Solange FITTE-DUVAL Professeur de CEG Solange FITTE-DUVAL-Mano RCI Ka Sonjé MANO Radio Caraïbes -Le 08-Décembre-2001 " Le Bon Exemple " Invité: Solange FITTE-DUVAL-
Solange FITTE-DUVAL est née à Saint-Esprit le 25 août 1921. Membre du parti communiste martiniquais depuis 1946. Femme dengagement et de conviction ancienne présidente de lUnion des femmes de la Martinique de 1975 à 1993, elle est à lorigine de la naissance du journal féministe Femmes martiniquaises.
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que ceux qui travaillaient n'avaient rien, tandis qu'il y avait des békés qu; partant du Lamentin ou des Trois-Ilets pouvaient dire: "Des deux côtés de la route, tout ceci est à moi».
A cette époque, les adversaires du communisme étaient virulents: ils avaient peur de l'efficacité de son discours. En 1954, BISSOL parlait à l'École de Garçons. Le candidat opposé à la Municipalité communiste avait organisé une véritable obstruction en distribuant des sifflets aux enfants. BISSOL, imperturbable, continua son discours sans sourciller, protégé par les nombreux ouvriers agricoles et d'usines, et les chahuteurs lassés durent s'apaiser et l'écouter.
Je me souviens de BISSOL également à Rivière-Pilote. La lutte fut dure avec les fonctionnaires de la commune, très anticommunistes à -l'époque; ils ne pouvaient pas comprendre la position du Parti Commu-niste présentant BISSOL aux élections. Ils estimaient qu'un ouvrier n'était pas digne d'un mandat de député.
L'un d'eux qui se disait socialiste alors, dirigeant actuel du Conseil Général, oubliant ses humbles origines, adjurait les électeurs de ne pas voter pour ce travailleur manuel qu'il désignait par une périphrase indigne qui voulait être méprisante mais des" Vive BISSOL» frénétiques sanctionnèrent ces propos imbéciles.
La classe ouvrière, en dépit des phrases ronflantes des anticor.1munistes, savait reconnaitre ses défenseurs et, chaque fois réélisait cet ouvrier qui avait montré sur tous les plans ses capacités.
A l'occasion de son 90e Anniversaire, il avait évoqué avec émotion la mémoire de Germaine MARIE¬ANGÉLIQUE qu'il tenait en très grande estime. Il admirait le travail acharné de cette mère de famille dans l'U.F.M., pour l'émancipation des femmes. Il pensait qu'il était normal qu'elles s'organisent pour mener leur combat, estimant qu'en général, les hommes ne voyaient pas le problème des femmes correc¬tement et qu'il y avait beaucoup à faire pour changer les mentalités.
Comme LÉNINE, Léopold BISSOL qui avait été porté aux nues par les femmes travailleuses de la ville et des campagnes, comprenait que la lutte des femmes martiniquaises méritait toute l'attention du Parti Communiste. »
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