA EN COMPAGNIE DE CABORT-MASSON. 

CE QUI NE M’EMPÉCHAIT PAS DE TRAVAILLER À LA MAIRIE DE
FORT-DE-FRANCE À LA MÊME ÉPOQUE, VERS 1972. J’ÉTAIS DÉLÉGUÉ SYNDICAL AUSSI AVEC
AGASTA, DANIEL MARIE-SAINTE, GÉRIL.

CELA NE M’EMPÉCHAIT PAS AUSSI D’ÊTRE PRÉSIDENT DU BALISIER
PPM SALVADOR ALLENDE. 

AINSI MALGRÉ TOUT CELA, JE CONTINUAIS DE DISTRIBUER DES
TRACS AVEC GUY CABORT-MASSON LE SAMEDI ET DIMANCHE QUAND J’EN AVAIS LE TEMPS.
IL VENAIT ME CHERCHER CHEZ MOI ET ON PARTAIT ENSEMBLE POUR ARPENTER LES RUES.

EN 1975, JE RENTRE À RADIO CARAÏBES. COMMENT OUBLIER CE QUE
JE FAISAIS DANS LE PASSÉ ? J’AI COMMENCÉ À FAIRE DES ÉMISSIONS QUE
PERSONNE NE VOULAIT ET NE POUVAIT FAIRE. ENTRE AUTRES, L’ÉMISSION
« CRÉATION » OÚ JE RECEVAIS CEUX QUI CRÉAIENT DES ENTREPRISES, QUI
ÉCRIVAIENT UN LIVRE, QUI FAISAIENT UN PAS POUR FAIRE AVANCER LA MARTINIQUE. CETTE
ÉMISSION RESSEMBLAIT À ENTREPRISE CARAÏBES QUI EST VENUE APRÈS. 

J’AI PENSÉ UN JOUR POURQUOI NE PAS INVITER GUY
CABORT-MASSON. JE SAVAIS QUE JE PRENAIS LÀ LE RISQUE DE ME FAIRE VIRER DE RADIO
CARAÏBES, POURQUOI ? LA RADIO APPARTENAIT À UN GROUPE AFFILIÉ À DES
INTÉRÊTS BÉKÉS ET LE DIRECTEUR LUI-MÊME, LE SIEUR GARON ÉTAIT LIÉ À DES FAMILLES
BÉKÉES ! 

HEUREUSEMENT POUR MOI, JE ME SAVAIS PROTÉGÉ PAR DEUX
PERSONNES QUI SONT JEAN-CLAUDE ASSELIN DE BEAUVILLE ET JEAN-PIERRE PASTEL
SURNOMMÉ IGNACE. 

QUAND J’AI REÇU POUR LA PREMIÈRE FOIS CABORT-MASSON, TOUTE
LA DIRECTION DE LA RADIO EST DESCENDUE DES ÉTAGES ET S’EST RASSEMBLÉE DEVANT LA
VITRE DU STUDIO POUR ME FAIRE SIGNE DE PASSER BEAUCOUP PLUS DE MUSIQUE POUR
LIMITER AINSI LE TEMPS DE PAROLE DE CE MONSIEUR-LÀ. JE N’AI PAS SUIVI CES
« CONSEILS-LÀ » ET JE L’AI LAISSÉ DIRE TOUT CE QU’IL VOULAIT.

RADIO CARAÏBES DEMEURE NÉANMOINS, LA PREMIÈRE RADIO QUI A
REÇU CE BONHOMME-LÀ, CE GUY CABORT-MASSON QUI FAISAIT PEUR À TOUT LE MONDE, À
TOUS LES ADEPTES DE L’AUTO-CENSURE, CE DÉSERTEUR, CETTE PATATE CHAUDE, FEU
BRÛLANT ROUGISSANT MÊME POUR LES «ALIMENTAIRES » QUI AVAIENT PEUR DE
PERDRE LEUR PLACE. CES PERSONNES QUI SONT RESTÉS ESCLAVES DANS LEURS TÊTES
COMME IL A SOUVENT DIT, CETTE LUMIÈRE ROUGE INCANDESCENTE POUR LA
MARTINIQUE ! 

JE TENAIS À DIRE CETTE VÉRITÉ-LÀ ET VOUS TROUVEREZ SUR MON
SITE LES ÉMISSIONS QUE J’AI FAITES AVEC GUY CABORT-MASSON. 

 VOUS SAUREZ UN PEU PLUS SUR CET HOMME DONT TOUT LE
MONDE AVAIT PEUR PARCE QU’IL PARLAIT D’INDÉPENDANCE, LE DIABLE DE LA
MARTINIQUE !

IL NE FAUT QU’ON OUBLIE TROP RAPIDEMENT QUE C’EST MANO DE RADIO
CARAÏBES QUI A PERMIS DE MIEUX CONNAÎTRE CET HOMME. IL NE S’AGIT PAS DE ME
METTRE EN AVANT MAIS JUSTE DE REMETTRE LES CHOSES À LEUR PLACE. J’AI EN EFFET
REMARQUÉ QU’UN CERTAIN NOMBRE DE CHOSES SONT FAITES EN DEHORS DE TOUTE LOGIQUE
ET MÉMOIRE. 

CABORT-MASSON A RÉALISÉ UNE ANALYSE APPROFONDIE DE LA
SOCIÉTÉ MARTINIQUAISE VOIRE ANTILLAISE PLUS GLOBALEMENT. IL A ÉCRIT ENTRE
AUTRES : 

-   LA MANGROVE MULÂTRE (ROMAN)

-   POURRIR, OU MARTYR UN PEU (ROMAN)

-    LES PUISSANCES D’ARGENT EN MARTINIQUE : L’ETAT
FRANÇAIS, LA CASTE BÉKÉE ET LES AUTRES (ESSAI)

-   LES INDÉPENDANTISTES FACE À EUX-MÊMES (ESSAI)

-   LA FACE CACHÉE DE LA France AUX ANTILLES : POUR
UNE HISTOIRE DES FORCES ARMÉES COLONIALES FRANÇAISES (ESSAI CO-AUTEUR
C.CHAUVET)

-   MARTINIQUE, COMPORTEMENTS ET MENTALITÉ (ESSAI, PRIX
FRANTZ FANON 1988)

-  LA REMISE EN QUESTION (BROCHURE) ETC
 

IL A AUSSI RÉALISÉ AVEC ALEX FERDINAND, LE DRAPEAU
NATIONALISTE MARTINIQUAIS ROUGE VERT NOIR EN 1968. IL A AUSSI ŒUVRÉ DANS
L’ÉDUCATION EN CRÉANT EN 1970, L’AMEP ASSOCIATION MARTINIQUAISE D’ÉDUCATION
POPULAIRE QUI DÉVELOPPE DES MÉTHODES PÉDAGOGIQUES PLUS ADAPTÉES AU CONTEXTE
LOCALE ET HISTORIQUE DE LA MARTINIQUE. 

PRÈS DE 15 ANS QUE GUY CABORT-MASSON NOUS A QUITTÉ MAIS IL A
FAIT EN SORTE, À TRAVERS SES IDÉES ET ÉCRITS, D’ÊTRE TOUJOURS INTENSÉMENT
PRÉSENT. JE TENAIS À LUI RENDRE HOMMAGE OU MÊME À PERPÉTUER SA PRÉSENCE PARMI NOUS.
CET HOMME QUI SE SENTAIT LA MARTINIQUE ELLE-MÊME !

C’EST AINSI QUE JE VOUS PROPOSE CETTE ARCHIVE DE L’ÉMISSION
RÉALISÉE EN 1988. IL NOUS PARLE DE LUI, DU SENS DE SON COMBAT POUR LA
MARTINIQUE.

SELON CABORT-MASSON, CE QUI TUE SON PAYS, C’EST LE MANQUE DE
PRODUCTION, DE CRÉATION D’UNE MANIÈRE GÉNÉRALE. UN PEUPLE QUI NE PRODUIT RIEN
N’A PAS DROIT À LA PAROLE ! ET BIEN AU CONTRAIRE UN PEUPLE QUI NE FAIT
RIEN SE COMPLAIT DANS LE CANCAN OU À SINGER LES COMBATS POLITICARDS DE LA
MÉTROPOLE, LE CARNAVAL DES AUTRES ! 

IL SE DÉFINIT COMME UN RÉVOLUTIONNAIRE, UN JOURNALISTE, UN
INTELLECTUEL ET RECONNAIT CETTE IMAGE D’HOMME DANGEREUX QU’ON A VOULU LUI
COLLER À LA PEAU. POUR CE QUI EST DE SA SUPPOSÉE TRAHISON DE LA NATION EN 1962,
IL AFFIRME QUE MAINTENANT BEAUCOUP RECONNAISSENT ENFIN LE SENS DE SA DÉMARCHE
ET LA NÉCESSAIRE DIGNITÉ QUI EST NÉCESSAIRE À TOUT PEUPLE. 

IL EST NÉCESSAIRE DE NE PLUS PENSER COMME AVANT, IL FAUT
PENSER MODERNE AVEC UN RECUL ASSEZ GRAND SUR NOTRE VRAIE PLACE. UNE ANALYSE
HISTORICO-ÉCONOMICO-POLITIQUE FAIT PARTIE DE L’EFFORT DE MÉMOIRE. IL FAUT UNE
ÉVOLUTION DES MENTALITÉS ET IL DEMEURE EN 1988 PROFONDÉMENT OPTIMISTE.

A SON RETOUR À LA MARTINIQUE EN 1970, IL A DÉCOUVERT LES
RAVAGES D’UNE CIVILISATION DE CONSOMMATION EN TRAIN DE PRENDRE PLACE SUR L’ÎLE.

DANS CETTE ÉMISSION, IL RECONNAIT QUE DEPUIS QUELQUE TEMPS,
LE PAYS PREND DE PLUS EN PLUS CONSCIENCE QUE LE MARTINIQUAIS N’EST PAS TOUT À
FAIT UN FRANÇAIS À PART ENTIÈRE ET QUE JUSTEMENT CETTE CAPACITÉ DE CRÉER, DE
PRODUIRE EST FONDAMENTALE. ON SE REND COMPTE PAR LES FAITS QU’ON N’EST PAS
SEULEMENT UN ESCLAVE MAIS BIEN PLUS. 

CABORT-MASSON ÉVOQUE LES MÉDIAS SUR PLACE EN PARTICULIER LA
TÉLÉ QUI NE SERAIT QU’UN MAGNÉTOPHONE DE PARIS ET SUR CE PLAN, IL VOIT QUE RIEN
A ÉVOLUÉ, CE SERAIT PLUTÔT UNE MARCHE EN ARRIÈRE. POUR CE QUI EST DU TEMPS
ÉNORME PASSÉ DEVANT LE PETIT ÉCRAN, IL Y VOIT SURTOUT UN MANQUE D’ANIMATION
CULTURELLE, DE VIE CULTURELLE - ON NE PROPOSE RIEN AUX GENS, ILS N’ONT DONC
RIEN D'AUTRE À FAIRE QUE DE REGARDER LA TÉLÉ. ET IL DÉNONCE UN MANQUE D’INITIATIVES DE
CEUX QUI ONT LES MOYENS MAIS QUI SONT TELLEMENT D’ACCORD AVEC LES AUTORITÉS
FRANÇAISES, TELLEMENT ASSIMILÉS QU’ILS LEUR FAUT UNE AUTORISATION POUR CRÉER
DES CHAÎNES DE TÉLÉ, CE QUI N’A PAS ÉTÉ LE CAS EN GUADELOUPE OÚ ON A VU PLUS DE
3 TÉLÉS LOCALES PIRATES VOIR LE JOUR EN PEU DE TEMPS !

