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ALLEGRE Vincent
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ALLEGRE Vincent
Ancien sénateur de la Martinique

Etat-civil
Né le 7 août 1835
Décédé le 18 mai 1899
Profession  Avocat
Département Martinique

Ancien sénateur de la
IIIe République
.Election
Elu du 17 décembre 1882 au 1er février 1883

Réélu le 21 octobre 1888
Réélu le 3 janvier 1897
Fin de mandat le 18 mai 1899 ( Décédé )
Extraits de la table nominative :
1883 , 1888 , 1889 , 1890 , 1891 , 1892 , 1893 , 1894 , 1895 , 1896 , 1897 , 1898 , 1899 Biographie
avant 1889 (Extrait du «Robert et Cougny»)
1889-1940 (Extrait du «Jean Jolly» )avant 1889
ALLÈGRE (VINCENT-GAETAN), député de Toulon en 1876 et en 1877, né à Six Fours (Var), le 7 août 1835, d'une famille légitimiste, se fit recevoir avocat et inscrire au barreau de Toulon. Après le 4 Septembre 1870, il fut nommé maire de cette ville, et en conserva les fonctions jusqu'au 24 mai 1873.

Républicain radical, il s'associa, en 1871, pendant son passage à la municipalité, à un appel en faveur de la guerre à outrance, ainsi qu'à des protestations contre l'exécution de Rossel et contre celle de Gaston Crémieux : il fit alors voiler, en signe de deuil, le drapeau tricolore qui flottait à l'Hôtel de Ville. M. Allègre fut révoqué de ses fonctions de maire sous le premier ministère de Broglie. Porté dans la deuxième circonscription de Toulon aux élections générales du 20 février 1876 à la Chambre des députés, comme candidat de l'opinion républicaine avancée, il fut élu au second tour de scrutin par 7,361 voix sur 19,302 inscrits et 8,227 votants. (Quelques dissidents donnèrent à Blanqui 169 voix). Il s'était engagé à demander l'amnistie et la séparation de l'Eglise et de l'Etat. M. Allègre se fit inscrire au groupe de l'union républicaine, et suivit dès lors, la politique « opportuniste », conseillée par Gambetta. Il vota avec la majorité: pour l'invalidation de l'élection Blanqui; pour le retour de l'Assemblée à Paris; pour l'application des lois existantes aux congrégations; pour la gratuité et l'obligation de l'enseignement primaire ; pour l'ordre du jour de confiance au ministère présidé par M. J. Ferry (11 novembre 1880). Enfin, le 20 juillet 1881, peu de jours avant le renouvellement de la Chambre, M. Allègre accepta de ce même ministère la situation de gouverneur de la Martinique, qui entraînait sa démission de député. Il a été remplacé, en 1887, dans le gouvernement de la colonie par M. Albert Grodet. M. Allègre a été conseiller général du Var, pendant plusieurs années, pour le canton ouest de Toulon ; il est chevalier de la Légion d'honneur, du 24 décembre 1882, et officier du même ordre, du 24 décembre 1886.

Extrait du « Dictionnaire des Parlementaires français », Robert et Cougny (1889)

1889-1940
ALLÈGRE (VINCENT, GAËTAN), né à Six-Fours (Var), le 7 août 1835, mort à Mèze (Hérault), le 18 mai 1899.

Député du Var de 1876 à 1881. Sénateur de la Martinique de 1883 à 1899. (Voir 1re partie de la biographie dans ROBERT et COUGNY, Dictionnaire des Parlementaires, t. 1, p. 43).

Elu Sénateur de la Martinique le 17 décembre 1882, (alors qu'il en était le Gouverneur), en remplacement de M. Des-mazes, décédé, cette élection avait été annulée le 1er février 1883 comme entachée d'illégalité. Il se représenta au même siège le 21 octobre 1888, en remplacement de M. Hubert Michaux, décédé, fut élu et ce mandat lui fut renouvelé aux élections du 3 janvier 1897. Inscrit au groupe de la gauche démocratique, membre de la Commission des colonies et Vice-Président de la Commission de la marine, il consacra principalement son activité durant tout son mandat aux questions coloniales, qu'il s'agisse de finances, d'économie, d'administration ou de droits de douane. L'aménagement des ports maritimes français retint également son attention (1889), ainsi que l'organisation de l'armée coloniale et son recrutement (1892, 1893). Il fut aussi le défenseur de la petite propriété rurale (1898), idée qu'il avait déjà développée à la Martinique en sa qualité de Gouverneur. Sa santé altérée l'obligea à se retirer dans le calme d'une commune de l'Hérault : Mèze où il mourut en cours de mandat le 18 mai 1899.

Son éloge funèbre fut prononcé au Sénat à la séance du 19 mai, par le Président Armand Fallières.

Extrait du « Dictionnaire des Parlementaires français », Jean Jolly (1960/1977)
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KNIGHT Amédée
Ancien sénateur de la Martinique

Etat-civil
Né le 17 juillet 1852
Décédé le 16 avril 1916
Profession Industriel
Département Martinique



Ancien sénateur de la
IIIe République
.Election
Elu le 13 juillet 1899
Réélu le 7 janvier 1906
Fin de mandat le 16 avril 1916 ( Décédé )
Extraits de la table nominative :
1899 , 1900 , 1901 , 1902 à 1905 , 1906 à 1908 , 1909 à 1911 , 1912 à 1914 , 1915 à 1917 Biographie
1889-1940 (Extrait du «Jean Jolly» )1889-1940
KNIGHT (AMÉDÉE, ALEXIS, AUGUSTIN), né le 17 juillet 1852 à Saint-Pierre-de-la-Martinique, mort le 16 avril 1916 à la Martinique.

Sénateur de la Martinique de 1899 à 1916.

Amédée Knight rallia la métropole pour faire ses études à Paris. Admissible en 1868, à 16 ans, à l'Ecole navale, il entre à l'Ecole centrale à 18 ans, en 1870. En possession de son diplôme d'ingénieur, il s'occupe d'abord en France de sucrerie, de métallurgie, avant de rentrer en 1878 à la Martinique. S'associant d'abord avec son père, il fonde ensuite ses propres distilleries et divers établissements agricoles consacrés à la culture de la canne à sucre ainsi que du cacao ou du café. Cette importante position le conduit tout naturellement au conseil municipal de Saint-Pierre, où il devient adjoint au maire, puis au Conseil général où il représente le canton de Lamentin en 1893 et celui de Basse-Pointe en 1899 et qu'il préside.

Il ne lui restait plus qu'à briguer un siège de sénateur : le décès de Vincent Allegre le 18 mai 1899 va lui en fournir l'occasion ; il est élu le 13 août suivant par 197 voix contre 75 à Sainte-Luce, conservateur. Son mandat lui est renouvelé le 7 janvier 1906 par 136 voix contre 78 à Clerc sur 215 votants.