SELON CABORT-MASSON, LA SITUATION N’EST PAS SI DRAMATIQUE
QUE CELA PUISQUE LE PEUPLE MARTINIQUAIS EST TRÈS JEUNE. PENDANT 400 ANS, ON A
ÉTÉ BLANC, PUIS À PARTIR DE 1938, ON ÉTAIT SEULEMENT NÈGRE SELON  CÉSAIRE. DEPUIS PEU ON SAIT QU’ON EST
MARTINIQUAIS TOUT COURT.

ON COMMENCE À PARLER D’INDÉPENDANCE SANS CRIER AU DIABLE,
SANS TREMBLER. 

DANS CETTE ÉMISSION, IL NOUS DONNE SON OPINION SUR
MITTÉRAND, SUR LE GÉNÉRAL DE GAULLE, SUR CHIRAC, SUR LES PROGRESSISTES EN
GÉNÉRAL, SUR LES PARTIS RÉACTIONNAIRES, SUR LE SOCIALISME, SUR LA LOI DU
MARCHÉ,  SUR L’ÉCONOMIE. 

IL EXPLIQUE PRÉCISÉMENT CE QU’IL ENTEND PAR « INDÉPENDANCE »,
CE MOT QUI A TOUJOURS FAIT PEUR À LA MARTINIQUE. QUE CE N’EST PAS FORCÉMENT
UNE COUPURE TOTALE AVEC LA FRANCE. ET IL REMET EN QUESTION CETTE IMAGE DE MISÈRE
NOIRE QUI EST ATTACHÉE À CE GROS MOT !

UN AUDITEUR FERA REMARQUER QUE S’IL N’Y PAS DE PRISE DE
CONSCIENCE RAPIDEMENT, DANS 10 ANS NOUS SERONS NOYÉ DANS CETTE SOCIÉTÉ DE PURE
CONSOMMATION. NOYÉ DANS LA FRANCE ?

CABORT-MASSON EXPLIQUE L’IDENTITÉ MARTINIQUAISE ET ÉVOQUE LE
FAMEUX DRAPEAU ROUGE VERT NOIR CRÉÉ EN 1968. SELON LUI CHACUN A SON DRAPEAU Y
COMPRIS LE MIM D’ALFRED MARIE-JEANNE MAIS QU’EN RÉALITÉ, ON N’EN A PAS DE
DRAPEAU POUR LE MOMENT VU QU’ON N’EST PAS ENCORE PLEINEMENT MARTINIQUAIS.

IL NOUS EXPLIQUE COMMENT LUI EST VENU SA CONSCIENTISATION,
QUI EST DIFFÉRENTE DE CETTE DE FRANTZ FANON QUI LUI FUT D’ABORD UN PATRIOTE
FRANÇAIS CONVAINCU AVANT DE PRENDRE CONSCIENCE.

IL EXPLIQUE COMMENT IL A RENONCÉ À UNE BELLE CARRIÈRE
MILITAIRE DE SAINT-CYRIEN PASSANT DE LIEUTENANT POUR FINIR SANS ENCOMBRE À
CELUI D’UN FUTUR GÉNÉRAL AU MOINS.

IL NOUS DÉCRIT SON RETOUR EN 1970, COMMENT LA TOTALITÉ DE LA
SOCIÉTÉ BIEN PENSANTE L’A DÉNIGRÉ, CONSIDÉRÉ COMME UN PARIA, COMME UN
« TRAITE À LA NATION », L’A INTERDIT DE TRAVAIL AU POINT QU’IL A DÛ
COUPER LA CANNE POUR SURVIVRE.

IL NOUS EXPLIQUE POURQUOI SELON LUI LE MODE DE TRAVAIL DU
COUPEUR DE CANNE OU DE BANANE EST UNE FORME D’ESCLAVAGE. ET L’IMPOSTURE QUI EST
DE FAIRE CROIRE QUE DÉFENDRE LE RHUM C’EST DÉFENDRE LA MARTINIQUE ALORS QU’AUCUN
« RHUM » EN 1988 N’APPARTIENT AU PAYS.

IL NOUS PARLE DE SA SOIF DE JUSTICE SOCIALE, DE LA DIVISION
DES PARTIS INDÉPENDANTISTES QUI DEMEURE SELON LUI UNE NÉCESSAIRE CRISE DE
JEUNESSE, DE CROISSANCE. L’ESSENTIEL ÉTANT LE CIMENT DE BASE QU’EST LA CONSCIENCE D’ÊTRE
MARTINIQUAIS, AINSI QUE LE RESPECT MUTUEL. IL EST SAIN D’AVOIR DES APPROCHES
DIFFÉRENTES. 

CABORT-MASSON NOUS OFFRE UNE BELLE ANALYSE COMPARATIVE DES
CHOIX ÉCONOMIQUES ENTRE L’ALGÉRIE ET CUBA AVEC EN TOILE DE FOND LA NÉCESSITÉ
D’UNE AGRICULTURE PUISSANTE AU LIEU D’IMITER LES PAYS EUROPÉENS ET SE LANCER
DANS UNE INDUSTRIALISATION À MARCHE FORCÉE.

MERCI CABORT-MASSON, CE GRAND PARMI LES GRANDS, CET HOMME DE
CULTURE, QUI PAR SES VOYAGES POUVAIT LÉGITIMENT PARLER DE TOUTES LES AUTRES CULTURES. JE VEUX TE RENDRE HOMMAGE  AU NOM DE TOUT LE PAYS. UNE PENSÉE AMICALE À SES ENFANTS ET À TOUTE SA FAMILLE.

MANO LOUTOBY LE MARDI 4-OCTOBRE-2016

 
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Guy Cabort-Masson


Guy Cabort-Masson, né le 12 juin 1937 à Saint-Joseph (Martinique), décédé le 27 mars 2002, est un écrivain nationaliste et anticolonialiste martiniquais.


Biographie
Guy Cabort, de son vrai nom, effectue ses études secondaires au Lycée Schœlcher de Fort-de-France, puis sort diplômé de l'École Normale des Instituteurs. Refusant de se plier au conformisme imposé par sa position de jeune notable, le jeune instituteur du quartier des Terres-Sainville rompt de manière éclatante avec l'Éducation Nationale (un épisode qu'il relate dansNationalisme martiniquais son autobiographie, Pourrir, ou Martyr un peu). S'engageant comme militaire du rang, le jeune Cabort est incité par ses cadres à présenter le concours d'entrée de l'École Spéciale Militaire de Saint-Cyr, qui forme les officiers de l'Armée de Terre française.

L'expérience algérienne
Jeune officier, il est affecté en Algérie, un pays alors en proie à une guerre d'indépendance. Refusant d'accepter les actes de torture et les exactions de ses pairs (un de ses prisonniers FLN est torturé puis tué), Guy Cabort déserte et rejoint les rangs du Front de Libération Nationale en 1961, tout comme son compatriote Frantz Fanon. La désertion d'un officier français est un cas aussi grave que rarissime. Condamné à 20 ans de réclusion par contumace, il sera finalement amnistié en 1969. En Algérie, Guy Cabort-Masson est également étudiant, et sera licencié en sociologie auprès de l'Université d'Alger.
Etudes en France
Rentré clandestinement en France en 1967 sous le nom de Guy Cabort-Masson, il reprend ses études et prend contact avec les milieux étudiants antillais. C'est avec Alex Ferdinand qu'il réalise le premier drapeau nationaliste martiniquais dont les couleurs, noir, vert et rouge, rappellent celles portées par les meneurs de l'insurrection du Sud de la Martinique en septembre 1870 (événements considérés par les nationalistes martiniquais comme fondateurs de la nation martiniquaise). Le drapeau sera brandi pour la première fois lors des manifestations de mai 1968.Nationalisme martiniquais
Retour en Martinique

De retour en Martinique en 1969, Guy Cabort-Masson est recruté par Aimé Césaire, maire de Fort-de-France. Après avoir lancé la revue En Avant, il crée en 1970 l'Association Martiniquaise d'Éducation Populaire (AMEP), un établissement scolaire alternatif qui entend développer des méthodes pédagogiques plus adaptées au contexte socio-culturel martiniquais, et au sein duquel enseigneront, notamment, Vincent Placoly, Alex Ferdinand et l'historien Édouard Delepine.Après une longue bataille juridique, l'AMEP est finalement reconnue par l'Éducation Nationale française en 1974. Située à Fort-de-France, agrandie, l'école de l'AMEP – Association Martiniquaise d'Éducation Populaire et Lycée Polyvalent – offre aujourd'hui une préparation comme lycée général, professionnel, technologique industriel et tertiaire.

Analyste de la société martiniquaise

L'engagement politique de Guy Cabort-Masson s'est notamment traduit par plusieurs ouvrages, essais et brochures dans lesquels il a analysé le fonctionnement de la société et de l'économie martiniquaise. Les puissances d'argent en Martinique : l'État français, la caste békée et les autres (1984, réédité et augmenté en 1987) est le titre le plus connu, après son dernier essai, Martinique, comportements et mentalité (Prix Frantz Fanon 1998).Après avoir créé la revue En Avant en 1970, Guy Cabort-Masson a lancé les titres Simao et La Voix du Peuple, établissant diverses tribunes pour approfondir les interrogations sur la société et la politique martiniquaises et caribéennes. Dans les années 1980-1990, Cabort-Masson collabore également à d'autres revues, telles Antilla et Naïf.

En 1968, Guy Cabort-Masson et Alex Ferdinand réalisent le drapeau nationaliste martiniquais Rouge Vert Noir. Il est aussi la même année l'un des fondateurs du M.N.L.M (Mouvement National pour la Libération de la Martinique), premier parti indépendantiste de la Martinique.En 1982, le ministre de la défense, Yvon Bourges, poursuit en justice Guy Cabort-Masson et Camille Chauvet, les auteurs de la brochure, "La face cachée de la France aux Antilles : pour une histoire des forces armées coloniales françaises". Le motif est que cette brochure critiquait avec trop de virulence les méfaits de l'administration française aux Antilles.