Membre de la gauche démocratique, Amédée Knight se préoccupa surtout à la Haute Assemblée des intérêts de son île, pour laquelle il fit beaucoup après la catastrophe de l'éruption de la montagne Pelée, avec l'ardeur et la passion qui caractérisaient ses interventions.

Eloigné du Sénat par la maladie, il cessa de prendre part à ses travaux au moment de la guerre de 1914.

Il devait mourir dans son île natale, le 16 avril 1916, à l'âge de 64 ans.

Extrait du « Dictionnaire des Parlementaires français », Jean Jolly (1960/1977)
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LEMERY Henry
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LEMERY Henry
Ancien sénateur de la Martinique 
 
Etat-civil
Né le 9 décembre 1874
Décédé le 27 avril 1972
Profession  Avocat
Département Martinique

--------

Ancien sénateur de la
IIIe République
.Election
Elu du 18 janvier 1920 au 5 janvier 1924

Réélu le 27 avril 1924
Réélu le 10 janvier 1933
Fin de mandat le 31 décembre 1941
Extraits de la table nominative :
1918 à 1920 , 1921 , 1922 , 1923 , 1924 à 1926 , 1927 , 1928 , 1929 , 1930 , 1931 , 1932 , 1933 , 1934 , 1935 , 1936 , 1937 , 1938 , 1939 Biographie
1889-1940 (Extrait du «Jean Jolly» )
1940-1958 (Extrait du Dictionnaire des parlementaires français) 1889-1940
LÉMERY (HENRY), né le 9 décembre 1874 à Saint-Pierre de la Martinique.

Député de la Martinique de 1914 à 1919.

Sénateur de la Martinique de 1920 à 1941.

Sous-secrétaire d'Etat aux Transports et à la Marine marchande du 17 novembre 1917 au 5 décembre 1918. Ministre de la Justice du 15 octobre au 8 novembre 1934.

Issu d'une famille française fixée à la Martinique depuis le milieu du dix-septième siècle, Henry Lémery, commença ses études secondaires au lycée de Saint-Pierre, puis les poursuivit à Paris, au lycée Louis-le-Grand où il fut, en rhétorique, le condisciple de Charles Peguy, de Paul Acker, des frères Tharaud et de Laurentie. Il pensa d'abord s'orienter vers l'Ecole normale, mais s'inscrivit à la Sorbonne, puis à la Faculté de droit. Il prit passionnément parti sur les principales affaires de l'époque, notamment en faveur de l'innocence de Dreyfus. Devenu avocat en 1898, il s'inscrivit au barreau de Paris où il succéda dès 1899 à Paul-Boncour comme secrétaire de la Conférence. En cette qualité, il fut chargé de prononcer l'éloge de Jules Grevy, étude qu'il fera éditer et dans laquelle il révèle un remarquable talent oratoire qui lui assurera une brillante carrière au barreau.

Très tôt attiré par la politique, il entra en 1902 - année où il eut la douleur de perdre toute sa famille dans la catastrophe du Mont-Pelé - au cabinet du Garde des Sceaux, M. Vallé, comme chef-adjoint, sous l'autorité de Henry de Jouvenel. Adhérant en 1906 au parti socialiste, il brigua aussitôt les suffrages de ses concitoyens martiniquais pour la députation, mais échoua, de même qu'à Paris en 1909, dans le XIIe arrondissement. Ce n'est qu'en janvier 1914 que son île l'envoya enfin au Palais Bourbon. Bien que son origine coloniale l'exemptât à cette époque de la conscription, il s'engagea dès la déclaration de guerre comme simple soldat et gagna en Champagne, à Verdun et sur la Somme ses galons d'officier, la croix de la Légion d'honneur et la Croix de guerre.

En 1917, il décida de reprendre sa place à la Chambre où il se signala aussitôt par la vigueur de ses interventions. Il réclama sans cesse une conduite plus rationnelle et hardie de la guerre dans les domaines aussi bien économiques que militaires déposant divers ordres du jour et interpellant le gouvernement à plusieurs reprises.

Une telle énergie le désignait tout naturellement pour les fonctions exécutives. Il refusa cependant d'entrer dans le ministère Painlevé, qu'il avait si durement critiqué et où lui était offert le portefeuille de « ministre de la Guerre aux Armées ». Mais le 16 novembre 1917, il accepta le sous-secrétariat d'Etat aux transports maritimes et à la marine marchande dans le 2e cabinet Clemenceau. Il se consacra ainsi jusqu'à l'armistice à une oeuvre peut-être obscure mais efficace. Le 28 novembre 1918, estimant avoir achevé sa tâche, il démissionna malgré l'insistance de Clemenceau qui désirait le retenir comme ministre des stocks.

Il reprit alors ses plaidoiries et une activité parlementaire extrêmement prolifique à la Chambre des députés, puis au Sénat. Elu à la Haute Assemblée le 18 janvier 1920 en remplacement de Knight, sénateur de la Martinique, décédé, il fut battu au premier renouvellement partiel le 6 janvier 1924 par Clerc. Mais il retrouva son siège dès le 27 avril après l'invalidation de son concurrent et conservera son mandat jusqu'à la fin de la IIIe République.

Inscrit au groupe de la gauche démocratique, radicale et radicale socialiste, il sera simultanément ou successivement membre de nombreuses commissions : marine, initiative parlementaire, archives hypothécaires, législation civile et criminelle, affaires étrangères et politique générale des protectorats (dont il devint vice-président en 1930), armée.

Son action fut très éclectique. Ses préoccupations locales se traduisirent par le dépôt à la Chambre des députés, puis au Sénat d'une proposition de loi tendant à transformer en départements français les colonies de la Martinique, de la Guadeloupe et de la Réunion, réforme qu'il n'aura pu faire aboutir lui-même. Sur le plan général, ses efforts s'orientèrent autour de trois pôles d'attraction : justice, affaires économiques et sociales, politique extérieure.

En matière juridique, sa compétence professionnelle l'amènera à s'occuper de divorce, de successions, de droit maritime, de législation sur les sociétés, de loyers, de brevets d'invention et d'amnistie. Il deviendra même un éphémère ministre de la Justice dans le 2e cabinet Gaston Doumergue succédant à Cheron le 15 octobre 1934 jusqu'à la chute du gouvernement, le 8 novembre suivant. Sur le plan économique, il s'intéressa aux transports, aux questions financières et monétaires et suivit de fort près l'évolution sociale après 1936. Il s'inquiéta des conséquences de mesures, telles que la semaine de quarante heures, sur la position de la France dans la concurrence internationale et aurait souhaité en différer l'application jusqu'à leur adoption par le Bureau international du travail et les autres nations. Il manifesta ainsi dans l'étude des données intérieures l'intérêt majeur qu'il portait aux relations extérieures.

Car son nom demeurera attaché à la critique intransigeante de la politique étrangère menée par les principales grandes puissances entre les deux guerres mondiales. Il harcela les ministres par des interpellations multiples, s'opposant particulièrement, en des joutes oratoires restées célèbres, à Aristide Briand. Il lui reprochait inlassablement de remplacer les garanties matérielles des traités par des actes de foi n'offrant que des promesses illusoires, telles que le pacte Briand-Kellog. Il réunit, du reste, ses discours les plus percutants dans un ouvrage intitulé : De la guerre totale à la paix mutilée (1931).

Ses principales thèses s'orientaient vers l'établissement de la sécurité française sur la base d'une cohésion de l'Europe occidentale et de l'autorité de la Société des Nations. Il refusa la ratification des accords de Locarno en raison de la signature du traité germano-soviétique de Rapallo, dénonça la liaison de fait entre les réparations allemandes et le paiement des dettes françaises envers les Etats-Unis, fut hostile à l'évacuation de la Rhénanie, aux sanctions contre l'Italie et à tout pacte franco-soviétique. Par contre, il approuva le plan Dawes de commercialisation des réparations allemandes, la non intervention en Espagne et les accords de Munich qu'il jugeait comme un moindre mal dans une optique de nécessaires négociations franco-allemandes.

Le 10 juillet 1940 il vote, au Congrès de Vichy, les pouvoirs constituants demandés par le maréchal Pétain.

On lui doit La révolution française à la Martinique (1936).

Extrait du « Dictionnaire des Parlementaires français », Jean Jolly (1960/1977)

1940-1958
LÉMERY (Henri)

Né le 9 décembre 1874 à Saint-Pierre-de-la-Martinique (Martinique)

Décédé le 27 avril 1972 à Paris

Député de La Martinique de 1914 à 1919

Sénateur de La Martinique de 1920 à 1941

Sous-secrétaire d'Etat aux transports et à la marine marchande du 17 novembre 1917 au 5 décembre 1918

Ministre de la justice du 15 octobre au 8 novembre 1934

Ministre-secrétaire d'Etat aux colonies du 12 juillet au 5 septembre 1940

(Voir première partie de la biographie dans le Dictionnaire des parlementaires français 1889-1940, Tome VI p. 2229)

Le 10 juillet 1940, Henri Lémery vote en faveur du projet de loi constitutionnelle, misant sur le gouvernement de Vichy pour protéger les populations de couleur contre le racisme nazi. Il est nommé ministre des Colonies le 12 juillet 1940 dans le gouvernement du maréchal Pétain. Mais, constatant la fragilité de ses espérances, il rompt avec le régime de Vichy le 5 septembre 1940 et s'engage dans la résistance.

Déféré en Haute Cour et frappé pour cinq ans d'indignité nationale, il est cependant relevé de son inéligibilité pour Résistance.

En 1965, âgé de 90 ans et ayant quitté la vie politique, il se défend debout à la barre alors qu'il est poursuivi au tribunal correctionnel pour offense envers le chef de l'Etat dans son ouvrage intitulé D'une République à l'autre.

Il meurt le 27 avril 1972 à Paris à l'âge de 97 ans.
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Auguste REJON
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REJON Auguste
Ancien sénateur de la Martinique
Appartenance politique
Groupe Socialiste
Etat-civil
Né le 23 juillet 1893
Décédé le 7 mai 1973
Profession Instituteur
Département Martinique
---------
Ancien sénateur de la
IVe République
.Election
Elu le 22 juin 1958
Fin de mandat le 26 avril 1959 (Non réélu(e))
Extraits de la table nominative :
1957 à 1958 , 1958 à 1959 Biographie
1940-1958 (Extrait du Dictionnaire des parlementaires français) 1940-1958
REJON (Auguste)

Né le 23 juillet 1893 à La Trinité (Martinique)

Décédé le 7 mars 1973 à La Trinité (Martinique)

Sénateur de la Martinique en 1958

Auguste Rejon, né à la Martinique, est instituteur puis directeur d'école à Fort-de-France. Son goût pour l'enseignement l'incite à rédiger un manuel de géographie de la Martinique, retenu comme ouvrage scolaire, ainsi qu'une géographie régionale pour les cours moyens et supérieurs. Il reçoit la médaille de bronze de l'Education nationale, puis est promu officier de l'instruction publique.

Ancien combattant de la première guerre mondiale, Auguste Rejon préside, à la fin du conflit, la mutuelle indépendante des anciens combattants de La Trinité. Son combat et son courage lui valurent de nombreuses récompenses. Il est ainsi décoré de la médaille coloniale avec agrafe « Tunisie » en 1916, de l'Etoile d'Anjouan et de la Légion d'honneur.

Lors de la seconde guerre mondiale, il choisit la résistance à l'ennemi dès juillet 1940. Mais son action de résistant est découverte. Il est alors interné le 24 juin 1943 au Fort Desaix. Après la Libération de la Martinique, Auguste Rejon devient membre du comité de vigilance et des commissions de redressement des situations des fonctionnaires révoqués ou rétrogradés par Vichy.

Auguste Rejon débute sa carrière politique en devenant maire de La Trinité en 1945 et conseiller général du canton de La Trinité, mandat qu'il conservera jusqu'en 1955. Il assure aussi la vice-présidence de l'association des maires de la Martinique. A ces différents titres, Auguste Rejon participe à de nombreuses délégations auprès des ministères de l'Intérieur, des Finances, de l'Economie et de l'Education nationale, et auprès d'organismes financiers comme le FIDOM et le FIDES, contribuant ainsi à la transformation économique et sociale de son île.

Le 22 juin 1958, à l'occasion d'une élection partielle provoquée par le décès d'Emile Lodéon, Auguste Rejon est élu sénateur de la Martinique.

Sous l'étiquette SFIO, il entre à la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées. Dans sa profession de foi, Auguste Rejon annonce des objectifs clairs pour son mandat de sénateur de la Martinique : il souhaite la création d'une caisse de chômage, la revalorisation du salaire minimum, la création d'écoles ainsi que la construction d'habitations à bon marché. Le temps manquera à Auguste Rejon pour mener cette politique sociale puisque son mandat au Palais du Luxembourg s'achève en 1958.

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LERO Thélus
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LERO Thélus
Ancien sénateur de la Martinique

Appartenance politique
Groupe Communiste
Etat-civil
Né le 22 février 1909
Décédé le 22 juillet 1996
Profession Professeur
Département Martinique
---
Ancien sénateur de la
IVe République
.Election
Elu le 15 décembre 1946
Fin de mandat le 7 novembre 1948 (Non réélu(e))
Extraits de la table nominative :
1946 à 1947 , 1948 Biographie
1940-1958 (Extrait du Dictionnaire des parlementaires français) 1940-1958
LÉRO (Thélus)

Né le 22 février 1909 au Lamentin (Martinique)

Décédé le 22 juillet 1996 à Fort-de-France (Martinique)

Conseiller de la République de la Martinique de 1946 à 1948

Diplômé de sciences mathématiques, Thélus Léro devient professeur dans l'enseignement technique à la Martinique.