Œuvre romanesque

Romancier et essayiste, il est l'auteur notamment de :

La mangrove mulâtre (roman)
Pourrir, ou martyr un peu (roman)
Les puissances d'argent en Martinique : l'Etat français, la caste békée et les autres (essai)
Les indépendantistes face à eux-mêmes (essai)
La face cachée de la France aux Antilles : pour une histoire des forces armées coloniales françaises (essai) co-auteur C.Chauvet
Martinique, comportements et mentalité (essai), Prix Frantz Fanon en 1998

SOURCE :Wikipédia
POUR  EN SAVOIR PLUS CLIQUEZ ICI-

http://fr.wikipedia.org/wiki/Guy_Cabort-Masson

 
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Sociologie d'une domination 
Guy Cabort-Masson (1937-2002) 
 « Les Puissances d’argent en Martinique-la caste béké »


   C’est en 1982 que Guy Cabort-Masson qui disparût le 27 mars 2002, publia son livre, Les Puissances d’argent en Martinique. La Caste béké.  
Dans la première édition, l’auteur, infatigable militant indépendantiste, avait travaillé la dichotomie domination interne, la domination économique de l’ethno-classe béké/domination externe, la domination politique de l’Etat français sur la Nation-Martinique pour mieux comprendre la dépendance politique, économique et sociale de la société martiniquaise. Le travail de Guy Cabort-Masson procédait de l’analyse historique ; chemin obligé pour comprendre une formation sociale qui, dès l’origine, était toute déterminée de l’extérieur.  Pour Cabort-Masson, cette caste béké était bien le relais historique de la domination française. C’est pourquoi il avait étudié méthodiquement jusqu’aux styles de vie intime de la caste, les relations matrimoniales (les mariages intracommunautaires) qui attestaient d’une endogamie caractérisée pour montrer qu’en dehors de la sauvegarde d’un capital financier transmis depuis les propriétaires de la plantation esclavagiste, le but était de pérenniser une domination politique.   Cette collusion entre Etat français et caste béké, plusieurs fois dénoncée, a récemment été étalée par les békés eux-mêmes dans un film-documentaire. Un travail de dix années de recherche, tellement l’ethno-classe restait en dehors de la société Martinique, qui était le premier à montrer le double héritage béké ; avant G. Cabort-Masson, une canadienne Edith Kovats Beaudoux avait publié, LES BLANCS CREOLES DE LA MARTINIQUE - Une minorité dominante, mais cette étude sociologique avait négligé les corrélations, pourtant abondantes, entre "capital financier" et "capital racial". Ce double héritage était la condition sine qua non du statut béké ; d’une part, un "capital racial" qui contaminait l’ensemble des relations sociales en Martinique et bloquait tout changement social et d’autre part un capital financier, transmis depuis les premiers esclavagistes et sans cesse gonflé par les subventions européennes qui développait la dépendance de la Martinique. Un béké n’est donc pas, essentiellement, un individu de  phénotype européen né et ayant grandi en Guadeloupe et/ou Martinique. Cabort-Masson l’avait bien compris, d’autant que la quasi-totalité des familles de Guadeloupe et de Martinique compte au moins un membre de phénotype européen (caucasien si tu veux), hors chaben, chabin-kalazaza san papiyot, pòpot-lacho, lapen-chode, etc. Les saintois de Guadeloupe pourtant de type européen ou les matiyon des Grand-Fonds du Moule, supposés apparentés au Prince de Monaco, sont-ils des békés pour autant ? Les déshérités ou expulsés de l’ethno-classe pour exogamie, sont-ils des békés ? Non. Le livre de Cabort-Masson abordait toute cette complexité des phénotypes antillais, par une analyse historique, d’un ton polémiste et résolument provocateur, tellement cette notion de "race", est absurde et surtout surannée.Le mot béké, tout droit sorti d’un réflexe occitan "ben que/ben quoi" pris en dérision par les enfants de la deuxième génération d’africains arrivés en Martinique, ne définit pas une "race", la "race" est une excroissance de la paranoïa européenne, ni même une culture (les békés n’ont jamais été des lumières intellectuelles pour créer ou faire circuler serait-ce qu’une subculture) mais bien une survivance de la plantation esclavagiste européenne en Amérique. Ceci pose l’urgence d’un suicide collectif béké, en tant que communauté, comme l’avait souhaité Guy Cabort-Masson, à l’époque, comme l’a proposé le président du PALIMA (Parti de Libération de la Martinique), récemment sur une radio française en Martinique. J’ajoute un petit conseil perso,  si zot le ale pi nolfok, anfwa, bwa pou ale yonn-pou-yonn, yonn-dèyè-lot, se pa makrey-natifnatal Wanakera ke plere. Et pour nos amis européens qui ne comprendraient pas cette langue salutaire qui refuse l’épreuve de la traduction immédiate parce que traduttore, traditore nous présentons de modestes regrets, leurs congénères békés comprendront aisément, enfin ceux qui arrivent à passer l’obstacle de la lecture de la langue de Wanakera.Car enfin, réunir 650 signatures en quelques heures (alors que 300 signatures furent péniblement collectées pour l’agrément d’une loi de la République Française faisant de l’esclavage et de la traite euro-atlantiques un crime contre l’humanité) pour engager des poursuites judiciaires contre trois jeunes internautes, doucement acculturés, pour l’utilisation abusive d’un verbe d’action de la langue martiniquaise, koke, (c’est sans doute une mauvaise traduction/adaptation du verbe "niquer") montre bien la persistance du délire raciste, féodal qui jadis, condamnait au fouet tout nègre portant un regard doucereux sur la péripatéticienne des ports du Havre, de Bordeaux ou quelque grande ville européenne, embarquée dans une aventure américaine pour blanchir une mauvaise vie.  "Koke dou akouche pa dou", répétions nous dans les libertés de l’adolescence pour signifier que les plaisirs de l’amour sont toujours passagers. Koke n’est certainement pas violer. En langue de Martinique, les créolistes toujours fébriles écriraient, "en langue créole", violer se dit dekale, dekatje, dekoukounen, depotjole, dekare (Gwadloup), pete-bonda, fè kadejak sou (Ayiti), foule-kaka (sodomiser), anviyole, etc. C’est dire la difficulté de ces bonnes gens, totalement arriérés, à sortir de la sous-culture du viol qui circulait massivement dans  les plantations esclavagistes puis coloniales.  Ces ridicules tentatives de poursuites judiciaires  n’attestent-elles pas d’une prétention à un droit de vie et de mort sur le "nègre martiniquais" ? Faut-il rappeler ici tous ces assassinats pour lesquels les auteurs békés n’ont pas eu à faire une journée de garde à vue. Cette grossière tentative de manipulation de la justice, n’est-elle pas la preuve que l’ethno-classe est sûre de l’appui de l’Etat français?  Qu’est qu’un béké dans ce 21e siècle où les individus, même les plus arriérés, ne vivent plus une identité raciale mais bien une/des identités culturelles ouvertes ?Analysant la collusion Etat français/caste béké, le sous-titre du premier livre est bien l’apartheid discret de la France aux Antilles, Guy Cabort-Masson avait montré l’absurdité de la racialisation des relations sociales, en Martinique. Et si la revendication politique d’indépendance nationale qu’il a portée toute sa vie, était, et est encore parfois, rejetée comme une grande misère sans retour c’est bien que cette ethno-classe béké n’a jamais pu se projeter, comme bourgeoisie nationale à l’instar de ceux de Barbados, par exemple, et plus loin, comme acteur d’une économie martiniquaise.   1-      Un vestige de la plantation esclavagiste puis coloniale.   G. Cabort-Masson écrivait la "caste béké". Les registres de l’état civil ont trahi cette forte endogamie qui avait amené Berthe Y à épouser X, le neveu de sa mère, par exemple. Il avait relevé plusieurs cas dans les histoires intimes, béké. C’est cette endogamie sur laquelle toutes les da de la Martinique et mabo de la Guadeloupe ont conté dans la nuit tombée en un seul or, qui a imposé la notion de caste, pourtant  propre au pays indien. L’idée de caste renvoie dans le texte de Cabort-Masson à une idéologie du pur et de l’impur sur laquelle il ne s’attarde pas mais qu’il dénonce au passage sous les traits d’un racisme endémique. Les propos tenus récemment dans un film-documentaire s’inscrivent dans cette idéologie du pur et de l’impur. Cette notion de caste lui permettait d’étudier, certes de manière linéaire, la reproduction de l’idéologie coloriste dans l’ethno-classe béké mais également, la contamination  de la société martiniquaise. Guy Cabort-Masson avait savamment montré comment cette idéologie coloriste vicieuse et certainement viciée parce qu’il n'y a pas eu un Etat autochtone pour l’accorer, avait envahi toute la société-Martinique, je préfère écrire formation sociale Martinique. Interlocuteur privilégié d’un Etat allogène, par proximité phénotypique, les békés occupaient le haut d’une échelle sociale/raciale qui se noircissait à mesure qu’on descendait les barreaux. C’est que la plantation esclavagiste puis coloniale-départementale, puisque nous sommes encore dans une économie de comptoir ou dans une vaste plantation-Martinique, plantation-Guadeloupe, il n’y a pas un Etat guadeloupéen et/ou un Etat martiniquais, n’a pas généré une lutte des classes qui eut servi de moteur de l’histoire et transformé cette minable plantocratie en une bourgeoisie, même compradore. Cabort disait "mawksizm-leninizm la ka di’w" et le monde semblait s’emplir d’une intention politique toujours renouvelée.        2-      La collusion Etat français/ethno-classe béké. Guy Cabort-Masson était un militant indépendantiste, ceux sans qui ces pays ne sortiraient jamais de leur pitoyable condition de paradis de "doudous à prix doux". Ce sont les indépendantistes qui ont créé cet espace politique original qui a pu fonctionner comme un contre-système, et qui a projeté ces peuples, les arrachant temporairement à leur destin de mendiants d’alignement social. Par son travail théorique, Guy Cabort-Masson avait cherché à dépouiller toutes les solidarités entre l’Etat français et l’ethno-classe béké. C’est pourquoi il opta pour une lecture historique qui s’arrêtait longuement sur les moments de conflit. Et puisque tous les grands mouvements de revendication sociale du 20e siècle se sont terminés par une fusillade alors l’historien avait une bonne réserve de faits pour montrer cette collusion.La grève du François, en février 1900, où 10 grévistes furent tués ; la fusillade de Bassignac en 1923 où les usiniers et gendarmes ont tiré sur les grévistes, 2 morts et plusieurs blessés ; la marche de la faim de février 1935, plusieurs blessés ; la tuerie du Carbet, 4 mars 1948, 3 morts et une dizaine de blessés, la fusillade de Chassin en 1951 où une centaine de gendarmes conduits par le béké G. Hayot ont tiré sur les grévistes, plusieurs blessés ; la fusillade du Lamentin, 24 mars 1961, après que le béké R. Aubéry eut appelé les gendarmes, trois morts et cinq blessés ; les deux morts et cinq blessés graves de Chalvet, lors de la grande grève de janvier-février 1974 ; autant de faits qui validaient la collusion, Etat français/caste béké. Guy Cabort-Masson écrivait, "l’Etat français fournissait le bouclier militaire".L’autre volet du compérage c’est la politique de subventions ; ici les prêts sont transformés en subventions par un simple coup de fil.  La redistribution de ces subventions inlassablement dénoncée par les petits planteurs non-béké montre qu’il s’agit d’une affaire entre békés. Pour Cabort-Masson, les békés étaient de simples exécutants d’un ordre parisien, ils plantaient ce que les gouvernements ordonnaient. Ils ont longtemps planté banane.  3-      Une bourgeoisie martiniquaise impossible. Pour Guy Cabort-Masson, ces descendants des premiers défricheurs avaient cultivé un "attachement féodal" à la terre et même lors des périodes de déconcentration de la terre (colonat partiaire), liées aux cycles de crise du marché du sucre, il n’y avait jamais eu de réforme agraire, la plantocratie trouvait, avec l’aide de l’Etat français, des subventions et un moyen juridique d’envisager une re-concentration de la terre. Le seul mérite de la plantocratie, d’après Guy Cabort-Masson, c’était qu’elle avait été un rempart contre l’émiettement des surfaces agricoles.Le scandale du chloredécone a, quelque part, démenti cet "attachement féodal". Il a montré une plantocratie peu soucieuse de la terre et des générations futures mais surveillant du coin de l’œil les droits aux subventions qu’une exploitation de la terre pouvait ouvrir. Edouard Glissant avait parlé de "production prétexte" au sens où ces productions donneraient droit à des subventions que la plantocratie investirait ailleurs, dans d’autres secteurs, surtout le tertiaire, d’autres pays.Guy Cabort-Masson n’avait pas bien anticipé ce welto pour attraper des subventions mais avait bien compris l’impossible mutation béké, son utopique transformation en bourgeoisie martiniquaise. Ailleurs, de Barbados (par sa structure sociale c’est le pays jumeau de la Martinique) à la Dominicanie, toute Caraïbe, sauf Haïti et la Jamaïque, jusqu’aux Amériques du Sud, les descendants des grands négociants se sont faits bourgeoisie mercantile, compradore puis bourgeoisie industrielle, même bourgeoisie nationale, jusqu’à, dans certains cas, travailler une substitution aux importations ; en Martinique, ces descendants ont plante-bannann.                          Les mouvements sociaux de Guadeloupe et Martinique ont mis au jour un vestige de la société coloniale française, l’ethno-classe béké. Seule composante de la population martiniquaise à se déclarer, "communauté" (le mot communauté souffre toujours d’un adjectif qualificatif) ils n’ont aujourd’hui qu’une seule alternative, disparaître puisque le monde est totalement ouvert. Finalement, cette histoire pathétique va se savoir. Le livre de Guy Cabort-Masson, les puissances d’argent-la caste béké, indiquait déjà cette fin inéluctable d’une minorité arriérée qui n’a jamais su/pu habiter le pays-Martinique. Simao moun Wanakera Guy Cabort-Masson, Les Puissances d’argent en Martinique. La caste béké. Editions Voix de Peuple, Saint-Joseph, Martinique, 1982