En 1945, fort de son expérience de militant communiste, il est élu adjoint au maire de Fort-de-France et dirige le journal Justice, organe du Parti Communiste à la Martinique.

Dans la profession de foi qu'il rédige avant les élections au Conseil de la République de 1946, Thélus Léro fait valoir sa volonté de travailler au relèvement de la France métropolitaine et des territoires d'outre mer, trop souvent oubliés dans les programmes de reconstruction d'après-guerre. Aussi participe-t-il à la liste d'union républicaine et démocratique formée par les communistes et les radicaux, dont les principaux objectifs sont la défense de la monnaie, et le progrès économique et social. Thélus Léro insiste sur le rôle essentiel du Conseil de la République dans l'équilibre politique de la France. En ce qui concerne la Martinique, il propose de faire appliquer la loi d'assimilation et de faire exécuter le plan d'équipement.

Elu le 15 décembre 1946, Thélus Léro est nommé, à son arrivée au Palais du Luxembourg, membre de la commission de l'éducation nationale, des beaux-arts, des sports, de la jeunesse et des loisirs, ainsi que de la commission de la marine et des pêches.

Très actif, ses interventions portent toutefois en majorité sur la situation de la France d'outre-mer et en particulier sur la Martinique, son île d'origine.

En 1947, il dépose une proposition de résolution puis rédige un rapport visant à transformer l'école pratique de commerce et d'industrie de Fort-de-France en école nationale professionnelle des Antilles ; il dépose une proposition de résolution afin que le gouvernement nationalise l'industrie sucrière à la Martinique. Par ailleurs, dans une motion, il invite le Conseil de la République à ne pas se prononcer sur la demande de levée d'immunité parlementaire des élus malgaches avant d'avoir entendu les intéressés. Puis il demande au gouvernement de ne pas utiliser, dans les conflits du travail sur le territoire de la République, les unités comprenant des militaires originaires des TOM, des DOM, des départements algériens et des pays sous mandat. En 1948, Thélus Léro dépose une proposition de loi pour appliquer aux DOM la loi relative aux statuts du fermage et du métayage et les textes qu'elle a modifiés. Il propose également de rendre applicables aux travailleurs des professions agricoles des DOM les dispositions légales relatives aux congés payés. L'objectif de Thélus Léro est explicite : il s'agit d'appliquer et d'étendre aux DOM et TOM les lois et décrets en vigueur en métropole. Il demande également une ouverture des crédits pour les départements de la Guadeloupe, de la Martinique, de la Réunion et de la Guyane. Enfin, en hommage à celui qui a aboli l'esclavage et qui a ainsi bouleversé la vie des peuples colonisés, Thélus Léro intervient sur le transfert des cendres de Victor Schoelcher au Panthéon.

Sur les questions qui concernent la France dans son ensemble, Thélus Léro s'est notamment montré attentif aux réformes de l'enseignement. Il dépose ainsi une proposition de résolution visant à assurer le paiement des heures supplémentaires dans l'enseignement secondaire au tarif demandé par les syndicats. Il intervient plus tard sur la formation professionnelle et sur les effectifs de l'enseignement technique. Thélus Léro s'est enfin intéressé aux professions de la marine marchande et de l'agriculture : il prend position en faveur d'une réglementation du travail et d'une majoration des indemnités pour les accidents du travail dans ces secteurs.

Thélus Léro a été nommé à deux reprises secrétaire du Conseil de la République mais il a chaque fois démissionné de cette fonction quelque temps plus tard.

Non réélu aux élections du 7 novembre 1948, Thélus Léro poursuit son action en Martinique où il meurt le 22 juillet 1996 à l'âge de 87 ans.

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Francois DUVAL
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DUVAL Francois
Ancien sénateur de la Martinique
Ancien sénateur de la
Ve République 
Appartenance politique
Membre du Groupe du Rassemblement pour la République
Etat-civil
Né le 10 août 1903
Décédé le 28 juin 1984
Profession  Notaire
Département  Martinique

Election
Elu le 22 septembre 1968
Fin de mandat le 2 octobre 1977 (Ne se représente pas) .
Situation en fin de mandat
Membre de la commission des affaires culturelles
Membre du Groupe du Rassemblement pour la République
Extraits de la table nominative :
1968, 1969, 1970, 1971, 1972, 1973, 1974, 1975, 1976, 1977Biographie
Ve République (Extrait du Dictionnaire des parlementaires français) Ve République
DUVAL (François)
Né le 10 août 1903 au Vauclin (Martinique)

Décédé le 28 juin 1984 à Fort-de-France (Martinique)

Sénateur de la Martinique de 1968 à 1977

Né en 1903 en Martinique, François Duval devient, après ses études secondaires, contremaître à l'usine du Simon puis clerc de notaire et enfin notaire. Après la Seconde guerre mondiale, il s'affirme comme une personnalité importante du parti socialiste local fondé au début du siècle par Joseph Lagrosillière. Sous l'étiquette Section française de l'Internationale ouvrière (SFIO), il est élu en 1945 conseiller général du canton du St-Esprit et prend en 1948 la présidence du Conseil général de la Martinique. Il conserve cette fonction jusqu'en 1953 avant de la retrouver de 1964 à 1970. Elu conseiller général du canton du François en 1949, il le quitte pour celui de Case-Pilote/Bellefontaine en 1951 avant de s'implanter de nouveau dans le canton du François en 1958 dont il reste le conseiller général jusqu'en 1976. La plupart des Martiniquais le connaissent comme le maire du François, mandat qu'il conserve de 1956 à 1971. En 1957, conseiller de l'Union française pour la Martinique, il rejoint le comité d'honneur du Comité d'action sociale en faveur des originaires des départements d'outre-mer en métropole (CASODOM) présidé par Gaston Monnerville. Il se présente aux législatives de 1958 mais est battu par Victor Sablé, assimilationniste proche des Békés, représentant de la droite martiniquaise et farouche adversaire de toute idée d'autonomie ou d'indépendance.

L'année 1968 marque une rupture pour François Duval. Inquiet devant la radicalisation d'une partie de la gauche locale (surtout après les violents incidents de la fin mars 1967 en Guadeloupe où les forces de l'ordre avaient tiré sur des manifestants), déçu par l'attitude des socialistes antillais lors de la crise de mai, conscient aussi que les législatives de juin 1968 avaient renforcé l'emprise gaulliste dans une Martinique où la majorité des maires et conseillers généraux étaient membres de l'Union pour la défense de la République (UDR), François Duval rejoint le camp gaulliste. Il se rapproche de Camille Petit, fondateur du mouvement gaulliste local en 1958, secrétaire général de l'Union pour la nouvelle République (UNR) martiniquaise de 1958 à 1965 et député à partir de 1967. Les gaullistes antillais défendent l'assimilation complète des deux îles à la France et le statut de département. C'est donc sous la nouvelle étiquette UDR qu'il est élu sénateur le 22 septembre 1968, dès le premier tour, en tandem avec le sénateur sortant Georges Marie-Anne. Son programme, très centré sur l'économie (meilleur accès au crédit, défense des productions agricoles traditionnelles, restructuration de l'industrie sucrière, développement de la pêche, fondation d'une chambre des métiers) se termine par une ode à « cette Grande Nation Française à laquelle nous sommes heureux et fiers d'appartenir ». Son revirement lui vaut la colère de l'opposition de gauche et notamment des communistes très remontés contre le « notable d'un système colonialiste discrédité ».

Au Sénat, François Duval rejoint dès octobre 1968 la commission des affaires économiques et sociales ainsi que le groupe gaulliste. Il profite des questions orales et écrites comme des interventions lors des discussions de textes de loi pour se faire l'ardent défenseurs des intérêts économiques de son département, des Antilles de manière plus générale et, par extension, de l'ensemble de l'Outre-mer. Lors des discussions sur le projet de loi de finances, il évoque ainsi la crise sucrière et la nécessaire restructuration de la filière concernée, la réforme foncière, les difficultés d'écoulement sur le marché métropolitain et européen des fruits tropicaux (ananas et bananes), la concurrence avec les pays africains dans le cadre des accords de Lomé. Il se montre particulièrement sensible aux enjeux socio-économiques de la question de l'énergie aux Antilles. Alors que le revenu moyen en Martinique représente le tiers de l'équivalent métropolitain, l'électricité y est trois fois plus chère. Il milite donc pour une réduction de ces écarts qui se traduisent pas des injustices sociales et un retard économique. Il souhaite notamment l'extension aux départements d'Outre-mer (DOM) de la nationalisation de l'électricité acquise en Métropole au sortir de la guerre. La crise énergétique qui touche la France à partir de 1973 rend le sujet encore plus sensible dans la mesure où les Antilles disposent surtout à l'époque de centrales thermiques fonctionnant au fuel dont le prix augmente alors beaucoup. Après chaque cataclysme, le sénateur sollicite aussi l'aide gouvernementale, comme en 1970 après le passage dévastateur de la tempête « Dorothée ». Mais ce défenseur de la Martinique sait aussi se rappeler qu'il est notaire et défend régulièrement les professions judiciaires. A compter de mars 1972, il est nommé délégué représentant la France à l'Assemblée unique des Communautés européennes.

A partir de 1972-1973, François Duval, sans se désintéresser totalement des dossiers économiques, concentre désormais son attention sur les sujets d'ordre culturel (enseignement, médias). Il est nommé en octobre 1974 membre de la commission des affaires culturelles. Il intervient à plusieurs reprises à propos de l'enseignement primaire aux Antilles et du traitement local de l'information. Inquiet devant les progrès électoraux des indépendantistes antillais dans les années 1970 (en 1973, leur chef de file Alfred Marie-Jeanne fonde le mouvement « La parole au peuple » qui deviendra en 1978 le Mouvement indépendantiste martiniquais), il rend hommage au Sénat, en 1975, à « l'oeuvre de progrès économique, social et culturel accomplie par la France dans les départements d'outre-mer ». Attaché à la défense de la culture française, il s'inquiète également de « l'envahissement du parler créole sur les ondes locales ». A la fin 1976, le parlementaire rejoint le nouveau groupe du Rassemblement pour la République (RPR) du Sénat.

Au cours de son mandat, François Duval approuve la loi du 5 juillet 1972 portant création et organisation des régions, la loi Royer du 27 décembre 1973 d'orientation du commerce et de l'artisanat, la loi du 5 juillet 1974 fixant à 18 ans l'âge de la majorité, la loi Veil du 17 janvier 1975 relative à l'interruption volontaire de grossesse et la loi du 11 juillet 1975 portant réforme du divorce.

François Duval, qui ne se représente pas aux cantonales de mars 1976, n'est pas non plus candidat aux sénatoriales de septembre 1977. Il se retire de la vie politique, et meurt en 1984, âgé de 80 ans.
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SYMPHOR Paul
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SYMPHOR Paul
Ancien sénateur de la Martinique

Appartenance politique
Membre du Groupe Socialiste
Etat-civil
Né le 7 août 1893
Décédé le 27 mars 1968
Profession Directeur d'école
Département  Martinique

Ancien sénateur de la
Ve République
Accéder à la notice de Paul SYMPHOR sous la
IVe République
.Election
Elu le 26 avril 1959
Fin de mandat le 27 mars 1968 (Décédé) .
Fonctions exercées au cours de ses mandats de sénateur
Secrétaire du Sénat
Situation en fin de mandat
Membre de la commission des affaires culturelles
Membre du Groupe Socialiste
Extraits de la table nominative :
1959, 1960, 1961, 1962, 1963, 1964, 1965, 1966, 1967, 1968Biographie
1940-1958 (Extrait du Dictionnaire des parlementaires français)
Ve République (Extrait du Dictionnaire des parlementaires français) 1940-1958
SYMPHOR (Paul)

Né le 7 août 1893 au Robert (Martinique)

Décédé le 27 mars 1968 à Paris

Sénateur de la Martinique de 1948 à 1958

Paul Symphor est né en 1893 dans l'importante commune martiniquaise du Robert. Attiré par l'enseignement, il fait de solides études, passe par l'école normale de la Martinique, obtient le certificat d'aptitude pédagogique et le brevet supérieur et devient instituteur puis directeur d'école publique.

Il entre en 1910, à l'âge de 17 ans, au parti socialiste SFIO, dont il sera bientôt nommé secrétaire de la fédération de la Martinique, participe à la création du syndicat des instituteurs dont il est secrétaire général et assure les fonctions de secrétaire de la fédération des instituteurs. Il préside également aux destinées d'une coopérative agricole.

Elu au conseil municipal du Robert en 1935, il devient maire de cette commune et conseiller général de la Martinique en 1937. D'emblée hostile au gouvernement de Vichy, Paul Symphor démissionne de ses responsabilités électives en 1940, ce qui entraîne sa révocation, puis fait partie du comité clandestin de libération martiniquaise.

Son action courageuse dans la Résistance lui vaut d'être aisément réélu maire du Robert puis conseiller général de ce canton en 1945, mandats qu'il conservera jusqu'aux renouvellements de 1965 et 1967. Ses collègues le portent ensuite en 1947 à la vice-présidence puis en 1951 à la présidence du conseil général de la Martinique qu'il occupera encore pendant quatre années. En 1946, il représente son département à la conférence caraïbe de Saint-Thomas et à la conférence touristique de New-York. Pour ses mérites, son activité inlassable et son dévouement à la chose publique, Paul Symphor est nommé chevalier de la Légion d'honneur le 11 août 1947 ; il est également officier des palmes académiques.

C'est tout naturellement qu'il conduit aux élections au Conseil de la République du 7 novembre 1948 la liste de concentration républicaine, qui remporte les deux sièges à pourvoir. Lui-même rassemble 299 voix des 531 suffrages exprimés.