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SAINT-JOSEPH
L'hommage solennel à Guy Cabort-Masson
A.A. France-Antilles Martinique - 06.05.2013

La rue de la cité Gouraud, située à Belle Étoile, porte désormais le nom d'un illustre enfant de la commune : Guy Cabort-Masson. Homme de lettres et militant de la cause martiniquaise, mort en 2002.

Émotion, tendresse, respect... Trois mots qui, à eux seuls, peuvent rendre compte de l'ambiance particulière qui régnait samedi matin, à la cérémonie de dénomination de la rue Guy Cabort-Masson. Ce moment empreint de solennité s'est déroulé en présence de la veuve du militant, Danielle, de sa fille, Timothée, de plusieurs personnalités politiques, ainsi que de nombreux amis et camarades des premières luttes.En préambule à son discours, Athanase Jeanne-Rose, le maire de la commune, a remercié Louis Laouchez, André-Luc Cayol ainsi que Victor Bellegarde, qui ont donné une impulsion déterminante à ce projet qui se concrétise aujourd'hui. « Nous célébrons une vie, un destin, une pensée, une histoire, celle de Guy Cabort-Masson » , a déclaré le maire. Avant d'ajouter : « On dit qu'une lumière intérieure anime les êtres d'exception. Tous ceux qui ont côtoyé Guy Cabort-Masson reconnaissent qu'il était animé de cette lumière et que l'imprévisible de son destin d'homme, épris de justice pour tous les hommes, a fait de lui cet homme d'une haute aspiration pour l'Homme martiniquais » .Saint-Joseph, sa ville natale, a voulu mettre à l'honneur l'un de ses fils, homme de lettres combatif autant qu'éducateur et militant de la cause martiniquaise. Guy Cabort-Masson fut un défenseur acharné des opprimés - a encore rappelé le maire - qui, au risque de sa vie et de sa carrière professionnelle, ne renonça jamais à ses convictions les plus intimes. Le parcours exceptionnel du Joséphin, né le 12 juin 1937 et mort le 27 mars 2002 des suites d'une longue maladie, a ensuite été détaillé.
« HEUREUSE ET FIÈRE »
Éric Noléo, adjoint au maire en charge de la culture et de la vie associative, a salué pour sa part la mémoire d'un homme d'exception, incontournable dans la construction de l'identité martiniquaise, une figure mythique de la ville de Saint-Joseph et de la Martinique. « Pour la construction de notre identité, de notre Martinique, Guy - avec d'autres - a tracé le chemin... » , a-t-il conclu.Danielle, la veuve de Guy Cabort-Masson, très émue, s'est dit « heureuse et fière » de l'hommage rendu à son mari par sa commune natale. Mais elle a aussi précisé avoir eu très mal de voir, il y a quelques années, sur les murs de Saint-Joseph, des graffitis portant l'inscription « Guy Cabort-Masson assassin » ... Puis, les discours ont laissé place au dévoilement de la plaque, recouverte pour l'occasion du drapeau rouge-vert-noir. La cérémonie s'est poursuivie par une conférence-débat, au centre culturel Marcé, pour aller plus loin dans le parcours de Guy Cabort-Masson.
SOURCE : France-Antilles Martinique - 06.05.2013-

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Guy Cabort-Masson

Guy Cabort-Masson naît le 12 juin 1937 à Saint-Joseph, commune du centre de la Martinique. Guy Cabort, de son vrai nom, effectue ses études secondaires au Lycée Schœlcher de Fort-de-France, puis sort diplômé de l'École Normale des Instituteurs. Refusant de se plier au conformisme imposé par sa position de jeune notable, le jeune instituteur du quartier des Terres-Sainville rompt de manière éclatante avec l'Éducation Nationale (un épisode qu'il relate dans son autobiographie, Pourrir, ou Martyr un peu). S'engageant comme militaire du rang, le jeune Cabort est incité par ses cadres à présenter le concours d'entrée de l'École Spéciale Militaire de Saint-Cyr, qui forme les officiers de l'Armée de Terre française. L'expérience algérienneJeune officier, il est affecté en Algérie, un pays alors en proie à une guerre d'indépendance. Refusant d'accepter les actes de torture et les exactions de ses pairs (un de ses prisonniers FLN est torturé puis tué), Guy Cabort déserte et rejoint les rangs du Front de Libération Nationale en 1961, tout comme son compatriote Frantz Fanon. La désertion d'un officier français est un cas aussi grave que rarissime. Condamné à 20 ans de réclusion par contumace, il sera finalement amnistié en 1969. En Algérie, Guy Cabort-Masson est également étudiant, et sera licencié en sociologie auprès de l'Université d'Alger.Rentré clandestinement en France en 1967 sous le nom de Guy Cabort-Masson, il reprend ses études et prend contact avec les milieux étudiants antillais. C'est avec Alex Ferdinand qu'il réalise le premier drapeau nationaliste martiniquais dont les couleurs, noir, vert et rouge, rappellent celles portées par les meneurs de l'insurrection du Sud de la Martinique en septembre 1870 (événements considérés par les nationalistes martiniquais comme fondateurs de la nation martiniquaise). Le drapeau sera brandi pour la première fois lors des manifestations de mai 1968. De retour en Martinique en 1969, Guy Cabort-Masson est recruté par Aimé Césaire, maire de Fort-de-France. Après avoir lancé la revue En Avant, il crée en 1970 l'Association Martiniquaise d'Éducation Populaire (AMEP), un établissement scolaire alternatif qui entend développer des méthodes pédagogiques plus adaptées au contexte socio-culturel martiniquais, et au sein duquel enseigneront, notamment, Vincent Placoly, Alex Ferdinand et l'historien Édouard Delepine. Après une longue bataille juridique, l'AMEP est finalement reconnue par l'Éducation Nationale française en 1974. Située à Fort-de-France, agrandie, l'école de l'AMEP – Association Martiniquaise d'Éducation Populaire et Lycée Polyvalent – offre aujourd'hui une préparation comme lycée général, professionnel, technologique industriel et tertiaire. L'analyste de la société martiniquaise L'engagement politique de Guy Cabort-Masson s'est notamment traduit par plusieurs ouvrages, essais et brochures dans lesquels il a analysé le fonctionnement de la société et de l'économie martiniquaise. Les puissances d'argent en Martinique : l'État français, la caste békée et les autres (1984, réédité et augmenté en 1987) est le titre le plus connu, après son dernier essai, Martinique, comportements et mentalité (Prix Frantz Fanon 1998). Après avoir créé la revue En Avant en 1970, Guy Cabort-Masson a lancé les titres Simao et La Voix du Peuple, établissant diverses tribunes pour approfondir les interrogations sur la société et la politique martiniquaises et caribéennes. Dans les années 1980-1990, Cabort-Masson collabore également à d'autres revues, telles Antilla et Naïf. Le romancierTrois romans témoignent chez Guy Cabort-Masson d'un talent d'écriture certain, mêlant observation fine et sensualité : La Mangrove mulâtre (1986) dans lequel il décrit les derniers jours de l'esclavage, en 1848 dans le Sud de la Martinique ; La Passion Raziéla (1987) ; et Qui a tué le Béké de Trinité (1989), une évocation, sous forme de roman policier, d'un fait divers qui défraya la chronique dans les années 1940. Guy Cabort-Masson est également l'auteur d'une autobiographie romancée, Pourrir, ou Martyr un peu (1986), à laquelle il souhaitait donner une suite lors de son décès, le 27 mars 2002, des suites d'une longue maladie. Homme de lettres autant qu'éducateur et militant de la cause indépendantiste martiniquaise, Guy Cabort-Masson a incarné par son œuvre littéraire et son combat politique des moments essentiels de la formation de l'identité martiniquaise.– Alfred Largange Oeuvres principales: Essais: Les Indépendantistes face à eux-mêmes. s.l.: s.n., 1978. Les Martiniquais entre l'angoisse et l'espoir. Saint-Joseph: La Voix du Peuple, 1980.La Face cachée de la France aux Antilles : pour une histoire des forces armées coloniales françaises. Fort-de-France: C. Chauvet, 1980. Lettre à Aimé Césaire. Saint-Joseph: La Voix du Peuple, 1981. La Remise en question (Les Indépendantistes face à eux-mêmes, numéro 2). Saint-Joseph: La Voix du Peuple, 1982. Les Puissances d'argent en Martinique : l'État français, la caste békée et les autres. Saint-Joseph: Laboratoire de recherches de l'AMEP, 1984; 2e édition 1987. Stratégie de la femme noire esclave américaine. Saint-Joseph: La Voix du Peuple, 1985.Martinique, comportements et mentalité. Saint-Joseph: La Voix du Peuple, 1998.Romans:La Mangrove mulâtre, roman historique martiniquais. Saint-Joseph: La Voix du Peuple, 1986. Pourrir, ou Martyr un peu. Saint-Joseph: La Voix du Peuple, 1987. La Passion de Raziéla. Saint-Joseph: La Voix du Peuple, 1989. Qui a tué le béké de Trinité? Saint-Joseph: La Voix du Peuple, 1991. Récit:« Le Signe du destin ». Une Enfance outremer. Textes réunis par Leïla Sebbar. Paris: Seuil, 2001: 49-57. Prix et Distinctions littéraires:1998     Prix Frantz Fanon, pour Martinique, comportements et mentalité.

SOURCE :

http://www.lehman.cuny.edu/ile.en.ile/paroles/cabort-masson.html
 
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LETTRE OUVERTE À AIMÉ CÉSAIRE G. CABORT-MASSON


Guy Cabort-Masson
indépendantiste,
A
Aimé Césaire,
Député-Maire français
Président du P.P.M.