A son arrivée à la Haute Assemblée, Paul Symphor rejoint le groupe socialiste. Membre assidu de la commission de la marine durant ses deux mandats au Conseil de la République, Paul Symphor appartient également à celles de l'intérieur, du travail, de l'éducation nationale, de la France d'outre-mer, de la reconstruction, des moyens de communication, de la production industrielle et des affaires économiques. Il fait également partie de la commission d'étude du régime des prestations familiales (1951) et des commissions de coordination chargées de la recherche scientifique et du progrès technique (1955,1957,1958), du deuxième plan de modernisation et d'équipement (1955) et de l'organisation commune des régions sahariennes (1956). En 1953, Paul Symphor entre comme secrétaire au bureau du Conseil de la République, auquel il sera reconduit aux sessions de 1954 et 1955.

Il fait preuve d'une grande activité législative en déposant pas moins de cinq propositions de loi ou de résolution, douze rapports et huit questions orales, notamment sur la situation des ports maritimes et le reclassement des ex-pilotes de la station de Haïphong, la réorganisation des territoires d'outre-mer mais surtout le sort des départements d'outre-mer, nouvellement créés par la loi du 19 mars 1946. C'est ainsi qu'il réclame à de nombreuses reprises dans l'hémicycle l'extension du régime des assurances sociales appliquée en métropole et l'amélioration des salaires et traitements des fonctionnaires de même qu'il s'insurge contre les difficultés financières rencontrées par les boursiers ne touchant pas le montant de leurs allocations avant les grandes vacances ou encore l'insuffisance du nombre d'infrastructures scolaires et la carence de l'inspection dans l'enseignement primaire en Martinique.

Paul Symphor participe bien sûr aux autres discussions intéressant les départements d'outre-mer, notamment sur les questions budgétaires, sur lesquelles il intervient inlassablement, l'organisation de la police, la fiscalité, l'urbanisme, le fonds d'investissements pour le développement économique et social, l'extension de la majoration de diverses allocations de vieillesse ou encore la réglementation de la pêche maritime dans les Antilles.

Par ailleurs, secrétaire de la commission de la marine de 1949 à 1955, Paul Symphor en occupe la vice-présidence de 1956 à 1958 et s'exprime sur l'organisation du travail de manutention dans les ports, l'exploitation des services maritimes d'intérêt général, la sauvegarde de la vie humaine en mer et l'habitalité à bord des navires ainsi que les taxes locales de péage dans les ports maritimes.

Aux élections du 19 juin 1955, Paul Symphor est reconduit à son siège de sénateur de la Martinique en tête de la liste de concentration républicaine qui retrouve à nouveau les deux sièges à pourvoir. Les 2 et 3 juin 1958, il vote pour la reconduction des pouvoirs spéciaux en Algérie, accorde les pleins pouvoirs au gouvernement et approuve la révision constitutionnelle.

Ve République
SYMPHOR (Paul)
Né le 7 août 1893 au Robert (Martinique)

Décédé le 27 mars 1968 à Paris

Sénateur de la Martinique de 1948 à 1968

Représentant la Martinique au Palais du Luxembourg depuis 1948, Paul Symphor est réélu sénateur le 26 avril 1959 au deuxième tour. Cet ancien directeur d'école, figure de la Résistance, responsable du parti socialiste et du syndicalisme enseignant dans son département depuis l'entre-deux-guerres, maire et conseiller général du Robert depuis 1945, s'était montré sous la IVe République un efficace défenseur des intérêts socio-économiques des populations ultramarines, notamment au sein de la commission de la Marine qu'il avait longtemps vice-présidée et de la commission de la France d'Outre Mer qu'il avait animée par ses très nombreux rapports et propositions de loi ou de résolutions. Membre du groupe socialiste, il est nommé à la commission des affaires culturelles en octobre 1959. Ce spécialiste de l'enseignement y déploie une grande activité. Il suit de près ainsi en 1960 un projet de loi relatif à l'enseignement et à la formation agricoles. Il s'intéresse également en 1964 aux discussions sur le statut de l'ORTF.

Mais Paul Symphor ne se limite pas aux seules questions culturelles. Il intervient fréquemment sur tous les dossiers touchant aux populations de l'Outre Mer et des DOM antillais plus précisément. Refusant toutes discriminations pouvant pénaliser ces dernières, il déplore ainsi en 1959 lors d'une question orale que le SMIG n'ait pas été relevé en Outre Mer comme il l'a été en Métropole et regrette que le salaire minimum garanti ne soit pas indexé aux Antilles sur l'indice des prix de détail très élevés dans les îles. Les discussions des projets de loi de finances lui permettent année après année, de défendre une idée qui lui est chère : favoriser le développement socio-économique des DOM par des aménagements fiscaux incitant les investissements et, par là même, la création d'emplois. Très estimé au Palais du Luxembourg pour la précision de son travail en commission et ses qualités d'orateur en séance publique, apprécié au-delà des clivages partisans pour son amabilité et sa grande culture, Paul Symphor est nommé secrétaire du Sénat dès mai 1959, retrouvant ainsi des fonctions déjà occupées au Conseil de la République à partir de 1953.

Au Sénat, Paul Symphor, absent, ne participe pas au vote de la loi du 4 février 1960 autorisant le Gouvernement à prendre, par application de l'article 38 de la Constitution, certaines mesures relatives au maintien de l'ordre, à la sauvegarde de l'Etat, à la pacification et à l'administration de l'Algérie. Il approuve la loi du 13 juillet 1965 portant réforme des régimes matrimoniaux.

A partir de 1962 toutefois, des problèmes de santé l'empêchent de séjourner longtemps en Métropole et Paul Symphor se montre moins actif au Sénat. Ses interventions se font de plus en plus rares jusqu'en 1967. Très malade, le sénateur ne sollicite pas le renouvellement de son mandat aux élections cantonales des 24 septembre et 1er octobre 1967. A l'occasion de sa disparition le 27 mars 1968, le président Gaston Monnerville se fait le porte-parole de tous les sénateurs pour déplorer la perte d'un parlementaire d'expérience, très attaché à sa terre natale, fidèle à son parti et à ses idéaux humanistes. Paul Symphor était chevalier de la Légion d'honneur depuis août 1947. En Martinique, dans la ville natale du sénateur, le collège construit en 1963 porte son nom.

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MARIE ANNE Georges
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MARIE ANNE Georges
Ancien sénateur de la Martinique

Appartenance politique
Membre du Groupe du Rassemblement pour la République
Etat-civil
Né le 9 octobre 1906
Décédé le 21 février 2001
Profession Inspecteur principal des Douanes
Département  Martinique

Ancien sénateur de la
Ve République
.Election
Elu le 26 avril 1959
Réélu le 22 septembre 1968
Fin de mandat le 2 octobre 1977 (Ne se représente pas) .
Fonctions exercées au cours de ses mandats de sénateur
Secrétaire du Sénat
Vice-président du Sénat
Secrétaire de la commission des affaires sociales
Situation en fin de mandat
Membre de la commission des affaires sociales
Membre du Groupe du Rassemblement pour la République
Extraits de la table nominative :
1959, 1960, 1961, 1962, 1963, 1964, 1965, 1966, 1967, 1968, 1969, 1970, 1971, 1972, 1973, 1974, 1975, 1976, 1977

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Victor Sablé
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Victor Sablé, né le 30 novembre 1911 à Fort-de-France (Martinique)
Mort le 24 août 1997, était avocat, et député de la Martinique de 1958 à 1986.

Victor Sablé était le porte-parole de la droite martiniquaise dans les instances politiques parisiennes et un farouche adversaire de toute idée d’autonomie ou d’indépendance de la Martinique.

Assimilationniste et départementaliste convaincu, Victor Sablé déclarait[1] : « C'est ce statut (DOM), malgré ses ambiguïtés et ses imperfections, qui a le mieux assurer la défense des libertés et des droits individuels, grâce à la sécurité des crédits qui nous reviennent par le jeu automatique des mécanismes du budget de l'État et nous a fait profiter des fruits de l'expansion d'une des premières puissances économiques européennes...C'est enfin ce statut qui a pu nous permettre de porter notre jeunesse au plus haut niveau culturel, grâce au prestige d'une langue mondialement parlée et admirée, aux facilités d'accès aux grandes écoles, aux contacts de civilisation et aux carrières ouvertes sur un large éventail de possibilités...C'est la langue française qui nous a élevés des bas-fonds de l'obscurantisme aux lumières de la culture universelle...Les Antilles ne veulent pas suivre le sort du tiers monde, dont elles encouragent le combat contre toutes les formes d'impérialisme, mais elles veulent rester avec la France à l'heure de l'occident. »

Victor Sablé était radical-socialiste puis membre de l'UDF.

A l'Assemblée nationale, il fut un défenseur opiniâtre des dossiers concernant la banane antillaise. Victor Sablé, alors qu'il n'a jamais été maire d'une grosse commune, a réussi l'exploit d'être député du sud pendant 28 ans, grâce certainement à son charisme et au soutien des békés.


Parcours politique
Député de la Martinique de 1958 à 1986
Sénateur de la Martinique de 1946 à 1948
Député européen de 1979 à 1984
-----------------------
-----------------------
SABLE Victor
Ancien sénateur de la Martinique
Ancien sénateur de la
IVe République
.Election
Elu le 15 décembre 1946
Fin de mandat le 7 novembre 1948 (Non réélu(e))
Extraits de la table nominative :
1946 à 1947 , 1948 Biographie
1940-1958 (Extrait du Dictionnaire des parlementaires français) 1940-1958
SABLE (Victor)

Né le 30 novembre 1911 à Fort de France (Martinique)

Décédé le 24 août 1997 à Nice (Alpes-Maritimes)

Conseiller de la République de la Martinique de 1946 à 1948

Fils d'un clerc d'avoué, Victor Sablé part pour Paris après des études au lycée de Fort-de-France. Suivant les pas de son père, il entreprend des études de droit, passe son doctorat de droit et devient avocat à la Cour. Il sera secrétaire de la conférence des avocats au barreau de Paris.

Pendant la seconde guerre mondiale, Victor Sablé collabore au journal intitulé Libération au lendemain du ralliement des Antilles à la France combattante. Il découvre après la guerre les responsabilités politiques. En 1945, et jusqu'en 1949, il est conseiller général de la Martinique et entre également au conseil municipal de Rivière Pilote.

En 1946, Victor Sablé se présente aux élections sénatoriales et est élu au Conseil de la République pour y représenter le département de la Martinique. Attaché dans un premier temps aux valeurs communistes, Victor Sablé s'en éloigne pour rejoindre le groupe du rassemblement des gauches en 1948.

A son arrivée au Conseil de la République en 1946, Victor Sablé devient membre de la commission de l'intérieur et de la commission de la justice et de la législation civile, criminelle et commerciale. En 1947, il rédige son premier rapport au nom de la commission de la justice sur la nullité des actes de spoliation des biens effectués par l'ennemi et sur les conditions de leur restitution. Plus tard il écrira un rapport au nom de la commission de la justice sur la répression des crimes de guerre.

Néanmoins l'activité de Victor Sablé au Palais du Luxembourg est davantage consacrée à la défense des intérêts des populations des départements et territoires d'outre-mer. Il soumet ainsi en 1947 un rapport visant la création de postes préfectoraux pour les DOM et l'ouverture des crédits correspondants. Il présente par ailleurs une proposition de résolution invitant le Gouvernement à nationaliser l'industrie sucrière à la Martinique et dépose enfin un amendement tendant à abaisser le droit sur les rhums.

En 1948, Victor Sablé rédige une proposition de résolution invitant le gouvernement à maintenir le franc Antilles-Guyane au taux fixé par la réforme monétaire de décembre 1945 et dépose une proposition de loi pour rendre applicable aux DOM la loi sur le statut du fermage et du métayage. Une autre proposition de loi dans le domaine agricole vise à rendre applicables aux travaux agricoles des DOM les dispositions relatives aux congés payés. Il s'élève enfin contre la situation particulière faite aux fonctionnaires et agents en service dans les départements d'outre-mer.

Représentant des valeurs et des intérêts des territoires rattachés à la métropole pendant deux années, Victor Sablé quitte le Sénat en 1948, battu aux élections du 7 novembre 1948 alors qu'il se présentait sur la liste du RGR qui n'obtint aucun élu. Il échoua à nouveau lors du scrutin de juin 1955.
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LISE Roger
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LISE Roger
Ancien sénateur de la Martinique

Appartenance politique
Membre du Groupe de l'Union Centriste
Etat-civil
Né le 26 juillet 1927
Profession  Capitaine au long cours
Département Martinique

Ancien sénateur de la
Ve République
.Election
Elu le 25 septembre 1977
Réélu le 28 septembre 1986
Fin de mandat le 1er octobre 1995 (Ne se représente pas) .
Fonctions exercées au cours de ses mandats de sénateur
Secrétaire de la commission des affaires sociales
Situation en fin de mandat
Membre de la commission des affaires sociales
Membre du Groupe de l'Union Centriste
Travaux parlementaires
Propositions de loi
Rapports
Questions
Extraits de la table nominative :
1977, 1978, 1979, 1980, 1981, 1982, 1983, 1984, 1985, 1986, 1987, 1988, 1989, 1990, 1991, 1992, 1993, 1994, 1995

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DÉSIRÉ Rodolphe
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DÉSIRÉ Rodolphe
Ancien sénateur de la Martinique 
 
Appartenance politique
Membre du Groupe du Rassemblement Démocratique et Social Européen
Etat-civil
Né le 9 février 1937
Profession  Médecin
Département Martinique

Election
Elu le 28 septembre 1986
Réélu le 24 septembre 1995
Fin de mandat le 30 septembre 2004 (Non réélu) .
Situation en fin de mandat
Membre de la commission des affaires économiques
Membre du Groupe du Rassemblement Démocratique et Social Européen
Travaux parlementaires
Propositions de loi
Interventions en séance publique sur les projets / propositions de loi
Rapports
Questions
Extraits de la table nominative :
1986, 1987, 1988, 1989, 1990, 1991, 1992, 1993, 1994, 1995, 1996, 1997, 1998, 1999, 2000, 2001, 2002, 2003, 2004
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Serge Larcher
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Serge Larcher (Né le 17 octobre 1945 au Diamant en Martinique) est Sénateur de la Martinique, apparenté au Groupe Socialiste du Sénat.