Aimé Césaire,Il me serait facile d'articuler tant à votre égard qu'à l'égard du Parti Progressiste Martiniquais tel que vous le portez à bout de bras, une longue liste de griefs et de désaccords.[1]

 Nous ne vous ferons pas l'injure de vous imputer entièrement l'adoption de la Loi du 19 Mars 1946 par l'assemblée coloniale française. De cette loi vous ne fûtes que le Rapporteur.
Vous ou un autre peu importe, la bourgeoisie et les communistes français auraient toujours trouvé un esclave domestique de service pour ce faire.

Vous ne fûtes là qu'un jouet du destin. Jouet parvenu à la suite d'une longue tradition remontant à Victor Schoelcher, ce capitaliste intelligent qui voulait ardemment l'assimilation.[PAGE 31] A sa suite, ce fut l'idéal adopté par les Mulâtres après qu'ils furent écartés de la production locale par les Békés usiniers (1880-1900).

Les Mulâtres, pour amener la population à désirer cette assimilation, ont tout fait pour blanchir les cerveaux nègres dans ce dressoir appelé Ecole publique.

Le hasard donc et votre talent firent le reste en ce mois de Mars 1946. Votre talent certes car face à la prétention du PCF et des Gaullistes à phagocyter notre pays, il y avait matière à opposition.Opposition de quelques intellectuels courageux groupés autour du Manifeste de Légitime Défense qui dénonçait l'hypocrisie de l'assimilation depuis des décennies.Opposition proche de vous de votre collègue Valentino qui affirmait que rien, ni l'histoire, ni la géographie ne pouvait justifier cette départementalisation contre nature.On pourrait admettre que ces étudiants de Légitime Défense et que M. Valentino le Guadeloupéen ne faisaient pas le poids face à la volonté coloniale française.Pourquoi alors, M. Césaire, n'avez-vous pas tenu compte des MORTS ?Ces morts, ces torturés, ces suppliciés qui témoignaient incontestablement du cannibalisme français, gaullistes et communistes mêlés,
Ces MORTS de BASSIGNAC en 1945,
Ces MORTS de SETIF en 1945,
Ces MORTS de MADAGASCAR peu après en 1947.
Dans ce moment leur visage apparaît en filigrane dans la pâte même du système comme l'obsession de l'échec de la France incapable de générosité et de notre humiliation dans l'assimilation.
Vous avez poussé l'indifférence jusqu'à être spectateur impassible de tout ce qui fait la grande saga du monde moderne.De 1945 à nos jours, ce qui caractérise le monde c'est d'abord le prodigieux mouvement pour la dignité et la souveraineté nationale.Mouvement accompagné de sacrifices colossaux.
On dirait que tous les peuples, sauf celui qui a l'honneur de vous avoir comme premier leader, ont épousé la simple thèse de Hô Chi Minh à savoir : « Le bien le plus précieux c'est l'indépendance. » Pour cela les peuples [PAGE 32] se sont lancés, impavides, dans une gigantesque épopée.A commencer par le peuple indochinois qui a subi la barbarie française puis US.Héroïque peuple algérien qui n'a pas lésiné sur son sang, sa jeunesse, ses paysans !Héroïques peuples de Guinée, Guinée Bissau, Angola, Mozambique, Zimbabwe, Kamerun, Namibie, Azanie... ! Plus près de nous c'était Fidel Castro, son frère, leurs fiancées, une douzaine de companeros armés de la soif de dignité contre l'occupation étrangère.Même ceux que l'on taxe volontiers de réactionnaires ont apporté leur contribution à la conquête de la dignité : Bourguiba, le Roi Mohamed V ont été au bagne pour leurs actions émancipatrices.Vous vous êtes satisfait de la douillette vie de parlementaire français tout juste satisfait de prononcer quelques discours d'autant plus brillants qu'ils n'empêchaient en rien l'entreprise de décervelage de la population martiniquaise.Ces dernières décennies ont établi une loi de la décolonisation irréfutable : dans toutes les colonies les leaders, petits-bourgeois ou grands, ont eu à choisir entre le ventre et l'âme. Ils ont choisi l'âme, la liberté politique collective sans laquelle la liberté individuelle n'est qu'illusion.La Martinique est le cas particulier qui vérifie cette loi.Ne faut-il pas voir ici une corrélation nette entre votre leadership incontestable et notre alimentarisme « honteux » ? Vous êtes rebelle..
 à cette loi de la décolonisation.Vous êtes le seul leader du « Tiers Monde » à demeurer un indécrottable valet de l'Etat français quel qu'il soit.Il a fallu le cynisme, l'arrogance de Giscard d'Estaing et de ses sous-fifres Stirn et Dijoud, pour vous arracher quelque cri anticolonialiste.Ce furent vos déclarations à Paris Match et au Journal Guadeloupéen. Petit cri qui fit naître bien des illusions au sein des Martiniquais en lutte pour l'Indépendance nationale.Etait-il donc possible que vous vous écartiez enfin [PAGE 33] de votre négritude métaphysique pour vous occuper de la nation martiniquaise ?Vous alliez même jusqu'à constater l'échec de la départementalisation.Votre échec ? Non, et prudemment, vous tirez votre épingle du jeu colonial.Ce seraient les Français, attention, pas tous, la Droite ! la seule responsable! Certes le devoir du colonialiste est de coloniser, mais le peut-il sans la neutralité ou/et le zèle des élites du pays colonisé ? La France pourrait-elle maintenir son emprise, appliquer sa politique rétrograde s'il n'y avait la complicité des élus de tout acabit ?l'histoire de la décolonisation est précisément l'histoire des élites ayant refusé de jouer le jeu du colonisateur.Vous n'en fûtes pas, de ces élites dignes.Ici comment taire notre déception ?
Vous n'avez aucune CONSCIENCE NATIONALE.
Vous êtes et n'avez été qu'un universaliste noir désincarné.
Un adepte de la négritude qui, en son temps des années 30-40, était idées révolutionnaires mais qui, maintenant, à l'époque nationalitaire, se trouvent totalement dépassées. En somme un fossile maintenu en vie par les progrès de la médecine occidentale impérativement appliquée aux colonies.A la lecture de vos dernières déclarations dans Paris Match et le Journal Guadeloupéen, et à la suite de la chute de Giscard d'Estaing, on attendait de vous et du PPM « une autocritique probe » et« pas un reniement ».

Toutes vos déclarations depuis le 10 Mai 1981 ne révèlent « Qu'entêtement dans l'erreur, persévérance dans le mensonge; absurde prétention de ne s'être jamais trompé; bref chez des pontifes plus que jamais pontifiants une incapacité sénile à se déprendre de soi-même pour se hausser au niveau de l'événement et toutes les ruses puériles d'un orgueil sacerdotal aux abois. »Depuis le 10 mai 1981, une avalanche de mensonges s'est abattue sur la Martinique.Mensonge pour justifier un reniement, le reniement de la nécessité de la lutte de libération.Camille Darsières, le 23 mai, donne le ton.Ayant cru superflu de constamment [PAGE 34] rappeler le combat des couches laborieuses, le P.P.M. a commis l'erreur de croire possible de passer à un stade supérieur : la lutte de Libération Nationale. Alors, le langage est devenu par trop abstrait.A peine de se couper des masses, il faut donc, REVENIR AUX PROBLEMES QUOTIDIENS qui se posent aux pères et aux mères de famille, autant pour les aider dans leurs luttes de tous les jours que pour faire que ce qu'ils acquièrent par leur propre effort, ne soit accaparé encore par le Pouvoir.Le P.P.M. avait-il jamais pris en charge la lutte de libération ? Un observateur étranger pourrait croire et imaginer un Darsières revenant du maquis et posant les armes comme naguère les maquisards du Venezuela. Il aurait peine à croire que Darsières et le P.P.M. ne parlaient qu'épisodiquement de libération nationale.Le P.P.M. n'a jamais décollé des « problèmes quotidiens » Comme tous les maires et autres élus. Particulièrement le P.P.M. à Fort-dxFrance ne s'occupe que de circulation, silo à voiture, Mairie à reconstruire, caniveaux à couvrir, employés à ne pas trop licencier, cathédrale à réparer, bref l'autogestion du budget colonial. Le plus plat alimentarisme! C'est précisément parce que, comme les autres élus, vous n'avez rien été d'autre que pourvoyeur en alimentarisme qu'il n'y a jamais eu lutte de libération nationale sérieuse.« Bref, dit Darsières, il faut reprendre et intensifier le combat pour la restauration des libertés publiques. »
 Quelle liberté publique n'existe pas en Martinique ?La liberté d'un quelconque dirigeant de droite ou de gauche a-t-elle été sérieusement entravée ? Non. Ils ont pris si peu de risques politiques.Sera-ce une liberté de plus que de voir plus souvent à la télé, sur France-Antilles, nos assimilés de gauche à côté de ceux de la droite traditionnelle ? Discours identiques à quelque nuance près.Relayant le cocorico des Giscardiens, le P.P.M. a outrageusement développé le mythe du raz-de-marée électoral en faveur de Giscard. Vous déclarez avoir eu « honte » pour les Martiniquais. Nous prenez-vous pour des gens sans mémoire?Quelle élection présidentielle ne s'est effectuée [PAGE 35] sans une écrasante majorité des VOTANTS pour le Président en place.[2] Avez-vous eu honte lors du raz-de-marée en faveur de De Gaulle, Pompidou, puis Chaban, puis Giscard...Il y a lieu d'avoir honte lorsqu'un seul Martiniquais vote, quelle que soit l'élection en cours, car toute élection est voulue par le colonialisme et au profit du colonialisme.La preuve est que nos élus, tous, sont de par leur fonction et pouvoir sous tutelle, des agents de l'alimentarisme colonial, des agents de l'Etat français.Lorsqu'on vote à 90 % pour Césaire, Gratiant ou Marie Jeanne... on ne fait que légitimer l'Etat français.Alors comme cela, lorsqu'un alimentaire[3] vote pour Césaire, Monsieur est content. Mais si ce même alimentaire vote à droite, il a honte !Chez les VOTANTS il y a deux camps : il ne faut plus dire assimilationnistes de droite et assimilationnistes de gauche mais bien « alimentaires de gauche » et « alimentaires de droite ».Allant plus au fond, voyons pourquoi vous avez eu honte. Votre électorat, que vous croyiez sain, a eu rigoureusement le même comportement que celui de Maurice ou Renard que vous croyiez manipulé et malsain. En effet ces deux réactionnaires avaient appelé à voter Chirac, ce fut Giscard qui sortit.Vous aviez appelé à voter Mitterrand et c'est encore Giscard qui sortit de la boîte.Vous avez été alors paniqué.Le danger passé, votre « honte » a vertueusement explosé.Le colonialisme, par l'intermédiaire des masses livrées à son pouvoir, manipule les élites. S'il faut avoir honte de quelqu'un, ce n'est pas des masses mais bien des élites. [PAGE 36] Incroyables élites qui, par une pirouette, gardent leur bonne conscience en montrant du doigt « le peuple » : « Que peut-on faire avec un tel peuple d'alimentaires! » Exactement comment l'enseignant francisé du SNI baisse les bras devant ces élèves réfractaires à son école.S'enfonçant un peu plus, votre P.P.M. nous propose de rouvrir la parenthèse de 1946. Et que, si les promesses faites en ce temps n'avaient pas été tenues, c'est parce que la Quatrième République n'a pas eu le temps... Comme si cette 4e République s'était du jour au lendemain effondréeEh bien non, M. Césaire, elle a duré jusqu'en 1958, soit 12 ans après la promulgation de votre Loi. Le temps n'a pas manqué, à cette 4e République qui avait, tiens! un de ses beaux fleurons appelé Mitterrand...Vous avancez un tel argument, manifestement faux, pour justifier que vous en êtes revenu à 1946. Comme si de rien n'était, vous affichez votre totale confiance en la générosité du colonialisme français. Vous poursuivez le rêve des mulâtres du siècle passé. Vous êtes pour l'assimilation et non pour la libération.Au mieux vous seriez pour une « libération » à la Senghor : passer directement d'un strapontin de député français à un fauteuil de président fantoche français. Sans risque!En attendant, le Cargo Cult de gauche se pointe à l'horizon. Comme en 46 on se replonge avec délices dans l'abandon de soi entre les bras de la République française.Et le « peuple » qui suit fait de nouveau foule aux meetings du P.P.M. Depuis plus d'une dizaine d'années, il n'y avait foule que lorsque venait nous voir un Grand Blanc genre Chirac, Giscard, Mitterrand. Brusquement 10 à 15 000 personnes se pressaient autour de votre majesté pour entendre le nouveau contrat-moratoire qui préservait la Martinique de l'indépendance honnie.Vous aviez eu le langage qu'il fallait : Point d'indépendance.Allocations en hausse.Retraite des vieux en hausse....Personne ne s'y est trompé. Vous êtes devenu « l'interlocuteur privilégié » du gouvernement parce que l'Etat sait que vous êtes seul capable de garantir l'ordre colonial [PAGE 37] et incapable de prôner la rupture avec le colonialisme.Dès lors un épouvantable vent d'opportunisme souffle sur le pays. Des gens qu'on croyait indépendantistes la veille révèlent leur vrai visage. Non seulement ilsavaient couru voter Mitterrand au second tour, mais les voilà qui candidat député dans le Sud, qui sur une liste de soutien à Césaire au Lamentin... Dès lors on se presse par grappes en votre bureau pour que vous glissiez dans l'oreille de Mitterrand par le sous-fifre Emmanuelli interposé quelques bonnes paroles pour réaménager telle entreprise, reconsidérer tel cas, pour pousser tel dossier...Nous croyons que tout cela n'est que politique à courte vue, comme en 1946. Vous restez totalement dépendant des fluctuations de l'électorat français qui, lui, a le droit de renvoyer Mitterrand et son équipe en 7 ou 14 ans dans l'opposition.Dépendre quant à notre sort d'un Président français, d'une fluctuation de l'électorat français, c'est très exactement ce dont nous ne voulons pas. Ce dont nous ne voulons plus.Dans un discours à l'Assemblée nationale française, vous aviez traité un ex-ministre des Colonies, STIRN, de « phallocrate » parce qu'il parlait à tout bout de champ de « solidarité nationale », du niveau des allocations, des bienfaits octroyés par la France au bon peuple martiniquais.M. Emmanuelli a strictement le même langage.Avec ses 36 ans, il est le patron direct de nos élus, dont vous, M. Césaire. Gageons que vous ne permettriez pas qu'un homme de votre pays, de votre race et du même âge, vous commandât.M. Emmanuelli avance libéral parce que victorieux.Vous suivez... danseur hésitant d'ambiguïté.Nous avons honte parce que nous vous admirons toujours par ailleurs.M. Emmanuelli est déjà du M. 25 %, du M. 10 %, M. Tant pour Cent ès alimentaire en hausse.Ce sous-ministre des colonies a dû demander à ses prédécesseurs l'itinéraire qu'il fallait prendre pour subjuguer les Martiniquais : visite aux élus, au monument aux morts pour la France, Mairie de Fort-de-France et [PAGE 38] conférence à la résidence du Préfet. Tiens ! La résidence de ce Préfet, ultra-réactionnaire il y a à peine un mois...Un grand poète noir nous avait naguère invités à n'être plus « le jouet sombre au carnaval des autres ».C'est très exactement ce que nous voulons.Or, M. Césaire, vous nous demandez d'être ce jouet sombre au bal masqué de Mitterrand.Surtout vous avez eu ce mot incroyable :« Pour la première fois (depuis 23 ans) le SOCIALISME arrive au pouvoir. »Dire cela ne relève pas de l'erreur mais strictement du mensonge. Vous savez bien que le P.S. de Mitterrand ne peut absolument pas changer la structure capitaliste en France, pour la simple raison que cela ne dépend pas de lui mais plutôt du patron du monde dit libre (d'exploiter le reste du monde) les U.S.A., qui sont loin du socialisme.Alors ?Alors il nous faudra la patience de reprendre l'ouvrage, la force de refaire ce qui a été défait, la force d'inventer au lieu de suivre, la force « d'inventer » notre route et de la débarrasser des formes toutes faites, des formes pétrifiées qui l'obstruent.Il nous faut bâtir un mouvement indépendantiste débarrassé de son infantilisme, du messiannisme de clocher, du dogmatisme pseudo-marxiste, du populisme alimentarisme, de l'ouvriérisme estudiantin.Il faut que les indépendantistes épars se retrouvent et scellent l'alliance.Une alliance-volonté de se subordonner à la partie, une humilité anti-avantgardiste.Une alliance-ligue des égaux et non pas de surhommes avant l'action.Une alliance autour d'un PROGRAMME d'indépendance. Le programme populaire qui ne peut être un faux compromis entre l'ouvriérisme et le capitalisme.Le programme populaire invitant toutes les couches et classes, hormis les compradores, à s'unir pour la seule chose qui vaille, ce bien le plus précieux, l'INDEPENDANCE NATIONALE.

Saint-Joseph, le 2 juin 1981.

 G. CABORT-MASSON


[1] Les mots-phrases en italiques sont extraits de la « Lettre à Maurice Thorez » écrite par Aimé Césaire en 1956. [2] Les votants, cette pellicule politiquement aliénée, ne sont-ils pas le terroir des Politiciens d'où Césaire et ses collègues tirent leur légitimité? Quand on a « honte » des votants, on devrait cesser d'en appeler à leur arbitrage.
[3] Mis à part les quelques ouvriers et employés exploités... qui n'est pas alimentaire ?
Alimentaire = vivant non pas de la production-création indigène, mais des transferts monétaires de l'Etat Français.

SOURCE :

http://mongobeti.arts.uwa.edu.au/issues/pnpa22/pnpa22_03.html

 
 
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Mars 27 Mars 2002 :
Mort de Guy CABORT-MASSON



Guy CABORT-MASSON
 Article extrait site "Ile en Ile" :Guy Cabort-Masson naît le 12 juin 1937 à Saint-Joseph, commune du centre de la Martinique. Guy Cabort, de son vrai nom, effectue ses études secondaires au Lycée Schœlcher de Fort-de-France, puis sort diplômé de l'École Normale des Instituteurs. Refusant de se plier au conformisme imposé par sa position de jeune notable, le jeune instituteur du quartier des Terres-Sainville rompt de manière éclatante avec l'Éducation Nationale (un épisode qu'il relate dans son autobiographie, Pourrir, ou Martyr un peu). S'engageant comme militaire du rang, le jeune Cabort est incité par ses cadres à présenter le concours d'entrée de l'École Spéciale Militaire de Saint-Cyr, qui forme les officiers de l'Armée de Terre française. L'expérience algérienneJeune officier, il est affecté en Algérie, un pays alors en proie à une guerre d'indépendance. Refusant d'accepter les actes de torture et les exactions de ses pairs (un de ses prisonniers FLN est torturé puis tué), Guy Cabort déserte et rejoint les rangs du Front de Libération Nationale en 1961, tout comme son compatriote Frantz Fanon. La désertion d'un officier français est un cas aussi grave que rarissime. Condamné à 20 ans de réclusion par contumace, il sera finalement amnistié en 1969. En Algérie, Guy Cabort-Masson est également étudiant, et sera licencié en sociologie auprès de l'Université d'Alger.Rentré clandestinement en France en 1967 sous le nom de Guy Cabort-Masson, il reprend ses études et prend contact avec les milieux étudiants antillais. C'est avec Alex Ferdinand qu'il réalise le premier drapeau nationaliste martiniquais dont les couleurs, noir, vert et rouge, rappellent celles portées par les meneurs de l'insurrection du Sud de la Martinique en septembre 1870 (événements considérés par les nationalistes martiniquais comme fondateurs de la nation martiniquaise). Le drapeau sera brandi pour la première fois lors des manifestations de mai 1968. De retour en Martinique en 1969, Guy Cabort-Masson est recruté par Aimé Césaire, maire de Fort-de-France. Après avoir lancé la revue En Avant, il crée en 1970 l'Association Martiniquaise d'Éducation Populaire (AMEP), un établissement scolaire alternatif qui entend développer des méthodes pédagogiques plus adaptées au contexte socio-culturel martiniquais, et au sein duquel enseigneront, notamment, Vincent Placoly, Alex Ferdinand et l'historien Édouard Delepine. Après une longue bataille juridique, l'AMEP est finalement reconnue par l'Éducation Nationale française en 1974. Située à Fort-de-France, agrandie, l'école de l'AMEP – Association Martiniquaise d'Éducation Populaire et Lycée Polyvalent – offre aujourd'hui une préparation comme lycée général, professionnel, technologique industriel et tertiaire. L'analyste de la société martiniquaise L'engagement politique de Guy Cabort-Masson s'est notamment traduit par plusieurs ouvrages, essais et brochures dans lesquels il a analysé le fonctionnement de la société et de l'économie martiniquaise. Les puissances d'argent en Martinique : l'État français, la caste békée et les autres (1984, réédité et augmenté en 1987) est le titre le plus connu, après son dernier essai, Martinique, comportements et mentalité (Prix Frantz Fanon 1998). Après avoir créé la revue En Avant en 1970, Guy Cabort-Masson a lancé les titres Simao et La Voix du Peuple, établissant diverses tribunes pour approfondir les interrogations sur la société et la politique martiniquaises et caribéennes. Dans les années 1980-1990, Cabort-Masson collabore également à d'autres revues, telles Antilla et Naïf. Le romancierTrois romans témoignent chez Guy Cabort-Masson d'un talent d'écriture certain, mêlant observation fine et sensualité : La Mangrove mulâtre (1986) dans lequel il décrit les derniers jours de l'esclavage, en 1848 dans le Sud de la Martinique ; La Passion Raziéla (1987) ; et Qui a tué le Béké de Trinité (1989), une évocation, sous forme de roman policier, d'un fait divers qui défraya la chronique dans les années 1940. Guy Cabort-Masson est également l'auteur d'une autobiographie romancée, Pourrir, ou Martyr un peu (1986), à laquelle il souhaitait donner une suite lors de son décès, le 27 mars 2002, des suites d'une longue maladie. Homme de lettres autant qu'éducateur et militant de la cause indépendantiste martiniquaise, Guy Cabort-Masson a incarné par son œuvre littéraire et son combat politique des moments essentiels de la formation de l'identité martiniquaise.–

Alfred Largange

SOURCE :

http://zyenegsek.free.fr/index.php?view=article&catid=4%3Amars&id=87%3Acabort&option=com_content&Itemid=4
 

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Hommage à Guy CABORT-MASSON


Ce samedi 4 mai-2013, la commune de Saint-Joseph procédait à une cérémonie de dénomination de la rue Guy CABORT-MASSON, au quartier Goureaud.