Ce Professeur d'Histoire et de Géographie a été élu sénateur de Martinique le 26 septembre 2004.

Serge Larcher a annoncé qu'après avoir été maire du Diamant pendant 20 ans qu'il ne se représentait pas aux municipales des 9 et 16 mars 2008. Il soutenait sa première adjointe, Yvette Galot qui a été battue par son opposant Gilbert Eustache.

Anciens mandats 
Premier vice-président du Conseil général de la Martinique de 2001 à 2004
Conseiller général du canton du Diamant de 1988 à 2004
Maire du Diamant de 1988 à 2008
Président de l'Association des Maires de la Martinique 2001 à 2008
Mandat en cours
sénateur de la Martinique depuis 2004
 


LARCHER Serge
Retour aux sénateurs LARCHER Serge
Sénateur de la Martinique (Martinique)
Membre de la commission des affaires sociales
Apparenté au groupe Socialiste
.Election
Elu le 26 septembre 2004
Travaux parlementaires
Propositions de loi et de résolution
Interventions en séance publique
Interventions en commission
Autres fonctions
Membre de la Section française de l'Assemblée parlementaire de la francophonie (A.P.F.)
Président de la Mission commune d'information sur la situation des départements d'Outre-mer - Comité de suivi
Fonctions antérieures
Premier Vice-Président du conseil général de la Martinique
Maire du Diamant
Membre du Comité directeur du Fonds d'investissement des départements d'outre-mer (FIDOM)
Président de l'association des maires de la Martinique
Extrait de la table nominative
2004, 2005, 2006, 2007, 2008, 2009, 2010

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Claude LISE
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Claude Lise, né le 31 janvier 1941 à Fort-de-France, est un homme politique français.
Il est le président du Conseil général de la Martinique depuis 1992 et Sénateur depuis 1995.



Biographie
Claude Lise effectue ses études secondaires au lycée Schoelcher et obtient son baccalauréat en 1959. Il entame de 1960 à 1970 des études de médecine à la faculté de Bordeaux. Titulaire d'un doctorat en médecine et du diplôme de "médecine tropicale", Claude Lise retourne en Martinique et ouvre son cabinet de médecin. En 1974, il est élu au conseil départemental de la Martinique de l'Ordre des médecins. Sa carrière politique débute en 1972 lorsque, avec quelques militants socialistes, il participe à la création de la Fédération socialiste de la Martinique (FSM). Puis, il se présente sans succès aux cantonales de 1973 et aux municipales de 1977 au Marigot (Nord-Atlantique). Ensuite, il crée le Parti socialiste martiniquais en 1976 et en est le secrétaire-général jusqu'en 1978, date à laquelle le Parti socialiste martiniquais fusionne avec le Parti progressiste martiniquais d'Aimé Césaire.

Le 13 octobre 2001, Claude Lise créé l'Espace d'action démocratique pour la Martinique (EADM). Selon Claude Lise, l'EADM n'est pas un nouveau parti politique, mais un instrument à côté des partis traditionnels permettant la réflexion, l'échange et un espace de propositions sur tous les grands sujets en prenant en compte l'intérêt général de la Martinique. Suite à des désaccords avec le PPM et son actuel président Serge Letchimy, Claude Lise a quitté son ancien parti avec d'autres élus comme Madeleine de Grandmaison, Claude Cayol, Pierre Suédile, Marie-Elise Nébon, Alexandre Mouriesse, Maxence Deluge, Geneviève Chanteur et fonde le 26 mars 2006 un nouveau parti politique de gauche, le RDM (Le Rassemblement démocratique martiniquais).

Le 21 novembre 2007, au Sénat, Claude Lise, Sénateur et Président du Conseil général de la Martinique a reçu des mains de Christian Poncelet, Président du Sénat, le Prix Territoria d’Or attribué le 7 novembre 2007 au Conseil général de la Martinique et consacrant les collectivités territoriales (régions, départements, communes) dont les travaux novateurs, capables d’être transposés à d’autres collectivités et faisant un bon usage des deniers publics.

Le 20 mars 2008, Claude Lise est réélu pour la sixième fois Président du Conseil général de la Martinique. Il obtient au 1er tour 27 voix contre 16 à Maurice Antiste, conseiller général du François.

Parcours politique [modifier]
1980 : conseiller municipal de Fort-de-France et 5e adjoint au maire.
Conseiller général du 4e canton de Fort-de-France.
1983 à 1986 : conseiller régional sur la liste de l'union de la gauche, Pacte global d'unité.
1985 : conseiller général du 10e canton de Fort de France.
1988 à 1992 : 1er vice-président du conseil général sous la présidence d'Émile Maurice.
1988 à 1993 : député de la circonscription Nord Caraïbe et membre de la Commission des Finances à l'Assemblée nationale.
1993 : lors des législatives, Claude Lise est battu dans le Nord Caraïbe par Pierre Petit (Martinique) (RPR).
1992 : Claude Lise est élu président du Conseil général de la Martinique et réélu en 1994,1998, 2001, 2004 et 2008.
1995 : Claude Lise est élu sénateur de la Martinique le 24 septembre.
Il est élu membre du bureau de Association des présidents de conseils généraux de France lors 65e congrès à Tours. Aux municipales, il est élu conseiller municipal et 3e adjoint au maire de Fort de France.

1999 : le secrétaire d'État à l'Outre-Mer Jean-Jack Queyranne propose aux parlementaires Claude Lise et Michel Tamaya de préparer un rapport sur les quatre départements d'Outre-Mer qui servira de base de travail à la futur Loi d'orientation pour les DOM.
2001 : le 18 mars, Claude Lise est réélu conseiller général du canton 10 de Fort-de-France au 1er tour. Le 23 mars, Claude Lise est réélu pour la quatrième fois président du conseil général en obtenant 25 voix contre 17 à Rodolphe Désiré et 2 à Garcin Malsa.
Mandats en cours [modifier]
À jour au 17 juin 2007

Président du Conseil général depuis 1992
Sénateur de la Martinique depuis 1995
LISE Claude
Sénateur de la Martinique (Martinique)

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Membre de la commission de l'économie, du développement durable et de l'aménagement du territoire
Apparenté au groupe Socialiste
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