La famille de Guy, de nombreux militants qui l'ont connu et ont travaillé avec lui, d'anciens élèves de l'AMEP, des élus, des amis d'enfance avaient tenu à honorer de leur présence ce rendez-vous, onze ans après sa disparition, en mars 2002. Une conférence-débat, animée par Alex FERDINAND, prolongeait cette cérémonie, aboutissement d'une pétition de nombreux militants et amis qui avaient souhaité que cet enfant de Chapelle Saint-Joseph soit honoré dans sa commune.

Guy CABORT-MASSON est, en effet, né à Saint-Joseph le 12 juin 1937. Son parcours sera celui d'un militant qui a consacré sa vie à l'éveil et au développement de la conscience nationale martiniquaise. Officier de l'armée française au moment de la

Rentré en Martinique en 1969, Guy CABORT-MASSON participe à la fondation de l'AMEP et s'engage dans le militantisme politique. Ainsi que l'a rappelé Henri PIED, dans la conférence-débat, CABORT a aussi longuement collaboré avec le journal "ANTILLA" et contribué à mettre en lumière le rôle de BISSETTE dans la lutte pour l'abolition de l'esclavage en Martinique.

Licencié en sociologie, écrivain, Guy CABORT-MASSON a laissé plusieurs ouvrages sur l'analyse de la société martiniquaise comme "Les puissances d'argent en Martinique" ou "Martinique, comportements et mentalité". Dimanche 5 mai 2013

SOURCE :
https://www.facebook.com/media/set/?set=a.453346591413874.1073741839.369563379792196&type=1
Hommage à Guy CABORT-MASSON
 
 

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L'hommage solennel à Guy Cabort-Masson
A.A. France-Antilles Martinique (Saint-Joseph). Guy Cabort-Masson est l'auteur de plusieurs ouvrages portant sur la société et l'économie de notre pays. Ses camarades patriotes ont tenu à saluer l'hommage qui lui a été rendu par Saint-Joseph.
La rue de la cité Gouraud, située à Belle Étoile, porte désormais le nom d'un illustre enfant de la commune : Guy Cabort-Masson. Homme de lettres et militant de la cause martiniquaise, mort en 2002.Émotion, tendresse, respect... Trois mots qui, à eux seuls, peuvent rendre compte de l'ambiance particulière qui régnait samedi matin, à la cérémonie de dénomination de la rue Guy Cabort-Masson. Ce moment empreint de solennité s'est déroulé en présence de la veuve du militant, Danielle, de sa fille, Timothée, de plusieurs personnalités politiques, ainsi que de nombreux amis et camarades des premières luttes.
En préambule à son discours, Athanase Jeanne-Rose, le maire de la commune, a remercié Louis Laouchez, André-Luc Cayol ainsi que Victor Bellegarde, qui ont donné une impulsion déterminante à ce projet qui se concrétise aujourd'hui. « Nous célébrons une vie, un destin, une pensée, une histoire, celle de Guy Cabort-Masson » , a déclaré le maire. Avant d'ajouter : « On dit qu'une lumière intérieure anime les êtres d'exception. Tous ceux qui ont côtoyé Guy Cabort-Masson reconnaissent qu'il était animé de cette lumière et que l'imprévisible de son destin d'homme, épris de justice pour tous les hommes, a fait de lui cet homme d'une haute aspiration pour l'Homme martiniquais » .
Saint-Joseph, sa ville natale, a voulu mettre à l'honneur l'un de ses fils, homme de lettres combatif autant qu'éducateur et militant de la cause martiniquaise. Guy Cabort-Masson fut un défenseur acharné des opprimés - a encore rappelé le maire - qui, au risque de sa vie et de sa carrière professionnelle, ne renonça jamais à ses convictions les plus intimes. Le parcours exceptionnel du Joséphin, né le 12 juin 1937 et mort le 27 mars 2002 des suites d'une longue maladie, a ensuite été détaillé.
« HEUREUSE ET FIÈRE »Éric Noléo, adjoint au maire en charge de la culture et de la vie associative, a salué pour sa part la mémoire d'un homme d'exception, incontournable dans la construction de l'identité martiniquaise, une figure mythique de la ville de Saint-Joseph et de la Martinique. « Pour la construction de notre identité, de notre Martinique, Guy - avec d'autres - a tracé le chemin... » , a-t-il conclu.
Danielle, la veuve de Guy Cabort-Masson, très émue, s'est dit « heureuse et fière » de l'hommage rendu à son mari par sa commune natale. Mais elle a aussi précisé avoir eu très mal de voir, il y a quelques années, sur les murs de Saint-Joseph, des graffitis portant l'inscription « Guy Cabort-Masson assassin » ... Puis, les discours ont laissé place au dévoilement de la plaque, recouverte pour l'occasion du drapeau rouge-vert-noir. La cérémonie s'est poursuivie par une conférence-débat, au centre culturel Marcé, pour aller plus loin dans le parcours de Guy Cabort-Masson.   Bibliographie
Essais : Les indépendantistes face à eux-mêmes - 1978, Les Martiniquais entre l'angoisse et l'espoir - 1979, La face cachée de la France aux Antilles (avec Camille Chauvet) - 1980, Lettre à Aimé Césaire - 1981, Les puissances d'argent en Martinique - 1982, Stratégie de la femme noire esclave americaine - 1985, Martinique comportements et mentalité - Prix Frantz Fanon 1998. Romans : la Mangrove Mulâtre, La Passion de Raziella, Qui a tué le béké de Trinité ?, Pourrir ou Martyr un peuAnnexe Littérature. Symbolique des indépendantistes de Saint-Joseph engagés dans des guerres de libération :Biblique des Derniers Gestes (Patrick Chamoiseau, Gallimard, 2001)
SOURCE :

http://www.assemblee-martinique.com/joomla/news-225/une_rue_guy_cabort-masson_a_saint-joseph_en_martinique.html 
 

 
 
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Guy Cabort-Masson est
l'auteur de plusieurs ouvrages portant sur la société et l'économie de notre
pays. Ses camarades patriotes ont tenu à saluer l'hommage qui lui a été rendu
par Saint-Joseph. (A. A./France-Antilles)

 
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SAINT-JOSEPHL’hommage solennel à Guy Cabort-Masson
A.A.France-Antilles Martinique
06.05.2013 Guy Cabort-Masson est l’auteur de plusieurs ouvrages portant sur la société et l’économie de notre pays. Ses camarades patriotes ont tenu à saluer l’hommage qui lui a été rendu par Saint-Joseph. (A. A./France-Antilles) La rue de la cité Gouraud, située à Belle Étoile, porte désormais le nom d’un illustre enfant de la commune : Guy Cabort-Masson. Homme de lettres et militant de la cause martiniquaise, mort en 2002. Émotion, tendresse, respect… Trois mots qui, à eux seuls, peuvent rendre compte de l’ambiance particulière qui régnait samedi matin, à la cérémonie de dénomination de la rue Guy Cabort-Masson. Ce moment empreint de solennité s’est déroulé en présence de la veuve du militant, Danielle, de sa fille, Timothée, de plusieurs personnalités politiques, ainsi que de nombreux amis et camarades des premières luttes.En préambule à son discours, Athanase Jeanne-Rose, le maire de la commune, a remercié Louis Laouchez, André-Luc Cayol ainsi que Victor Bellegarde, qui ont donné une impulsion déterminante à ce projet qui se concrétise aujourd’hui. « Nous célébrons une vie, un destin, une pensée, une histoire, celle de Guy Cabort-Masson » , a déclaré le maire. Avant d’ajouter : « On dit qu’une lumière intérieure anime les êtres d’exception. Tous ceux qui ont côtoyé Guy Cabort-Masson reconnaissent qu’il était animé de cette lumière et que l’imprévisible de son destin d’homme, épris de justice pour tous les hommes, a fait de lui cet homme d’une haute aspiration pour l’Homme martiniquais » .Danielle, la veuve de Guy Cabort-Masson, très émue, s’est dit « heureuse et fière » de l’hommage rendu à son mari par sa commune natale. Mais elle a aussi précisé avoir eu très mal de voir, il y a quelques années, sur les murs de Saint-Joseph, des graffitis portant l’inscription « Guy Cabort-Masson assassin » … Puis, les discours ont laissé place au dévoilement de la plaque, recouverte pour l’occasion du drapeau rouge-vert-noir. La cérémonie s’est poursuivie par une conférence-débat, au centre culturel Marcé, pour aller plus loin dans le parcours de Guy Cabort-Masson.Diplômé de Saint-Cyr, Guy Cabort-Masson est connu pour avoir déserté l’armée française pendant la guerre d’Algérie, alors qu’il était jeune officier. Il manifestait ainsi son refus de la torture. (A. A./France-Antilles)(A. A./France-Antilles)(A. A./France-Antilles)(A. A./France-Antilles)-
SOURCE:

http://97plus.fr/blog/?p=6749
 
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Rue Guy Cabort-Masson -
ou un hommage entaché d’ambiguïté-
        -Daniel Boukman-


Le 4 mai 2013, la municipalité de Saint-Joseph rendait un hommage au regretté Guy Cabort Masson dont «la rue de la Cité Gouraud, située à Belle Etoile, porte désormais le nom d’un illustre enfant de la commune»1, hommage toutefois entaché pour le moins d’ambiguïté2 comme autorise à le dire une phrase3 écrite sur la plaque signalant  la rue dédiée à Guy Cabort-Masson. En préambule à son discours, Monsieur Athanase Jeanne-Rose, maire de Saint-Joseph, déclarait «Nous célébrons une vie, un destin, une pensée, une histoire, celle de Guy Cabort-Masson» et, lyrique, d’ajouter «On dit qu’une lumière intérieure anime les êtres d’exception. Tous ceux qui ont côtoyé Guy Cabort-Masson reconnaissent qu’il était animé de cette lumière et que l’imprévisible de son destin d’homme, épris de justice pour tous les hommes, a fait de lui cet homme d’une haute aspiration pour l’Homme martiniquais.»4 Puis les paroles ont laissé place au dévoilement de la plaque commémorative que recouvrait le drapeau noir-vert-rouge.5: Rue Guy CABORT-MASSON
Ville de Saint-Joseph *** Diplômé de Saint-Cyr
Homme de lettres et éveilleur des consciences

 Juin 1937 - Mars 2002
Ville de Saint-Joseph Cette inscription,  dans sa première partie,  n’invite à aucun commentaire ; pour ce qui est de l’autre partie, il est regrettable que n’y fût  pas plutôt rappelé, en quatre mots,  que Guy Cabort-Masson  a été un écrivain nationaliste et anticolonialiste martiniquais. Quant à la mention «diplômé de Saint-Cyr», elle est pour le moins incongrue... Dans une approche chronologique de sa vie, il est juste de dire que le jeune Guy Cabort-Masson s’engagea dans l’armée française où,  ayant réussi le concours d’entrée à l’École de Saint-Cyr, il gagna ses galons d’officier.... Expédié en Algérie en pleine guerre coloniale, Guy Cabort - Masson  prend conscience du rôle d’assassin qu’en tant que militaire il est amené à tenir... En 1961,  il choisit la désertion.6 Amnistié, en 1969, il effectue son retour au pays natal: son engagement est  multiforme: publication d’essais, de romans, de brochures, de revues (En Avant, Simao, La Voix du Peuple); création de l’AMEP (Association Martiniquaise d’Education Populaire); collaboration à des magazines (ANTILLA, LE NAÏF); membre fondateur du M.N.L.M (Mouvement National pour la Libération de la Martinique). S’il est évident qu’un aussi riche éventail d’activités militantes ne pouvait  être inscrit sur la plaque portant le nom de Guy Cabort-Masson, il n’en demeure pas moins que c’est faire injure à la mémoire de ce patriote martiniquais que de mentionner  en exergue qu’il fut «diplômé de Saint-Cyr», promotion  que  le déserteur qu’il avait choisi d’être, n’a jamais revendiquée  comme un titre de gloire. Ce 24 juin 2013  
Daniel BoukmanNotesIn France Antilles du 6 mai 2013.
  Bien  entendu  ne sont visés ni la présence, ni les témoignages des membres de sa famille, de ses compagnons de lutte,  de ceux et celles dont les prises de parole ont rappelé des épisodes de la vie de Guy Cabort-Masson.
 «Diplômé de Saint-Cyr».
 In France Antilles du 6 mai 2013.
  Emblème dont Guy Cabort-Masson  fut l’un des concepteurs... Au départ, à l’initiative de la mairie de Saint-Joseph,  un drapeau bleu-blanc-rouge recouvrait ladite plaque et c’est à la demande expresse des patriotes présents que ce changement  eut  lieu.
  Il convient de rectifier une erreur entretenue par divers medias: en désertant Guy Cabort-Masson n’a pas rejoint les rangs du  FLN (Front de Libération Nationale).... En compagnie de quatre étudiants antillais - trois Guadeloupéens dont défunt Sony Rupaire; un Martiniquais, votre serviteur - qui avaient  refusé de revêtir l’uniforme militaire français donc étaient  devenus insoumis,  Guy Cabort-Masson regagna le Maroc où nous avons été pris en charge par  l’ALN (Armée Libération  Nationale); les quatre étudiants reçurent une formation militaire dans une caserne (algérienne) située dans le Rif marocain; Guy Cabort-Masson, n’ayant nullement besoin d’une telle formation, séjourna - toujours au Maroc - dans une caserne d’officiers de l’ALN.

SOURCE :
http://www.potomitan.info/bibliographie/boukman/cabort-masson.php
 
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27 Mars 2002 : Décès de l'intellectuel Guy Cabort-Masson.

Essais : Les indépendantistes face à eux-mêmes - 1978, Les Martiniquais entre l'angoisse et l'espoir - 1979, La face cachée de la France aux Antilles - 1980, Lettre à Aimé Césaire - 1981, Les puissances d'argent en Martinique - 1982, Stratégie de la femme noire esclave americaine - 1985, Martinique comportements et mentalité - Prix Frantz Fanon 1998.

Romans : la Mangrove Mulâtre, La Passion de Raziella, Qui a tué le béké de Trinité ?, Pourrir ou Martyr un peu Assemblée Martinique

SOURCE :

http://www.assemblee-martinique.com/php/?pageid=17
 
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La Mangrove Mulâtre -
    Cabort Masson Guy
 
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     Martinique Comportements & Mentalité
          AuteursGuy CABORT MASSON
 
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photo Antilla D.R., vers 2001
 
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Martinique, comportements et mentalités Livre "Guy Cabort Masson, fervent défenseur des idéologies indépendantistes, épingle à travers cet ouvrage aux accents satiriques, plusieurs préjugés de notre société liés à l'histoire comme à l'évolution linguistique et culturelle martiniquaise.Chacun en prend pour son grade, même les écrivains comme Patrick Chamoiseau avec un essai intitulé "Ecrire en pays dominé" traitant d'évènements
 
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( 27 mars, 2002 )
Guy Cabort-Masson -Décédé Guy Cabort-Masson
né le 12 juin 1937 à Saint-Joseph (Martinique),
Décédé le 27 mars 2002 à l’âge de 65 ans.
est un écrivain nationaliste et anticolonialiste martiniquais. . Guy Cabort, de son vrai nom, effectue ses études secondaires au Lycée Schœlcher de Fort-de-France, puis sort diplômé de l’École Normale des Instituteurs. Refusant de se plier au conformisme imposé par sa position de jeune notable, le jeune instituteur du quartier des Terres-Sainville rompt de manière éclatante avec l’Éducation Nationale (un épisode qu’il relate dans son autobiographie, Pourrir, ou Martyr un peu).S’engageant comme militaire du rang, le jeune Cabort est incité par ses cadres à présenter le concours d’entrée de l’École Spéciale Militaire de Saint-Cyr, qui forme les officiers de l’Armée de Terre française. L’expérience algérienneJeune officier, il est affecté en Algérie, un pays alors en proie à une guerre d’indépendance. Refusant d’accepter les actes de torture et les exactions de ses pairs (un de ses prisonniers FLN est torturé puis tué), Guy Cabort déserte et rejoint les rangs du Front de Libération Nationale en 1961, tout comme son compatriote Frantz Fanon. La désertion d’un officier français est un cas aussi grave que rarissime. Condamné à 20 ans de réclusion par contumace, il sera finalement amnistié en 1969.En Algérie, Guy Cabort-Masson est également étudiant, et sera licencié en sociologie auprès de l’Université d’Alger.Rentré clandestinement en France en 1967 sous le nom de Guy Cabort-Masson, il reprend ses études et prend contact avec les milieux étudiants antillais. C’est avec Alex Ferdinand qu’il réalise le premier drapeau nationaliste martiniquais dont les couleurs, noir, vert et rouge, rappellent celles portées par les meneurs de l’insurrection du Sud de la Martinique en septembre 1870 (événements considérés par les nationalistes martiniquais comme fondateurs de la nation martiniquaise). Le drapeau sera brandi pour la première fois lors des manifestations de mai 1968.De retour en Martinique en 1969, Guy Cabort-Masson est recruté par Aimé Césaire, maire de Fort-de-France. Après avoir lancé la revue En Avant, il crée en 1970 l’Association Martiniquaise d’Éducation Populaire (AMEP), un établissement scolaire alternatif qui entend développer des méthodes pédagogiques plus adaptées au contexte socio-culturel martiniquais, et au sein duquel enseigneront, notamment, Vincent Placoly, Alex Ferdinand et l’historien Édouard Delepine.Après une longue bataille juridique, l’AMEP est finalement reconnue par l’Éducation Nationale française en 1974. Située à Fort-de-France, agrandie, l’école de l’AMEP – Association Martiniquaise d’Éducation Populaire et Lycée Polyvalent – offre aujourd’hui une préparation comme lycée général, professionnel, technologique industriel et tertiaire.L’analyste de la société martiniquaiseL’engagement politique de Guy Cabort-Masson s’est notamment traduit par plusieurs ouvrages, essais et brochures dans lesquels il a analysé le fonctionnement de la société et de l’économie martiniquaise. Les puissances d’argent en Martinique : l’État français, la caste békée et les autres (1984, réédité et augmenté en 1987) est le titre le plus connu, après son dernier essai, Martinique, comportements et mentalité (Prix Frantz Fanon 1998).Après avoir créé la revue En Avant en 1970, Guy Cabort-Masson a lancé les titres Simao et La Voix du Peuple, établissant diverses tribunes pour approfondir les interrogations sur la société et la politique martiniquaises et caribéennes. Dans les années 1980-1990, Cabort-Masson collabore également à d’autres revues, telles Antilla et Naïf.Romancier et essayiste, il est l’auteur notamment de :La mangrove mulâtre (roman)
Pourrir, ou martyr un peu (roman)
Les puissances d’argent en Martinique : l’Etat français, la caste békée et les autres (essai)
Les indépendantistes face à eux-mêmes (essai)
La face cachée de la France aux Antilles : pour une histoire des forces armées coloniales françaises (essai) co-auteur C.Chauvet
Martinique, comportements et mentalité (essai), Prix Frantz Fanon en 1998
En 1968, Guy Cabort-Masson et Alex Ferdinand réalisent le drapeau nationaliste martiniquais Rouge Vert Noir. Il est aussi la même année l’un des fondateurs du M.N.L.M (Mouvement National pour la Libération de la Martinique), premier parti indépendantiste de la Martinique.En 1982, le ministre de la défense, Yvon Bourges, poursuit en justice Guy Cabort-Masson et Camille Chauvet, les auteurs de la brochure, « La face cachée de la France aux Antilles : pour une histoire des forces armées coloniales françaises ». Le motif est que cette brochure critiquait avec trop de virulence les méfaits de l’administration française aux Antilles.
Il meurt le 27 mars 2002 à l’âge de 65 ans. 
 
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Guy Cabort Masson & Mano Radio Caraïbes Martinique-1985
 
Vign_Guy_Cabort-Masson_Merci
 
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Jean Bernard Lhori-
Heureux et fier également de savoir qu'une rue porte le nom de mon parrain il me manque énormément et une pensée particulière à ma cousine et à ma tante danielle.JB
 
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Guy CABORT-MASSON : Hommage rendu ce samedi 04 mai 2013 par la commune de Saint-Joseph qui baptisait la rue Guy CABORT-MASSON, au quartier Goureaud.
 
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il est l'auteur notamment de :La mangrove mulâtre (roman)-
Pourrir, ou martyr un peu (roman)-
Les puissances d'argent en Martinique : l'Etat français, la caste békée et les autres-
 (essai)Les indépendantistes face à eux-mêmes
(essai)La face cachée de la France aux Antilles : pour une histoire des forces armées coloniales françaises
 (essai) co-auteur C.ChauvetMartinique, comportements et mentalité
(essai), Prix Frantz Fanon en 1998
SOURCE :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Guy_Cabort-Masson
 
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Guy Cabort-Masson
photo Antilla D.R., vers 2001

Guy Cabort-Masson naît le 12 juin 1937 à Saint-Joseph, commune du centre de la Martinique. Guy Cabort, de son vrai nom, effectue ses études secondaires au Lycée Schœlcher de Fort-de-France, puis sort diplômé de l'École Normale des Instituteurs. Refusant de se plier au conformisme imposé par sa position de jeune notable, le jeune instituteur du quartier des Terres-Sainville rompt de manière éclatante avec l'Éducation Nationale (un épisode qu'il relate dans son autobiographie, Pourrir, ou Martyr un peu). S'engageant comme militaire du rang, le jeune Cabort est incité par ses cadres à présenter le concours d'entrée de l'École Spéciale Militaire de Saint-Cyr, qui forme les officiers de l'Armée de Terre française. L'expérience algérienneJeune officier, il est affecté en Algérie, un pays alors en proie à une guerre d'indépendance. Refusant d'accepter les actes de torture et les exactions de ses pairs (un de ses prisonniers FLN est torturé puis tué), Guy Cabort déserte et rejoint les rangs du Front de Libération Nationale en 1961, tout comme son compatriote Frantz Fanon. La désertion d'un officier français est un cas aussi grave que rarissime. Condamné à 20 ans de réclusion par contumace, il sera finalement amnistié en 1969
SOURCE :

http://www.lehman.cuny.edu/ile.en.ile/paroles/cabort-masson.html
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